Togo First

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Au Togo, Kpalimé s’apprête à accueillir, dès septembre 2025, une nouvelle cohorte de jeunes dans le cadre du projet “D-CLIC, formez-vous au numérique avec l’OIF”, porté par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). L’initiative, opérationnalisée par l’incubateur CUBE (Centre Urbain de Business et d’Entrepreneuriat) prévoit de former 150 jeunes âgés de 18 à 35 ans et de les doter de compétences pratiques dans des filières numériques à forte demande.

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Deux parcours sont proposés : Communication et Marketing digital, ainsi que Développement Web et Mobile.

Les formations, d’une durée de quatre mois, seront dispensées en présentiel, avec un accompagnement personnalisé et la possibilité, pour les plus méritants, de décrocher une certification internationale PECB, en plus des attestations nationales et francophones.

Au-delà d’une simple montée en compétences, le projet s’inscrit dans la volonté de l’OIF de stimuler l’employabilité des jeunes africains dans un secteur en pleine expansion. Dans une ville comme Kpalimé, marquée par une jeunesse dynamique mais confrontée au chômage, cette initiative ouvre des perspectives concrètes d’auto-emploi et de création de valeur locale.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 13 septembre 2025. Les candidats doivent résider dans la région ou pouvoir s’y déplacer quotidiennement, et justifier au minimum d’un BAC II.

Rappelons que le programme a déjà permis de certifier 244 jeunes à travers des formations organisées à Lomé, Aného, Kara et Dapaong.

Consulter le formulaire d’inscription 

Ayi Renaud Dossavi

A Dzogbépimé, dans la préfecture de l’Avé, s’est tenu en début de semaine (les 25 et 26 août 2025) le premier atelier technique du Réseau d’innovation de l’Accélérateur de sécurité alimentaire (FSA). 

La rencontre, placée sous le thème : « Alimentation, impact réel », a rassemblé microentreprises, incubateurs, chercheurs, bailleurs et représentants institutionnels, avec l’appui du ministère de l’Agriculture et de l’Initiative d’adaptation en Afrique (IAA), comme le rapporte l’Agence togolaise de presse (ATOP).

L’atelier visait à structurer un écosystème panafricain capable de transformer les défis agricoles en opportunités concrètes. Les échanges ont porté sur la valorisation des cultures locales, l’adaptation des produits aux besoins urbains et la mise en réseau des acteurs de la chaîne agroalimentaire. Une exposition de produits transformés (allant des chips de céréales aux huiles et crèmes issues de cultures locales) a ainsi illustré le potentiel des savoir-faire africains.

Pour les autorités togolaises, cette initiative complète les investissements dans les Zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP) et le Programme national d’investissement agricole (PNIASAN), qui ont déjà permis d’accroître les superficies cultivées et les rendements.

Sandra Freitas, directrice générale du FSA, a rappelé que ces travaux s’inscrivaient dans la préparation du Forum africain sur les systèmes alimentaires 2025 et de la conférence internationale Real Food 2026, appelant à renforcer les partenariats entre innovation moderne et savoir-faire traditionnel pour bâtir des systèmes alimentaires résilients.

Ayi Renaud Dossavi

L’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) vient de lancer un nouvel appel à candidatures pour une formation pratique en agriculture.

150 places sont offertes aux jeunes togolais âgés de 18 à 35 ans, dont 40 % réservées aux femmes, pour se former sur les technologies agricoles innovantes : systèmes de culture intégrés (Atakpamé), production de semences maraîchères améliorées (Dapaong), et techniques de transformation agroalimentaire (Tsévié).

Le programme, soutenu par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF), s’inscrit dans la stratégie régionale de la CEDEAO visant à renforcer l’employabilité des jeunes dans les secteurs agro-sylvo-pastoraux et halieutiques.

Les candidats doivent être ressortissants d’un pays membre de la CEDEAO, résider au Togo, et ne pas avoir bénéficié de la précédente cohorte.

Pour les autorités, il s’agit non seulement de former les jeunes, mais aussi de combler le déficit de main-d’œuvre qualifiée dans un secteur qui, selon le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, représente près de 66 % des emplois en Afrique de l’Ouest, mais peine à attirer les jeunes.

Cette initiative complète la Politique agricole régionale de la CEDEAO (ECOWAP) et son Plan d’investissement (Priasan), qui visent à réduire le chômage, minimiser l’exode rural et promouvoir l’auto-emploi.

La date butoir de dépôt des candidatures est fixée au 19 septembre 2025.

Consulter l’appel de l’ITRA

Ayi Renaud Dossavi

Du 4 au 7 septembre 2025, le Togo organise à Tindjassi, dans la préfecture de Mô, un concours d’innovation numérique dédié au secteur agricole. Baptisé Hackathon Togo AgTech, l’événement réunira principalement des étudiants de l’École supérieure d’agronomie (ESA), sélectionnés pour concevoir, tester et améliorer des solutions technologiques répondant aux priorités agricoles nationales.

Les projets soumis devront promouvoir des technologies à fort potentiel, capables de renforcer le développement rural et d’améliorer la sécurité alimentaire dans le pays.

Les initiatives les plus prometteuses bénéficieront d’un accompagnement technique, d’un appui à leur déploiement ainsi que d’un accès à des opportunités de financement, afin de maximiser leur impact sur la transformation agricole, au Togo comme dans la sous-région.

L’événement est organisé par le Projet de résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo), en collaboration avec Togo Tech. Il s’inscrit dans le cadre de la sous-composante 2.1 du FSRP, qui vise à consolider les systèmes régionaux d’innovation agricole et à favoriser l’émergence de solutions adaptées aux réalités locales.

Selon Bouab Kpanté, directeur de l’Entrepreneuriat et du Financement agricole, cette initiative entend encourager l’engagement des jeunes innovateurs et renforcer le rôle de l’innovation comme levier clé de la modernisation du secteur. Elle participe à une dynamique de développement d’une agriculture durable, résiliente face aux enjeux climatiques et alignée sur les objectifs de développement durable (ODD).

Esaïe Edoh

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Au Togo, un atelier national a réuni la semaine dernière ( du 19 au 22 août 2025) à l’Université de Lomé, une soixantaine de participantes issues de Lomé, Kara et Sokodé pour réfléchir à l’inclusion des femmes dans les filières technologiques.

Organisé par l’Agence Togo Digital, avec l’appui du projet ProDigiT mis en œuvre par la GIZ, l’événement a permis de croiser expériences, recherches et solutions pratiques pour renforcer la place des femmes dans le numérique.

Des initiatives pour briser le plafond de verre

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Au programme figuraient la présentation d’une étude dédiée à l’égalité de genre dans le numérique, des échanges avec des figures de la Tech togolaise ; comme Sati Sai (Trankyl), Binta Barry (Semoa), Belynda Latre Lawson-Betum (CDA) et Doris Djaglo (Makifaa) ; ainsi que des sessions de co-construction d’un plan d’action national. Objectif affiché : créer un environnement plus inclusif et attractif pour les étudiantes et jeunes professionnelles dans les domaines STEM.

Un hackathon baptisé Education for Her(EduHer) a également rythmé les travaux. L’équipe de l’ESGIS est sortie première, suivie par l’Université de Kara et Defitech. Ces trois groupes bénéficieront d’un accompagnement technique du Togo Data Lab pour concrétiser leurs projets numériques en faveur de l’éducation des filles.

Pérenniser les efforts

Dans la foulée, une charte a été adoptée pour la création de clubs Tech dans les universités togolaises, avec pour mission de sensibiliser et accompagner les étudiantes vers les filières technologiques.

Pour les participantes, l’atelier a été bien plus qu’une formation : « Il m’a permis de renforcer ma confiance et de comprendre que des efforts réels sont faits pour améliorer l’éducation des jeunes femmes dans la Tech », confie Abidé N., étudiante en développement web mobile.

Au premier trimestre 2025, le secteur togolais de la microfinance affiche une dynamique contrastée. Selon les données régionales partagées par la BCEAO, l’encours des dépôts collectés par les systèmes financiers décentralisés (SFD) a progressé de 22,9 milliards FCFA (+5,5%), pour atteindre environ 436 milliards FCFA.

En glissement annuel, la hausse ressort à près de 9%, portée par la confiance des ménages et groupements dans ces institutions qui captent une part croissante de l’épargne nationale. La structure des dépôts reste dominée par les dépôts à vue (57,3%), tandis que les dépôts à terme représentent 22,5%. Le montant moyen par client est estimé à 129 898 FCFA, en hausse de 1,4% par rapport à fin décembre, traduisant une progression plus rapide de l’épargne que du nombre de clients.

En revanche, l’encours des crédits octroyés par les SFD togolais s’est contracté de 20 milliards FCFA (-5,2%), s’alignant sur une tendance baissière observée dans l’ensemble de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Cette baisse s’accompagne d’une détérioration du portefeuille de prêts, avec un taux brut de créances en souffrance proche de 10%, bien au-dessus de la norme prudentielle fixée à 3%.

Notons qu’au trimestre précédent, les encours de crédits des institutions de microfinance au Togo s’élevaient à 395,6 milliards FCFA. Le pays s’était alors distingué par une croissance plus forte que celle du Sénégal (+4,4%), de la Côte d’Ivoire (+4,8%), du Burkina Faso (+3,1%) et du Bénin (+2,5%).

Pour les acteurs du secteur, ce décalage interroge : l’appétit croissant pour l’épargne contraste avec un accès plus restreint au crédit, alors que les microcrédits restent un levier financier essentiel pour les ménages et les petites entreprises.

Au Togo, le secteur de la microfinance regroupe environ 70 établissements, dominés notamment par la FUCEC.

Ayi Renaud Dossavi

A  Lomé, la 13e édition de la Foire Adjafi, dédiée aux jeunes entrepreneurs, a été officiellement lancée le lundi 25 août 2025 par la ministre du Développement à la base, de l’Inclusion financière, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, Mazamesso Assih. Cette nouvelle édition se déroulera sur trois semaines et constitue une plateforme d’opportunités pour les jeunes entrepreneurs, avec pour objectif de stimuler l’innovation, renforcer le réseautage et favoriser la croissance des affaires.

Placée sous le thème : « Agroalimentaire : améliorer le packaging des produits togolais pour une meilleure compétitivité des TPME sur le marché de la ZLECAf », cette 13è édition, sera, selon les organisateurs, un cadre de sensibilisation des jeunes porteurs de projets à l’importance du packaging dans la compétitivité des produits. L’ambition est d’accompagner les TPME à adopter de meilleures pratiques afin de mieux se positionner sur le marché africain, dans le cadre de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf).

Au programme de cette édition figurent une exposition commerciale, un forum économique, une table ronde, un salon professionnel et plusieurs journées thématiques axées sur la croissance et la compétitivité. Un concours d’appels à projets est également prévu, avec en ligne de mire, l’identification et l’accompagnement de 20 initiatives prometteuses. 

« Nous avons plusieurs activités qui permettent de mettre les jeunes en avant et de les accompagner dans leur croissance. Ils ont l’opportunité de réseauter pour améliorer leurs offres et rendre leurs produits plus compétitifs », a déclaré Maxime Minasseh, promoteur de la Foire Adjafi.

Prévu jusqu’au 7 septembre, ce rendez-vous commercial réunit plus de 300 entrepreneurs issus de divers secteurs et attire en moyenne 8 000 visiteurs par jour, selon les organisateurs.

Esaïe Edoh

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Le Togo s’apprête à accueillir un nouvel investisseur de poids dans sa zone portuaire. Toyota Tsusho Corporation a annoncé son projet d’implanter une plateforme de distribution au Port de Lomé dès octobre 2025. La décision a été confirmée la semaine dernière au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, par le PDG du groupe, Ichiro Kashitani, en marge de la TICAD 9 tenue à Yokohama.

L’accord couvre plusieurs secteurs stratégiques, avec en priorité l’automobile. La plateforme logistique de Lomé servira de point d’entrée pour l’importation, la distribution et le service après-vente des véhicules Toyota à l’échelle régionale. Le partenariat inclut également des projets dans les énergies renouvelables et la santé, témoignant d’une approche diversifiée.

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« Nous allons accroître nos investissements et développer nos activités dans le pays », a déclaré M. Kashitani, soulignant le rôle central du port de Lomé, seul port en eau profonde d’Afrique de l’Ouest, déjà reconnu comme hub logistique régional.

Pour le pays ouest africain, l’implantation de cette plateforme de distribution s’inscrit dans sa volonté de se positionner comme porte d’entrée de la ZLECAf, en particulier en Afrique de l’Ouest. Il s’agit non seulement de renforcer son rôle de plateforme de transit, mais aussi de catalyseur d’industries locales, en lien avec la stratégie de co-création de chaînes de valeur portée par Faure Gnassingbé lors de la TICAD 9.

À Lomé, le ministère des Ressources halieutiques, animales et de la Transhumance a réuni, la semaine écoulée, les acteurs de l’élevage et les investisseurs pour réfléchir aux opportunités d’un sous - secteur encore sous-exploité.

 La rencontre, appuyée financièrement par la Banque africaine de développement (BAD), a mis en avant la nécessité de faire de l’élevage un levier majeur de sécurité alimentaire et de développement rural.

Pour le pays, il s’agit de relever trois défis simultanés : garantir la sécurité alimentaire, stimuler la croissance et renforcer la résilience des communautés rurales. Selon Dr Matéyendou Lamboni, secrétaire général des ressources animales, « l’élevage reste sous-estimé alors qu’il devrait devenir prioritaire au plan national ».

La BAD, représentée par Dr Eklu Atiobevi Somado, considère le sous-secteur comme « un moteur prometteur pour l’économie togolaise », estimant que les orientations stratégiques identifiées par le gouvernement peuvent attirer des investissements structurants.

Au-delà du diagnostic, les enjeux sont économiques et sociaux. L’élevage présente aujourd’hui encore un fort potentiel de création d’emplois, d’amélioration de la balance commerciale et de renforcement de la souveraineté alimentaire.

Le ministre Katari Foly-Bazi a rappelé que « soutenir l’élevage, ce n’est pas seulement investir dans une filière agricole, c’est investir dans la sécurité et la résilience de notre pays ».

En 2024, la production animale au Togo a atteint environ 38 millions de têtes (principalement volailles), avec une prévision de plus de 41 millions en 2025, selon le ministère de l’Agriculture. La filière porcine et caprine a également progressé, atteignant 2,24 millions d’ovins et 6,36 millions de caprins en 2024. Cette amélioration du cheptel, en partie portée par des campagnes de vaccination renforcées, nécessite toutefois des investissements importants pour être durable.

Au Togo, le Syndicat des employés et cadres des banques (SYNBANK) et celui des assurances (SYNASSUR), qui représentent respectivement les employés du secteur bancaire et des assurances, ont annoncé, dimanche 24 août, la suspension du sit-in prévu ce lundi, à la suite d’une rencontre avec Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique. Celui-ci leur a promis une audience conjointe avec son collègue de l’Économie et des Finances.

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Parmi les revendications mises en avant figurent l’instauration d’une politique salariale uniforme dans les établissements financiers, l’octroi d’avantages sociaux (crédits et aides scolaires), l’application de la nouvelle grille au Centre de Formation Bancaire du Togo, ainsi que la dénonciation de licenciements jugés abusifs et de pratiques de harcèlement dans certaines institutions. Les syndicats exigent également l’abandon des poursuites engagées contre une déléguée du personnel d’Ecobank Togo.

Ces manifestations s'annoncent peu après le licenciement par SUNU Bank Togo, de 42 employés, pour motif économique. 

Pour les consommateurs togolais, ces tensions sont une source d’inquiétude. Dès le week-end, les guichets automatiques ont été pris d’assaut par des usagers anticipant de possibles perturbations, alors que les syndicats avaient déjà annoncé une grève pour le mois prochain. Toute paralysie prolongée des banques et compagnies d’assurance affecterait dépôts, transferts et services de crédit, dans un pays où l’accès aux services financiers reste encore limité.

Pour le gouvernement, l’ouverture d’un dialogue vise à prévenir une crise susceptible d’ébranler la confiance des clients et de fragiliser un secteur essentiel à l’économie nationale. Mais la suite dépendra des négociations.

Cela dit, la suspension du sit-in ne signifie pas la fin de la mobilisation : une grève de 72 heures, apprend-on, est d’ores et déjà prévue fin septembre (les 24, 25 et 26) si aucune avancée n’est constatée.

Ayi Renaud Dossavi

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