Togo First

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Lomé prévoit de décaisser 12,121 milliards FCFA le 17 août 2025, dans le cadre du remboursement partiel en capital et du paiement des profits de son emprunt obligataire islamique « Sukuk État du Togo 6,50 % 2016-2026 », selon une annonce de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).

Lancé en juillet 2016 pour mobiliser un montant total de 150 milliards FCFA, cet instrument de financement conforme à la finance islamique, était destiné à soutenir des projets de développement économique et social.

Ce Sukuk, structuré autour d’un Fonds commun de titrisation de créances (FCTC), avait été émis sous la forme de 15 millions de parts d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacune, avec une marge de profit fixée à 6,50 %.

La Bourse régionale précise par ailleurs que les titres coteront ex-marge de profits à compter du 12 août 2025 (à partir de cette date, les achats de tranches dudit Sukuk ne donneront pas droit aux profits prévus pour le 17 août). La date limite pour bénéficier du versement est fixée au 11 août.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, l’Université de Lomé a donné le coup d’envoi de l’École thématique résidentielle HELIOS 2025, le lundi 21 juillet 2025. C’est une initiative scientifique d’envergure portée par le CNRS France (Centre national de recherche scientifique) et plusieurs universités africaines, dédiée à la valorisation des déchets, au traitement de l’eau et à l’usage durable de la biomasse.

La formation va permettre de renforcer les capacités locales en matière de recherche appliquée, dans un contexte où la résilience environnementale est devenue un impératif économique et stratégique.

Durant deux semaines, une centaine de jeunes chercheurs africains et européens échangeront sur des technologies de pointe telles que l’électrochimie, la photoélectrocatalyse ou la photocatalyse, encore peu exploitées sur le continent. L’objectif est double : d’une part, co-construire des solutions scientifiques contextualisées, et d’autre part, poser les jalons d’un écosystème de recherche compétitif en Afrique de l’Ouest.

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« L’Université de Lomé s’honore d’abriter pour la première fois l’école de Recherche Résidentielle avec le concours du Centre national de recherche scientifique (CNRS) de la France », selon le professeur Adama Mawulé Kpodar, président de l’Université de Lomé, qui met en lumière l’importance de cette formation intensive destinée aux étudiants en master, aux doctorants et aux enseignants-chercheurs venus de diverses universités partenaires en Afrique (Togo, Bénin, Côte d’Ivoire, Gabon, Sénégal).

Pour le ministre togolais de l’Enseignement supérieur, Kanka-Malik Natchaba, présent à l’ouverture des travaux, ce projet est une réponse aux défis d’accès à l’eau potable, de valorisation énergétique des déchets et de création d’emplois verts.

La perspective est partagée par l’ambassadeur de France, Augustin Favereau, qui a pour sa part, salué « l’ancrage régional et le rayonnement de Lomé dans la diplomatie scientifique ».

Les travaux rassemblent ainsi des acteurs venus de centres universitaires de la sous-région, comme Abomey-Calavi (Bénin), Nangui-Abrogoua (Côte d’Ivoire), Masuku (Gabon), Cheikh Anta Diop (Sénégal) et de France (Montpellier, Paris-Saclay, Sorbonne Université, Poitiers).

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la dette extérieure continue d’offrir des conditions de financement plus favorables que la dette intérieure. Selon les dernières données du ministère de l’Économie et des Finances, le taux d’intérêt moyen de la dette extérieure s’élevait à 1,58 % à fin 2024, contre 6,65 % pour la dette contractée sur le marché régional.

Cette différence de coût s’explique par la nature des partenaires extérieurs. Le Togo s’appuie principalement sur des bailleurs multilatéraux comme la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque africaine de développement (BAD) ou encore la BOAD. Ces institutions représentent près de 70 % de l’encours de la dette extérieure et proposent des prêts à long terme, à taux réduit, souvent accompagnés de périodes de grâce. Les créanciers bilatéraux, comme la France, la Chine ou l’Inde, ainsi que des fonds arabes (Koweït, Arabie Saoudite), complètent le portefeuille. Les prêts commerciaux, eux, sont plus coûteux et restent minoritaires.

Malgré cela, la dette intérieure continue de dominer. Elle représente près de 58 % de l’encours total à fin 2024. Une situation qui va à l’encontre de la stratégie d’endettement à moyen terme du pays, qui prévoit d’inverser cette tendance d’ici à fin 2025, avec un objectif de 55 % de dette extérieure.

L’une des raisons de cette dépendance au marché régional est la facilité d’accès aux financements. Le Trésor public peut mobiliser rapidement des ressources via des Bons Assimilables du Trésor (BAT), mais à de taux d’intérêt élevés. À fin juin 2025, ces titres à court terme affichaient un rendement de 8,04 %, contre environ 6 % pour les obligations à plus longue maturité. Selon le FMI, le rendement moyen des titres publics togolais est passé à 7,4 % en 2024, contre 6,1 % sur 2019–2023.

Cette structure génère une forte pression sur le refinancement : les BAT représentent encore 89 % des titres émis par le Togo, contraignant l’État à des renouvellements fréquents. Recourir davantage à la dette extérieure permettrait d’étaler les échéances, réduire les charges d’intérêt et renforcer la soutenabilité de la dette. Les partenaires semblent pleinement au rendez-vous : la Banque mondiale a validé coup sur coup ces derniers mois une enveloppe de 200 millions $ pour l’électricité, une autre de 300 millions $ pour l’agriculture, 75 millions $ dédiés à la gouvernance et à l’administration. Plusieurs projets sont encore dans le pipe alors même que le FMI supervise un projet FEC de près de 400 millions $.

Fiacre E. Kakpo

 

Au Togo, la ville de Cinkassé vient d’être dotée d’un nouvel entrepôt moderne pour les produits chimiques.
L’entrepôt, implanté dans une zone non résidentielle en périphérie ouest de la ville, a été inauguré récemment par la société Eco Business, en partenariat avec l’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques (ANIAC-Togo).

L’infrastructure qui couvre 600 m² pour une capacité de 540 tonnes de produits chimiques, est installée sur un terrain de 2400 m². Le magasin est équipé d'un système de ventilation contrôlé, de détecteurs de fuites et d'un dispositif d'intervention en cas d'incendie. Il comprend également un bâtiment administratif doté de dispositifs de vidéosurveillance, garantissant des normes élevées de sécurité et de traçabilité.

Sa mise en place vise à prévenir les risques environnementaux et sanitaires, tout en soutenant la croissance d’un tissu industriel plus responsable.
L’initiative s’inscrit dans une démarche de sécurisation de la chaîne de distribution des substances chimiques, en conformité avec les standards internationaux.

Pour les autorités locales, ce projet marque un pas supplémentaire dans l’accompagnement des opérateurs économiques du secteur. Il incarne aussi l’engagement croissant du pays à concilier développement industriel et gestion durable des ressources sensibles.

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Au Togo, un programme de formation sur les bonnes pratiques de gestion durable des écosystèmes terrestres et forestiers a été validé la semaine dernière (le 18 juillet) à Défalé, dans la commune Doufelgou 2 (région de la Kara).

Ce programme, inscrit dans le cadre du projet Gestion durable des terres et écosystèmes des zones semi-arides au nord du Togo (GDTE), porté par le ministère de l’Environnement avec l’appui du FEM et du PNUD, entend doter les acteurs locaux (agents techniques, leaders communautaires, enseignants, jeunes) d’un référentiel structuré pour mieux préserver les ressources naturelles dans les zones en proie à la dégradation.

Dans le détail, le curriculum couvre des modules sur les services écosystémiques, les pratiques agroécologiques durables et les méthodes participatives de gestion. Il inclut également un guide du formateur et des fiches pédagogiques, avec pour ambition de professionnaliser les interventions locales en matière de préservation environnementale.

« Les communautés seront mieux outillées pour concilier rendement agricole et protection des terres », a déclaré Awesso Balakiyem, coordonnateur du projet GDTE.

Pour le responsable, le programme vise ainsi à répondre à l’urgence climatique et à unifier les approches de formation en zone rurale.

Cofinancé à hauteur de 5 milliards FCFA par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le gouvernement togolais, le GDTE a démarré au Togo en 2022 pour cinq ans, avec pour but de restaurer les terres dégradées, préserver la biodiversité et améliorer les moyens de subsistance agro-pastoraux dans les régions des Savanes et de Kara. Ses interventions concernent notamment 22 000 ha de forêts, 20 000 ha de terres agricoles, 17 000 ha de pâturages et 37 000 ha de zones agro-sylvo-pastorales, tout en contribuant à une gestion plus efficace des aires protégées couvrant plus de 210000 ha.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo a lancé un appel d’offres international pour l’électrification de 172 localités rurales, dans le cadre d’un projet soutenu par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). L’initiative est portée par le ministère de l’Énergie à travers l’Agence togolaise d’électrification rurale et des énergies renouvelables (AT2ER).

Selon les informations consultées par Togo First, les entreprises retenues exécuteront des travaux d’extension du réseau de distribution moyenne et basse tension, sur une durée de 18 mois. Le projet comprend notamment la fourniture et la pose de réseaux aériens moyenne tension (HTA), de postes de transformation HTA/BT, de réseaux aériens basse tension (BT) avec éclairage public, ainsi que de kits de branchements.

La date limite de soumission des offres est fixée au 5 septembre 2025. Les travaux devraient démarrer en novembre prochain, selon les prévisions de l’appel d’offres.

Le projet, financé à hauteur de 6 milliards FCFA par la BOAD, vise à améliorer l’accès à l’électricité pour plus de 35 000 personnes. Il prévoit une production supplémentaire estimée à 9,3 GWhs dès la première année d’exploitation, et la création de plus de 600 emplois directs et indirects.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale d’électrification, dont l’objectif est d’atteindre une couverture universelle d’ici à 2030. Dans la même dynamique, plusieurs projets sont en cours, notamment le Projet d’extension du réseau électrique de Lomé (PEREL) et la construction d’infrastructures énergétiques à travers le pays.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les travaux de réhabilitation du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Kara poursuivent leur cours, avec un taux d'exécution estimé à 35 % à fin juin 2025. Pour s’assurer de l’avancement du chantier, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, s’est rendu sur le site lundi 21 juillet, quelques semaines après une visite similaire effectuée par le ministre chargé de la Santé.

Cette descente sur le terrain vise non seulement à constater de visu l’évolution des travaux, mais aussi à échanger avec les entreprises en charge du projet. Selon la présidence du Conseil, la démarche s’inscrit dans le cadre du suivi rapproché des projets structurants inscrits dans la Feuille de route gouvernementale Togo 2025.

« Cette visite traduit une volonté constante du Président du Conseil d’assurer une mise en œuvre efficace des engagements pris envers les populations, notamment en matière de santé et d’inclusion sociale », indique la présidence.

Les travaux s’inscrivent dans le cadre du projet ELLIPSE, financé à hauteur de 34 milliards FCFA. À terme, la capacité d’accueil du CHU de Kara devrait passer à près de 400 lits, répartis entre les services de chirurgie, médecine, maternité, pédiatrie, urgences et soins intensifs. L’objectif est de mettre à disposition des infrastructures répondant aux standards hospitaliers internationaux.

Mené par l’entreprise Ellipse Projects, le chantier a été lancé en avril 2024 pour une durée prévisionnelle de 36 mois. Il est réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé et comprend la construction d’un nouveau plateau technique et d’une maternité, selon un procédé de construction modulaire. Il prévoit également la réhabilitation des infrastructures existantes, incluant les bâtiments, les voiries, ainsi que les réseaux d’eau et d’électricité.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR), a remporté les élections municipales du 17 juillet dernier. D’après les résultats provisoires communiqués ce lundi 21 juillet 2025 par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la formation présidentielle s’adjuge 1150 des 1527 sièges en jeu, soit environ 75 % des sièges.

Avec ce score, UNIR creuse un large écart devant ses concurrents, notamment l’Alliance nationale pour le changement (ANC) qui obtient 51 sièges, soit près de 3 % du total. L’Union des forces de changement (UFC) se positionne en troisième place avec 38 élus.

L’Alliance démocratique pour le développement intégral (ADDI), considérée comme une force émergente depuis les législatives de 2024, confirme sa progression avec 34 sièges. À noter également la percée du regroupement indépendant « Togolais, viens, agir » (TOVIA), porté par le ministre du Développement des territoires, Joseph Gomado, un ancien cadre de l’ANC, qui décroche 24 sièges. TOVIA devance ainsi des formations établies comme le MPDD du feu Agbéyomé Kodjo, ou encore les Forces démocratiques pour la République (FDR) de Dodji Apévon.

Au terme de ce scrutin, UNIR confrme son statut de principale force politique du pays.

Conformément aux dispositions constitutionnelles, ces résultats provisoires seront transmis à la Cour suprême pour validation. En attendant, les partis et regroupements indépendants peuvent introduire des recours.

Esaïe Edoh

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A compter du 1er janvier 2026, les relevés de notes et attestations du Baccalauréat II au Togo ne seront plus soumis à la procédure de légalisation. En lieu et place, les usagers devront désormais solliciter un duplicata, moyennant un paiement de 1000 F CFA par document. Ce duplicata sera délivré sur présentation d’une copie simple de l’acte de naissance, du relevé ou de l’attestation, ainsi qu’une quittance.

L’annonce, faite par la Direction générale de l’Office du Baccalauréat, acte un virage administratif visant à moderniser la délivrance des documents académiques.

Selon les acteurs, ce changement, qui entrera en vigueur pour les sessions à partir de juin 2025, s’inscrit dans une logique de simplification et de sécurisation des procédures. Il s’inspire notamment du modèle déjà en vigueur pour d'autres pièces comme les certificats de nationalité.

Considéré comme le premier diplôme universitaire, le Baccalauréat est le sésame pour les études supérieures. Au Togo, la session de cette année s’est soldée par un taux de réussite à 72,63 %, contre 46,71 % en 2024. Une progression sur fond de hausse des canadiens, qui a plus de 100000 à composer cette année, en progression de près de 30 % par rapport à 2024.

En 2024, les entreprises et l’État étaient les principaux moteurs de la demande de crédit bancaire au Togo, selon le dernier rapport de la BCEAO sur les conditions de banque dans l’UEMOA. Les sociétés non financières ont mobilisé 658,3 milliards FCFA de crédit bancaire, en hausse par rapport à 2023, se positionnant ainsi comme moteur de la demande de crédit au Togo. Derrière elles, l’État a de son côté reçu 133,1 milliards FCFA, soit huit fois plus qu’en 2023, sur fond de relance des dépenses publiques d’investissement ou d’un recours accru au financement bancaire.

À l’opposé, les ménages ont vu leurs financements reculer à 296 milliards FCFA, contre 372,3 milliards un an plus tôt. Ceci, sur fond de contraction du crédit à la consommation, passé de 183 milliards FCFA à 130,5 milliards FCFA.

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En contraste, le crédit à l’équipement a bondi de 161,5 milliards FCFA à 240,4 milliards FCFA. Ce niveau constitue un record sur la période 2019-2024, et suggère un regain d’intérêt pour les investissements productifs par rapport à l’année précédente.

En parallèle, le crédit immobilier reste en retrait (65,3 milliards FCFA), loin du pic de 2021 (394,2 milliards FCFA), tandis que les crédits de trésorerie se stabilisent autour de 532,6 milliards FCFA, témoignant d’un besoin constant de liquidités de court terme dans le tissu économique.

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Après une contraction en 2023, les crédits bancaires mis en place au Togo ont repris une trajectoire haussière en 2024, s’établissant à 1094,7 milliards FCFA. Cette performance représente une progression de 12 % en glissement annuel. Plus largement, sur les six dernières années, l’évolution du crédit au Togo affiche un profil irrégulier, avec un pic record en 2022 (1 265,9 milliards FCFA), suivi d’une chute en 2023 (977,3 milliards FCFA), avant la reprise actuelle.

Ayi Renaud Dossavi

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