L’Université de Lomé (UL) élargit son offre académique en intégrant la formation aux métiers de l’aéronautique. L’établissement public a signé dans cette dynamique le jeudi 3 juin 2025, un accord de partenariat avec l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC-Togo).
Le protocole d’accord a été paraphé par Adama Mawulé Kpodar, président de l’UL, et Ahabou Idrissou, directeur général de l’ANAC-Togo. Il prévoit la formation de profils qualifiés à l’université, avec à la clé des stages et des opportunités d’emploi au sein de l’agence, en fonction des besoins identifiés.
« Cet accord permettra la mise en place de certifications de courte durée, allant de trois à six mois, dans le domaine de l’aéronautique », a précisé le président de l’Université de Lomé. Ces formations seront ciblées pour répondre de manière agile aux besoins du marché et doter le pays d’une main-d’œuvre qualifiée, compétente et opérationnelle.
De son côté, le directeur général de l’ANAC-Togo a souligné que ce partenariat visait à créer un environnement propice à une aviation civile compétitive, durable et conforme aux standards internationaux.
Notons que l’initiative s’inscrit dans la dynamique de la Feuille de route gouvernementale, qui ambitionne de positionner le Togo comme un acteur crédible et performant dans l’aéronautique à l’échelle régionale.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le ministère chargé de la Santé recrute 220 personnels de santé par voie contractuelle, dans le but de renforcer les soins de santé néonatale. Il vient de lancer à cet effet un appel à candidatures pour le recrutement de médecins gynécologues-obstétriciens, de sages-femmes d’État, d’infirmiers diplômés d’État et d’ingénieurs des travaux biologiques.
En tout, 220 agents sont recherchés, dont 5 médecins gynécologues-obstétriciens, 5 ingénieurs des travaux biologiques, 122 sages-femmes d’État et 88 infirmiers d’État.
Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre du projet Accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive (AUSSSR), visant à renforcer les capacités humaines dans les structures de santé maternelle et infantile.
Il s’agit notamment de combler les déficits de personnel qualifié, en particulier dans les zones les plus vulnérables.
Le dépôt des candidatures, ouvert jusqu’au 31 juillet, s’effectue à la Direction des ressources humaines du ministère.
Consulter ici l’appel complet
Au Togo, les autorités renforcent la prévention contre la corruption en l’intégrant dans le système éducatif, à travers le projet intitulé : « Intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement et de formation au Togo ». Ledit projet a été lancé officiellement jeudi 3 juillet 2025 à Lomé par le ministre de l’Enseignement technique, Isaac Tchiakpé.
Portée par la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), l’initiative vise à diffuser, dès l’école, les valeurs d’éthique, de probité, d’intégrité et de responsabilité. Objectif : prévenir et combattre les pratiques corruptives à tous les niveaux de la société.
D’un coût global de 650 millions FCFA, le projet s’étend sur trois ans. Il prévoit notamment l’analyse des curricula existants, l’élaboration d’une matrice des compétences attendues par niveau d’enseignement, la définition de modules pour l’enseignement supérieur ainsi que les écoles de formation des agents publics et du secteur privé. Des supports pédagogiques adaptés seront également développés en vue d’une intégration progressive de ces contenus dans les programmes officiels.
Selon le ministre Tchiakpé, la corruption constitue l’une des menaces majeures au développement du pays, affectant durablement l’économie, la gouvernance et la justice sociale. « La lutte contre ce phénomène complexe requiert des approches multiples, dont l’éducation, qui joue un rôle fondamental dans la construction d’une conscience citoyenne et éthique », a-t-il indiqué.
De son côté, le président de la HAPLUCIA, Aba Kimelabalou, a défendu une approche préventive : « Il vaut mieux prévenir que guérir. En instillant les valeurs de probité dès l’enfance, nous œuvrons à construire une société qui rejette la corruption comme une aberration morale ».
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, en cohérence avec les engagements internationaux du Togo en matière de bonne gouvernance.
Esaïe Edoh
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La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) va injecter 50 millions d’euros dans la construction et l’équipement de six centres d’enseignement technique et de formation professionnelle (ETFP) au Togo. Le projet, approuvé lors de la 92ᵉ session du conseil d’administration de l’institution, tenue le 30 juin 2025, sera mis en œuvre par le groupe Planet One.
L’initiative vise à former environ 3480 jeunes par an dans des filières techniques comme l’électricité, la mécanique, le BTP, l’agroalimentaire ou encore les métiers du numérique. L’objectif est de doter la jeunesse togolaise de compétences recherchées sur le marché de l’emploi à la fois local et régional.
Pour les autorités togolaises, il s’agit d’un nouveau pas dans la mise en œuvre de leur feuille de route 2025, qui accorde une place centrale à la formation professionnelle. Alors que de nombreux jeunes peinent à s’insérer durablement sur le marché du travail, ce projet est vu comme un levier clé pour renforcer la compétitivité et réduire le chômage.
La BIDC, bras financier de la CEDEAO, entend, à travers ce financement, soutenir la croissance économique inclusive dans la sous-région. L’investissement au Togo fait partie d’un portefeuille plus large de projets approuvés pour un total de 174 millions d’euros et 125 millions de dollars. Ces projets couvrent plusieurs secteurs jugés prioritaires, dont l’énergie, l’éducation et l’industrie.
Planet One, chargé de la réalisation du projet au Togo, est un acteur privé spécialisé dans les solutions éducatives et la gestion d’infrastructures de formation sur le continent. Le groupe, basé à Dubaï, revendique avoir déjà modernisé 48 centres de formation professionnelle (TVET) au Ghana, malgré les contraintes logistiques liées à la période Covid. Il affirme également avoir lancé la première phase d’un programme similaire au Sénégal, portant sur 15 centres de formation, et indique collaborer avec les gouvernements de Sierra Leone et de Guinée. Par ailleurs, Planet One développe des centres d’excellence en partenariat avec l’Université de Stirling (Émirats arabes unis) et la Scottish Qualification Authority, dans le but d’aligner ses formations sur les standards internationaux.
Le projet togolais prévoit non seulement la construction des centres, mais aussi leur équipement avec du matériel moderne, conforme aux normes internationales.
Au total, selon son site officiel, l’entreprise devrait construire ou moderniser 28 centres de formation professionnelle au Togo — soit 16 centres ultramodernes à créer et 12 existants à réhabiliter. En parallèle, Planet One prévoit le développement de 21 écoles STEM à travers le pays.
Aucune date de démarrage des travaux n’a encore été annoncée, mais les autorités espèrent que les centres seront opérationnels dans les deux prochaines années. Ce projet pourrait devenir une référence dans la région si les résultats attendus sont atteints.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, quarante-deux jeunes issus des filières agro-pastorales de la région des Savanes ont bénéficié d’un appui de la CEDEAO pour la mise en œuvre de leurs projets économiques. Ce soutien s’inscrit dans le cadre du programme intitulé « Renforcement de la résilience et développement socio-économique des ménages vulnérables (y compris les rapatriés) dans les régions nord Togo » leur a été apporté le mardi 1er juillet à Barkoissi, dans la commune Oti 2.
Chaque jeune a reçu une subvention de 500 000 FCFA, financée par le Fonds régional pour la stabilisation et le développement dans les régions fragiles (FRSD) au sein des États membres de la CEDEAO. Ce financement vise à renforcer leurs activités dans les domaines de l’élevage de volailles, de petits ruminants, ainsi que dans la production de riz, notamment à travers la diversification des variétés cultivées.
Les bénéficiaires de cet appui ont suivi, au préalable, un cursus de formation de trois ans à l’Institut de formation en alternance pour le développement (IFAD) de Barkoissi. Selon les initiateurs, les compétences acquises leur permettront de conduire efficacement leurs projets, de façon durable et structurée.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts conjoints des organisations et institutions internationales aux côtés de l’État togolais, en vue d’améliorer les conditions de vie et la sécurité alimentaire des populations dans la région des Savanes, confrontée à des défis sécuritaires liés aux menaces terroristes.
Esaïe Edoh
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L’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE) de Lomé vient d’être doté de nouveaux équipements de sécurité. Le lot de matériels, offert par l’ambassade des États-Unis, a été officiellement remis le mardi 1er juillet 2025 à l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC).
Composé de quatre détecteurs de traces d’explosifs, de quatre scanners corporels à technologie d’imagerie avancée, ainsi que de plusieurs accessoires complémentaires, ce matériel est fourni par la Transportation Security Administration (TSA), une agence relevant du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis.
L’appui vise à renforcer les capacités de détection et de prévention des menaces sur la plateforme aéroportuaire. « Cette remise illustre notre engagement commun pour une sécurité partagée et efficace dans le domaine de l’aviation civile », a indiqué Michael DeTar, chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis au Togo.
— U.S. Embassy Togo (@USEmbassyLome) July 2, 2025
Grâce à cet appui technique, l’ANAC entend relever les défis sécuritaires actuels tout en assurant une meilleure protection des passagers et du personnel aérien, ceci en ligne avec l’ambition des autorités togolaises de faire de l’AIGE un hub régional.
Il est à noter que cette remise intervient alors que la plateforme aéroportuaire de Lomé multiplie des initiatives pour renforcer sa sécurité. En effet, le 13 juin dernier, la Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) avait organisé un nouvel exercice de simulation d’urgence sécuritaire, baptisé “Exo Salle EPULO 2025”. L’opération, inscrite dans le cadre du plan d’urgence de l’aéroport, visait à tester les capacités de réaction, de coordination et de communication des acteurs concernés en cas de situation critique, notamment un crash d’avion.
Esaïe Edoh
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Ecobank met fin à son service de coffres-forts bancaires à compter du 1er août 2025. Une décision qui reflète une tendance globale du secteur, confronté à des contraintes économiques, réglementaires et à l’évolution des usages des clients.
À compter du 1er août 2025, Ecobank Togo n’offrira plus à ses clients la possibilité de louer de coffres-forts dans ses agences. Dans une note transmise à ses clients, la banque panafricaine les invite à retirer leurs effets personnels avant le 31 juillet, faute de quoi ceux-ci seront confiés à un cabinet mandaté.
L’arrêt de ce service, encore marginalement utilisé par une frange de la clientèle aisée et patrimoniale, s’inscrit dans une tendance globale de retrait de ce segment d’activité, considéré comme peu rentable, risqué juridiquement et de moins en moins en phase avec les usages.
Un service jugé coûteux et marginal
Le stockage de biens physiques dans des compartiments sécurisés, autrefois considéré comme un pilier des services bancaires aux particuliers, est progressivement abandonné par les établissements financiers. En cause : une rentabilité très faible du service, combinée à des coûts d’exploitation fixes élevés, qu’il s’agisse des dispositifs de sécurité, de l’entretien des infrastructures ou du personnel mobilisé.
À cela s’ajoutent les risques juridiques et réglementaires, notamment en matière de responsabilité en cas de vol ou de sinistre, mais aussi de conformité dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux (LBC) et le financement du terrorisme (FT). Les coffres-forts bancaires peuvent en effet être utilisés à des fins opaques, ce qui accroît la pression réglementaire sur les banques.
Un retrait amorcé au niveau international
Ecobank rejoint ainsi un mouvement déjà bien entamé dans les marchés développés. Des banques comme JP Morgan Chase, Wells Fargo, HSBC, Barclays ou Capital One ont mis fin à la location de coffres-forts dans certaines agences. En Suisse, bien que les coffres-forts bancaires restent largement répandus – avec près de 350 000 compartiments recensés dans les grandes banques – la tendance est également à la sélectivité et au désengagement progressif, avec une montée en puissance d’acteurs privés spécialisés comme Swiss Gold Safe. En Europe centrale, plusieurs banques ferment progressivement leurs services de stockage sécurisé, préférant orienter leurs clients vers des prestataires externes. En Afrique du Sud, Absa a clos ce service en septembre 2024, tandis que FNB l’avait abandonné dès 2017, après une série d’incidents sécuritaires.
Selon une étude relayée par le Wall Street Journal, près de 20 % des banques américaines ont supprimé ce service au cours des six dernières années.
L’Afrique n’échappe pas à la transition
Le phénomène touche désormais le continent africain. Si certains établissements continuent de proposer des coffres-forts, ils sont de plus en plus concurrencés par des solutions privées, souvent plus technologiques, personnalisées et assurées. Des sociétés comme Knox, en Afrique du Sud, proposent des services haut de gamme, avec accès biométrique et couverture d’assurance sur mesure.
En parallèle, les ventes de coffres domestiques ont explosé dans plusieurs pays, notamment au Maroc, sur fond de crise de confiance et de thésaurisation post-Covid. Le mouvement est aussi favorisé par la digitalisation : les documents sensibles sont de plus en plus conservés dans des coffres numériques sécurisés.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, seulement 38 communes togolaises sur 117 entretiennent à ce jour, des liens de coopération décentralisée avec des partenaires en Afrique ou en Europe, ce qui représente environ le tiers de ces acteurs décentralisés.
C’est l’un des constats mis en lumière à la faveur de l’atelier national de validation de l’état des lieux de la coopération décentralisée, qui s’est ouvert hier mercredi 2 juillet à Témédja, dans la commune d’Amou 3. « 38 communes sur les 117 sont parvenues à tisser des coopérations avec des pays d’Afrique et d’Europe », a ainsi indiqué Ali Essossinam, directeur de la décentralisation et des collectivités locales, à l'ouverture de la rencontre.
Organisée par le ministère chargé de la Décentralisation, avec l’appui du Programme décentralisation et gouvernance locale (ProDeG IV), la rencontre vise à doter les collectivités locales d’un document de référence actualisé sur la coopération internationale au niveau communal.
Les travaux de deux jours, animés par le cabinet Synergie des consultants en management (SCM), réunissent maires, Secrétaires généraux, représentants de l’État et partenaires techniques. Il s’agit d’analyser les données transmises par les communes, d’identifier les pratiques prometteuses et de valider un cadre partagé pour améliorer l’ancrage international des territoires togolais.
Pour le directeur de la décentralisation, ce faible taux de coopération souligne l’urgence d’un accompagnement renforcé et d’une stratégie de partenariat plus ambitieuse.
Le gouverneur des Plateaux, Dadja Maganawè, a pour sa part, souligné que la coopération décentralisée demeurait un vecteur stratégique de développement local, en favorisant le renforcement des capacités, les transferts d’expérience et la réalisation de projets d’impact.
Le Togolais Farouk Mollah Banna devient le nouveau Représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, selon une annonce de l’institution de Bretton Woods.
Avec cette nomination, il prend la tête d’un portefeuille de 2,7 milliards $ (plus de 1600 milliards FCFA), couvrant des secteurs clés tels que l’agriculture, l’énergie, l’éducation, la transformation numérique et la protection sociale.
Le nouveau représentant dans ce pays d’Afrique centrale a occupé des postes dans plusieurs régions du monde (Asie, Moyen-Orient, Caraïbes et Afrique subsaharienne), avec un ancrage récent dans le Sahel central, où il servait comme Coordonnateur du programme Développement durable, basé à Bamako. Ce poste l’avait déjà amené à intervenir au Tchad, qu’il connaît donc bien.
Ingénieur de formation diplômé de l’Université de Lomé, et détenteur d’un diplôme supérieur de l’Université de Caroline du Nord (États-Unis), Farouk Mollah Banna possède une double nationalité (togolaise et américaine) et plus de 23 ans d’expérience professionnelle, dont plus d'une décennie au sein de la Banque mondiale.
Ayi Renaud Dossavi
Ecobank, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, s’allie à Google Cloud pour propulser sa transformation numérique et renforcer l’inclusion financière à l’échelle du continent. L'annonce fait suite à un partenariat officialisé le mercredi 2 juillet 2025, aux termes duquel Ecobank pourra intégrer les technologies avancées de Google Cloud (notamment Apigee pour la gestion d’API et BigQuery pour l’analyse de données). Cela devrait permettre de simplifier les transferts d’argent, d’améliorer l’accès aux paiements et de proposer des services financiers personnalisés à plus de 33 marchés africains.
Pour Ecobank, l’objectif in fine est de mieux soutenir les PME, faciliter l’accès au financement et proposer des outils bancaires intuitifs, accessibles même dans les zones à faible bancarisation.
Le PDG du groupe, Jeremy Awori, y voit « un saut décisif dans le parcours de transformation digitale » d’Ecobank.
Avec cette collaboration, les deux partenaires entendent co-développer des solutions sécurisées, évolutives et adaptées aux réalités africaines, dans un contexte où la demande en services financiers numériques ne cesse de croître.
Cela pourrait marquer un virage technologique majeur, fondé sur l’intelligence artificielle et la collecte intelligente de données, en vue de rapprocher davantage la banque de ses clients, tout en posant les bases d’un écosystème fintech plus intégré.
Ceci étant, des défis subsistent, notamment en matière de cybersécurité, d’infrastructures numériques et de sensibilisation dans les zones rurales.