Togo First

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Au Togo, la Confédération des Juniors Entreprises (CJET) bénéficiera désormais de l’accompagnement du Conseil national du Patronat du Togo (CNP-Togo), pour renforcer la structuration et la compétitivité des jeunes entreprises. Les deux organisations ont officialisé, le vendredi 26 septembre 2025 à Lomé, un partenariat de cinq ans renouvelable.

Signée par Coami Tamegnon, président du CNP-Togo, et Médissa Sama, présidente de la CJET, la convention vise à créer un pont entre les grandes entreprises établies et les jeunes entrepreneurs. Concrètement, le patronat s’engage à défendre les intérêts des jeunes entreprises auprès des décideurs publics et privés, faciliter leur accès aux marchés et aux grands groupes à travers le mentorat, le tutorat et les relations de sous-traitance. 

Le CNP travaillera également à mobiliser les partenaires techniques et financiers et à mettre en place un label de qualité commun CJET–CNP, destiné à accroître la visibilité des structures accompagnées.

Pour la CJET, ce partenariat constitue une opportunité majeure. « Les débuts sont toujours fragiles. Nos entreprises ont besoin d’être structurées, d’accéder aux financements et aux marchés, et d’être encadrées par des aînés expérimentés. Ce cadre nous permettra de gagner en crédibilité et de bénéficier d’un accompagnement personnalisé », a déclaré Médissa Sama.

De son côté, le président du CNP-Togo a réaffirmé l’engagement du patronat à soutenir l’émergence d’un secteur privé inclusif. « L’avenir économique de notre pays repose sur la vitalité de sa jeunesse, sa capacité à innover, entreprendre et créer des emplois durables. Cette convention établit un cadre solide pour structurer l’accompagnement, améliorer la compétitivité et renforcer l’accès aux marchés et aux financements », a indiqué Coami Sédolo Tamegnon.

Notons que la CJET a déjà signé des conventions similaires avec la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) et l’Union des chambres régionales de métiers (UCRM), dans le cadre de son plan de soutien aux jeunes entreprises et coopératives.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la campagne 2024-2025 de commercialisation du café et du cacao s’est soldée par une nouvelle hausse des volumes, comparativement à la campagne précédente. Le bilan a été présenté par le Comité de coordination de la filière café-cacao (CCFCC), lors du lancement de l’opération de vente 2025-2026, en fin de semaine dernière à Kpalimé.

Au cours de la campagne 2023-2024, les exportations avaient atteint 2618 tonnes pour le café et 11182 tonnes pour le cacao. En 2024-2025, elles se sont nettement accrues, avec 4400 tonnes de café et 24 000 tonnes de cacao exportées, soit une progression d’environ 50 % dans les deux filières.

Cette dynamique est portée par l’engagement des acteurs à rendre les filières plus performantes, compétitives et créatrices de richesses à l’horizon 2030. La mise en oeuvre des Plans de développement des filières café-cacao (PDCC), adoptés il y a un an, mettant l’accent sur l’amélioration durable de la productivité et de la qualité, le développement de la transformation et le renforcement de la commercialisation intérieure et extérieure, a été aussi capital dans cette nouvelle hausse.

Sur la période, le CCFCC a par ailleurs signé des contrats de travail avec 11 contrôleurs de produits, portant leur effectif à 16 pour renforcer la couverture du terrain. Des actions de formation et de lutte contre la contrebande ont également été menées.

Pour mémoire, le volume de café commercialisé en 2021 avait chuté de plus de 23 %, avec 2000 tonnes exportées contre 2600 tonnes en 2020. Celui du cacao avait reculé de moitié, à 5400 tonnes en 2021, contre 10 600 tonnes en 2020. Depuis, les deux filières affichent une reprise continue.

Esaïe Edoh

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La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) procédera le 3 octobre 2025, à la première cotation de deux emprunts obligataires émis par le Trésor public togolais, a annoncé lundi la place financière régionale.

Les titres, dénommés « TPTG 6,45 % 2025-2030 » et « TPTG 6,60 % 2025-2032 », avaient été émis par appel public à l’épargne du 18 février au 14 mars 2025. L’opération a permis de mobiliser 102,77 milliards de francs CFA (156 millions d’euros).

Au total, 5,88 millions d’obligations à 6,45 % sur cinq ans et 4,39 millions d’obligations à 6,60 % sur sept ans ont été souscrites. Chaque titre, d’une valeur nominale de 10 000 FCFA, bénéficie d’une date de jouissance fixée au 6 mars 2025. La Société de Gestion et d’Intermédiation (SGI) Togo est responsable de l’introduction en bourse qui selon les informations, se fera selon la procédure ordinaire, avec un cours de référence fixé à 10 000 FCFA, identique au prix d’émission.

Pour l’État togolais, cette opération s’inscrit dans une stratégie de financement diversifiée visant à combiner adjudications régulières via UMOA-Titres où 350 milliards FCFA ont été mobilisés cette année et recours aux investisseurs à travers des placements obligataires de plus longue maturité. 

Le FMI estime que le déficit budgétaire du Togo s’est établi à 5,9 % du PIB en 2024, après 6,3 % en 2023, et devrait progressivement se réduire pour atteindre 3 % d’ici à 2026, conformément aux critères de convergence de l’UEMOA. La dette publique a, elle, atteint 72,1 % du PIB fin 2024 (4 272 milliards FCFA), contre 63,7 % un an plus tôt, reflet d’un recours accru au financement intérieur.

Côté activité, l’économie togolaise reste résiliente, indique-t-on, avec une croissance de 5,3 % en 2023 et 6,5 % en 2024, portée par les services et les investissements publics. L’inflation devrait reculer à 3 % en 2025, dans la cible fixée par la BCEAO.

La cotation effective de ces emprunts à la BRVM doit permettre une meilleure liquidité des titres et renforcer la confiance des investisseurs, dans un contexte où le pays multiplie les initiatives pour mobiliser l’épargne régionale au service de ses priorités budgétaires.

Fiacre E. Kakpo

Le Guide Pratique des Affaires au Togo, 6ème édition, a été présenté jeudi 25 septembre 2025, à la faveur de l’Afterwork d’Edem d’Almeida qui s’est tenu à l’hôtel Onomo, à Lomé. Un événement qui a réuni investisseurs, opérateurs économiques issus de divers secteurs d’activités, la crème du secteur financier, des entrepreneurs, sportifs de haut niveau et hommes de médias, autour du thème : financier 3.0 : du gardien des chiffres à l’architecte stratégique : dettes, financements alternatifs et innovation digitale pour créer de la valeur ».

Ce guide est un bréviaire d’informations consolidées utiles et pratiques, portant sur l’économie, la fiscalité, la finance et le droit, agrégées à partir de plusieurs sources, a indiqué Jean-Paul Agbo Ahouelete, directeur général de l’agence Focus Yakou qui a coédité le document avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI – T).

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Dans le détail, le document présente le Togo dans une rubrique dénommée Togo Express, son contexte économique, ses perspectives économiques et donne des informations sur ses indicateurs sociaux, le régime politique, le climat, la société. « On présente le pays dans lequel les gens veulent éventuellement investir ; les formes juridiques des sociétés en vigueur, SARL, SA etc…, comment on crée les sociétés, où aller, toutes les formalités à accomplir, le délai, etc… », ajoute le Top manager de Focus Yakou, qui évoque également la législation du travail (les types de contrat de travail, CDD, CDI, Intérim, etc), aborde la couverture sociale, les cotisations, l’AMU, la fiscalité (TVA, IS, etc), le contentieux, l’arbitrage, les questions de financement ainsi que les dispositifs d’accompagnement des entrepreneurs.

Le Guide qui se veut être un outil opérationnel, de l’avis de Jean-Paul, est préfacé par Dr José Simenouh, président de la CCI-Togo dans le cadre d’une collaboration entre Focus Yakou et l’institution que préside ce dernier.  

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Il ne s’agit en revanche pas d’« un document d’analyse prospective », tranche Jean – Paul Agbo -Ahouelete qui invite à se rapprocher de cabinets d’expertise pour des analyses plus détaillées. C’est davantage un recueil d’informations utiles et pratiques, préparé pour sa cible. Avec une touche d’innovation chaque année. L’édition 6 du Guide pratique des affaires, a ainsi prévu de nouvelles rubriques où on note qu’un focus est fait sur les activités règlementées au Togo.

Somme toute, déclare l’éminence grise de ce chef d’œuvre, ce sont des retours très positifs des investisseurs et opérateurs économiques qui sont enregistrés s’agissant du Guide pratique des affaires.

Il est à noter que l’Afterwork d’Edem d’Almeida a permis aux panélistes Bertrand Bodet, directeur de l’antenne nationale de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et Constant Djeket, DG de NSIA Assurance Togo, assistés en cela par les autres participants dont le ministre Edem Tengue, de revisiter la fonction de financier. Laquelle est appelée à se muer et à se réinventer dans un contexte de montée des innovations digitales et technologiques avec en toile de fond l’IA, et alors qu’autrefois non associé directement à la production, le financier crée aujourd’hui de la valeur, et est devenu un acteur de la stratégie.

S.A

 

Au Togo, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) mène, jusqu’au 15 octobre 2025, une campagne spéciale de mise à jour des informations et de production de cartes uniques d’assurance maladie universelle (AMU). 

L’opération cible les pensionnés et rentiers ayant travaillé dans la sous-région mais percevant régulièrement leurs droits via la CNSS-Togo.

Sont ainsi concernés, les anciens travailleurs du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger et du Sénégal, de même que leurs ayants droit (veuves, veufs et orphelins). 

Les bénéficiaires doivent à cet effet se présenter au siège de la CNSS, au service des Prestations extérieures ou dans les divisions régionales, munis des pièces justificatives requises (actes légalisés, carte nationale d’identité ou passeport, photo d’identité sur fond blanc).

Notons qu’une période de carence de trois mois est prévue entre octobre et décembre 2025 après cette campagne. Les prestations ne seront effectives qu’à partir du 1er janvier 2026.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le secteur des services occupe une place centrale dans l’économie nationale, avec une contribution croissante des exportations, représentant plus de la moitié des flux sortants. Selon une récente analyse de la CNUCED, cette dynamique est portée principalement par trois segments : le transport, les voyages et une large catégorie regroupée sous « autres services », qui inclut les télécommunications, le BTP, les assurances et certaines prestations publiques. Rappelons que le secteur tertiaire représente près de 60% de l’économie togolaise.

La prépondérance des Transports, une extension des activités portuaires

Le secteur du transport est un pilier central des exportations de services du pays, dominées par les activités du Port autonome de Lomé. Au cours des deux dernières décennies, il a représenté la part la plus importante, dans la continuité des ambitions du Togo d’être un hub logistique régional, pourvoyeur de produits d’importation pour les pays sahéliens de l’hinterland, et à l’intersection de plusieurs corridors commerciaux en Afrique de l’Ouest.

En expansion soutenue, le secteur des Transports est passé d’un revenu de 111,6 milliards FCFA (186 millions $) en 2005 à 268,8 milliards FCFA en 2023 (448 millions $).

La modeste contribution des Voyages et du Tourisme

À côté, les voyages constituent une part beaucoup plus modeste des services exportés par le Togo. Les recettes issues du tourisme et des déplacements d’affaires progressent lentement mais restent en retrait, malgré le potentiel balnéaire du pays et la montée en puissance des services hôteliers et de transport aérien.

Bien plus modeste, le secteur des voyages a plafonné autour de 18 à 24 milliards FCFA (30 à 40 millions $)  sur la période considérée. L’année 2012 constitue un pic, suivi d’un repli entre 2013 et 2016, avant une reprise nette à partir de 2020.

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Le poids des BTP et des Télécoms 

La catégorie des « autres services » connaît en revanche une progression régulière, surtout depuis 2020. Elle couvre des secteurs en forte expansion : la construction (infrastructures routières, échangeurs), les télécommunications (recettes liées aux prestations offertes aux non-résidents par les opérateurs mobiles), ainsi que les assurances et divers services administratifs. Cette croissance reflète les mutations de l’économie togolaise, de plus en plus tournée vers les services numériques et les projets d’infrastructures financés par des partenariats public-privé.

En 2023, les « autres services » représentaient des exportations de 146 millions $ (environ 87 milliards FCFA).

Globalement, les exportations de services du Togo ont progressé de façon régulière depuis 2005, malgré une baisse temporaire entre 2013 et 2016. La reprise après 2020, portée par le transport et les services numériques, illustre la résilience du pays face aux chocs externes, notamment la Covid-19 et ses effets économiques.

L’angle mort de l’informel

Cependant, une limite importante persiste dans l’évaluation de la place des services dans l’économie nationale : une part significative demeure informelle et échappe aux statistiques officielles. Qu’il s’agisse du petit commerce transfrontalier, des services de transport non déclarés ou des prestations numériques émergentes, cet angle mort empêche d’avoir une vue complète de la contribution réelle du secteur. Cela signifie que le poids des services dans l’économie togolaise, en dehors des activités liées au Port, est sans doute sous-estimé, et que leur intégration progressive dans le secteur formel reste un défi majeur pour les autorités.

Ayi Renaud Dossavi

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Après une année 2024 marquée par une perte de 13,9 milliards FCFA, Oragroup signe un retour spectaculaire dans le vert. Fin juin 2025, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé affichait un bénéfice net de 18,3 milliards FCFA, une première dans son histoire. Le résultat brut d’exploitation (le bénéfice dégagé de son activité principale avant impôts et frais financiers) atteint 26,2 milliards FCFA, soit plus du double du niveau enregistré un an plus tôt.

Selon les notes partagées avec le public, cette performance s’explique par trois facteurs : une progression notable des revenus, une maîtrise du coefficient d’exploitation et une réduction significative du coût du risque (les pertes subies à cause des crédits non remboursés), ramené à -3,7 milliards FCFA.

Le groupe indique avoir poursuivi l’assainissement de son portefeuille de crédits, tout en se montrant plus sélectif dans les prêts octroyés. De fait, sur la période, les dépôts dépassent désormais 3000 milliards FCFA, sur la base d’une clientèle renforcée.

« Les résultats enregistrés au premier semestre 2025 marquent un tournant pour Orabank. Le retour à une rentabilité solide traduit la pertinence des choix stratégiques opérés ces dernières années et la mobilisation de l’ensemble de nos équipes. », s'est réjoui Ferdinand Ngon-Kemoum, Directeur général d’Oragroup. De plus, « forts de cette dynamique, nous abordons le second semestre avec confiance, en poursuivant la mise en œuvre de notre plan de développement validé par le Conseil d’administration, qui vise à renforcer nos fondamentaux financiers, à diversifier nos sources de revenus et à accélérer la transformation digitale du Groupe. »

L’institution revendique aussi un engagement accru en faveur de projets à fort impact social et environnemental, dans le cadre de sa stratégie ESG.

Si ce retour en force marque une embellie après plusieurs mois de défis, certains choix stratégiques soulèvent des questions. Le retrait d’Orabank du mandat avec Fitch Ratings, au profit de Bloomfield et Moody’s, peut être interprété comme une volonté de réduire l’exposition à des standards internationaux plus exigeants, mais aussi comme un signal de prudence pour les investisseurs étrangers. Par ailleurs, si la croissance des dépôts est solide, le ralentissement de la flotte de crédits pourrait limiter le financement des PME dans l’espace d’activité d’Oragroup, des interventions pourtant essentielles pour l’économie réelle.

Enfin, on ne peut s’empêcher de relever que le passage d’une perte de 13,9 milliards FCFA à un bénéfice de 18,3 milliards FCFA en un an est spectaculaire, de quoi interroger sur la soutenabilité d’une telle performance et sur la part de résultats liés à des mesures exceptionnelles ponctuelles.

Le redressement d’Orabank apparaît donc incontestable et comme un signal fort, mais sa durabilité dépendra de sa capacité à conjuguer prudence financière, ouverture internationale et soutien au tissu productif.

Pour rappel, depuis son siège de Lomé, Oragroup est présent dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, dont le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Mauritanie, le Sénégal et le Tchad.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, où l’accès au financement demeure un défi majeur pour les Très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), le ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale encourage à recourir au crowdfunding. Lors d’une rencontre organisée le jeudi 25 septembre 2025 à Lomé, le ministère a présenté aux jeunes entreprises et startups les avantages de ce mécanisme de financement participatif à la faveur d’un panel de discussion autour du thème : « Levée de fonds par le crowdfunding : une solution alternative de financement pour les TPME/Startups ».

L’objectif était de sensibiliser les entrepreneurs aux principes et mécanismes du financement participatif, aux différents types de plateformes disponibles aux niveaux local, régional et international, ainsi qu’aux étapes clés pour lancer une campagne de levée de fonds en ligne.

Concrètement, le crowdfunding ou financement participatif, permet à un porteur de projet de collecter des ressources directement auprès du public via des plateformes numériques, sans recourir aux banques ou investisseurs traditionnels. Ce modèle apparaît désormais comme un moyen efficace de mobilisation de fonds pour les entreprises.

« Ce panel vise à permettre aux entreprises et startups d’apprendre comment lever des fonds à travers le financement participatif. Le ministère s’engage à accompagner les acteurs à bénéficier pleinement des opportunités offertes par le crowdfunding », a déclaré Mona Ayélé Ekué Amégnran, directrice de la Facilitation des conditions opérationnelles des entreprises au ministère du commerce.

Dans un contexte où l’accès au crédit bancaire demeure un défi, notamment pour les jeunes entrepreneurs, les femmes et les porteurs de projets en milieu rural, le crowdfunding pourrait constituer un levier d’inclusion financière. Il favoriserait également la créativité et l’innovation en donnant une chance aux idées qui peinent à séduire les circuits classiques de financement. « Cela peut stimuler un écosystème entrepreneurial plus dynamique », souligne-t-on.

Rappelons qu’au Togo, les TPME représentent plus de 90 % du tissu entrepreneurial formel, et que les autorités multiplient les initiatives visant à soutenir leur développement.

Esaïe Edoh

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Les loteries nationales du Conseil de l’Entente (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger et Togo), à travers le jeu communautaire dénommé la Tranche Commune Entente (TCE), annoncent le financement prochain de projets sociaux au Togo dans le cadre de la 30ème édition de ce jeu régional, que Lomé accueillera entre octobre et novembre 2025.

Un centre médico-social sera ainsi construit au profit de l’Université de Kara pour un montant global de 125 millions FCFA. Chaque loterie nationale membre du Conseil contribuera à hauteur de 25 millions FCFA au financement de cette infrastructure sanitaire, a précisé Kokouvi Amédomé, directeur marketing et de l’innovation de la Loterie Nationale Togolaise (LONATO), le jeudi 25 septembre à Lomé.

En parallèle, la TCE 2025 mettra l’accent sur la promotion de l’entrepreneuriat au moyen d’un appel à projets. Dix projets innovants portés par des jeunes et vingt projets portés par des femmes ou des groupements féminins seront retenus dans les cinq pays membres. Seront concernés l’agriculture, l’élevage et la protection de l’environnement.

Chaque projet de jeune sélectionné, bénéficiera d’un financement de 2 millions FCFA, et celui d’une femme, de 1 million FCFA.

Outre ces volets sociaux et entrepreneuriaux, la 30ème édition de la TCE propose aux parieurs des cagnottes pouvant atteindre 20 millions FCFA, pour une mise minimale de 500 FCFA. « L’ambition est de permettre aux gagnants de disposer de ressources pour lancer leurs propres projets », a souligné Kokouvi Amédomé.

Esaïe Edoh

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Un pied dans le droit, l’autre dans la finance. Le Togolais Arthur Lilas Trimua vient d’être nommé conseiller juridique du président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Serge Ekué. Une fonction clé dans une institution régionale de plus en plus sollicitée sur les financements climatiques et d’infrastructures.

Un profil hybride

Docteur en droit public de l’Université de Poitiers, diplômé en management et finance d’HEC Paris, Arthur Lilas Trimua a construit un parcours à la croisée du droit, de la régulation et de l’ingénierie financière. Il est également certifié CP3P en partenariats public-privé. Juriste de formation, il a travaillé dans de grands cabinets internationaux (Fidal, DLA Piper, Ashurst) avant de conseiller plusieurs gouvernements africains et bailleurs de fonds. Parmi ses références figurent le métro d’Abidjan, le Train express régional de Dakar, l’aéroport international de Ouagadougou-Donsin ou encore le réseau ferré marocain.

« Il est à l’aise des trois côtés : les États, les opérateurs privés et les institutions financières », souligne un proche.

De Kifema Capital à la BOAD

Entre 2021 et 2025, il a dirigé Kifema Capital, un véhicule d’investissement lancé par l’État togolais via Togo Invest Corporation, pour mobiliser l’épargne nationale et celle de la diaspora. À la tête de cette structure, il a défendu une vision de « souveraineté économique » fondée sur des financements locaux pour soutenir l’énergie, le secteur bancaire et les infrastructures sociales. Kifema a notamment participé à la centrale Kékéli Efficient Power, à Sokodé Énergie ou encore à la prise de participation dans IB Bank-Togo. En parallèle, Trimua assurait les fonctions de secrétaire général de Togo Invest.

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Les challenges qui l’attendent …

Conseiller direct de Serge Ekué, il aura désormais pour mission d’éclairer juridiquement les opérations de la BOAD et de contribuer à la structuration de financements innovants. Sa nomination intervient alors que l’institution, aujourd’hui la mieux notée de l’UEMOA, multiplie les outils : obligations hybrides, titrisation, assurances de portefeuille, garanties partielles, obligations durables et financements mixtes. Des mécanismes destinés à réduire le coût du capital, sécuriser les opérations et répondre à la demande croissante de financements climatiques dans la région. C’est une banque en pleine mutation et sophistication que le jeune juriste d’affaires rejoint, avec pour rôle d’accompagner ce virage stratégique.

Fiacre E. Kakpo

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