Togo First

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Le Président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, prend part ce mardi 15 octobre 2025 à Rome, en Italie, au sommet des chefs d’État et de gouvernement du Processus d’Aqaba consacré à la crise sécuritaire en Afrique de l’Ouest. Impliqué dans la résolution de diverses crises dans la sous-région, le dirigeant togolais est attendu pour partager son expérience. 

La rencontre internationale réunit plusieurs dirigeants africains et partenaires internationaux autour des enjeux liés à la lutte contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière, la cybercriminalité et la piraterie maritime. Les participants échangeront sur les mécanismes à renforcer pour coordonner les efforts de sécurité et soutenir les politiques de développement dans la sous-région.

À Rome, Faure Gnassingbé présentera l’expérience togolaise, articulée autour de programmes de développement communautaire et de promotion de la bonne gouvernance. Ce sera l’occasion pour le Togo de réitérer son engagement à jouer un rôle clé dans la recherche de solutions concertées pour la sécurité et la stabilité en Afrique de l’Ouest.

Pour rappel, le Processus d’Aqaba est une initiative lancée en 2015 par le roi Abdallah II de Jordanie, coprésidée avec l’Italie. Il vise à encourager la coopération internationale pour faire face aux menaces transnationales et renforcer la résilience des États confrontés aux défis sécuritaires.

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L’Office Togolais des Recettes (OTR) procédera, le mercredi 15 octobre 2025 à partir de 9h30, à la vente aux enchères publiques de treize conteneurs de marchandises diverses à la Direction des Opérations Douanières du port autonome de Lomé.

L’opération vise à écouler des biens abandonnés ou saisis dans le cadre des procédures douanières, offrant ainsi aux opérateurs économiques l’occasion d’acquérir différents produits à des prix compétitifs.

La vente sera ouverte au public et se fera au plus offrant, avec paiement comptant sur place, majoré de 12 %. Les participants devront s’acquitter, avant la vente, d’un droit d’enregistrement non remboursable de 25 000 FCFA auprès de la douane portuaire.

Régulièrement organisée par l’OTR, cette initiative participe à la bonne gestion des stocks portuaires et à la mobilisation de recettes non fiscales au profit du Trésor public.

L’Union européenne a annoncé un nouveau financement de 618 millions d’euros destiné à accélérer la transition énergétique du continent africain. L’initiative, dévoilée lors du Forum Global Gateway à Bruxelles, vise à soutenir la production, le stockage et la distribution d’énergies renouvelables dans plusieurs pays, dont le Togo, selon Agence Ecofin.

L’enveloppe, qui complète un premier paquet de 545 millions d’euros annoncé fin septembre, porte à plus de 1,16 milliard d’euros les fonds mobilisés par Bruxelles en moins d’un mois pour soutenir la transition énergétique africaine. Le programme couvre seize pays, parmi lesquels la Mauritanie, la RDC, le Kenya et le Togo, et met l’accent sur les corridors électriques, le stockage d’énergie et les interconnexions régionales.

Ce programme s’inscrit dans la stratégie Global Gateway, le plan d’investissement européen qui mobilise jusqu’à 300 milliards d’euros d’ici à 2027 pour des infrastructures durables et connectées. Les fonds annoncés financent des projets solaires, éoliens et hydroélectriques, mais aussi des infrastructures de transport d’électricité et des solutions de stockage destinées à renforcer la résilience énergétique du continent.

« Une transition vers une énergie propre créera des emplois, de la stabilité et de la croissance », a souligné Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. 

Si les projets doivent encore être contractualisés, leur concrétisation pourrait faire de l’Union européenne un acteur clé de la transition énergétique du continent.

Ce nouveau financement s’inscrit dans le cadre de l’Africa-EU Green Energy Initiative (AEGEI) et de la campagne Scaling Up Renewables in Africa, coorganisée avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa. 

Pour le Togo, déjà engagé dans une stratégie d’électrification ambitieuse visant l’accès universel à l’électricité d’ici à 2030, cette coopération vient appuyer les efforts entrepris dans le cadre de la feuille de route “Togo 2025”. 

L’UE soutient déjà plusieurs initiatives dans le pays, notamment l’extension du réseau électrique, le développement des mini-centrales solaires et la modernisation du secteur énergétique, dans le cadre d’un partenariat de 201 millions d’euros signé avec l’Équipe Europe (UE, France et Allemagne).

Ayi Renaud Dossavi

Le Salon du Livre Jeunesse de Lomé (SALIJEL) tiendra sa deuxième édition du 16 au 18 octobre 2025. Organisé par l’association « Lire au Togo », avec l’appui de partenaires notamment l’AFD, l’événement sera cette année accueilli à l’Institut Français du Togo, également partenaire.

Après une première édition réussie ayant rassemblé plus de 8000 visiteurs, le SALIJEL 2025 mettra l’accent sur la coopération culturelle et le développement des industries culturelles et créatives (ICC).

Plus de quarante exposants, dont des éditeurs, libraires et illustrateurs venus d’Afrique et d’Europe, sont annoncés pour présenter leurs ouvrages et innovations à travers des expositions, des ateliers et des rencontres professionnelles.

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En marge de la promotion de la lecture jeunesse, la rencontre entend renforcer la chaîne du livre au Togo, notamment sur les volets diffusion et promotion à l’ère du numérique. Dans cette optique, une formation nationale des bibliothécaires du Togo est organisée en amont, autour du thème : « Bibliothèques et lecture jeunesse à l’ère du numérique ».

Ayi Renaud Dossavi

Lomé accueille, du 17 au 19 octobre 2025 au CETEF, la première édition du Salon de l’immobilier et de l’énergie.

Ces deux secteurs, la construction et les énergies renouvelables, seront conjointement à l’honneur durant ces trois jours de rencontres, dans le cadre d’une initiative conjointe du Fest’immo (Salon de l’immobilier au Togo) et des Solar Days by SAER-Togo (Synergie des Acteurs des Énergies Renouvelables).

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Pendant trois jours, architectes, ingénieurs, promoteurs, investisseurs et fournisseurs d’équipements solaires échangeront autour du thème : « L’énergie renouvelable au service de l’immobilier ». Des panels et formations aborderont des thématiques telles que le financement des projets immobiliers verts, les matériaux éco-durables ou encore l’installation de systèmes solaires domestiques.

Selon Serge Adoté, de la Synergie des Acteurs des Énergies Renouvelables (SAER), le salon permettra « de présenter une solution unique et optimale alliant performance énergétique et construction durable ».

Les participants découvriront notamment, indique-t-on, les dernières innovations en matière de climatisation solaire, de pompes à énergie renouvelable et de modèles bioclimatiques adaptés au climat local.

R.E.D

Au Togo, le Secrétariat technique de la Commission de gestion du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (ST-CG-FACT) entend améliorer son accompagnement en faveur des communes, dans le cadre de la mise en œuvre des projets financés par l’État à travers le FACT. Cet engagement fait suite à des insuffisances relevées dans la gestion des dotations du Fonds par plusieurs collectivités locales.

Selon un communiqué du ST-CG-FACT consulté par Togo First, les faiblesses constatées concernent notamment les retards dans l’exécution des travaux, l’insuffisance du suivi technique et des difficultés liées à la maîtrise d’ouvrage communale. Ces constats ont été faits à l’occasion d’une mission d’évaluation des investissements réalisés par les communes sur les dotations du FACT au titre de l’année 2024. Ladite mission s’est achevée le 4 octobre dernier après plus d’un mois sur le terrain.

« Ces constats nous aident à mieux cibler les besoins d’accompagnement, notamment en planification, en passation des marchés publics et en renforcement des capacités », a indiqué Koumtchane Siangou, secrétaire technique de la Commission de gestion du FACT.

Malgré les insuffisances relevées, la mission a aussi mis en lumière des progrès notables dans la gestion locale. « Globalement, nous avons constaté une réelle volonté des communes de bien exécuter les projets. De nombreuses réalisations respectent les cahiers des charges et sont effectivement mises au service des populations », a ajouté le responsable.

Le Secrétariat technique prévoit d’élaborer un rapport général à l’issue de cette mission. Ce document servira de base à la définition de nouvelles stratégies d’accompagnement et d’intervention, qui seront présentées à l’ensemble des acteurs de la décentralisation. Ces derniers seront appelés à formuler des suggestions pour améliorer l’efficacité du dispositif.

Pour rappel, au titre de l’année 2024, l’État a alloué 8,5 milliards FCFA aux communes à travers le Fonds qui est un mécanisme national de financement des collectivités locales en lien avec la politique de décentralisation au Togo.

Esaïe Edoh

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Quelques jours après la formation du premier gouvernement de la Ve République, le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a complété son dispositif exécutif avec trois nouvelles nominations ministérielles.

Par décret présidentiel lu à la Télévision nationale, le général Yark Damehame est nommé ministre, directeur de cabinet du président du Conseil.
Ancien ministre de la Sécurité et figure centrale de l’appareil d’État, Yark Damehame rejoint le cœur de la coordination politique et administrative du nouvel exécutif.

Pascal Bodjona, ancien ministre d’État, fait également son retour en tant que ministre conseiller. Ce dernier est notamment connu pour sa diplomatie et sa connaissance des réseaux politiques. Il pourrait continuer à jouer un rôle clé dans la consolidation des relations extérieures et la médiation institutionnelle.

Enfin, Edem Tengue, ex-ministre de l’Économie maritime, intègre aussi le cercle rapproché du président du Conseil, également en tant que ministre conseiller.

Ces nominations affinent davantage l’architecture de la Ve République. Ils rejoignent ainsi un gouvernement qui compte à ce jour 30 membres, dont 20 ministres et 10 ministres délégués.

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Au Togo, les travaux de protection côtière sur le segment Gbodjomé - Agbodrafo -  Goumoukopé devraient entrer dans leur phase active le 20 octobre 2025.
D’un coût total de plus de 33 milliards FCFA (soit 51 millions d’euros), ils s’inscrivent dans le cadre du Programme d’investissement pour la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP-Togo), financé sur ce segment par l’Agence Française de Développement (AFD), Invest International, et accompagné par la Banque mondiale.
« Tout est prêt pour le démarrage effectif des travaux, prévu autour du 20 octobre », a confié à Togo First, Eusébio A. César, ingénieur civil côtier senior du projet WACA.

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Travaux et objectifs

Les travaux sont menés par le néerlandais Boskalis International BV, déjà intervenu sur des chantiers similaires l’an dernier.
Ces travaux ils s’étaleront sur 18 mois, de juin 2025 à novembre 2026, selon les détails partagés par le WACA ResIP.
Il s’agira concrètement de construire 22 épis de protection, dont 20 entre Gbodjomé et Agbodrafo et 2 à Goumoukopé.
Chaque épi mesurera entre 65 et 75 mètres et sera complété par un rechargement de sable estimé à 35 000 m³ par casier, soit un total d’environ 730 000 m³, prélevé en haute mer à dix kilomètres des côtes.
« Ces ouvrages vont stabiliser la côte et permettre aux populations de vivre sans la peur que la mer vienne les chasser », selon Adou Rahimi Alimi Assimiou, coordonnateur national du projet WACA-Togo.

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L’opération comprend également le comblement de 450 000 m³ de sable dans les bras lagunaires morts d’Aného, ainsi que la replantation de dix hectares de cocotiers afin de stabiliser le littoral et limiter l’avancée de la mer.

Mesures sociales et environnementales

Au-delà des travaux d’infrastructure, le projet accorde une importance particulière à sa dimension humaine.

Avant le lancement, 296 personnes affectées ont été indemnisées. 

Le chantier génère aussi de l’emploi local : « Le projet a déjà créé 112 emplois, dont 89 relèvent de la main-d’œuvre locale », selon Loukman Nadjari, spécialiste en sauvegarde sociale sur le projet.
Les populations riveraines ont été sensibilisées aux perturbations temporaires liées à la circulation et aux nuisances sonores.
L’objectif affiché est d’assurer zéro accident, zéro incident sur le chantier pendant toute la durée des travaux.

Répondre durablement à l’érosion

Selon les ingénieurs du projet, ces ouvrages permettront de stabiliser durablement le littoral, pour une période d’au moins 30 ans, en limitant la progression de l’érosion et en protégeant les habitations, hôtels et infrastructures déjà menacés.

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Le succès de cette phase devrait, à terme, ouvrir la voie à l’extension du dispositif vers Kpémé et Aného, où la mer continue de gagner du terrain.
Rappelons que des travaux précédents dans le cadre du projet WACA ont concerné la construction et la réhabilitation de 14 épis sur le tronçon Agbodrafo–Sanvee Condji, ainsi que la mise en place d’un brise-lame, le rechargement de casiers et l’aménagement du chenal de Gbaga à Aného, déjà réalisés par Boskalis BV.

Ayi Renaud Dossavi

L’entreprise togolaise KYA-Energy Group, spécialisée dans les énergies renouvelables, a été distinguée à Libreville la semaine dernière, lors de la 5ᵉ édition des Awards de la Marque OAPI (Organisation africaine de la propriété intellectuelle), avec le Prix de l’intégration régionale.

Cette distinction consacre notamment son rôle dans la promotion des solutions énergétiques durables et l’expansion sous-régionale.

Dirigée par le Professeur Yao Azoumah, KYA-Energy Group a gagné le cœur du jury avec sa marque phare KYA-SOP, des groupes électro-solaires conçus et assemblés localement. Le produit avait du reste déjà été récompensé par la BOAD en 2018.

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Selon l’OAPI, le jury a salué la stratégie d’expansion de la société, désormais présente dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, ainsi que son impact sur la sécurité énergétique et la création d’emplois verts. 

Le trophée s’accompagne d’une dotation de 3 millions FCFA. Au-delà de la somme, c’est surtout le symbole qui pour Prof. Azoumah, « confirme la qualité de l’innovation togolaise et la pertinence de notre vision d’une Afrique énergétiquement autonome ».

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Pour rappel, les Awards de la Marque OAPI récompensent les meilleures initiatives en matière de propriété intellectuelle et d’innovation. Durant l'événement, le Patronat togolais, représenté à l'occasion par Laurent Tamegnon, a également été primé en tant que partenaire de l'initiative, avec un prix d'honneur. 

Ayi Renaud Dossavi

Le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a nommé Cina Lawson ministre de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique, selon le décret qui officialise la composition du nouveau gouvernement, le 8 octobre.

La création de ce portefeuille traduit la volonté du gouvernement de placer la modernisation de l’administration et la digitalisation des services publics au cœur de la gouvernance de la Ve République. Présente au gouvernement depuis 2010, Cina Lawson est l’une des figures les plus expérimentées de l’exécutif. Diplômée de Sciences Po Paris et de Harvard, elle a dirigé la politique numérique du pays pendant plus d’une décennie, notamment à travers l’Agence Togo Digital (ATD), créée en septembre 2021 et qui a déjà numérisé de nombreux services administratifs.

Selon la Banque mondiale et le FMI, les priorités de son ministère concernent la performance administrative, la transparence des services publics et l’efficacité des dépenses de l’État. Les deux institutions appellent à renforcer la coordination inter-ministérielle et à généraliser les outils numériques de suivi et d’évaluation.
La Banque mondiale estime que la numérisation des procédures administratives – registres, fiscalité, marchés publics, titres fonciers – pourrait réduire jusqu’à 25 % les coûts de transaction pour les usagers. En décembre 2024, elle a également approuvé un financement de 100 millions USD pour connecter plus de 8 000 institutions publiques et offrir un meilleur accès à Internet à près d’un million de personnes.

Selon le FMI, les autorités togolaises se sont engagées à digitaliser jusqu’à 75% des démarches administratives avant la fin 2025. Un objectif ambitieux, qui suppose d’accélérer l’interconnexion des plateformes publiques et de renforcer la cybersécurité. Le rapport du Fonds mentionne aussi le développement de la connectivité fixe et mobile comme un levier de progrès. En 2023, le Togo affichait un taux de pénétration mobile de 83,8 % et une couverture 3G/4G d’environ 45,7 %. Le principal défi reste d’étendre la fibre optique à l’ensemble du territoire, d’accroître les investissements des opérateurs dans la qualité du réseau et de réduire le coût de l’accès pour les ménages et les entreprises. Ces réformes doivent permettre d’accroître la productivité du service public et de rapprocher l’administration des citoyens.

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