Au Togo, le taux d’inflation s’est établi à 1,9 % au mois de juin 2025, en baisse, comparé au taux de 2,2 % du mois précédent, selon les dernières données de l’INSEED. Cette décélération, bien que modeste, marque la poursuite de l’allègement des pressions sur la consommation, en dépit de la progression des prix alimentaires.
À l’échelle trimestrielle, la hausse atteint 3,2 %, tirée notamment par la flambée des produits frais (+8,9 %) et la hausse des prix du secteur primaire (+13 %). L’origine des produits joue également : les prix des produits locaux progressent de 4,3 %, contre +0,5 % pour les produits importés.
La baisse de l’inflation mensuelle, malgré ces hausses sectorielles, pourrait traduire un meilleur contrôle de l’offre locale et un tassement des tensions sur les produits importés, dans un contexte régional encore marqué par la volatilité des marchés.
Plus largement, sur une base annuelle, l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), qui trace l’évolution des prix dans le panier des consommateurs, affiche une hausse de 1,5 %. Cette évolution est portée par les divisions « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (+2,8 %), « Restaurants et services d’hébergement » (+4,4 %) et « Logement, eau, électricité, gaz » (+4,4 %). À l’inverse, les baisses de prix dans les secteurs du « Transport » (-2,4 %) et des « Loisirs et culture » (-4,8 %) ont permis d’amortir l’inflation globale.
L’inflation est un indicateur qui fait l’objet d’une attention soutenue de nombreux acteurs, notamment des autorités publiques. Pour ces dernières, la baisse enregistrée cette année est un facteur important dans l’amélioration des performances économiques sur le marché, surtout en ce qui concerne les activités de consommation. Selon le ministère en charge de l’Économie et des Finances, en juin dernier, au niveau macroéconomique, le ralentissement de l’inflation, couplé à un niveau de dette plus stable, a permis aux économies de la région, dont le Togo, d’atteindre des performances supérieures aux attentes.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les autorités sanitaires s’apprêtent à doter les établissements de santé publics (centre hospitalier régional (CHR) et préfectoral (CHP)) d’un Projet d’établissement hospitalier (PEH). Ledit projet est destiné à améliorer la gouvernance, l’organisation interne et la qualité des services de santé dans les différentes régions du pays.
Dans cette perspective, des rencontres de concertation ont été engagées depuis le mois de mai entre les acteurs du système de santé et les partenaires techniques, afin d’élaborer ce cadre stratégique pour chaque établissement hospitalier. Des rencontres ont été déjà organisées pour le compte des régions des Plateaux et de la Kara.
Les projets seront conçus en fonction des réalités locales et des besoins spécifiques de chaque région sanitaire. Une fois finalisés, ils devraient permettre de structurer de manière plus cohérente le fonctionnement des hôpitaux publics, tout en adaptant l’offre de soins aux attentes des populations.
Lancement officiel formation des membres des conseilsd'administration des hôpitaux, des COGES, des prestataires et des partenaires sur le guide d'élaboration des projets d'établissement de soins (PEH) de la Région de la Kara, ce 11 juillet 2025 au Palais des Congrès de Kara. pic.twitter.com/Ea9oY3TFps
— Ministère en charge de la Santé Togo (@MSPS_Togo) July 13, 2025
Chaque PEH devra décliner, pour la période 2026-2030, une feuille de route comprenant des objectifs opérationnels, des actions prioritaires et des mécanismes de suivi. Ces projets porteront notamment sur l’amélioration de l’organisation interne, la gestion des ressources humaines, financières et logistiques, ainsi que la qualité des prestations médicales.
L’initiative s’inscrit dans une volonté de rehausser les standards de performance des établissements hospitaliers publics, dans un contexte où les usagers dénoncent fréquemment des insuffisances en matière de soins et de prise en charge.
À terme, la mise en œuvre des PEH devrait également soutenir la consolidation de l’Assurance maladie universelle (AMU), en vigueur depuis janvier 2024, en assurant une meilleure disponibilité et qualité des services de santé dans les centres publics à travers le pays.
Esaïe Edoh
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Au premier trimestre 2025, l’activité économique dans l’espace Union monétaire de l’Afrique de l’ouest (UMOA) a progressé de 7,1 % en termes réels, selon le Conseil des ministres de l’Union, réuni en session ordinaire à Lomé en fin de semaine dernière.
Ce rythme de croissance marque une accélération par rapport aux performances de 2024 (+6,3 %) et de 2023 (+5,2 %), et témoigne du maintien de la dynamique économique dans la région. Ceci, malgré un contexte international toujours incertain et des tensions sécuritaires persistantes dans certaines zones, indique-t-on.
Cette amélioration est soutenue par un environnement inflationniste plus favorable. En effet, le taux d’inflation dans l’Union est ressorti à 2,3 % au premier trimestre, contre 2,9 % trois mois plus tôt. Ce recul s’explique notamment par un ralentissement de la hausse des prix des produits importés, en particulier ceux de l’énergie, et par l’effet des mesures de politique monétaire, selon Adama Coulibaly, président en exercice du Conseil des ministres de l’UMOA.
À l’échelle annuelle, les projections tablent sur un taux d’inflation moyen de 2,2 % en 2025, contre 3,5 % en 2024. Sur le plan des finances publiques, le déficit budgétaire agrégé de l’Union s’est réduit à 4,2 % du PIB au premier semestre, contre 5,1 % un an plus tôt.
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Cette dynamique régionale se reflète également au Togo. Dans le pays, le taux d’inflation s’est établi à 0,8 % en avril, contre 1,8 % en mars, soutenu par la baisse des prix des produits alimentaires et l’amélioration de l’offre locale. Ce repli favorise un climat propice à l’expansion du crédit bancaire.
Selon les données du Conseil national du crédit (CNC), les banques togolaises ont octroyé 286 milliards FCFA de nouveaux crédits au cours du premier trimestre, soit une hausse de 19 % en glissement annuel.
Notons que d’après le Conseil des ministres de l’Union, ce dynamisme régional a bénéficié de la contribution des institutions communautaires notamment la BCEAO, la BOAD et l’AMF-UMOA qui ont joué un rôle dans la préservation de la stabilité macroéconomique et dans la promotion de l’intégration régionale.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’offre de crédit bancaire a progressé de 12 % en 2024. En effet, elle a atteint un volume de 1094,7 milliards FCFA, contre 977,3 milliards FCFA l’année précédente, selon les données compilées de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
L’offre de crédit bancaire désigne les financements accordés par les banques aux ménages et aux entreprises pour soutenir la consommation, l’investissement ou la trésorerie. C’est, du reste, un indicateur important de la santé économique d’un pays ; elle traduit notamment la politique monétaire en vigueur, la confiance des prêteurs et la dynamique générale de son secteur financier.

Ainsi, pour le pays, son évolution positive marquait une reprise après le léger recul observé en 2023. Plus largement, entre 2020 et 2024, l’offre de crédit bancaire au Togo a connu une progression notable, passant de 615,8 milliards FCFA à 1094,7 milliards FCFA. Après une forte hausse en 2022, marquée par un pic à 1265,9 milliards FCFA, une légère contraction a été observée en 2023, avant une reprise en 2024 avec une croissance de 12 %. Cette évolution témoigne d’une dynamique globalement positive du secteur bancaire, malgré quelques fluctuations liées au contexte économique.
Celle-ci pourrait être portée notamment par une amélioration de la liquidité des banques, facilitée par des dépôts plus importants ou un accès accru au refinancement. Elle pourrait aussi résulter d’une baisse des taux directeurs et d’un climat économique plus favorable, incitant les banques à prêter davantage.
Cela dit, cette évolution s’inscrit dans une tendance positive à l’échelle sous-régionale. Ainsi, au sein de l’UEMOA, les hausses les plus spectaculaires ont été enregistrées en Guinée-Bissau (+205,9 %), suivie du Burkina Faso (+29,6 %) et du Mali (+22,7 %), sur fond d’intensification de la demande de financement dans ces économies.

À l’inverse, le Niger a vu son offre de crédit chuter de 17,5 %, en raison d’un net ralentissement des prêts aux entreprises privées, aux associations et au secteur public.
Globalement, l'offre de crédit bancaire dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a poursuivi sa trajectoire haussière en 2024. Le volume global des crédits mis en place a atteint 21 558,2 milliards FCFA, en hausse de 8,4 % par rapport à 2023.
Ayi Renaud Dossavi
Grâce à une amélioration de ses indicateurs macroéconomiques et institutionnels, le Togo bénéficie désormais d’un meilleur profil de risque auprès du FMI. Une évolution qui élargit sa marge de manœuvre budgétaire, malgré une dette publique encore élevée.
Le Togo gravit une marche dans l’échelle de soutenabilité de la dette. Le Fonds monétaire international (FMI) vient de reclasser le pays parmi les États à « forte capacité de dette », contre un niveau « moyen » auparavant. Cette amélioration, entérinée dans la deuxième revue du programme FEC (Facilité élargie de crédit) publiée fin juin, pourrait influer positivement sur les conditions de financement du pays à moyen terme.
Ce reclassement repose sur plusieurs facteurs. D’une part, la croissance économique est jugée robuste (+5,3 % en 2024, +5,2 % attendue en 2025), et l’inflation reste contenue (2,6 % en avril). D’autre part, le score CPIA (Country Policy and Institutional Assessment), indicateur de qualité des politiques publiques utilisé par la Banque mondiale, s’est amélioré ces dernières années. Enfin, la reconstitution des réserves régionales de change dans l’UEMOA – qui a atteint 5,4 mois d’importations en avril 2025 – a contribué à renforcer la position extérieure du pays.
Conséquence directe : le seuil de vigilance sur la dette, qui correspond à la valeur actuelle nette (VAN) de la dette publique, est relevé de 55 % à 70 % du PIB. Selon les projections du FMI, le Togo devrait rester en dessous de ce plafond, avec une VAN estimée à 60 % du PIB en 2025, puis en recul progressif.
Le Togo obtient un peu plus d’air pour gérer sa dette. Jusqu’ici, le FMI considérait que le pays ne devait pas dépasser un certain niveau d’endettement, calculé en "valeur actuelle nette", ou VAN. Ce terme un peu technique désigne tout simplement le montant total des remboursements futurs de la dette, ramené à aujourd’hui, en tenant compte des taux d’intérêt. En clair : on ne regarde pas seulement combien le pays doit, mais combien cette dette "pèse vraiment" dans le temps.
Grâce aux progrès réalisés en matière de gestion publique, le FMI estime désormais que le Togo a une meilleure capacité à rembourser, et peut supporter une dette un peu plus importante sans danger. Résultat : le seuil à ne pas dépasser est relevé, passant de 55 % à 70 % du PIB. Ce nouveau classement permet au gouvernement de ralentir un peu le rythme des efforts budgétaires, sans sortir des clous. Le FMI a même accepté que l’objectif de retomber sous les 55 % (ancien seuil) soit reporté à 2027, au lieu de s’imposer dans l’immédiat.
Cependant, cette bonne nouvelle ne masque pas les défis persistants. La dette publique globale s’établissait à 72,1 % du PIB en 2024, tirée vers le haut par des dépenses exceptionnelles hors budget, notamment un achat massif d’engrais (1,7 % du PIB). Par ailleurs, la part de dette à court terme sur les marchés régionaux reste élevée, augmentant les risques de refinancement. Les taux moyens sur les émissions de titres publics ont grimpé à 7,4 % cette année, contre 6,1 % sur la période 2019-2023.
Pour préserver cette dynamique, le FMI recommande de renforcer la mobilisation des recettes fiscales, de réduire les exonérations, et de poursuivre les réformes sur la transparence budgétaire et la gouvernance des entreprises publiques.
Fiacre E. Kakpo
Le plan de réorganisation opérationnelle de l’Union Togolaise de Banque (UTB) prendra plus de temps que prévu. Le FMI a accordé au Togo un délai supplémentaire pour finaliser cette réforme jugée vitale.
La restructuration complète de l’Union Togolaise de Banque (UTB), inscrite dans le programme soutenu par le FMI, ne sera pas finalisée avant fin 2026. Initialement attendue cette année, l’adoption du plan de réorganisation opérationnelle de la banque publique a été repoussée à mars 2026, avec une mise en œuvre désormais prévue pour décembre de la même année. En cause : des diagnostics jugés incomplets.
L’UTB, établissement sous contrôle public représentant près de 9 % des actifs bancaires nationaux, avait bénéficié en décembre dernier d’une recapitalisation de 15,2 milliards FCFA. Cette opération visait à porter ses fonds propres au seuil réglementaire de 20 milliards FCFA, conformément aux exigences de la Commission bancaire de l’UMOA. Si cette injection de capital a permis de stabiliser provisoirement la situation prudentielle de la banque, le FMI estime que le cœur des déséquilibres structurels n’est pas encore résolu.
« L’audit initial a mis en lumière certaines failles, mais ne permet pas encore de fonder un plan crédible de redressement opérationnel », précise le rapport publié ce mois par l’institution de Bretton Woods. Trois normes prudentielles sont toujours violées par la banque, dont le ratio de solvabilité et la concentration des risques. L'encours de créances douteuses reste élevé, bien qu’en baisse (8,6 % des actifs fin 2024 contre 13,2 % un an plus tôt).
Le FMI a conditionné la suite du programme FEC à une restructuration plus ambitieuse, fondée sur des données vérifiables. Selon le Fonds, le plan attendu devra garantir l’indépendance de la gestion, restaurer la rentabilité et réduire les risques budgétaires. Il accompagne un agenda de réformes bancaires et de gouvernance publique mené par les autorités togolaises, avec notamment une clarification en cours des passifs liés à d’anciennes banques privatisées et un meilleur reporting de la dette des entreprises publiques.
« Cette prolongation de calendrier ne remet pas en cause l’engagement du gouvernement à assainir le secteur », commente une source gouvernementale. Les autorités se veulent rassurantes, insistant sur le fait que les fonds injectés dans l’UTB n’ont pas été dilapidés, mais doivent désormais produire des effets durables en matière de transformation opérationnelle.
La réforme de l’UTB s’annonce donc comme un test de crédibilité budgétaire à l’heure où le pays veut concilier soutien à l’économie, consolidation fiscale et réduction des vulnérabilités du secteur public.
Fiacre E. Kakpo
Comme annoncé il y a quelques semaines, Ecobank Transnational Incorporated (ETI), la Holding Bancaire basée à Lomé, a lancé mercredi 9 juillet 2025, une opération de levée de fonds à hauteur de 250 millions de dollars US, à travers un placement privé d’obligations convertibles de type Tier 1 (AT1).
Approuvée en AG par les actionnaires fin mai, l'opération vise à renforcer les fonds propres du groupe, améliorer sa résilience financière et soutenir son expansion sur le continent.
Présent dans 35 pays d’Afrique subsaharienne, Ecobank entend ainsi consolider sa capacité à financer des segments clés comme les PME, les particuliers et les États, tout en poursuivant ses investissements dans l’innovation digitale.
Cette opération intervient dans un contexte où la banque affiche une bonne solidité financière (1,18 milliard USD de fonds propres consolidés fin 2024), malgré certaines vulnérabilités régionales.
Avec ce nouveau levier, conduit par Renaissance Capital Africa, ETI veut conforter sa position de leader bancaire panafricain, dans un environnement concurrentiel et soumis à des exigences prudentielles accrues.
La mobilisation de fonds, qui s’étendra sur dix jours, complète deux opérations précédentes totalisant 525 millions USD réalisées en moins d’un an.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le ministre de l’Aménagement du territoire et du Développement des territoires, Joseph Gomado, a procédé à la fin du mois de juin 2025 au lancement officiel de la mise en œuvre de 23 microprojets répartis dans dix communes du pays. Ces initiatives, axées sur les infrastructures socioéconomiques, l’assainissement et la préservation de l’environnement, bénéficient de l’appui technique et financier de la coopération allemande à travers la GIZ, à hauteur de 168,85 millions FCFA.
Les communes bénéficiaires sont Oti Sud 1 (Savanes), Dankpen 1 (Kara), Mô 2 et Blitta 1 (Centrale), Est-Mono 1, Haho 1 et Agou 1 (Plateaux), ainsi qu’Avé 2, Vo 2 et Lacs 1 (Maritime). Cette opération marque le lancement de la phase de mise en œuvre des Plans de Développement Communaux (PDC), élaborés dans le cadre de la Feuille de route gouvernementale 2020–2025.
Selon le ministre Joseph Gomado, ces microprojets visent à « renforcer les capacités locales, améliorer l’accès aux services essentiels, promouvoir l’entrepreneuriat local et favoriser une gestion plus participative et transparente des ressources ».
Le processus sera progressivement étendu à cinq autres communes pilotes, avant une généralisation à l’ensemble des collectivités locales du pays.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les filets reprennent du service. Depuis hier 10 juillet 2025, la pêche artisanale est de nouveau autorisée sur les côtes togolaises, après un mois de repos biologique. La mesure annuelle visait à préserver les ressources halieutiques tout en garantissant la durabilité économique du secteur.
En revanche, la pêche industrielle restera suspendue jusqu’au 31 août, conformément au dispositif national en vigueur.
Cette reprise progressive s’inscrit dans la volonté des autorités togolaises de concilier gestion durable des écosystèmes marins et soutien aux activités économiques locales. Le ministre d’État, Damehame Yark, a salué l’implication des pêcheurs artisanaux et des coopératives, acteurs clés d’un secteur qui fait vivre des milliers de foyers le long du littoral.
Rappelons du reste que le repos biologique s’inscrit dans le cadre des engagements du Togo en matière de lutte contre la surexploitation des ressources dans le Golfe de Guinée.
La capitale togolaise, Lomé, a accueilli le jeudi 10 juillet 2025, la première réunion de l’année des ministres de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA). Cette rencontre a réuni les responsables du secteur pour faire le point sur plusieurs dossiers relatifs au développement du marché des assurances dans l’espace ouest-africain.
Les travaux ont porté principalement sur l’examen des rapports des précédentes sessions, ainsi que sur l’état de mise en œuvre des recommandations formulées au cours des réunions de 2023 et 2024. L’ordre du jour a également inclus un point sur les rapports du Conseil régional de contrôle des assurances (CRCA), de même qu’un passage en revue des textes relatifs à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Pour Alousséni Sanou, ministre malien de l’Économie et des Finances et président en exercice de la conférence des ministres de la CIMA, l’adoption des rapports examinés marque une étape importante dans le renforcement de la sécurité des assurés. « Il s’agit de textes visant notamment à réduire les délais de règlement des sinistres, en particulier dans le domaine de l’assurance-vie. Nous avons également abordé des questions relatives à la qualité du portefeuille actuel des compagnies d’assurance opérant sous l’égide de la CIMA », a-t-il précisé.
Pour rappel, la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA) est l’organe de régulation et de supervision du secteur des assurances dans les pays francophones d’Afrique subsaharienne. Elle œuvre à l’harmonisation des cadres juridiques et réglementaires, au renforcement de la coopération entre les États membres, ainsi qu’à la promotion d’un développement équilibré des entreprises d’assurance.
Esaïe Edoh
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