Togo First

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Au Togo, 3352 nouvelles entreprises ont été créées au troisième trimestre 2025, selon les données compilées par Togo First à partir des statistiques du Centre de formalités des entreprises (CFE). Ce volume porte à 11 099 le nombre total d’établissements d’affaires enregistrés entre janvier et septembre 2025.

Ce chiffre traduit une légère baisse, comparativement à la même période en 2024, où 11 979 entreprises avaient été créées. En glissement annuel, cela représente un recul d’environ 7,3 %. Cette tendance baissière intervient après une période de croissance soutenue observée entre 2021 et 2024.

Pour rappel, 4262 entreprises ont vu le jour au premier trimestre 2025, contre 3485 au deuxième, confirmant une décélération progressive au fil de l’année. Ce repli s’explique principalement par la diminution du nombre d’initiatives portées par les nationaux. En effet, au premier semestre 2025, 6195 entreprises ont été créées par des Togolais, contre 6615 à la même période en 2024, soit une baisse d’environ 7 % en glissement annuel.

Cette légère baisse intervient dans un contexte où les autorités poursuivent leurs efforts pour dynamiser l’écosystème entrepreneurial. Les réformes en cours notamment la réduction des délais et des coûts de création d’entreprise, la digitalisation des procédures, et la promotion de l’entrepreneuriat à travers divers dispositifs incitatifs continuent d’être mises en œuvre pour stimuler la création d’activités économiques formelles dans le pays.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la structure de la dette publique évolue vers une plus grande ouverture internationale. Selon le dernier rapport du FMI, publié à l’issue d’une revue dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC), la part de la dette extérieure dans l’endettement total du pays est passée de 28,3 % avant la pandémie de Covid-19 à 41,1 % entre 2020 et 2024. Cette progression est perçue comme un rééquilibrage du portefeuille de la dette, avec en particulier une diversification des créanciers et une montée en puissance des partenaires multilatéraux.

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Ceci s’illustre notamment par le fait que les emprunts concessionnels auprès du FMI et de la Banque mondiale représentent désormais plus d’un quart de la dette publique, contre moins d’un cinquième en 2018. Dans le même temps, le gouvernement a réduit sa dépendance aux créanciers non membres du Club de Paris (un groupe informel de créanciers publics chargé de trouver des solutions coordonnées et durables aux difficultés de paiement des pays endettés), au profit d’emprunts commerciaux et d’accords bilatéraux plus structurés.

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Ainsi, on note qu’en 2024, Lomé a signé pour plus de 850 millions de dollars de nouveaux prêts extérieurs, dont la moitié à conditions concessionnelles. Pour le pays, cette diversification, notamment par le recours à des prêts à faibles taux, devrait permettre d’alléger la charge des intérêts et de prolonger la maturité moyenne de la dette, tout en réduisant l’exposition du pays au marché régional. Malgré un recours ponctuel à un prêt commercial à court terme équivalant à 1,7 % du PIB, les perspectives demeurent positives : la capacité d’endettement du Togo est désormais classée « forte » par le FMI, avec un risque global de surendettement jugé « modéré ».

R.E.D

Le Togo occupe la 117ᵉ place sur 139 économies dans l’édition 2025 de l’Indice mondial de l’innovation (GII) publiée par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Il se classe ainsi 2ᵉ parmi les pays à faible revenu, derrière le Rwanda (104ᵉ) et devant Madagascar (120ᵉ) et l’Ouganda (124ᵉ).

Publié chaque année par l’OMPI, en collaboration avec l’INSEAD et l’Université Cornell, le GII évalue la capacité des pays à produire et exploiter l’innovation. L’indice s’appuie sur 80 indicateurs regroupés en sept piliers. Trois mesurent les inputs (conditions favorables à l’innovation) : les institutions, le capital humain et la recherche, ainsi que les infrastructures. Les quatre autres évaluent les outputs (résultats concrets) : la sophistication des marchés, la sophistication des entreprises, les résultats en matière de connaissances et de technologies, et les produits de la créativité.

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Le rapport indique que le Togo réalise ses meilleures performances au niveau des piliers de la sophistication des marchés et des institutions (106ᵉ), traduisant un environnement des affaires stable et un accès croissant au crédit pour les jeunes entreprises. En revanche, la recherche, les infrastructures et la sophistication des entreprises restent des points faibles, avec des classements respectifs de 107ᵉ, 129ᵉ et 136ᵉ.

Le pays superforme sur les outputs de connaissances et de créativité, où il se situe au 105ᵉ rang. En Afrique, le Togo est 19ᵉ sur 36 pays, derrière le Cameroun (116ᵉ mondial) et devant le Bénin (118ᵉ). Maurice, le Maroc et l’Afrique du Sud occupent les trois premières places continentales.

En 2023, les partenaires financiers du Togo ont apporté un appui de 745,44 millions USD, au financement des projets de développement du pays. L’information a été rendue publique lors d’une rencontre de validation du Rapport sur la coopération au développement, édition 2023, tenue en milieu de semaine dernière à Lomé.

Cette enveloppe a permis au gouvernement de soutenir divers projets inscrits dans la Feuille de route Togo 2025, notamment dans les secteurs socioéconomiques. Selon les données officielles, l’aide publique au développement mobilisée se compose de dons à hauteur de 421,72 millions USD (56,57%) et de prêts de 323,72 millions USD (43,43%).

Comparativement à 2022, le volume des ressources a enregistré une hausse de 51,22%, soit un accroissement de 252,48 millions USD. Il est à noter que sur la période 2018-2022, les financements cumulés des partenaires du Togo atteignaient 3 milliards USD.

Selon le secrétaire général du ministère de la Planification du développement et de la Coopération, Bèguèdouwè Paneto, cette mobilisation de ressources en 2023 « est le fruit des réformes ambitieuses mises en œuvre par le gouvernement, avec un accent particulier sur les investissements visant à améliorer significativement les conditions de vie des citoyens ». Il a précisé que ces résultats découlaient notamment de la mise en place et de l’opérationnalisation d’un cadre de suivi stratégique et technique des projets et programmes, ainsi que d’un cadre de dialogue et de coordination avec les partenaires au développement, marqué par des revues périodiques des portefeuilles.

Pour le ministère de la Planification, la validation du Rapport sur la coopération au développement 2023 illustre le principe de responsabilité mutuelle entre le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers.

Esaïe Edoh

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Le Sénat togolais a ouvert, le jeudi 2 octobre 2025, sa deuxième session ordinaire de l’année. Les travaux seront consacrés à l’examen du projet de loi de finances pour la gestion 2026.

La rentrée parlementaire a été ainsi marquée par un appel au réalisme économique. « Ce n’est pas un simple exercice comptable », a rappelé le président de l’institution, Barry Moussa Barqué, soulignant que le futur budget constitue « l’expression des priorités et de notre engagement envers les générations futures ».

Au cours des prochaines semaines, les sénateurs se pencheront sur le texte budgétaire. L’examen devra s’assurer que la loi de finances respecte trois impératifs : consolider les acquis de la politique de développement, renforcer la compétitivité de l’économie face aux chocs externes et accélérer la transformation structurelle dans des secteurs clés tels que la santé, l’éducation et l’agriculture.

Dans ce cadre, Barry Moussa Barqué a invité ses collègues à mener des « débats constructifs, sous le sceau de la sagesse et de la responsabilité ».

Esaïe Edoh

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Le Sénégal a un nouvel ambassadeur au Togo, en la personne de Mamadou Moustapha Loum. Ce dernier a été reçu hier jeudi 2 octobre 2025 à Lomé par le président de la République, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, à qui il a présenté ses lettres de créance.

Le diplomate, juriste et administrateur civil de formation, a affiché sa volonté d'inscrire son mandat dans la continuité d'une coopération bilatérale jugée exemplaire depuis 1964. Il a indiqué que ses priorités concerneront le renforcement des échanges dans les secteurs agricole, commercial et culturel, avec un accent particulier sur les opportunités économiques. « Mon action va s'inscrire dans cette optique et l'accent sera principalement mis sur les aspects économiques », a-t-il précisé.

Ce positionnement intervient dans un contexte où le Togo et le Sénégal cherchent à intensifier leur intégration au sein de la CEDEAO, alors que l'organisation doit se dessiner un nouveau destin avec la sortie des pays de l'AES. Il s'agira également pour les deux pays côtiers de capitaliser sur leurs atouts respectifs : le rôle logistique et financier croissant de Lomé, et l'importance stratégique de Dakar dans la bande sahélienne.

Mamadou Moustapha Loum a aussi mis en avant la nécessité d'accroître les contacts de haut niveau pour dynamiser l'axe Dakar-Lomé et renforcer la coopération sous-régionale.

Fort de près de trente ans d'expérience diplomatique, acquise notamment à Madrid, New York, Kingston et Washington, le nouvel ambassadeur sénégalais est attendu sur le terrain de la relance des investissements croisés et de la facilitation des échanges commerciaux entre les deux pays.

Le Togo accélère le processus de création de sa première aire marine protégée (AMP), un projet en préparation depuis dix ans. Deux rencontres de sensibilisation organisées les 30 septembre et 1er octobre 2025 à Agbodrafo et Aného par le ministère de tutelle et réunissant pêcheurs, mareyeuses, ONG, autorités locales et partenaires techniques, ont marqué l’entrée dans une phase active du processus.

Dans le détail, l’AMP couvrira environ 950 km² sur les préfectures des Lacs, de Vo et de Zio. Située entre l’océan Atlantique et le lac Togo, cette zone abrite une biodiversité riche mais vulnérable, menacée par la surexploitation, la pollution et le changement climatique. L’objectif est de protéger les mangroves, préserver les ressources halieutiques et renforcer la résilience des communautés locales, tout en ouvrant des perspectives pour le tourisme et la recherche scientifique.

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Retombées économiques

Au-delà de la dimension de préservation, l’AMP devrait constituer un réservoir de ressources maritimes, contribuant à soutenir la pêche artisanale et industrielle, secteur clé pour l’emploi et les revenus dans les zones côtières. « La création de l’AMP n’est pas une privation, mais une régulation pour garantir la durabilité des ressources », a-t-on rappelé.

Pour le gouvernement, le projet s’inscrit dans la stratégie nationale de biodiversité révisée et traduit son engagement à respecter les objectifs internationaux de conservation. L’initiative est appuyée par plusieurs partenaires, notamment la Banque mondiale (via le programme de résilience côtière WACA), le FEM, l’UEMOA, l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) et la FAO.

Ayi Renaud Dossavi

À Kara (120 km au nord de Lomé), l’incubateur Tilitu Lab a organisé le mardi 30 septembre 2025 une session de formation destinée aux jeunes entrepreneurs de la région afin de renforcer leurs connaissances sur les régimes fiscaux et les obligations légales des entreprises au Togo, comme le rapporte l’ATOP.

Animée par Attila Kowami, inspecteur des impôts à l’Office togolais des recettes (OTR), la formation a détaillé les régimes fiscaux en vigueur. Les entreprises réalisant un chiffre d’affaires de 0 à 3 millions FCFA relèvent du régime forfaitaire, celles dont le chiffre d’affaires est compris entre 3 et 6 millions FCFA, du régime déclaratif, avec un taux de 8 % contre 2 % pour les forfaitaires. Les très petites entreprises bénéficient d’une exonération durant leurs deux premiers exercices. Le formateur a insisté sur la nécessité de l’immatriculation fiscale et du respect des échéances de paiement.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme d’incubation 2025 de Tilitu Lab, un incubateur public qui accompagne chaque année de jeunes porteurs de projets innovants. Selon ses responsables, la maîtrise des mécanismes fiscaux est indispensable pour bâtir des entreprises viables et éviter les sanctions liées au non-respect des procédures.

« La collaboration avec l’OTR est une condition de croissance pour les startups », a déclaré Georges Egbaré, coordonnateur de Tilitu Lab Kara.

Sous la tutelle du ministère du Développement à la base et du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ), Tilitu Lab est l’un des cinq incubateurs publics mis en place par le gouvernement pour appuyer l’entrepreneuriat au Togo.

Au Togo, une enquête nationale sur la qualité de l’enseignement dans les établissements primaires se déroulera du 13 octobre au 7 novembre 2025. En prélude, les enquêteurs suivent depuis le 29 septembre une formation de 9 jours à Lomé.

L’opération, coordonnée par le Centre national d’évaluation des apprentissages (CNEA) du ministère des Enseignements primaire et secondaire, se tiendra en deux phases : du 13 au 24 octobre et du 3 au 7 novembre, sur l’ensemble du territoire.

Elle portera sur 39 indicateurs permettant d’avoir une vision d’ensemble du fonctionnement du système éducatif. Les données recueillies serviront à évaluer les acquis scolaires et à améliorer la qualité de l’enseignement, en cohérence avec le Plan sectoriel de l’éducation 2020-2030 et la feuille de route gouvernementale 2020-2025.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’Amélioration de la Qualité et de l’Équité de l’Éducation de Base (PAQEEB). Elle illustre, selon le secrétaire général du ministère, Barakpété Ahia, la volonté du gouvernement de renforcer la qualité du système éducatif national.

Esaïe Edoh

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La semaine dernière, les ministres en charge de l’Enseignement supérieur du Togo et des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont réunis là la faveur d’un forum consacré à la recherche scientifique et à l’innovation à Niamey, au Niger.

Le Togo était représenté par Kanka-Malik Natchaba, ministre de l’Enseignement supérieur. Les échanges ont porté sur la transformation de la recherche en levier de résilience face aux défis climatiques, sécuritaires et économiques.

Parmi les thématiques abordées figurent l’agro-technologie adaptée aux conditions du Sahel, l’intelligence artificielle appliquée à la sécurité et à la surveillance des frontières, ainsi que les énergies renouvelables et solutions locales pour réduire la dépendance aux importations.

Au-delà des discussions, les quatre pays à savoir le Togo, le Mali, le Burkina Faso et le Niger envisagent de développer une coopération scientifique concrète, incluant des programmes de bourses croisées pour étudiants et chercheurs, la mise en place de laboratoires communs entre universités et centres de recherche, ainsi que le développement de prototypes technologiques locaux pour soutenir une agriculture durable.

Pour l’AES et le Togo, l’objectif reste de bâtir un avenir fondé sur la créativité et l’innovation, en plaçant les enseignants, chercheurs et étudiants au cœur de ce projet.

Esaïe Edoh 

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