Au Togo, le projet Gestion des Déchets et Décentralisation dans les Chefs-lieux de région (GEDEC) a été officiellement lancé le jeudi 22 mai 2025 à Kara, avec l’adoption de la Politique Communale d’Assainissement de la commune de Kozah 1. Ce lancement marque une nouvelle étape dans la modernisation du service public de gestion des déchets et la promotion d’un environnement sain dans plusieurs grandes communes du pays.
La politique d’assainissement de Kozah 1, qui sera mise en œuvre dans le cadre de la phase pilote, prévoit une série d’actions ciblées contre l’insalubrité. Ces interventions portent notamment sur l’amélioration des services de pré-collecte, l’implication des communautés locales, et la modernisation des infrastructures de traitement des déchets, dans une logique de durabilité.

Si Kozah 1 sert de commune pilote, quatre autres collectivités notamment Zio 1, Ogou 1, Tchaoudjo 1 et Tône 1 bénéficieront également du programme. Des chefs-lieux des régions économiques du pays.
GEDEC est financé par l’Union européenne (UE) à hauteur de 4,2 millions d’euros, soit un peu plus de 2,7 milliards FCFA. Sa mise en œuvre est accompagnée d’un appui technique d’Expertise France, et cible une population totale estimée à plus de 750 000 habitants répartis dans les cinq communes bénéficiaires.
Le projet s’inscrit dans la continuité des efforts déployés dans le cadre du Projet Eau et Assainissement au Togo (PEAT), déployé ces dernières années dans plusieurs localités. GEDEC ambitionne ainsi de consolider les acquis, tout en apportant des réponses plus adaptées aux enjeux urbains et environnementaux des centres régionaux, soutiennent les autorités togolaises.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Gestion des déchets : bientôt, des politiques communales “ambitieuses” dans cinq communes
Togo : l’UE injecte plus de 3 milliards FCFA dans un nouveau projet de gestion des déchets
Au Togo, le nombre de sièges de conseillers municipaux passe de 1527 à 1667, soit une augmentation de 140 sièges. Cette évolution prendra effet à l’occasion des élections locales prévues pour le 10 juillet prochain.
La décision a été entérinée par le Président du Conseil, sur proposition du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la chefferie traditionnelle. Elle fait suite à un processus consultatif conduit dans le cadre du Cadre permanent de concertation (CPC), instance de dialogue entre le gouvernement et les acteurs politiques.
Dans le détail, la région des Savanes qui compte 16 communes, disposera désormais de 244 conseillers municipaux. La région de la Kara, avec ses 22 communes, en comptera 270. Dans la région Centrale, les 15 communes éliront 197 conseillers. La région des Plateaux, avec ses 32 communes, sera représentée par 428 élus locaux.
La région Maritime, qui regroupe également les 13 communes du Grand Lomé, enregistre le plus grand nombre de conseillers municipaux avec 528 sièges répartis sur 32 communes.
Si le nombre des conseillers augmente, celui des communes, demeure inchangé (117). Selon les autorités, cette révision est une réponse aux doléances exprimées par les partis politiques, et traduit une volonté de l'exécutif de renforcer l’inclusivité du processus électoral.
Dans le même esprit, les frais de cautionnement exigés pour les candidatures ont été revus à la baisse, toujours à la demande des formations politiques.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : réduction de 50% du cautionnement exigé pour les locales de juillet 2025
Le film documentaire The Soul of Africa, tourné au Togo, a été projeté au prestigieux Festival de Cannes, le 19 mai 2025.
Logé au Pavillon Afriques du Festival, le film est réalisé en co-production avec Acofin Productions, par l’Égypto-Sénégalais Gabriel Souleykan. Il constitue la première participation togolaise officielle à l’un des plus grands festivals de cinéma au monde.
La production a été tournée lors du 10ᵉ Festival des Divinités Noires à Glidji et Aného (en janvier 2025), et interroge les racines spirituelles africaines précoloniales. Le film met notamment en lumière la résilience des traditions face aux mutations religieuses et culturelles du continent.

La projection a été accompagnée d’une table ronde qui a permis des échanges nourris autour de la préservation du patrimoine immatériel africain. Pour l’occasion, la délégation togolaise était conduite par le Roi Ari Akouvi, roi des Kpessi.
Si cette première entrée à Cannes a offert l’opportunité de présenter les sites naturels mis en avant dans la production et de représenter la culture du Togo, elle permet également de soulever l’interrogation du développement de la production cinématographique togolaise et de son rayonnement au niveau régional et international, dans un contexte national marqué par de nombreux défis, notamment en termes de financements et de développement des chaînes de valeurs créatives.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le ministère de l’Enseignement supérieur a lancé, cette semaine (le 21 mai 2025), un appel à candidatures pour des bourses d’études au Maroc, à l’intention des élèves en classe de terminale.
Initié en partenariat avec l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), l’appel s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale en matière d’éducation entre Lomé et Rabat.
? Bourse d’études au Maroc pour les élèves togolais – Année 2025-2026 ??
— Ministère de l'Enseignement Supérieur (@MESR_Tg) May 22, 2025
Les élèves togolais régulièrement inscrits en classe de Terminale (toutes séries confondues) pour l’année académique 2024-2025 ont l’opportunité de poursuivre leurs études universitaires au Maroc grâce aux… pic.twitter.com/1c0l3JV1Yk
Les bourses sont exclusivement réservées aux candidats ayant obtenu la mention "Bien" ou plus au baccalauréat première partie (BAC I) et âgés de 23 ans au maximum. Elles couvrent l’année universitaire 2025-2026 et concernent toutes les séries de l’enseignement général.
Les postulants ont jusqu’au vendredi 30 mai à 17h pour soumettre leur dossier à la Direction des bourses et stages (DBS) à Lomé. Ce programme, régulièrement reconduit depuis plusieurs années, vise à renforcer les capacités nationales en formant des talents dans des universités partenaires du royaume chérifien.
Consulter ici plus informations
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) a permis d’allouer plus de 41,8 milliards FCFA aux collectivités locales, en cinq ans. Cette donnée résulte du bilan présenté le mercredi 21 mai 2025 à Lomé par la Commission de gestion du fonds.
Ainsi, de 2,63 milliards FCFA en 2020 à 9,5 milliards en 2025, les dotations du FACT ont connu une hausse soutenue de plus de 260 %.
Le mécanisme avait notamment pour mission de renforcer les capacités d’action des territoires pour répondre aux besoins prioritaires des populations dans des secteurs clés tels que l’eau, l’assainissement, l’éducation ou l’aménagement urbain.
Sous la double tutelle des ministères de l’Économie et de l’Administration territoriale, le FACT s’impose progressivement comme un levier d’équité territoriale et de développement inclusif. Il soutient aussi bien les projets structurants que les efforts de professionnalisation de l’administration locale.
« Le FACT est un outil de visibilité de l’action gouvernementale à l’échelle locale », souligne Dr Siangou Koumtchane, Secrétaire technique de la commission de gestion du fonds, qui a par ailleurs, appelé à un meilleur relais médiatique des projets financés.
Ayi Renaud Dossavi
Une délégation d’experts budgétaires camerounais a entamé, le mardi 20 mai 2025, une mission de benchmarking sur la budgétisation verte au Togo. Cette mission qui prend fin ce jeudi, vise à s’inspirer de l’expérience togolaise en matière d’élaboration et de mise en œuvre du budget vert.
Au cours de leur séjour, les membres de la délégation camerounaise se sont penchés sur les différentes étapes de la construction du budget vert, notamment l’identification et l’analyse des secteurs favorables à une croissance durable et résiliente face aux effets du changement climatique.
En effet, le Togo s’est engagé depuis plusieurs années dans une démarche d’intégration des enjeux environnementaux dans sa programmation budgétaire. Cette approche, désormais consolidée, oriente les finances publiques nationales vers des investissements compatibles avec les objectifs climatiques. Une dynamique qui positionne le pays comme une référence en Afrique centrale et de l’Ouest, soutient la mission qui justifie ainsi le choix du pays côtier.
« En matière de finances publiques, il n’y a pas une seule école mais de bonnes pratiques. Nous sommes tous des pays en développement et nous devons tirer des enseignements des expériences des uns et des autres », a déclaré Stéphane Akaya, Secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances du Togo.
Dans un contexte mondial marqué par l’intensification des aléas climatiques, la budgétisation verte ou budgétisation sensible au climat et à l’environnement apparaît comme un levier stratégique. Elle permet aux gouvernements d’anticiper, planifier et financer des actions qui renforcent la résilience face aux effets du changement climatique.
Le Togo qui a intégré le budget vert dans ses finances publiques, confirme ainsi sa volonté de concilier développement économique et durabilité environnementale, indique-t-on.
Esaïe Edoh
Lire aussi :
Le Togo se dote de son premier budget vert à 118 milliards FCFA
La Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) a annoncé une série d’interruptions programmées de la fourniture d’électricité dans plusieurs quartiers de Lomé et ses périphéries.
Ces coupures sont prévues à compter de ce jeudi 22 au dimanche 25 mai 2025, et sont liées à des travaux de raccordement et de mise en service de nouveaux ouvrages sur le réseau.
Selon le calendrier diffusé par la compagnie, les interruptions auront lieu en journée, entre 8h30 et 16h, en fonction des zones. Les quartiers concernés incluent Zogbétonou, Adjougba, Adidogomé, ainsi que des secteurs stratégiques comme la Cité OUA 2000 ou le quartier Bassin d’eau. Le dimanche, une coupure prolongée de près de huit heures est prévue à H61 Victago.
Dans la foulée, la CEET appelle les populations à la prudence et recommande la déconnexion des appareils sensibles durant les plages horaires concernées.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Au Togo, les frais de cautionnement pour les candidats aux élections locales prévues le 10 juillet 2025 sont réduits de 50 %. La décision, annoncée le mercredi 21 mai 2025, a été prise par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé.
Ainsi, la caution initialement fixée à 50 000 FCFA par candidat est ramenée à 25 000 FCFA. Celle des femmes, qui s’élevait déjà à 25 000 FCFA, est désormais fixée à 12 500 FCFA, pour toute candidature aux conseils municipaux.
Cette mesure intervient à la suite d’une recommandation formulée par le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie traditionnelle, à l’issue d’un processus consultatif conduit dans le cadre du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), impliquant les différentes composantes de la société togolaise.
L’objectif affiché est de favoriser une plus grande participation des femmes et des jeunes, catégories encore sous-représentées dans les instances locales en fin de mandat. Les autorités espèrent ainsi renforcer la dynamique de décentralisation engagée ces dernières années, en rendant le processus plus inclusif, indique-t-on.
Dans le même élan, les partis politiques ont exprimé le souhait d’une revalorisation de l’enveloppe dédiée au financement public de la campagne électorale, actuellement fixée à 500 millions FCFA. À ce jour, aucune suite officielle n’a été donnée à cette requête.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : les acteurs politiques évaluent les préparatifs des élections locales
La commune Agoè-Nyivé 4 dispose désormais d’un complexe sportif moderne, érigé dans le cadre de la troisième phase du Projet Environnement Urbain de Lomé (PEUL III). Financé à hauteur de 750 millions FCFA par l’Agence Française de Développement (AFD), l’ouvrage a été officiellement remis aux autorités communales le mercredi 21 mai 2025 par le District Autonome du Grand Lomé (DAGL), maître d’ouvrage du projet.
Implantée sur une superficie d’un hectare et demi, cette nouvelle infrastructure publique compte plusieurs terrains de sport (volleyball, handball, basketball, tennis), des espaces polyvalents destinés à accueillir des spectacles, des expositions et divers événements communautaires, ainsi que des équipements dédiés à la gymnastique, des pistes de course, des aires de saut, des aires de jeux pour enfants et des bâtiments administratifs comprenant une direction, un magasin et une infirmerie.

Selon les autorités du DAGL, le complexe vise à promouvoir la pratique du sport chez les jeunes, tout en renforçant la cohésion sociale au sein des communautés locales. Il s’inscrit dans une approche d’amélioration du cadre de vie, reposant sur les principes du développement durable, de la promotion de la santé et du renforcement du lien social.
« Reconnaissant le sport comme un vecteur d’intégration sociale par excellence et un pilier éducatif majeur, le District accompagne plusieurs actions sportives sur l’ensemble de son territoire, en collaboration avec les organisations de la société civile et les fédérations sportives », a indiqué la gouverneure du DAGL, Zouréhatou Kassah-Traoré.
L’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau, pour sa part, a salué l’initiative, soulignant la portée sociale et environnementale du projet. « Nous plaçons l’humain, l’environnement et l’inclusion par le sport au cœur de notre action. Avec nos partenaires de l’Union européenne, nous réaffirmons notre volonté commune de soutenir ce type de projets », a-t-il déclaré.
Un complexe similaire, également financé dans le cadre du PEUL III, est déjà opérationnel dans la commune Golfe 1, toujours sous la coordination du District du Grand Lomé.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
A Agoè-Nyivé, l’AFD engagera 6,5 milliards FCFA dans la construction d’une centrale solaire
Au Port autonome de Lomé (PAL), les usagers peuvent désormais payer leur ticket d'entrée par Mobile money. Ceci, grâce à un système de paiement mobile opérationnel via deux plateformes partenaires : Mixx by YAS et Coris Money.
Cette innovation, pilotée par le ministère chargé de la protection côtière, devrait permettre de simplifier les formalités administratives et de renforcer la transparence dans la gestion portuaire.
Concrètement, les usagers peuvent désormais régler leur droit d’entrée via leur téléphone portable, en se rendant à un kiosque du port. Après avoir communiqué leur numéro, ils reçoivent une notification sur leur mobile pour valider la transaction. En retour, un ticket numérique est généré et conservé sur l’appareil, en plus du ticket papier traditionnel. « Même si vous perdez le ticket physique, vous avez tout sur votre téléphone », rassure Catherine Savery, directrice de Mixx By Yas.
Abdel Biyao, directeur de la banque digitale chez Coris Bank, souligne pour sa part la rapidité et la sécurité de ce système, qui permet « un paiement fluide en moins de trois minutes ».
Pour le contre-amiral Fogan Kodjo Adegnon, directeur général du port, « cette opération marque un tournant stratégique vers un port plus compétitif et en phase avec les standards internationaux ».
La réforme est le dernier développement d’une série d’actions visant à digitaliser les services portuaires et à fluidifier les échanges, amorcés depuis 2021. Ces efforts de digitalisation s'annoncent également dans un environnement sous-régional de plus en plus concurrentiel en matière de services portuaires.
Ayi Renaud Dossavi