La récente décision des États-Unis d’imposer des restrictions de visas à plusieurs pays africains dont le Togo, a suscité une réaction officielle de la part de Lomé. Le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, s’est exprimé à ce sujet via le réseau social X (anciennement Twitter), soulignant la responsabilité individuelle des ressortissants togolais dans la prise de cette mesure.
« Chaque pays a droit au respect de ses frontières et de ses lois », a indiqué le chef de la diplomatie togolaise, précisant que la décision de l’administration Trump est légitime. Il a relevé que certains Togolais, en dépassant la durée de validité de leur visa, nuisaient aux relations entre les deux pays. Ces comportements affectent les relations avec l’un des partenaires les plus solides du pays, a-t-il déploré.
Every country has a right to respect for its borders & laws. Togolese who overstay their visas hurt relations with one of our strongest partners, as well as their compatriots who now find access to U.S. restricted. We will work to overcome this challenge. @StateDept @POTUS…
— Robert Dussey (@rdussey) June 8, 2025
L’annonce américaine, rendue publique le 4 juin 2025, s’inscrit dans une extension des restrictions migratoires. Les autorités américaines invoquent notamment des failles persistantes dans les mécanismes de filtrage des voyageurs et un taux élevé de dépassement de séjour parmi les ressortissants des pays visés.
La mesure ne constitue pas une interdiction totale d’entrée, mais limite l’accès à certains types de visas, notamment ceux liés au tourisme, au travail temporaire et aux études.
Cette décision intervient alors que le Togo cherche à intensifier ses partenariats internationaux, attirer des investissements directs étrangers et renforcer la formation d’une main-d'œuvre compétitive à l’échelle mondiale. Pour Robert Dussey, il faut « s’efforcer de surmonter ce défi ».
Esaïe Edoh
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Lomé, la capitale togolaise, devrait accueillir prochainement de nouvelles infrastructures hydrauliques, dans le cadre du Projet d’amélioration de la sécurité hydrique en milieu urbain au Togo (PASH-MUT). Le ministère chargé de l’Eau a lancé, fin mai 2025, un avis d’appel d’offres en vue de recruter les entreprises chargées de la réalisation des travaux.
Le projet prévoit la construction de neuf forages, dont six en système autonome, répartis dans différents quartiers de la capitale, selon les besoins en eau potable identifiés. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 9 juillet 2025 pour soumettre leurs offres, d’après l’avis consulté par Togo First.
Cette initiative vise à renforcer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans le Grand Lomé, en ligne avec l’objectif gouvernemental de parvenir à une couverture universelle en eau à l’horizon 2030.
Notons qu’à fin 2024, le taux de couverture nationale était estimé à 70 %, selon les données officielles. Le ministère de l’Eau table désormais sur un taux de 72 % jusqu’à la fin de cette année 2025, contre une prévision initiale de 85 %. En milieu rural, le taux de desserte devrait atteindre 79 %, contre 76,51 % un an plus tôt. En zone semi-urbaine, il passerait de 60 % à 63 %, et de 72 % à 79 % en milieu urbain.
Esaïe Edoh
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La Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) a récemment annoncé la suspension du prélèvement unique des frais fixes appliqués lors des achats de crédits Cash Power.
Cette mesure vise à soulager les ménages, dans un contexte de sensibilité croissante autour du pouvoir d’achat, et aurait été prise sur instruction du gouvernement.
Un nouveau mécanisme, plus avantageux pour les abonnés, est actuellement en cours d’élaboration, indique-t-on. En parallèle, le distributeur public d’électricité rappelle que les 230 000 foyers ayant bénéficié d’une baisse du tarif du kilowattheure en décembre 2024 restent exemptés de l’ajustement tarifaire intervenu le 15 mai.
Dans une dynamique de réforme interne, l’entreprise publique entend moderniser ses infrastructures, réduire les délestages et accélérer l’électrification rurale. La CEET déclare en outre vouloir améliorer sa relation client et s’engager à communiquer de manière plus proactive sur ses actions.
Cette mesure intervient alors que, ces dernières années, sur fond de hausse des coûts, les premières décisions tarifaires avaient suscité une vive réaction parmi les consommateurs.
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Au Togo, la commune Tchamba 1, située dans la région centrale, dispose désormais d’un guide pratique pour la restauration de son paysage forestier. Le document a été validé le mardi 3 juin 2025 à Tchamba, en présence de plusieurs acteurs locaux.
Le manuel renseigne sur les caractéristiques environnementales de la commune et propose des options concrètes de restauration, fondées sur une analyse des capacités locales en matière de protection des ressources naturelles. Le document définit également les mécanismes de mise en œuvre ainsi que les stratégies de mobilisation des ressources nécessaires.
Ce guide, considéré comme un outil opérationnel, est destiné à orienter les autorités communales dans la planification et l’exécution des actions de restauration. Il constitue également une base méthodologique et technique pouvant être répliquée dans d’autres communes ou utilisée par les partenaires techniques, les organisations de développement et les décideurs engagés dans des initiatives de restauration des paysages forestiers.
Son élaboration s’inscrit dans la deuxième phase du projet Forest4Future (F4F), cofinancé par la République fédérale d’Allemagne et le Grand-Duché de Luxembourg, et mis en œuvre par la GIZ. Elle s’aligne sur la feuille de route gouvernementale 2020-2025 et contribue à l’atteinte des Objectifs de développement durable, notamment les axes 13 et 14 relatifs à la lutte contre les changements climatiques et à la préservation des écosystèmes.
Esaïe Edoh
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Le Togo a levé ce jeudi 5 juin 2025 sur le marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), 22 milliards FCFA, à l’issue d’une émission de Bons assimilables du Trésor (BAT). Cette opération qui marque sa première sortie sur le marché régional financier au titre du mois de juin, visait initialement une mobilisation de 20 milliards FCFA.
D’après les chiffres communiqués par l’agence Umoa-Titres, le volume total des soumissions a atteint 53,09 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 265,47 %, témoignant de la confiance soutenue des investisseurs dans les titres émis par Lomé.
Les fonds ont été mobilisés à travers des BAT d’une maturité de 182 jours, émis à taux d’intérêt multiple. Dans le détail, les souscriptions proviennent majoritairement d’investisseurs togolais (11 milliards FCFA), suivis par des opérateurs burkinabè (7,5 milliards FCFA) et ivoiriens (3 milliards FCFA).
Avec cette émission, le Togo porte à 231,5 milliards FCFA le cumul de ses levées de fonds sur le marché financier régional depuis le début de l’année 2025. Ce niveau de mobilisation représente environ 69,7 % de son objectif annuel, fixé à 332 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
L’Université de Lomé entend jouer un rôle de premier plan dans le domaine de la sécurité alimentaire au Togo. Dans cette dynamique, l’institution a scellé, le lundi 2 juin 2025, un accord de partenariat avec le Laboratoire national de sécurité sanitaire et phytosanitaire des aliments (LaNSA), dans le but de mutualiser les expertises académiques et les ressources technologiques pour relever les défis liés à la qualité et à la sécurité des produits agroalimentaires.
Ce partenariat prévoit la mise en place d’un comité technique chargé de piloter les axes de collaboration. Il s’agira notamment de faciliter l’insertion professionnelle des étudiants à travers des stages pratiques au sein du LaNSA, de développer des programmes de recherche appliquée sur des thématiques comme la qualité des sols, la traçabilité des produits agricoles ou encore la valorisation des déchets issus de l’agriculture, et de mobiliser des financements durables pour soutenir ces initiatives.
« Avec le LaNSA, nous passons de la théorie à l’impact économique et social. C’est cela, la mission d’une université engagée », a déclaré Adama Mawulé Kpodar, président de l’Université de Lomé, soulignant que l’ambition de l’institution est de former une nouvelle génération d’experts opérationnels, capables de répondre aux enjeux du secteur agroalimentaire.
Le LaNSA est structuré autour de trois départements spécialisés : physico-chimie, microbiologie et valorisation. Il intervient dans l’analyse et la certification de la qualité des produits agroalimentaires, depuis les semences jusqu’aux produits finis, et contribue ainsi à garantir la conformité des produits locaux aux normes sanitaires et phytosanitaires, aussi bien sur le marché national qu’à l’international.
Pour l'université de Lomé, cette collaboration s’inscrit dans une logique de renforcement des synergies entre les mondes académique et scientifique, dans une dynamique d’accélération de la modernisation du secteur agricole et de consolidation de la souveraineté alimentaire du pays.
Esaïe Edoh
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Au sud Togo, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) déploie son programme de formation au digital “D-CLIC” à Aného. Ce programme, opéré localement par l’incubateur CUBE, cible les jeunes et les femmes de 18 à 35 ans dans la préfecture des Lacs, désireux d’acquérir des compétences pratiques en développement web, communication digitale et animation de communautés en ligne.
Ce nouveau cycle de formation se tiendra au sein du Centre de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) d’Aného, et vise à répondre à la demande croissante en profils qualifiés dans l’économie numérique togolaise.

Notons que cette nouvelle édition s’inscrit dans la continuité du succès des précédentes sessions. En effet, en mai dernier, 244 jeunes ont été certifiés dans les métiers du numérique à l’issue d’un parcours intensif de cinq mois, avec des formations dispensées à Lomé, Kara, Dapaong...
L’inscription, gratuite, reste ouverte jusqu’au 30 juin 2025 sur la plateforme dédiée.
Consulter le lien.
Ayi Renaud Dossavi
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La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) vient d’annoncer un assouplissement de sa politique monétaire, en réduisant son principal taux directeur de 25 points de base, à 3,25 %.
La décision a été annoncée à l’issue de la réunion ordinaire de son Comité de Politique Monétaire (CPM), qui s’est tenue hier mercredi 04 juin 2025 à Dakar, sous la présidence de Jean-Claude Kassi Brou.
Cette orientation monétaire vise à accompagner la reprise économique au sein de la zone UEMOA, où la croissance devrait s’établir à 6,4 % en 2025, après 6,3 % l’an dernier. De plus, le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal est également abaissé à 5,25 %, tandis que le coefficient de réserves obligatoires reste inchangé à 3 %.
De son côté, l’inflation, en net recul, s’est stabilisée à 2,3 % au premier trimestre 2025, portée par une meilleure offre sur les marchés et une baisse relative des prix des importations, notamment énergétiques. Ce niveau reste bien en deçà de la cible régionale de 3 %.
« Au cours des prochains mois, le CPM continuera de suivre l’évolution de l’inflation ainsi que celle de la situation économique, financière et monétaire. Il prendra, si nécessaire, les mesures idoines pour garantir la stabilité monétaire dans l’Union. », indique la Banque centrale.
Ayi Renaud Dossavi
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Depuis hier 4 juin 2025, les États-Unis ont élargi leur politique de restrictions migratoires, plaçant le Togo parmi sept pays soumis à des limitations d’entrée partielles. Ces restrictions, actées par un décret de l’administration Trump, citent notamment des faiblesses jugées persistantes dans les mécanismes de filtrage des voyageurs et un taux élevé de dépassement de séjour parmi les ressortissants togolais.
« Selon le rapport sur les dépassements de durée de visa (Overstay Report), le Togo affichait un taux de dépassement de séjour de 19,03 % pour les visas B1/B2 et de 35,05 % pour les visas F, M et J. », indique notamment la Maison Blanche.
Si les mesures n’impliquent pas une interdiction totale, elles restreignent l’accès à certains types de visas, notamment ceux liés au tourisme, au travail temporaire et aux études. Ceci pourrait impacter la mobilité académique et professionnelle, notamment pour les jeunes talents togolais en quête de formation ou d’opportunités économiques aux États-Unis.
Pour le Togo, la décision de Trump survient dans un contexte où le pays cherche pourtant à renforcer ses partenariats internationaux, en vue d’accompagner sa transformation numérique, attirer des investissements directs étrangers, et former une génération de compétences globalement compétitives.
Elle s'annonce aussi sur fond de baisse de l'aide américaine au Togo sous l'administration Trump, avec la fermeture de l’agence de développement USAID.
Dans ce sillage, les nouvelles restrictions pourraient freiner des échanges économiques, technologiques et humains stratégiques, à un moment clé de l’agenda de développement du pays ouest africain.
À Lomé, si aucune réaction officielle n’a encore été formulée, l’on pourrait déjà s'inquiéter des effets collatéraux sur les programmes d’échange universitaire, les transferts de compétences, et le climat des affaires.
A noter que si les restrictions sont partielles concernant les ressortissants de 7 pays dont le Togo, elles sont totales pour les ressortissants de douze autres pays.
Ayi Renaud Dossavi
Le cabinet d’expertise comptable, d’audit et de conseil HLB Togo - DYK Audit & Advisory a été nommé Commissaire aux Comptes du groupe Ecobank pour une durée de six (6) ans. Cette décision a été entérinée lors de l’Assemblée Générale du groupe, tenue le 28 mai 2025 à Lomé. Le cabinet sera représenté dans cette mission par Dr Yawo Félix Djidotor, Expert-Comptable Diplômé, Senior Partner du cabinet, titulaire d’un Executive Doctorate in Business Administration (EDBA), et ancien président de l’Ordre national des experts-comptables et comptables agréés du Togo (ONECCA-Togo), fonction qu’il a occupée jusqu’en 2023.
La mission confiée à HLB Togo court jusqu’à l’Assemblée Générale qui statuera sur les comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2030.
Cette nomination s’inscrit dans le cadre du respect de la réglementation de l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires), qui exige que les sociétés anonymes désignent au moins un commissaire aux comptes inscrit dans l’État où se trouve leur siège social. C’est le cas d’Ecobank Transnational Incorporated, la holding du groupe dont le siège est basé à Lomé.
Le cabinet togolais, inscrit au Tableau de l’Ordre des Experts-Comptables et Comptables Agréés du Togo (ONECCA-Togo), est, depuis 2024, membre du réseau international HLB, présent dans plus de 150 pays et regroupant plus de 40 000 collaborateurs au sein de 750 cabinets à travers le monde. Il intervient auprès d’acteurs publics et privés, notamment dans les secteurs bancaire et financier de la zone UEMOA. Il a notamment été désigné récemment comme commissaire aux comptes suppléant de FICAO Grant Thornton Togo S.A., aux côtés du cabinet Crowe TG ICAAF SARL, pour également six (06) années, mandat qui prendra fin à l’issue de l’assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice 2027, selon les informations de Togo First.
HLB Togo rejoint ainsi les commissaires aux comptes du groupe Ecobank, fonction jusque-là assurée par des cabinets internationaux tels que Deloitte Nigeria et Grant Thornton Côte d’Ivoire, qui resteront associés à l’audit des comptes du groupe. Toutefois, bien que ces cabinets soient enregistrés dans leurs pays respectifs, ils ne sont pas inscrits au tableau de l’Ordre des experts-comptables du Togo, et ne pouvaient donc à eux seuls satisfaire à l’obligation légale imposée par l’OHADA.
Fiacre E. Kakpo