Togo First

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Au Togo, la dette publique représentait 65 % du PIB à fin juin 2025, contre 69 % à fin décembre 2024, selon les données présentées lors de la troisième session du Conseil National du Crédit, dirigée par le ministre de l’économie et des finances, Essowè Georges Barcola. Le ratio se situe donc en deçà du plafond de 70 % fixé par l’UEMOA.

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Maintien de la résilience 

Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, les indicateurs économiques demeurent solides. Outre la croissance, le secteur financier a enregistré une hausse de 22 % des crédits bancaires au premier semestre. Le coût du crédit continue de se réduire, tandis que l’assainissement du portefeuille bancaire se poursuit. 

Le CNC a également relevé la poursuite de l’assainissement des portefeuilles bancaires et mis l’accent sur la nécessité d’améliorer la qualité des services à la clientèle, tout en traitant avec diligence les réclamations. Les institutions de microfinance restent un maillon fragile, nécessitant des efforts pour inverser la dégradation continue de leurs portefeuilles.

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Dans l’ensemble, la croissance économique est attendue autour de 6,3 % sur l’année, soutenue par l’ensemble des secteurs, avec une contribution notable du tertiaire. 

La trajectoire de la dette 

Notons du reste qu’en valeur, l’encours de la dette atteignait 4288 milliards FCFA à fin mars 2025, en légère progression par rapport aux 4217 milliards de décembre 2024 (avant de retomber au second trimestre de l’année). Cette hausse nominale s’explique par le financement de projets d’infrastructures et de programmes sociaux, mais le dynamisme économique aura permis d’alléger le poids de la dette dans le PIB, selon les données présentées par l’autorité de tutelle.

Le FMI a par ailleurs confirmé le reclassement du Togo parmi les pays à « forte capacité d’endettement », un signal soutenu par une inflation contenue et une amélioration du score CPIA de la Banque mondiale.

Pour les autorités, la trajectoire actuelle doit se consolider par une meilleure gestion de la dette, une priorisation des investissements et une vigilance accrue sur la qualité du portefeuille des institutions de microfinance.

R.E.D

La troisième édition du Forum Biashara Africa, initialement prévue du 20 au 22 octobre 2025, se tiendra finalement du 3 au 5 novembre à Lomé. L’annonce du report a été faite par le secrétariat général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

L’événement réunira décideurs publics et opérateurs privés autour du commerce intra-africain et de la mise en œuvre de la ZLECAf. Précisément, cette édition mettra l’accent sur l’identification des opportunités d’investissement et les solutions aux défis liés à l’accès aux marchés du continent.

Également au cours des échanges, des renseignements commerciaux, des données sur l’accès aux marchés et des orientations réglementaires seront fournies aux entreprises. Elles leur permettront de prendre des décisions stratégiques en matière d’entrée sur de nouveaux marchés et de disposer d’une expérience commerciale fluide et conforme aux règles de l’intégration continentale.

Le choix de Lomé pour accueillir l’édition 2025 se justifie, selon le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, par l’implication du Togo dans la mise en œuvre du programme de libre-échange continental.

Esaïe Edoh

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À Lomé, depuis le mercredi 1er octobre 2025, des experts nationaux participent à une formation consacrée à la collecte et à la gestion des données liées au changement climatique. L’atelier, à l’initiative du ministère en charge de l’Environnement, vise à doter le pays d’un système national capable de produire des informations fiables pour orienter les politiques publiques.

« La plupart de nos secteurs dépendent du climat, surtout l’agriculture. Pour planifier les cultures ou prévoir les saisons de pluie, il faut des scénarios précis et des données de qualité », a expliqué Ayité-Lô Ajavon, expert national.

Cet exercice répond à une exigence internationale : la mise en œuvre de l’Accord de Paris, avec l’appui de la Commission de la CEDEAO. Selon Raoul Kouamé, représentant l’institution sous-régionale, le projet s’inscrit dans une perspective de « transparence renforcée », qui est une obligation pour tous les signataires de l’Accord de Paris. « Sans données, on ne peut pas développer les rapports nationaux d’inventaire sur les émissions de gaz à effet de serre », a-t-il rappelé.

Pour le Togo, qui veut atténuer les effets du changement climatique sur l’agriculture, les infrastructures et la sécurité alimentaire, la consolidation d’un tel système de collecte de données est autant un enjeu environnemental qu’économique. Un dispositif national robuste permettra non seulement de respecter ses engagements internationaux, mais aussi d’anticiper les risques et de mieux orienter les investissements dans les secteurs vulnérables.

La session de formation s’achève demain, vendredi 3 octobre 2025.

L’Agence française de développement (AFD) a confié, depuis août 2025, la direction de son bureau de Lomé à Benjamin Neumann. Économiste et journaliste de formation, il succède à Zolika Bouabdallah à un poste stratégique, au moment où le Togo cherche à accélérer la mise en œuvre de ses priorités de développement et à diversifier ses partenariats financiers.

Fort de plus de quinze années d’expérience dans le développement international, Benjamin Neumann a exercé au sein de Proparco, à la communication du groupe AFD, puis à la division Crises et conflits, où il a participé au déploiement de l’approche dite « 3D » (Défense, Diplomatie, Développement) au Sahel et dans le Golfe de Guinée. Ces dernières années, il dirigeait la Cellule Grand Sahel, en charge d’un portefeuille regroupant des pays fragiles mais stratégiques pour la coopération française.

Un acteur clé dans le financement du développement togolais

Au Togo, l’AFD est un partenaire de premier plan du développement, avec un portefeuille d’une dizaine de projets représentant plus de 300 millions d’euros. Ses interventions couvrent des secteurs stratégiques tels que l’éducation, l’agriculture, les infrastructures urbaines, la santé et la transition énergétique, avec de nouveaux engagements estimés chaque année entre 40 et 50 millions d’euros. L’agence participe également à des programmes régionaux de lutte contre le changement climatique et de renforcement de la résilience dans le Golfe de Guinée.

Les projets du groupe AFD se déploient sur plusieurs fronts et dans différentes régions. À Sokodé, Proparco cofinance avec la Banque africaine de développement un parc solaire de 62 MW, destiné à renforcer la production d’électricité verte. Dans les Savanes et la Kara, l’AFD soutient par exemple des programmes d’aménagement et de réhabilitation de retenues collinaires pour l’agriculture et l’élevage. À Lomé, l’action se concentre sur les infrastructures stratégiques, avec notamment la participation de Proparco au financement du terminal à conteneurs du port. 

La nomination de Benjamin Neumann intervient alors que Lomé intensifie ses relations avec ses bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux, dans un contexte de besoins croissants en financement. Les enjeux concernent en particulier la feuille de route gouvernementale, avec des priorités telles que l’inclusion économique, le développement des infrastructures, la gestion de la dette publique et la mobilisation de ressources pour accompagner la croissance démographique.

Consolider les partenariats locaux

Selon l’AFD, le rôle du nouveau directeur consistera à « mettre son expertise au service des priorités du Togo et à renforcer les partenariats avec les autorités et les acteurs locaux ». Une mission qui s’inscrit dans la volonté de l’institution française de consolider sa présence dans un contexte africain marqué par la montée d’un sentiment antifrançais et la remise en cause de l’influence de Paris. Dans ce paysage en recomposition, de nouveaux acteurs – Turquie, Chine, Russie ou encore des pays du Golfe – renforcent leurs positions et concurrencent désormais les partenaires traditionnels comme la France.

Fiacre E. Kakpo

Près d’un tiers des fruits et légumes vendus au Togo présentent des résidus de pesticides dépassant les normes internationales, selon une étude récente. Certains contiennent même des substances interdites. Cette situation soulève des inquiétudes non seulement pour la santé publique, mais aussi pour la compétitivité agricole du pays et son accès aux marchés extérieurs.

Les données ont été présentées à Lomé cette semaine lors d’un atelier de validation organisé par la FAO et le ministère en charge de l’Environnement, réunissant experts et représentants d’institutions nationales. 

L’étude, menée sur des échantillons issus des cinq régions du pays, confirme une utilisation inappropriée des intrants. « Nous ne sommes pas les plus gros utilisateurs de pesticides [en Afrique, ndlr], mais nous les utilisons très mal. Plusieurs produits interdits se retrouvent dans les résidus », a souligné le professeur Abdullatif Diallo, consultant du projet.

Pour les exportations nationales, ceci peut constituer un défi. Le non-respect des normes pourrait entraîner des restrictions commerciales, fragilisant des filières stratégiques comme le café, le cacao, le coton ou les cultures maraîchères. Si les produits ne répondent pas aux standards, ils pourraient ainsi être pénalisés sur les marchés internationaux.

Djiwa Oyétounde, représentant-pays de la FAO au Togo, appelle à renforcer la traçabilité, les capacités des producteurs et les moyens des laboratoires nationaux. 

Les organisations paysannes plaident, elles, pour la rotation des cultures afin de réduire la dépendance aux pesticides. La maîtrise de ces pratiques permettra de mieux préserver la santé des consommateurs et la crédibilité économique du “Made in Togo”.

Ayi Renaud Dossavi

En prélude à l’ouverture de la 6ᵉ édition du Mois du consommé local au Togo, Rose Kayi Mivedor, ministre en charge du Commerce et de la Consommation locale, annonce les couleurs et présente les priorités : améliorer la qualité des produits, renforcer les normes et rendre le « Made in Togo » plus compétitif.

Face aux journalistes en début de semaine, la ministre a dressé un bilan positif des cinq premières éditions, soulignant une croissance moyenne de 40 % du chiffre d’affaires des entreprises locales impliquées. Mais pour franchir un nouveau cap, elle appelle à agir sur trois chantiers : la conformité aux standards, la compétitivité prix et le packaging.

« Le rapport qualité-prix n’est pas toujours favorable aux produits locaux. Nous devons renforcer les infrastructures qualité, normaliser et accompagner nos opérateurs économiques pour que leurs produits répondent aux attentes des consommateurs », a-t-elle insisté.

Le gouvernement a déjà mobilisé plusieurs structures pour relever ces défis, dont la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE), l’Agence togolaise de normalisation et les laboratoires nationaux. Objectif : mettre à disposition des consommateurs des produits conformes aux normes internationales et capables de rivaliser sur les marchés régionaux.

Cette 6ᵉ édition ambitionne ainsi de mettre l’accent sur la nécessité de transformer, afin de faire du consommer local, un outil de souveraineté économique.

La cérémonie officielle de lancement du mois aura lieu le jeudi 9 octobre prochain.

Au Togo, le Centre hospitalier universitaire (CHU) Campus de Lomé a enclenché, hier mardi 30 septembre 2025, l’élaboration de son Projet d’établissement hospitalier (PEH) 2026-2030. L'initiative a pour but de redéfinir le positionnement du deuxième centre hospitalier universitaire du pays, et de moderniser ses infrastructures.

Créé en 1988 avec une capacité initiale de 200 lits, le CHU Campus emploie aujourd’hui plus de 540 agents et fait face à une demande croissante liée à la transition démographique et épidémiologique. « Nos capacités sont dépassées. La qualité des soins est un axe stratégique qui doit guider nos actions », a reconnu le directeur général, Dr Essotom Assina Kalao, appelant à anticiper la maintenance des futurs équipements pour éviter leur obsolescence rapide.

Le PEH sera mis en œuvre sur cinq ans à compter de 2026, et ponctué de deux évaluations intermédiaires. Il s’inscrit dans une dynamique nationale de réforme hospitalière conduite par le ministère de la Santé.

Notons que parallèlement à ce projet qui s'amorce, deux grands chantiers soutiennent la transformation de l’hôpital : le Projet d’Investissement Public (PIP), lancé en 2022, qui a permis de renforcer les équipements et prévoit l’ouverture d’un complexe des urgences et de nouveaux services spécialisés ; et le Projet de Réhabilitation Ellipse, attendu début 2026, qui doit moderniser les bâtiments et installer des équipements de pointe (IRM, blocs opératoires, néphrologie).

Le Togo et l’Autriche ont signé en fin de semaine écoulée à New York, en marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, un protocole d’accord destiné à encadrer la mobilité et la migration. L’accord a été paraphé par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, et son homologue autrichienne, Beate Meinl-Reisinger. 

Il « témoigne officiellement de l’engagement commun de Vienne et de Lomé à promouvoir l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes dans le cadre d’une migration sûre et régulière », a indiqué le chef de la diplomatie togolaise.

Les détails du partenariat ne sont pas dévoilés. Mais il est à noter qu’il vise notamment à organiser les mouvements de personnes entre les deux pays, avec un accent sur la mobilité professionnelle, académique et circulaire. L’objectif est de réduire l’irrégularité et de renforcer la sécurité des parcours migratoires.

L’accord intervient alors que l’Autriche fait face à des besoins de main-d’œuvre dans certains secteurs et cherche à diversifier ses partenariats migratoires, notamment en Afrique. Pour sa part, le Togo entend offrir davantage d’opportunités de formation et d’emploi à sa jeunesse.

Cet engagement s’inscrit dans le renforcement des relations entre Lomé et Vienne. En octobre 2023, l’Autriche a inauguré une ambassade au Togo, marquant une étape supplémentaire dans leur coopération bilatérale.

Esaïe Edoh

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Depuis le mardi 30 septembre 2025, les demandes d’exonérations et de franchises sont accessibles en ligne au Togo grâce à Gest-exo, une plateforme développée par l’Office togolais des recettes (OTR). Lancée à Lomé, cette solution vise à simplifier, sécuriser et automatiser la gestion des dossiers.

Concrètement, les opérateurs économiques peuvent désormais soumettre leurs demandes à distance. Le processus assure une traçabilité complète, de la soumission à la validation par les autorités compétentes. Les utilisateurs ont également la possibilité de suivre en temps réel l’évolution de leurs dossiers.

« Cette plateforme répond à un impératif d’efficacité. Elle permet une gestion fluide des demandes, de leur soumission jusqu’à leur transmission automatique au système douanier SYDONIA », a expliqué le commissaire des douanes et droits indirects, Atta-Kakra Essien.

L’utilisation de Gest-exo sera obligatoire à partir du 1er janvier 2026. D’ici là, une période transitoire de trois mois est accordée aux opérateurs pour finaliser les anciennes procédures.

Elle vient s’ajouter à des services digitaux déjà opérationnels, comme la gestion du laissez-passer ou le paiement de la taxe sur les véhicules à moteur (TVM), dans le cadre de la stratégie de modernisation de l’OTR, qui mise sur la dématérialisation, la transparence et la sécurité.

Esaïe Edoh

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La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) a signé le mardi 30 septembre à Lomé, un partenariat avec trois centres de formation : le lycée d’enseignement technique et professionnel (LETP) d’Atakpamé, le centre de formation aux métiers de l’industrie (CFMI) et l’institut national de formation agricole (INFA) de Tové. L’initiative vise à renforcer l’insertion professionnelle des jeunes.

Concrètement, l’accord prévoit la facilitation de l’accueil en stage des apprenants et leur intégration progressive dans les métiers du secteur cotonnier. La démarche s’inscrit dans la volonté de la NSCT de rapprocher la formation académique des réalités du monde du travail, afin de mieux préparer la jeunesse aux exigences du marché, indique-t-on.

« Investir dans la jeunesse, c’est investir dans la prospérité de notre pays. La NSCT entend jouer pleinement son rôle en offrant aux jeunes non seulement une expérience pratique, mais aussi la confiance nécessaire pour devenir des acteurs du développement national », a déclaré Martin Drevon, Directeur général de la société.

Au-delà de son rôle d’appui aux producteurs pour accroître la production cotonnière, la NSCT entend, au moyen de ce partenariat, contribuer activement à la formation qualifiée et soutenir le développement du pays.

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