Togo First

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Le Togo et le Bénin ont lancé, en ce début d’octobre 2025, une vaste campagne transfrontalière de mobilisation sociale autour de la santé reproductive, de la planification familiale et de la prévention du VIH/Sida, selon une annonce du ministère en charge de la Santé rendue publique datée du dimanche 5 octobre à Lomé.

Soutenue par l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) et financée par le Programme dividende démographique et santé sexuelle et reproductive en Afrique de l’AUDA-NEPAD, l’opération est menée sur les nœuds de Sanvee-Condji (Togo) et Hilla-Condji (Bénin), afin de renforcer la couverture sanitaire des populations vivant le long des zones frontalières, souvent éloignées des services de santé publics.

À terme, l’initiative ambitionne d’offrir des services à 2300 personnes, de recruter 700 nouvelles utilisatrices de méthodes contraceptives modernes et de dépister 1600 individus pour le VIH et les IST.

Au-delà des chiffres, l’enjeu est aussi structurel. La campagne vise à améliorer durablement la prévention et l’accès aux soins, tout en intégrant les communautés frontalières dans les politiques régionales de santé publique. Elle comprend à ce titre la distribution gratuite de 400 000 préservatifs, la vaccination de femmes et d’enfants, ainsi que le dépistage de lésions précancéreuses.

Depuis 2016, quatre campagnes similaires ont été menées sur les points transfrontaliers de Sanvee-Condji (Togo) et Hilla-Condji (Bénin), regroupés sous l’appellation Nœud n°2, ainsi qu’à Kodjoviakopé (Togo) et Aflao (Ghana), constituant le Nœud n°5. 

Cette semaine, la 6ᵉ édition du Colloque scientifique international de l’Université de Kara, (du 6 au 10 octobre 2025), met l’employabilité des jeunes et l’adaptation de la formation universitaire au centre des débats. 

Placé sous le thème : « Les métiers d’aujourd’hui et de demain : souveraineté, interdisciplinarité et défis de la formation universitaire », l’événement réunit plus de 700 chercheurs venus de 17 pays d’Afrique et d’Europe.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Kanka-Malik Natchaba, a ouvert les travaux en appelant les universités africaines à repenser leurs modèles pédagogiques pour mieux répondre aux besoins des économies locales. 

« La formation universitaire doit sortir du schéma d’extraversion pour mieux répondre aux défis du développement durable », a-t-il indiqué, tout en soulignant la nécessité d’une souveraineté scientifique africaine.

La conférence inaugurale, consacrée aux mathématiques comme levier d’innovation, a illustré la volonté de replacer la science au cœur des politiques éducatives et industrielles. 

Pour la présidente de l’Université de Kara, Professeure Grace Prénam Hozou-Mouzou, ce rendez-vous « offre un espace d’échanges où les savoirs se croisent pour anticiper les mutations du marché de l’emploi ».

Les travaux de cette édition devraient aboutir à des recommandations concrètes pour renforcer l’adéquation entre formation et emploi, en vue de de renforcer la compétitivité des jeunes diplômés togolais et africains.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) étend progressivement l’Assurance maladie universelle (AMU) aux travailleurs non-salariés (TNS). Cette extension, officialisée lors d’une rencontre hier mardi 7 octobre 2025 à Lomé, va couvrir des milliers d’acteurs comme les artisans, commerçants, agriculteurs, éleveurs et entrepreneurs individuels. Il s’agit de leur fournir un accès équitable aux soins de santé, jusque-là réservé au secteur formel.

Ingrid Awadé, directeur général de la CNSS, a qualifié cette réforme d’« impératif de justice sociale et de levier de développement durable ». Elle a rappelé que cette extension s’inscrivait dans la vision gouvernementale d’une protection sociale universelle, incluant désormais les acteurs du secteur informel, qui représentent une part essentielle de l’économie togolaise.

Dans le détail, l’AMU TNS repose sur un système de cotisation anticipée et flexible : 10 000 FCFA par mois, 28 500 FCFA par trimestre, 54 000 FCFA par semestre ou 102 000 FCFA par an. Une période de carence de 90 jours est prévue avant l’accès aux prestations. Pour ce qui est des prestations, la couverture inclut six ayants droit, avec des soins préventifs, curatifs et hospitaliers, ainsi qu’une prise en charge partielle des analyses et médicaments essentiels. En cas de non-paiement durant deux mois, les droits sont suspendus, afin d’assurer la pérennité du dispositif.

Pour faciliter l’adhésion, la CNSS a lancé une plateforme numérique (accessible via son site et les plateformes de téléchargement mobiles) permettant l’enrôlement et le paiement en ligne. 

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le Trésor public prévoit de mobiliser 100 milliards FCFA sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) au dernier trimestre de l’année 2025. L’information ressort du calendrier des émissions publié le lundi 6 octobre 2025 par l’agence UMOA-Titres.

Entre octobre et décembre, le pays compte procéder à six opérations de levée de fonds. En octobre, deux émissions sont programmées les 17 et 31 du mois pour un montant total de 35 milliards FCFA. En novembre, le Trésor ambitionne de mobiliser 32,5 milliards FCFA via deux nouvelles émissions prévues les 14 et 28. Enfin, 32,5 milliards FCFA seront collectés en décembre.

Plus concrètement, 57,5 milliards FCFA seront mobilisés via des Bons assimilables du Trésor (BAT), tandis que 42,5 milliards FCFA proviendront d’Obligations assimilables du Trésor (OAT).

À l’échelle régionale, les émissions togolaises représentent environ 4,27 % des 2343 milliards FCFA que les huit États membres de l’UMOA envisagent de lever sur la même période.

Ces opérations s’inscrivent dans la stratégie du gouvernement togolais de recourir aux marchés financiers régionaux pour couvrir les besoins de financement du budget national. Pour l’exercice 2025, le Togo table sur 332 milliards FCFA, au total. Entre janvier et août, le pays avait déjà levé environ 264,5 milliards FCFA, soit près de 79 % de son objectif annuel.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le gouvernement finalise la Stratégie nationale de promotion de l’entrepreneuriat féminin (SNEF), un outil destiné à structurer le soutien aux femmes entrepreneures et à renforcer leur contribution à la croissance économique. 

Le document était notamment au cœur de travaux le mois dernier à Kpalimé ( du 22 au 26 septembre ), à la faveur d’un atelier organisé par le ministère de l’Action sociale, avec l’appui de la coopération allemande (GIZ). 

Les travaux ont réuni les acteurs publics, privés et institutionnels, pour valider le document.

La SNEF s’inscrit dans la Feuille de route gouvernementale 2020-2025, notamment la réforme 4 sur l’appui aux TPME. Elle vise à lever les obstacles structurels auxquels font face les femmes dans l’accès au financement, la formation et les marchés. 

Selon Philippe Kodjo Yodo, représentant la ministre, la stratégie « trace une vision commune pour orienter les politiques publiques et initiatives privées ».

Les chiffres confirment l’enjeu. En 2024, les femmes ont créé 4450 entreprises, soit 30 % du total national, un chiffre en hausse de 3,5 % sur un an. Entre janvier et septembre 2025, elles ont déjà porté 3043 nouvelles structures, malgré un ralentissement général du rythme de création d’entreprises.
Pour les autorités, la SNEF doit permettre d’amplifier cette dynamique et de renforcer l’impact de l’entrepreneuriat féminin dans l’économie togolaise.

R.E.D

Au Togo, les indicateurs de santé du secteur bancaire envoient des signaux contrastés. Après plusieurs mois d'amélioration, les créances en souffrance (les prêts dont les remboursements sont en retard ou incertains) ont légèrement augmenté en juillet 2025, atteignant 181,4 milliards FCFA contre 168,8 milliards en juin, selon le bulletin mensuel de la BCEAO publié en août.

Cette hausse mensuelle de 7,5 %, bien que notable, doit être replacée dans une perspective annuelle plus favorable. Sur un an, les créances brutes en souffrance, qui représentent le montant total des prêts en retard avant déduction des provisions, reculent de 3 %, passant de 187 milliards FCFA en juillet 2024 à 181,4 milliards FCFA en juillet 2025. Le taux de dégradation du portefeuille (la part des prêts non remboursés dans le total des crédits accordés) suit la même tendance, à 7,6 % en juillet 2025, contre 8,0 % un an plus tôt, malgré une remontée depuis juin (6,7 %).

Les créances nettes en souffrance passent de 64,1 à 78,3 milliards FCFA entre juin et juillet, soit une progression mensuelle de 18%. La hausse reste cependant modérée, comparé à juillet 2024 (77 milliards FCFA). Dans le même temps, les réserves financières des banques pour faire face aux potentiels défauts de paiement ont reculé de 62,0 % à 56,8 %, ce qui traduirait une légère baisse de prudence dans la gestion du risque.

Ces évolutions traduisent un possible ajustement conjoncturel plutôt qu’un retournement durable. Les prochaines données sur ce secteur permettront de vérifier si cette hausse reste temporaire ou annonce un affaiblissement plus marqué de la qualité du portefeuille de crédit (ensemble des prêts accordés, performants ou non) dans le système bancaire togolais.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la stratégie nationale de mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) fait l’objet d’une révision depuis le lundi 6 octobre 2025. Les travaux se tiennent à Lomé dans le cadre d’un atelier de trois jours, organisé par le ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale.

La rencontre réunit les acteurs publics, privés et ceux de la société civile, invités à formuler des propositions pour actualiser le cadre stratégique et identifier les actions prioritaires dans le cadre de la mise en œuvre de la ZLECAf au Togo. Dans cette optique, un diagnostic de la stratégie actuelle est en cours afin de relever les insuffisances constatées depuis l’entrée en vigueur de l’accord continental.

A terme, cette actualisation va permettre aux opérateurs économiques togolais de mieux tirer parti des différents protocoles de la ZLECAf, notamment ceux relatifs au commerce des marchandises, à la concurrence, à la propriété intellectuelle, au commerce électronique, aux investissements, ainsi qu’à la participation des femmes et des jeunes dans le commerce intra-africain.

Pour le directeur de cabinet du ministère en charge du Commerce, Mensah Koffi Vinyo, « la ZLECAf n’est pas un simple accord commercial mais l’un des projets les plus ambitieux du continent, visant à créer un marché unique de 1,4 milliard de consommateurs pour un PIB combiné estimé à plus de 3000 milliards de dollars ». Il a souligné que cette initiative constituait « une opportunité historique pour le Togo », dans la mesure où elle renforcera la compétitivité des entreprises, attirera de nouveaux investissements et favorisera la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.

Pour sa part, le chef du Bureau du Systèmes des Nations Unies au Togo, Serge Yapo, a estimé que la démarche engagée par le pays ouest-africain le positionne favorablement pour tirer profit des perspectives de croissance du commerce africain, attendues à hauteur de 41,1 % pour les produits agroalimentaires, 39,2 % pour les services, 39 % pour les produits industriels et 16,1 % pour les secteurs de l’énergie et des mines.

Notons que la stratégie 2019-2024, actuellement soumise à révision, a déjà permis au Togo d’enregistrer des avancées notables, selon les autorités. Le pays multiplie en effet les initiatives pour permettre à ses opérateurs économiques de tirer pleinement parti des opportunités offertes par la ZLECAf.

Esaïe Edoh

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Le gouvernement togolais prépare l’installation de dix unités de transformation dans le cadre du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2-P2RS). 

Le ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique villageoise et du Développement rural vient à cet effet de lancer un appel à manifestation d’intérêt pour recruter un cabinet chargé de réaliser l’étude de montage de ces infrastructures.

Financé par la Facilité d’appui à la transition (FAT) de la Banque africaine de développement, ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de valorisation des produits agricoles. Les futures unités concerneront notamment la transformation du riz paddy en riz blanc, l’emballage et l’étiquetage de légumes, la réfrigération de fruits et légumes, ainsi que le compostage.

A cet égard, l’étude attendue portera sur l’analyse des chaînes de valeur, la faisabilité technique et financière, le choix des sites d’implantation, le modèle de gestion, et les mécanismes de partenariat public-privé pour attirer des investisseurs privés. L’objectif est d’assurer la viabilité économique et sociale de ces unités, tout en stimulant les revenus des producteurs locaux.

Selon les acteurs impliqués, ce projet vise à renforcer la sécurité alimentaire du Togo, et à créer des pôles agro-industriels régionaux, à travers une meilleure intégration entre production, transformation et commercialisation. 

Au Togo, l'initiative est financée à hauteur de 4,5 millions Unités de comptes par la BAD, correspondant à environ 6 millions $.

R.E.D

Au Togo, le Salon International de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire (SIALO) se tiendra du 14 au 20 octobre 2025 au CETEF Togo 2000. Pour sa 12ème édition, le rendez-vous mettra l’accent sur « la transformation durable pour un système alimentaire », dans un contexte marqué par un intérêt croissant pour la sécurité alimentaire et la création de valeur ajoutée locale.

Selon Heatson Tito Atikpo, commissaire général du SIALO, l’objectif reste de « rassembler tous les acteurs de la chaîne de valeur agricole pour renforcer la résilience et la compétitivité du secteur ». Comme à l’accoutumée, cette édition réunira agriculteurs, entrepreneurs, chercheurs et institutions autour de thématiques telles que l’irrigation durable, la mécanisation et la modernisation des chaînes de transformation.

Des délégations du Niger, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Tchad sont attendues, dans une perspective régionale affirmée. 

Depuis plus de dix ans, le SIALO constitue un rendez-vous majeur de valorisation des produits agricoles et de rencontre entre acteurs du secteur au Togo. Avec plus de 500 exposants venus d’une quinzaine de pays et 5000 visiteurs chaque année, il s’impose comme une vitrine du « made in Togo » dans le domaine. 

Au programme de l’édition 2025, on compte des panels sur les filières riz, l’élevage et le maraîchage, des rencontres B2B, des espaces partenaires, ainsi qu’un « Rice Day ».

Au Togo, 97 établissements d’enseignement supérieur sont désormais officiellement reconnus par l’État pour offrir des formations durant l’année universitaire 2025-2026. La liste de ces institutions agréées a été rendue publique fin septembre dernier par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Parmi ces structures figurent quatre établissements publics : l’Université de Lomé, l’Université de Kara, l’École normale supérieure d’Atakpamé (ENS) et le Centre international de recherche et d’étude de langue, communément appelé Village du Bénin. Les 93 autres établissements sont privés et répartis entre Lomé et plusieurs autres localités du pays. Fin 2024, 79 établissements privés étaient reconnus, soit 14 de moins qu’aujourd’hui.

Selon le ministère, ces établissements agréés répondent aux critères de conformité fixés par les autorités. La publication de la liste vise à orienter les étudiants vers des institutions respectant les normes académiques et les standards internationaux. Elle a également pour but d’encourager les structures non encore reconnues à se conformer aux exigences officielles, afin d’améliorer la qualité globale du secteur.

Dans une note d’information ayant précédé la publication, le ministère chargé de l’Enseignement supérieur, Kanka-Malik Natchaba a réaffirmé sa volonté d’accompagner les étudiants et leurs familles vers des choix sûrs et sécurisés pour leur avenir académique et professionnel. Cette démarche s’inscrit dans la mission de l’État de protéger les apprenants contre les établissements non agréés, souvent accusés de délivrer des diplômes non reconnus sur le plan international.

Esaïe Edoh

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