Togo First

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Le Togo célèbre ce vendredi 27 juin, la Journée internationale des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME), autour d’un thème central : « Crédit-bail et financement durable, un levier pour accélérer la formalisation et le financement des TPME ».

À travers cette célébration, les autorités togolaises entendent réaffirmer l’importance du tissu entrepreneurial local dans la dynamique de transformation structurelle.
« Les TPME contribuent à plus de 80 % du secteur privé mondial et pourvoient deux tiers des emplois », a rappelé Kayi Mivedor, ministre du Commerce, soulignant l’enjeu de leur accompagnement dans un contexte de croissance inclusive.

Le Crédit-bail en perspective

L’accent est mis cette année sur le crédit-bail, considéré comme une solution innovante pour lever les barrières classiques à l’accès au financement. Ce mécanisme permet aux TPME d’obtenir des équipements ou machines sans immobiliser un capital de départ conséquent, tout en contournant l’obstacle des garanties souvent exigées par les institutions bancaires.

« Le crédit-bail représente une solution innovante et adaptée aux défis d’accès au financement des TPME, tout en levant les contraintes liées aux garanties. Il permet aux TPME d'accéder à des équipements ou des machines-outils nécessaires à leur activité sans mobiliser un capital initial important. Le crédit-bail se révèle alors être un levier stratégique pour nos TPME pour s'équiper, renouveler l'outil de production et améliorer ainsi leur productivité », souligne la ministre en charge du Commerce.

Dans un environnement où le financement des TPME reste un défi structurel, l’appel est lancé aux banques, sociétés de crédit-bail et partenaires techniques et financiers pour co-construire un écosystème favorable. À terme, il s’agit de renforcer la formalisation, la compétitivité et la durabilité de ces entreprises qui structurent la base productive nationale.

Un secteur en progression

Notons que le secteur est en pleine croissance au Togo depuis 2019. Ainsi, les financements par affacturage ont enregistré une progression soutenue, avec un encours qui a atteint 19 milliards FCFA à fin mars 2023, soit près du triple des 7 milliards enregistrés un an plus tôt, traduisant une évolution annuelle de 171 %.

Les concours par crédit-bail ont également connu une croissance significative, atteignant 23 milliards FCFA à la fin du premier trimestre 2023. À titre de comparaison, l’encours du financement par affacturage est passé de 2 milliards FCFA en juin 2021 à 9 milliards à fin juin 2022, soit une progression de 350 % en glissement annuel. Pour le crédit-bail seul, la hausse était de 16 % en glissement annuel, pour un encours de 14 milliards FCFA à fin juin 2022.

Huit figures togolaises du monde des affaires ont été mises à l’honneur la semaine dernière (21 juin) à Casablanca, lors du CISA Event 2025, organisé par le Comité International de la Solidarité Africaine (CISA).Parmi les lauréats togolais, on retrouve des profils diversifiés ; dont Morou Aminou Yara (Nagode Transfert), Émile Méto (Groupe EVAME SA), Yawovi Elom Bossoh (I2BTP), Yombo Odanou (CECA), Zoukeleni Nassiki (PAID-Togo), et Folly Démanya Ayivi (La Semeuse).

Tous ont été décorés du Prix CISA du Leadership et de l’Engagement Africain, et élevés au rang de Docteur Honoris Causa, dans le cadre d’un événement organisé en partenariat avec l’université américaine Austin Peay State University.

Cette reconnaissance internationale veut célébrer l’impact économique et social de ces leaders, mais également leurs trajectoires bâties notamment sur l’innovation, la création d’emplois et la promotion de l’inclusion sociale.
C’était également une opportunité de réseautage pour acteurs du secteur privé, autour d’une activité où 18 leaders au total ont été distingués.

« Il ne s’agit pas seulement de récompenser, mais de connecter des talents capables de transformer l’Afrique », a du reste rappelé Richard-Gabin Gbede, président du CISA.
De même, selon Dr José Kwassi Syménouh, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-TOGO), cette distinction est un signal fort.
« Lorsque nos entrepreneurs excellent, ils doivent être visibles et reconnus. C’est aussi une façon d’encourager l’ensemble de l’écosystème privé togolais », a-t-il indiqué. 

Au Togo, les travaux de réhabilitation du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Kara se poursuivent, avec plusieurs chantiers en cours d’exécution. En fin de semaine dernière, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Tchin Darré, a effectué une visite sur le site pour évaluer l’état d’avancement des différents projets.

Le projet mené par Ellipse Projects, lancé en avril 2024 pour une durée de 36 mois, affiche un taux d’exécution de 35 % au 20 juin 2025. Financé dans le cadre d’un partenariat public-privé, il comprend la construction d’un nouveau plateau technique et d’une maternité selon un procédé de construction modulaire, ainsi que la réhabilitation des infrastructures existantes (bâtiments, voiries, réseaux d’eau et d’électricité).

Par ailleurs, les travaux de construction du service d’hémodialyse du CHU Kara, financés à hauteur de 300 millions FCFA par le PNUD, ECOBANK et l’État togolais, ont démarré. Ce projet, prévu pour s’étendre de septembre 2024 à février 2026 (18 mois), affiche un taux d’exécution de 15 %. Il porte sur la réalisation d’un bâtiment devant abriter notamment une salle de dialyse de 10 lits, une salle de traitement d’eau, un local technique, un magasin, une salle de consultation, une salle de pose de cathéter, un vestiaire pour patients, une salle d’attente, trois sanitaires, un secrétariat, cinq bureaux avec toilettes intégrées, une salle de réunion et trois salles de dialyse de deux lits chacune.

Enfin, les travaux de rénovation de la maternité et des blocs opératoires gynécologiques, financés par la coopération allemande à travers la KfW, sont réalisés à 80 %.

Toutefois, le niveau global d’avancement reste en deçà des attentes. Le ministre a invité les entreprises chargées de l’exécution à accélérer la cadence afin de garantir une mise en service rapide des nouvelles infrastructures, pour une amélioration tangible de la qualité des soins dans la région.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI-Togo) vient de dévoiler « Entrepreneurs Mag », son nouveau magazine destiné à valoriser le tissu entrepreneurial togolais.

Le projet a été présenté jeudi 26 juin 2025 à la presse et aux partenaires économiques.

Selon Dr José Kwassi Symenouh, président de la CCI-Togo, le magazine entend « tisser un lien direct entre l’action institutionnelle et les réalités du terrain ». Il vise notamment à mettre en lumière les réformes en cours, les opportunités d’investissement et les success stories locales. L’initiative s’inscrit dans la continuité des précédentes publications de l’institution, comme L’Entrepreneur ou Le Messager du Secteur Privé.

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Au sommaire du premier numéro : un zoom sur la Plateforme Industrielle d’Adétikopé, un focus sur le programme PAVRIT, une analyse des dix mois d’activités de la CCI-Togo, ainsi qu’une présentation du projet PRODIGIT.

Ce magazine « n’est donc pas un simple support de communication. C’est un outil stratégique, pensé non seulement comme un pont entre les institutions, les entreprises et l’opinion publique, mais aussi comme une source d’inspiration pour la jeunesse, les femmes entrepreneures, les start-ups, et tous ceux qui font vivre notre économie au quotidien », ajoute Dr José Kwassi Symenouh.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, un nouveau projet destiné à améliorer l'accès aux services sociaux de base a été lancé le mardi 24 juin 2025, dans la région des Savanes. Dénommée : « Améliorer l’accès équitable et durable à un ensemble intégré de services essentiels pour les enfants du nord du Togo au moyen d’une approche de cohésion », l’initiative est dotée d’un financement global de 8,3 milliards FCFA.

Le programme vise à renforcer l’offre en éducation, santé, eau, assainissement, hygiène et protection sociale, au profit des enfants, y compris ceux déplacés et issus des communautés d’accueil, dans les zones affectées par la crise sécuritaire liée au débordement du conflit sahélien.

Financé principalement par l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) à hauteur de 7,8 milliards FCFA, le projet bénéficie également de contributions de l’UNICEF (485,48 millions FCFA) et du Programme alimentaire mondial (PAM), à hauteur de 59,87 millions FCFA. Sa mise en œuvre est prévue sur la période 2025-2029.

Structuré en trois composantes, le projet entend améliorer les systèmes de santé, d’éducation et d’assainissement pour trois groupes d’âge : les enfants de 0 à 5 ans, de 6 à 12 ans et les adolescents de 13 à 18 ans. L’objectif est de garantir un accès intégré et équitable aux services essentiels dès la petite enfance jusqu’à l’adolescence.

Par ailleurs, l’initiative ambitionne de renforcer la qualité de la dépense publique dans les secteurs sociaux, à travers une allocation plus efficiente des ressources vers des actions à fort impact, et une rationalisation des coûts de fonctionnement.

« La Corée est prête à accompagner ce projet dans la partie septentrionale du Togo et sa mise en œuvre doit être immédiate », a déclaré Dong Hyun Lee, directeur pays de KOICA. De son côté, Edjéou Essohanam, directeur de cabinet du ministre de la Planification du développement et de la coopération, a souhaité que les financements soient prioritairement orientés vers les zones les plus vulnérables.

Ce nouveau projet s’inscrit dans la continuité des actions engagées depuis 2021 par les partenaires techniques et financiers en soutien aux populations du nord Togo, dans un contexte de crise sécuritaire persistante.

Esaïe Edoh

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A Lomé, les acteurs de la santé s’outillent à la radiologie interventionnelle. Du lundi 23 au vendredi 27 juin, cette semaine, une formation intensive mobilise médecins et étudiants autour de cette discipline à fort potentiel économique et sanitaire.
Cette technique mini-invasive, qui permet d’intervenir sur les organes sans ouvrir le corps, se distingue notamment par sa capacité à réduire les coûts opératoires, les durées d’hospitalisation et les risques post-opératoires.

Des actes comme l’embolisation des fibromes utérins ou le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate ont du reste été réalisés au CHU Sylvanus Olympio et à Dogta Lafia.
Au-delà des considérations médicales, cette initiative traduit une volonté forte de moderniser le système de santé togolais en favorisant la montée en compétences locales et la maîtrise de technologies à fort rendement. Les travaux sont le fruit d’un partenariat entre le groupe français Fairembo, la Strim et l’Université de Lomé.
Pour le Dr Augustin Agoda-Koussema, président de la Strim, il s’agit d’un “tournant” qui pourrait déboucher sur la création d’un Diplôme interuniversitaire (DIU).

Au Togo, une campagne nationale de vaccination des animaux a été officiellement lancée ce jeudi 26 juin 2025 à Sokodé et devrait couvrir l’ensemble du territoire. L’opération, menée en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), vise à renforcer la prévention des maladies animales, en particulier les zoonoses.

L’initiative cible plusieurs espèces animales à travers une série d’interventions sanitaires. Selon les autorités, la vaccination des chiens, chats et singes contre la rage est entièrement gratuite. Concernant les bovins, le vaccin contre le charbon bactéridien est facturé à 100 FCFA, avec une subvention étatique de 75 %, tandis que celui contre la péripneumonie contagieuse bovine est fixé à 300 FCFA, représentant une subvention de 25 %.

Les petits ruminants (moutons et chèvres) bénéficieront d’une vaccination contre la peste des petits ruminants au coût de 100 FCFA, soit une prise en charge partielle de 50 % par l’État.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie nationale visant à accroître la résilience du secteur de l’élevage, considéré comme un levier important pour la sécurité alimentaire, en particulier dans les zones rurales, indique-t-on.

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Au Togo, les recettes issues des amendes et pénalités ont drastiquement chuté au premier trimestre 2025. Selon les données officielles, l’État n’a recouvré que 110 millions FCFA sur une prévision annuelle de 1,3 milliard FCFA, soit un taux de réalisation de 8,73 %. Cette performance en net repli contraste quelque peu avec les 360 millions FCFA collectés sur la même période en 2024, traduisant une baisse annuelle de près de 70% (68,24 %).

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Dans le détail, le Commissariat des Impôts (CI) a collecté 45,26 % en moins d’amendes que précédemment, passant de 150 à 80 millions FCFA. Dans le même temps, les amendes et pénalités perçues par le Commissariat des Douanes et Droits Indirects (CDDI) ont chuté de plus de 85 %, s’établissant à 30 millions FCFA contre 210 millions l’an dernier.

L’un dans l’autre, ce fort recul des amendes et pénalités collectées par l'État togolais au premier trimestre 2025 pourrait interroger sur un éventuel assouplissement de la politique répressive fiscale. La contraction serait ainsi due à un recentrage sur la pédagogie plutôt que sur la sanction, ou encore à une volonté politique de soulager temporairement les contribuables dans un environnement socioéconomique tendu. À moins, à l'inverse, qu’elle ne révèle une baisse d’efficacité dans la détection et la poursuite des infractions fiscales, sur la période considérée. 

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les acteurs des finances publiques se forment cette semaine à l’évaluation des politiques publiques, dans le cadre d’une session de formation qui s’est ouverte le mercredi 25 juin 2025.
 Ces travaux viennent renforcer les capacités des cadres du ministère de l’Économie et des Finances, des ministères sectoriels et des organes de contrôle comme l’Inspection Générale des Finances, l’Inspection Générale d’État et la Cour des Comptes.

« Il s’agit de franchir un cap dans la gestion axée sur les résultats », a souligné Djimba Ibrahima, Inspecteur Général des Finances. La session permet notamment de diagnostiquer les pratiques existantes, de combler les lacunes et de bâtir une culture de l’évaluation au sein de l’administration.

L’initiative, soutenue techniquement par le Fonds monétaire international (FMI) et financièrement par l’Union européenne, s’inscrit dans la continuité de la transition du Togo vers le budget-programme, amorcée en 2021. Objectif : doter les institutions clés de méthodes d’évaluation robustes pour mesurer la performance des programmes budgétaires et optimiser l’allocation des ressources publiques.

Pour la directrice de cabinet du ministère, Mme Akou Mawussé Adetou Afidenyigba, cet atelier témoigne de l’engagement du gouvernement, sous l’impulsion du Président du Conseil, à moderniser les finances publiques et renforcer la redevabilité.

Les travaux voient également la participation de représentants d’autres partenaires techniques et financiers, comme la BAD, la Banque mondiale, et la GIZ.

Cette semaine, des responsables communaux des régions des Plateaux et de la Maritime ont pris part, les lundi 23 et mardi 24 juin 2025 à Atakpamé, à un atelier sur la mobilisation des recettes locales et la gestion budgétaire participative.

Organisés par la Faîtière des communes du Togo, avec l’appui du programme ProDeG IV de la GIZ, les travaux avaient pour but de renforcer les capacités des élus locaux dans la structuration de leurs finances publiques.

Alors que les collectivités locales dépendent encore fortement des transferts étatiques, la recherche de ressources propres devient un enjeu fondamental pour consolider la décentralisation et améliorer l’offre de services publics.

« Les défis sont réels, mais les solutions existent », a déclaré Agbaglo Adjo, maire de Zio 2, en invitant les participants à harmoniser les pratiques.

Pour Sangbana Ba Nabin Mocktar, chef de composante à la GIZ, cette initiative permettra « d’optimiser les cadres budgétaires locaux et de renforcer la planification participative ».

Rappelons que pour cette année, l'État prévoit une enveloppe de 10 milliards FCFA pour appuyer les communes, dans le cadre de son FCFA pour le Fonds d’appui aux collectivités territoriales en 2025. 

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