Togo First

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Après le choc du Covid, le Togo s’est relevé à un rythme soutenu. En 2020, l’économie avait ralenti à +2,2 %, sous l’effet de la fermeture des frontières et du coup porté au commerce international. Mais la reprise a été immédiate : +5,1 % en 2021, +6,3 % en 2022, +6,2 % en 2023 et +6,5 % en 2024.

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Un cap historique a été franchi l’an dernier : le PIB nominal a dépassé les 6 000 milliards de FCFA pour atteindre 6 458 milliards, contre 5 954 milliards en 2023. Une trajectoire qui hisse Lomé parmi les économies les plus dynamiques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. « Le pays a réussi à maintenir le cap malgré les chocs exogènes», commente-t-on à Lomé.

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Cette résilience s’explique d’abord par la vigueur de la demande intérieure. Les ménages ont continué de consommer, les entreprises de produire, et l’État d’investir. Le rapport d’exécution budgétaire à fin mars 2025 confirme que les infrastructures ont été maintenues comme priorités. Le gouvernement a assumé ce choix : soutenir la croissance et consolider l’appareil productif, quitte à creuser temporairement le déficit, d’autant qu’à cela s’ajoutent désormais les défis sécuritaires. 

La feuille de route 2020-2025 a fourni le cadre de cette politique. La Plateforme industrielle d’Adétikopé s’est imposée comme un outil d’industrialisation et de logistique. Les zones agricoles planifiées ont renforcé la productivité rurale, sécurisant les filières vivrières. Le port de Lomé, déjà premier hub conteneur d’Afrique de l’Ouest, a poursuivi sa modernisation. Enfin, la digitalisation des services publics et financiers a progressé rapidement, dynamisant le secteur tertiaire. Autant de projets conçus pour élargir la base productive et rassurer les investisseurs.

Et ce n’est pas la comparaison régionale qui le dément. Dans l’UEMOA, la croissance moyenne a plafonné à 5,5 % en 2024. Le Nigeria et le Ghana, deux poids lourds voisins, ont vu leur reprise freinée par des tensions monétaires et une inflation galopante. Le Togo, lui, a réussi à contenir la hausse des prix : 2,9 % en 2023 et 2,3 % en 2024. Cette maîtrise a permis de préserver le pouvoir d’achat et de soutenir la consommation, moteur central de la reprise.

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Mais la dynamique n’est pas sans fragilité. Le FMI alerte sur le poids croissant des dépenses sécuritaires liées aux attaques au nord du pays et sur la trajectoire de la dette publique. Les besoins de financement se creusent et obligent Lomé à recourir davantage aux marchés financiers régionaux, où la concurrence entre États s’intensifie. « Le défi n’est pas tant de croître que de financer cette croissance sans compromettre la soutenabilité », estime un banquier de la place.

Pour l’heure, les investisseurs continuent de répondre présents. Le climat des affaires reste jugé attractif, et le pays capitalise sur son positionnement logistique pour attirer capitaux et sièges régionaux. 

Fiacre E. Kakpo

Le Togo a franchi un cap symbolique en 2024 : pour la première fois de son histoire, son produit intérieur brut (PIB) nominal a dépassé les 6 000 milliards de francs CFA. Selon les estimations du Comité national de la statistique, il s’est établi à 6 458,3 milliards FCFA, contre 5 954,2 milliards un an plus tôt, confirmant la trajectoire de croissance engagée depuis la pandémie de COVID-19.

En volume, le PIB réel a progressé de 6,5 %, légèrement au-dessus des 6,2 % enregistrés en 2023. Une performance qui place Lomé au-dessus de la moyenne de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), estimée à 5,5 %. Cette dynamique a toutefois été contrastée, marquée par un premier trimestre en recul (-5,8 %) compensé par un bond spectaculaire de +17,7 % au quatrième trimestre, qui a dopé la moyenne annuelle.

La croissance repose sur trois moteurs. D’abord, le tertiaire, qui a généré 3 174,9 milliards FCFA de valeur ajoutée en 2024, en hausse de 5,4 % et contribuant pour 2,7 points à la croissance. Le commerce progresse de 16 % (482,5 milliards FCFA), les télécommunications de 11,4 % (407,9 milliards FCFA) et les services aux entreprises de 18,5 % (262,3 milliards FCFA).

Ensuite, le secondaire, en nette reprise avec +7,1 %, atteint 1 319,4 milliards FCFA. Cette dynamique est portée par la construction, qui bondit de 44,7 % pour atteindre 314,8 milliards FCFA, mais aussi par la métallurgie (+23,1 %, 125,1 milliards FCFA) et l’agroalimentaire (+5,2 %, 312,6 milliards FCFA).

Enfin, le primaire enregistre une croissance de 5,9 %, soit une valeur ajoutée de 1 377,5 milliards FCFA, légèrement en retrait par rapport à 2023, mais toujours soutenu par de bonnes récoltes agricoles et par les zones agricoles planifiées.

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Les grands chantiers structurants ont joué un rôle clé. La Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) est entrée en phase de croisière, avec l’installation d’unités textiles et agroalimentaires. Le port de Lomé a dépassé 30 millions de tonnes de trafic en 2024, confortant son rang de hub régional. La digitalisation des services, des douanes aux paiements, a fluidifié l’activité.

Fiacre E. Kakpo

L’économie togolaise a maintenu son rythme soutenu en 2024, avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel estimée à 6,5 %, selon les chiffres publiés par le Comité national de la statistique.

Après une hausse de 6,2 % en 2023, le pays franchit un nouveau seuil symbolique : son PIB nominal a dépassé pour la première fois les 6 000 milliards de francs CFA, atteignant 6 458 milliards, contre 5 954 milliards un an plus tôt. Une performance qui place Lomé dans le peloton de tête de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, où la croissance moyenne s’est limitée à 5,5 % l’an dernier.

Cette progression annuelle a été largement portée par la fin de l’année. Au quatrième trimestre 2024, la croissance a bondi de 17,7 % par rapport à la même période de 2023. Ce rebond spectaculaire a permis de compenser un premier trimestre en recul (-5,8 %) et d’ancrer une trajectoire solide sur l’ensemble de l’année .

Ce dynamisme repose largement sur la demande intérieure et les politiques publiques menées dans le cadre de la feuille de route 2020-2025. Les grands chantiers d’infrastructures y occupent une place centrale, au premier rang desquels la Plateforme industrielle d’Adétikopé. Devenue pleinement opérationnelle en 2024, elle est entrée en phase de croisière avec l’installation d’unités de transformation du soja, de confection textile et d’usines de montage. Le site abrite déjà plus d’une quinzaine d’unités industrielles, a généré près de 2 000 emplois directs et vise 7 000 d’ici fin 2025. Autour de ce projet phare, les zones agricoles planifiées (ZAAP) ont permis d’améliorer les rendements vivriers, et ont ainsi contribué à une croissance de 5,9 % du secteur primaire, tandis que le port de Lomé a franchi la barre des 30,6 millions de tonnes de trafic en 2024, dont plus de 2 millions d’EVP conteneurisés, consolidant son rôle de hub logistique régional. La digitalisation des services, qu’il s’agisse des formalités douanières, des paiements électroniques ou des démarches administratives en ligne, a également contribué à fluidifier les échanges et à accroître la productivité du tertiaire. Dans ce contexte, la construction s’est particulièrement distinguée : sa progression spectaculaire de 44,7 % a porté la branche au rang de véritable locomotive, ajoutant à elle seule 1,5 point de croissance au PIB.

Mais toutes les branches n’ont pas suivi ce rythme. Si certaines ont accusé de lourds reculs – textile (-9,1 % en 2023 avant une reprise timide en 2024), bois (-22 % en 2024) et production électrique (-42,1 % en 2024) – d’autres ont affiché des performances remarquables. L’industrie alimentaire a progressé de 5,2 %, la métallurgie de 23,1 % et le secteur extractif de 25,5 %. 

L’inflation est restée contenue à 2,3 % en moyenne, après 2,9 % en 2023, ce qui a permis de préserver le pouvoir d’achat et de soutenir la consommation. À l’inverse, certaines branches industrielles ont connu de fortes contractions, notamment la production de matériaux de construction (-60 %) et l’électricité et gaz (-42 %), révélant des fragilités structurelles.

Le Fonds monétaire international alerte néanmoins sur les pressions budgétaires liées aux dépenses sécuritaires dans le nord du pays. Pour les autorités, le défi est désormais de consolider ces acquis et de transformer l’élan de croissance en développement durable.

Fiacre E. Kakpo

A Lomé, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a donné, ce lundi 15 septembre, le coup d’envoi d’un séminaire de sensibilisation destiné aux membres de son Comité de l’Administration et des Finances (CAF). L’événement, organisé par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), doit durer deux jours. Objectif : renforcer la compréhension stratégique des décideurs budgétaires de la Communauté face aux défis de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération (LBC/FT/FP).

Une cérémonie d’ouverture solennelle

La séance inaugurale s’est tenue en présence de plusieurs personnalités : Tchaa Bignossi Aquiteme, président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF-Togo), le directeur général du GIABA, Edwin W. Harris Jr., Anakpa Essokiza, directeur général du Budget du Togo, ainsi que des représentants de la Commission de la CEDEAO et du bureau régional de l’organisation à Lomé. Dans son allocution, M. Aquiteme a insisté sur « l’importance de la conformité aux normes internationales », une condition, selon lui, pour préserver l’intégrité des systèmes financiers ouest-africains et maintenir la confiance des investisseurs.

Des moyens limités pour le GIABA

Derrière ces discours, un enjeu budgétaire majeur. Depuis 2023, les crises économiques et politiques dans la région ont provoqué une baisse des ressources communautaires, des retards dans le paiement des contributions des États membres et, par conséquent, une réduction du budget du GIABA. Ces contraintes ont affecté la mise en œuvre de ses programmes, notamment l’assistance technique et les évaluations mutuelles. Le séminaire de Lomé vise donc à obtenir un engagement clair du CAF en faveur d’une hausse des allocations budgétaires dès 2026, alors même que le GIABA qui vient de boucler son second cycle d’évaluations, ne dispose plus de moyens nécessaires pour préparer le troisième, prévu dès 2026. 

Pour Edwin W. Harris Jr., directeur général du GIABA, l’enjeu est existentiel : « Il s’agit de garantir un financement pérenne pour permettre au GIABA de poursuivre ses missions : soutenir les réformes nationales, renforcer les capacités des États et conduire les évaluations mutuelles ». À Lomé, le message est sans équivoque : sans un engagement budgétaire ferme, la CEDEAO risque d’affaiblir son principal instrument de lutte contre les crimes financiers.

Des menaces en mutation

Le dernier rapport annuel de l’institution, publié en mai, met en lumière la complexité des menaces qui pèsent sur la région : infiltration des économies par les flux financiers illicites, exploitation des circuits commerciaux et bancaires pour financer le terrorisme, émergence des actifs virtuels difficiles à réguler, vulnérabilité persistante des professions non financières comme l’immobilier ou le change.

À ces risques s’ajoute l’instabilité politique. Le retrait annoncé du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO pourrait priver ces pays d’un cadre régional de supervision anti-blanchiment. Le GIABA indique avoir entamé un dialogue avec ces États pour explorer la possibilité d’une adhésion autonome, mais l’incertitude demeure.

Le cas togolais

Pays hôte de la rencontre, le Togo a mis en avant ses propres efforts. Ces dernières années, Lomé a renforcé son cadre juridique et institutionnel, réalisé une évaluation nationale des risques, adopté une stratégie nationale de LBC/FT assortie d’un plan d’action pluriannuel et soumis son dispositif à l’évaluation de ses pairs. Les recommandations issues de cet exercice sont en cours de mise en œuvre, notamment le renforcement des capacités de la CENTIF et la conduite d’évaluations sectorielles spécifiques.

Pour M. Aquiteme, ces avancées traduisent la volonté politique des autorités togolaises, mais elles soulignent aussi le besoin d’une coopération régionale renforcée : « La lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme exige, au-delà des lois, un engagement fort et visible des plus hautes autorités », a-t-il affirmé.

Un séminaire attendu

Au-delà des déclarations, les participants du CAF devront se prononcer sur des engagements concrets. Il est attendu qu’ils reconnaissent le rôle central du GIABA dans la sécurité financière régionale et qu’ils soutiennent durablement ses allocations budgétaires. Les thèmes de travail porteront aussi sur la compréhension de l’environnement des menaces, l’adaptation aux nouvelles technologies financières et la mobilisation collective pour améliorer la conformité.

Une dynamique collective

L’ouverture de ce séminaire marque une étape importante pour la CEDEAO. Face à des menaces transnationales toujours plus sophistiquées, la lutte contre la criminalité financière ne peut se limiter aux frontières nationales. Elle exige une approche collective, des moyens renforcés et une volonté politique partagée. À Lomé, les regards se tournent désormais vers les conclusions attendues le 16 septembre, qui diront si la Communauté est prête à accorder au GIABA les moyens financiers de son ambition.

Fiacre E. Kakpo

Le programme panafricain FEMMPACT lance sa deuxième édition au Togo, au Bénin et en Mauritanie, avec l’ambition de transformer les idées de femmes entrepreneures en projets viables et compétitifs. Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité d’une première phase réussie en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

Au Togo, l’initiative repose sur un réseau d’incubateurs locaux comprenant KREACITY-LBS, INNOV’UP et NUNYA LAB. Porté par le Royaume du Maroc et le gouvernement fédéral allemand, à travers la GIZ et l’AMCI, le programme cible les femmes de 18 à 45 ans, actives dans l’agro-industrie, la tech ou l’artisanat.

Les participantes bénéficieront d’un accompagnement sur mesure : coaching personnalisé, ateliers spécialisés, accès à des réseaux panafricains et mise en relation avec des investisseurs. L’objectif est de combler les écarts persistants en matière d’accès au financement et aux marchés, obstacles récurrents pour les entrepreneures ouest-africaines.

En intégrant formation, mentorat et réseautage international, FEMMPACT veut accélérer l’autonomisation économique des femmes et stimuler l’innovation dans des secteurs stratégiques.

Pour le Togo, où les femmes représentent une part importante du tissu entrepreneurial mais restent limitées par des contraintes structurelles, ce programme se veut une nouvelle opportunité de renforcer la compétitivité nationale, et de soutenir une croissance plus inclusive.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 25 septembre 2025.

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Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le secteur de la santé s’est enrichi la semaine dernière avec l’inauguration, le 12 septembre 2025, d’un pôle Mère-Enfant au sein de l’hôpital Ordre de Malte d’Elavagnon, dans la région des Plateaux.

Présidée par le ministre de la Santé, le professeur Tchin Darré, représentant le président du Conseil, la cérémonie a réuni plusieurs autorités locales et nationales. On a compté également la présence de l’ambassadeur de France, Augustin Favereau, et de Cédric Chalret du Rieu, président de l’Association de l’Ordre de Malte France, qui appuie le projet. 

L’infrastructure, équipée de matériels modernes, vient renforcer les services de maternité, de pédiatrie et de néonatalogie, avec pour objectif de réduire la mortalité maternelle et infantile.

Cette nouvelle infrastructure intervient dans un contexte marqué par des besoins considérables. En 2024, l’hôpital a enregistré près de 2000 accouchements, dont plus de 500 césariennes. Depuis janvier 2025, 402 césariennes ont déjà été pratiquées. Le nouveau pôle vise ainsi à améliorer la prise en charge de cette demande croissante, tout en offrant un cadre sécurisé aux mères et aux nouveau-nés.

Selon le ministre de tutelle, cette réalisation illustre la priorité donnée par le gouvernement à la santé maternelle et infantile, en ligne avec la feuille de route nationale. Elle s’ajoute aux efforts engagés pour moderniser le système hospitalier et renforcer la qualité des soins de proximité.

Au-delà de son rôle régional, l’inauguration pose également la question de l’extension de ce type d’investissement à l’échelle nationale, afin de garantir un accès universel aux soins de santé de base. Pour les autorités, le pôle d’Elavagnon doit servir de modèle dans la stratégie de consolidation du système sanitaire togolais.

En prélude à la 30ᵉ Conférence des Parties sur le climat (COP30), prévue du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, au Brésil, le Togo a entamé sa préparation. Du 8 au 12 septembre dernier, le ministre chargé de l’Environnement, Foli-Bazi Katari, a tenu une série de rencontres avec plusieurs partenaires afin de mobiliser leur accompagnement.

Six institutions internationales participent à ce processus : la FAO, l’OIM, l’UNICEF, l’OMS, le Programme alimentaire mondial (PAM) ainsi que l’ambassade d’Allemagne. Les échanges ont porté sur les propositions que le Togo envisage de soumettre à la COP30 et sur les stratégies de négociation pour en tirer le meilleur profit en matière de protection de l’environnement.

« On ne doit pas aller à la COP, encore moins en revenir, les mains vides », a insisté le ministre.

Les suggestions recueillies feront l’objet d’un examen par un comité interministériel, chargé d’élaborer un document-cadre regroupant les priorités que le Togo défendra au Brésil. Ce document sera ensuite soumis à une nouvelle rencontre avec les partenaires, en vue de sa validation.

Esaïe Edoh

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Au Togo, un peu plus de 3 millions d’élèves des établissements publics, privés et confessionnels ont repris le chemin de l’école ce lundi 15 septembre 2025. Cette rentrée, marquée par la fin de plus de deux mois de vacances, s’accompagne d’un ensemble de réformes destinées à redynamiser le secteur éducatif.

Parmi les nouveautés, figure l’extension de l’enseignement de l’anglais aux classes de CM1 et CM2, avec une généralisation prévue à l’ensemble du préscolaire et du primaire dès la rentrée 2025-2026. L’objectif, selon les autorités, est de mieux préparer les apprenants à un environnement mondialisé où la maîtrise des langues étrangères, notamment l’anglais, constitue un atout.

Autre innovation, les classes de CM1 et CM2 seront désormais encadrées par deux enseignants spécialisés : l’un en lettres et l’autre en sciences. Cette réforme vise à renforcer les acquis et à réduire les taux de redoublement, encore élevés au passage en 6ᵉ, particulièrement dans certaines régions.

Dans la même dynamique, le gouvernement annonce le recrutement de 5000 nouveaux enseignants, la mobilisation d’un millier de volontaires, ainsi que la construction et la réhabilitation de 7000 salles de classe à travers le pays. Quinze nouveaux jardins d’enfants publics seront également ouverts pour renforcer l’offre en préscolaire.

Sur le plan sécuritaire, une opération spéciale baptisée « Rentrée Sûre 2025 » est déployée par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Elle vise à garantir une rentrée paisible en réduisant les risques liés à la sécurité routière, à la petite délinquance et aux perturbations autour des établissements scolaires.

Enfin, plusieurs mesures sociales sont reconduites. Elles concernent notamment la prise en charge sanitaire via le programme School AMU, la gratuité des frais de scolarité et la poursuite des cantines scolaires dans certaines localités.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le nouvel ambassadeur de l’Inde, Shri Sayed Razi Haider Fahmi annonce une dynamique de renforcement des relations économiques entre Lomé et New Delhi. La question était au cœur d’une rencontre entre le diplomate indien et le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé le jeudi 11 septembre 2025 à Lomé.

Le renforcement des relations sera essentiellement axé sur la coopération économique, commerciale et en matière de formation entre Lomé et New Delhi.

« Nous avons discuté du partenariat dans plusieurs domaines notamment politique, économique, de l’exportation et du commerce, de renforcement des capacités, et de la façon dont l’Inde et Togo peuvent travailler ensemble au profit des peuples togolais et indien », a précisé le diplomate indien.

Un forum économique Inde-Togo est d’ailleurs attendu en octobre prochain à Lomé. L’événement vise à rapprocher les acteurs privés des deux pays et à stimuler les investissements dans plusieurs secteurs clés, dont l’agriculture et la mécanisation.

Notons que l’Inde est aujourd’hui l’un des principaux partenaires commerciaux du Togo. Le pays figure régulièrement dans le top 3 des clients de Lomé et occupe la 2ᵉ place au deuxième trimestre de l’année en cours.

Esaïe Edoh

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La filiale togolaise de NSIA Assurance a procédé, le jeudi 11 septembre 2025, au lancement officiel de “FAFA”, un nouveau produit de micro-assurance solidaire destiné aux acteurs du secteur informel. L’initiative bénéficie de l’appui de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).

Conçu pour protéger les populations les plus vulnérables, notamment les femmes entrepreneures, “FAFA” vise à rendre l’assurance accessible aux personnes à faibles revenus, souvent exclues des couvertures classiques. Le produit propose des garanties essentielles, telles que la prise en charge en cas d’hospitalisation, d’accident, de décès, ainsi qu’une indemnité journalière en cas d’immobilisation prolongée.

Dans le cadre de ce partenariat, la BOAD prend en charge 50 % du coût des 500 premières souscriptionsapprend-on.

À la différence des assurances traditionnelles jugées onéreuses, la micro-assurance se caractérise par des primes réduites, adaptées aux revenus irréguliers des travailleurs informels. Elle constitue également un levier d’inclusion financière. En effet, les assurés pourraient bénéficier plus facilement de microcrédits, le risque de non-remboursement étant limité.

Perçue comme une innovation dans le paysage assurantiel togolais, “FAFA” se positionne à la fois comme un outil de sécurité économique, un vecteur d’inclusion financière et un moteur de développement local.

Esaïe Edoh

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