Togo First

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Au Togo, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a annoncé, le mardi 2 septembre 2025, le renforcement du dispositif de contrôle et de surveillance le long de la frontière ouest de Lomé, la capitale. La mesure, issue d’une récente évaluation de la situation sécuritaire dans la capitale, vise à consolider la protection du territoire face aux menaces internes et transfrontalières.

Selon le communiqué officiel, l’initiative cible la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes et la réduction des risques liés à l’immigration irrégulière, aux trafics illicites et aux atteintes à la sécurité publique. Les autorités citent notamment le trafic de stupéfiants et de produits prohibés, la traite des êtres humains, la contrebande de carburant, gaz, médicaments ou denrées, ainsi que la circulation d’armes, de munitions et de véhicules volés utilisés à des fins criminelles.

Pour y répondre, plusieurs mesures sont entrées immédiatement en vigueur. Tous les points de passage non autorisés et brèches clandestines ont été fermés. Le dispositif de surveillance est redéfini et renforcé. 

Afin de permettre la poursuite des activités des populations riveraines, huit postes d’immigration piétons ont été aménagés dans les zones de Ségbé et d’Aflao. Les passages motorisés restent quant à eux limités aux postes frontaliers officiels de Ségbé et d’Aflao.

« Tout franchissement en dehors des passages autorisés est désormais considéré comme une infraction et passible de sanctions prévues par la loi », souligne la note officielle.

Le ministère précise que ces mesures, expérimentées d’abord à Lomé, seront progressivement étendues aux autres régions du pays en fonction des priorités fixées par le gouvernement. Il invite par ailleurs les populations à coopérer avec les forces de sécurité et les services d’immigration, en signalant toute activité suspecte au numéro vert 1014.

Esaïe Edoh

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Lomé accueille, du 24 au 27 septembre 2025, la 10ᵉ édition des Joutes Verbales Francophones (JVF), qui promeuvent l’éloquence. Des délégations du Bénin, du Cameroun, d’Haïti, de Suisse et d’autres pays francophones sont attendues dans la capitale togolaise.

Placée sous le thème : « Bâtir le commun », cette édition veut promouvoir la parole comme outil de cohésion sociale, de solidarité et de créativité.

L’événement s’accompagne également de la 4ᵉ édition des Rencontres Internationales d’Éloquence et de Débat Francophone (RIDEF), qui renforcent la dimension internationale de ce rendez-vous.

Le programme inclut des ateliers de réflexion, des compétitions d’éloquence et des célébrations culturelles. Parmi les temps forts figurent le Symposium de Lomé sur les Arts Oratoires, la Nuit Tradi-Éloquente « À la Lueur des Mots » et le Procès des Nana Benz. La finale, prévue au Grand Rex de Lomé, marquera l’apogée des compétitions.

Pour rappel, les JVF sont une compétition internationale d’art oratoire créée en 2015 au Togo. Elles rassemblent chaque année des jeunes de plusieurs pays francophones autour de débats et de compétitions d’éloquence, avec pour objectif de promouvoir la prise de parole en public comme outil de citoyenneté, de dialogue et de cohésion sociale.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo Data Lab, appuyé par le ministère de l’Économie numérique et de la Transformation digitale, organise deux masterclass consacrées à l’intelligence artificielle (IA) les 10 et 12 septembre prochains, respectivement à Kara et à Lomé.

Ces sessions, placées sous le thème : « L’intelligence artificielle générative et les biens communs », visent à doter étudiants, chercheurs, professionnels du numérique et porteurs de projets des compétences nécessaires pour développer des solutions adaptées aux défis locaux. Santé, éducation, agriculture ou encore services financiers figurent parmi les domaines où les applications concrètes de l’IA peuvent accélérer la transformation.

Les ateliers seront animés par Paul Duan, président de Bayes Impact, reconnu au niveau international pour son engagement en faveur d’une IA au service de l’intérêt général. Au-delà de la théorie, les participants seront invités à concevoir et à prototyper des outils numériques susceptibles de contribuer à l’inclusion et au développement durable.

Rappelons qu’au Togo, en juin dernier, le gouvernement a lancé un programme pilote visant à former 15 000 étudiants à la programmation, à l’intelligence artificielle et à l’anglais numérique, avec l’ambition d’atteindre 50 000 étudiants chaque année via une plateforme en ligne gratuite et certifiée.

Les inscriptions aux masterclass se poursuivent jusqu'au 4 septembre.

Au Togo, un peu plus de 1,1 milliard FCFA a été mobilisé entre août 2024 et août 2025 pour assurer les transferts monétaires aux personnes vulnérables dans le cadre des programmes et projets de filets sociaux de base. L’information a été rendue publique en fin de semaine dernière par le ministère du développement à la base.

Selon l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), ce montant a bénéficié à 18 716 personnes, dont 12 514 nouveaux bénéficiaires. Avec ces nouvelles cibles, le total des personnes touchées depuis le lancement du dispositif s’élève désormais à 142 722.

Au total, les montants décaissés dans le cadre de ces transferts atteignent 12,6 milliards FCFA. Pour la seule année 2025, les autorités affichent l’ambition de couvrir 31 450 ménages vulnérables répartis sur l’ensemble du territoire. 

L’objectif est de renforcer les filets sociaux existants et de consolider la résilience des populations précaires. Le programme, placé sous la tutelle du ministère du Développement à la base, vise à offrir aux bénéficiaires les moyens de renforcer leur autonomie. 

Notons que l’extension du Projet de Filets sociaux de base (FSB) requiert un investissement global estimé à 18 milliards FCFA, financé conjointement par l’État togolais, la Banque mondiale et la Coopération française à travers l’AFD.

Esaïe Edoh

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Au deuxième trimestre 2025, la Côte d’Ivoire est restée le premier client du Togo, représentant 13,3 % des exportations pour une valeur de 29,8 milliards FCFA, selon les données de l’INSEED Togo. Elle est suivie de près par l’Inde (13,2 %, 29,4 milliards FCFA) et le Burkina Faso (11,1 %, 24,8 milliards FCFA).

Le Bénin (6,9 %), le Sénégal (6,2 %), la France (5,9 %) et le Ghana (5,6 %) complètent la liste des principaux partenaires. Au total, les dix premiers clients concentrent 77,9 % des exportations, confirmant la forte dépendance du Togo vis-à-vis de marchés spécifiques.

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Les produits exportés affichent une prédominance des phosphates (23,1 milliards FCFA, soit 10,3 % des ventes extérieures), suivis des “sacs et sachets plastiques” (19,4 milliards FCFA, 8,7 %) et l’huile de palme raffinée (14,7 milliards FCFA, 6,5 %), selon les statistiques officielles.

Exportations en baisse et déficit commercial en hausse

Sur le plan global, les échanges commerciaux traduisent un déséquilibre persistant. Les exportations se sont établies à 223,9 milliards FCFA, en baisse de 13,6 % en valeur par rapport au premier trimestre.

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Dans le même temps, les importations ont progressé à 461,3 milliards FCFA, en hausse de 3,7 % en valeur. Deux mouvements inverses qui se traduisent par un déficit commercial en forte hausse de 28 % par rapport au trimestre précédent, pour s’établir à 237,4 milliards FCFA.

En glissement annuel, les exportations progressent légèrement en valeur (+4,1 %), tout comme les importations (+4,9 %).

Ayi Renaud Dossavi

L’Office Togolais des Recettes (OTR) a annoncé, dans un communiqué consulté par Togo First, la réduction de 20 % des frais de dédouanement pour les véhicules de plus de cinq ans. Cette mesure s’applique du 1er septembre au 15 novembre 2025.

Selon l’administration fiscale, cet allègement concerne les véhicules « en souffrance » sous douane et vise à désengorger les parcs automobiles tout en incitant à de nouvelles commandes à l’approche de la fin d’année.

Pour bénéficier pleinement de l’abattement, la liquidation et le paiement effectif des droits et taxes doivent intervenir au plus tard le 30 novembre 2025. Passé ce délai, l'allégement accordé sera automatiquement annulé.

L’OTR précise que cette dépréciation de 20 % est conforme aux dispositions du Code des douanes national. Elle s’inscrit dans une logique de facilitation fiscale et de promotion de la mise à la consommation des véhicules en attente de dédouanement.

Pour rappel, ce type de mesure est récurrent généralement vers la fin de l’année. En 2021, par exemple, l’assouplissement avait été porté à 40 %, afin de soutenir les contribuables dans le contexte difficile de la pandémie de Covid-19.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la filiale du groupe bancaire panafricain Ecobank accompagnera désormais les commissionnaires en douane dans leurs activités. La banque et l’Union professionnelle des commissionnaires agréés en douane (UPRAD), qui regroupe les commissionnaires, ont signé dans ce sens un accord de partenariat le lundi 1er septembre 2025 à Lomé.

Avec ce partenariat, Ecobank mettra à la disposition des membres de l’UPRAD, plusieurs produits destinés à faciliter leurs opérations. Il s’agit notamment des soumissions cautionnées, délivrées à l’ensemble des commissionnaires agréés, y compris pour la gestion des marchandises.

En complément, les membres bénéficieront de lignes de crédit, notamment de lignes de découvert, pour mieux répondre aux exigences liées à leurs activités. « Parfois, nous avons des marchés ou des contrats, mais avant leur exécution, la réglementation nationale impose de lever des fonds afin de payer les droits et taxes pour le compte de nos commettants, avant d’être remboursés. Dans ces situations, la ligne de crédit devient nécessaire », a expliqué Akakpo Koffi, secrétaire général de l’UPRAD.

Le partenariat prévoit également un appui spécifique en faveur des femmes entrepreneures membres de l’association. Ecobank mettra en place une ligne spéciale de crédit avec des conditions assouplies, afin d’encourager leur engagement dans le secteur. « L’objectif est d’inciter davantage de femmes à s’orienter vers cette activité », a indiqué la directrice générale d’Ecobank Togo, Estelle Komlan.

Ecobank confirme ainsi sa volonté de soutenir les différents secteurs économiques du pays, tout en élargissant sa base clientèle, indique-t-on. Par ailleurs, l’institution bancaire envisage d’investir dans le projet de construction du siège de l’UPRAD, dont le coût est estimé à 3 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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La commune Lacs 1 a rendu public, en fin de semaine dernière à Aného, son rapport de gestion couvrant les exercices 2020 à 2024 ainsi que le compte administratif 2025. Sur cinq ans, les budgets successifs ont atteint 5,46 milliards FCFA. Les recettes mobilisées se chiffrent à 2,59 milliards FCFA, tandis que les dépenses sont évaluées à 2,78 milliards FCFA.

Ces ressources, complétées par des appuis extérieurs, ont permis de financer une série de projets dans les domaines de l’éducation, la santé, les infrastructures et l’assainissement. Parmi les réalisations, figurent non seulement la construction et la réhabilitation d’écoles, de marchés, de centres de santé et d’équipements municipaux, mais aussi l’acquisition d’engins lourds, l’électrification et l’installation de lampadaires. La commune a également investi dans l’aménagement d’espaces verts et mené des campagnes de sensibilisation et de reboisement.

Malgré ces avancées, la mobilisation des recettes locales demeure un défi majeur. Le maire, Me Aquereburu Coffi Alexis, a invité les habitants à s’acquitter régulièrement des taxes pour soutenir les projets de développement. Il a mis l’accent sur l’ambition de faire des Lacs 1 « la commune la plus verte du Togo d’ici à 2050 ».

Rappelons que la municipalité mise sur plusieurs atouts pour son développement économique. Elle entend à cet égard s’appuyer à la fois sur son patrimoine historique et culturel, sur son positionnement à la frontière avec le Bénin et sur le corridor Abidjan-Lagos, ainsi que sur son ouverture sur l’Atlantique pour développer de nouvelles activités, en lien notamment avec le tourisme.

Ayi Renaud Dossavi

La ville de Tsévié dispose désormais d’un nouveau marché à bétail. L’infrastructure, inaugurée le 29 août, est érigée sur une superficie de trois hectares.

Fruit d’une collaboration entre le gouvernement et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le site comprend un bâtiment administratif, un hangar de négoce, un magasin de stockage, des abreuvoirs, des latrines modernes, un forage et un poste de contrôle sanitaire. Ces équipements visent à améliorer les conditions de vente, renforcer la sécurité alimentaire et garantir la traçabilité sanitaire des animaux.

Pour les autorités, cette réalisation constitue un levier de croissance locale et régionale. Le ministre d’État chargé des Ressources halieutiques et animales, Yark Damehame, a souligné que le projet s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation des filières d’élevage, dont la contribution au PIB agricole demeure déterminante.

Le nouveau marché devrait faciliter les échanges entre éleveurs et commerçants, tout en améliorant l’approvisionnement des abattoirs et boucheries. À terme, il devrait contribuer à mieux intégrer les producteurs dans les circuits commerciaux et à accroître la compétitivité de la filière.

Avec plus de 4 milliards FCFA décaissés en un an, entre août 2024 et août 2025, le soutien du développement à la base en faveur de l’inclusion financière au Togo a permis l’octroi de près de 40 000 crédits sur la période, avec des interventions variables selon les régions.

Dans le détail, la région des Savanes arrive largement en tête, avec 16 012 crédits pour un total de 1,66 milliard FCFA, soit plus de 40 % du volume national. Cela traduit la priorité accordée à cette zone plus vulnérable, où les activités génératrices de revenus (AGR) constituent un levier essentiel de résilience.

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La région Maritime suit avec 9785 crédits et 934,45 millions FCFA mobilisés, dans le contexte de la capitale Lomé et de ses périphéries. La région Centrale se positionne en troisième place avec 7206 crédits pour 724,18 millions FCFA, devant Kara (2667 crédits, 462,77 millions FCFA) et les Plateaux (3 472 crédits, 281,89 millions FCFA).

Rappelons qu’au-delà de la répartition géographique, les chiffres montrent un taux de remboursement proche de 95 % selon le ministère de tutelle, avec une montée en puissance des crédits digitaux. Le défi sera désormais d’augmenter ces appuis sociaux, de réduire les écarts entre régions en tenant compte des besoins spécifiques, et d’élargir l’offre aux TPME et aux jeunes entrepreneurs.

Ayi Renaud Dossavi

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