Togo First

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jeudi, 16 octobre 2025 02:45

Sani YAYA

Né en 1963 à Kétao (Kara), Sani Yaya est l'actuel ministre délégué auprès du Ministre de l’Aménagement du Territoire, chargé des Travaux Publics et des Infrastructures. 

Diplômé du Centre d’Etudes financières, économiques et bancaires (CEFEB) de Paris et de l’Université de Lomé (maîtrise en Sciences économiques), il cumule près de 30 ans d’expérience dans le secteur bancaire et financier.

Avant son entrée au gouvernement en juin 2015, il a assumé de hautes fonctions au sein de plusieurs institutions nationales et régionales, notamment l’Union togolaise de banque (UTB), la BCEAO, Ecobank Transnational Incorporated (ETI), NSIA et la Banque togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI). 

Parallèlement à ses fonctions ministérielles, Sani Yaya Sani Yaya était également membre de droit du Conseil des gouverneurs dans plusieurs institutions financières internationales (BAD, BIDC, FMI et la BID)..

 
 
 
 
 
 

Lomé accueille ce mercredi 15 et jeudi 16 octobre 2025, la 3ᵉ édition du Forum BlueInvest Africa, une initiative de la Commission européenne organisée avec l’appui du gouvernement togolais. L’événement vise à connecter investisseurs et entrepreneurs du secteur de l’économie bleue. Après les Seychelles et le Kenya, le Togo devient le premier pays d’Afrique francophone à abriter ce rendez-vous continental.

Le forum réunit plus de 200 participants, parmi lesquels des entrepreneurs de l’économie bleue, des représentants de l’Union européenne, des institutions financières, ainsi que 24 startups africaines venues présenter leurs projets d’innovation maritime et côtière. L’objectif est de stimuler les investissements durables et de renforcer la coopération Afrique–Europe autour des ressources marines.

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Pour l’ambassadeur de l’UE au Togo, Gwilym Ceri Jones, le choix de Lomé « témoigne du rôle stratégique du pays dans la croissance maritime en Afrique de l’Ouest » et s’inscrit dans la dynamique du programme Global Gateway, qui a déjà mobilisé plus de 306 milliards d’euros d’investissements mondiaux, dont une part importante pour les énergies renouvelables et les infrastructures côtières.

Le secrétaire général du gouvernement togolais, Stanislas Baba, a rappelé les progrès réalisés par le pays dans le domaine maritime : « Grâce à un investissement de 396 millions d’euros, la deuxième phase d’extension du Lomé Container Terminal a porté la capacité annuelle à 2,4 millions d’EVP. En septembre 2025, un dragage de 7,5 millions d’euros a permis d’approfondir le chenal à –18,60 m et le bassin terminal à –17,60 m, pour accueillir des porte-conteneurs de 19 000 à 24 000 EVP. »

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Porté par une jeunesse entrepreneuriale dynamique, BlueInvest Africa 2025 ambitionne de faire émerger de nouveaux modèles d’affaires durables et inclusifs. Une compétition de pitchs, dotée de plusieurs accompagnements pour les lauréats, marque le point d’orgue de la rencontre.

Ayi Renaud Dossavi

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L’écosystème financier togolais s’est élargi depuis le 7 octobre dernier avec l’entrée en service officielle de « Gozem Money », une nouvelle solution de Mobile Money développée par la start-up basée à Lomé, Gozem en partenariat avec NSIA Banque. Annoncé il y a un an, ce service vise à faciliter l’accès aux services financiers pour les Togolais et à contribuer activement à l’inclusion financière nationale.

À l’instar des solutions électroniques déjà présentes sur le marché, telles que Flooz (de Moov Africa Togo) ou Mix by Yas (de Yas), Gozem Money se positionne comme un portefeuille électronique complet. Il permet à ses utilisateurs d’effectuer diverses transactions, notamment le paiement de factures, les achats en ligne, les transferts d’argent, ou encore la gestion de leurs finances personnelles.

La start-up mise sur la digitalisation des paiements et sur l’interopérabilité avec les plateformes déjà existantes, qu’il s’agisse de cartes bancaires ou d’autres services de Mobile Money disponibles au Togo. « Les usagers peuvent recharger leur portefeuille via les agents Gozem ou directement depuis leur compte bancaire, effectuer des transferts entre opérateurs, et régler leurs achats sur toutes les plateformes compatibles », précise la société dans un communiqué consulté par Togo First.

Pour Jean Sylvestre Nango, Directeur de Gozem Money Togo, ce lancement marque une nouvelle étape dans la modernisation du paysage financier togolais. « Gozem Money reflète notre ambition de transformer le secteur et de contribuer activement à une inclusion financière durable », a-t-il indiqué.

Partenaire stratégique du projet, NSIA Banque a joué un rôle clé dans la mise en œuvre de la solution, en veillant à sa conformité avec les exigences réglementaires de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), qui encadre les activités liées à la monnaie électronique dans l’espace UEMOA.

Selon Max-Ange Didier Djécketh, Directeur général de NSIA Banque Togo, ce partenariat s’inscrit dans la mission de la banque qui vise à « garantir à chaque Togolais un accès équitable, sécurisé et moderne aux services financiers ».

Notons que le lancement de Gozem Money intervient quelques mois après le rachat par Gozem de la start-up béninoise Moneex, une acquisition qui a permis de poser les bases de cette nouvelle offre régionale.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la préfecture de Yoto a lancé en fin de semaine dernière (le vendredi 10 octobre 2025) la deuxième phase du projet de Gestion intégrée des ressources en eau dans le bassin du Mono (GIRE-Mono II).

Amorcé à Tabligbo, le projet, d’un coût total de 143,39 millions FCFA, s’étendra sur deux ans (avril 2025-mars 2027) et bénéficiera à environ 50 000 habitants des communes Yoto 1, 2 et 3.

Cette phase vise à renforcer la gouvernance intercommunale de l’eau, à promouvoir la résilience climatique et à encourager l’agroécologie. Elle fait suite à une première phase (2019-2022) qui avait permis la construction d’ouvrages hydrauliques et la mise en place de structures locales de gestion de l’eau.

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Les actions prévues incluent notamment le reboisement de 7 hectares de berges, la création de jardins scolaires, la construction de latrines écologiques et la mise en place d’un comité local de l’eau.

Le préfet de Yoto, le lieutenant-colonel Djossou Agossa, a salué la politique de décentralisation amorcée depuis quelques années dans le pays, tandis que les maires de Yoto ont réaffirmé leur engagement à cofinancer le projet à hauteur de 10 millions FCFA par commune.

Le projet est financé par plusieurs partenaires, dont l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (AESN), Delabie, SIEP-Picardie, SIEP Secteur Régie et Rouen Métropole. Il est mis en œuvre par l’ONG PADIE et Experts-Solidaires, en partenariat avec les autorités locales.

R.E.D

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Un nouveau marché a été inauguré à Bengola le samedi 11 octobre 2025, dans la commune de Cinkassé 1, grâce au projet Cohésion sociale (COSO), appuyé par le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) et l’USAID. L’infrastructure, bâtie sur cinq hectares, s’inscrit dans une stratégie de développement économique et de cohésion communautaire du nord du Togo.

Composé de cinq hangars, d’une boucherie, d’un forage, de sanitaires et d’abris couverts, le marché de Bengola sera ouvert les mercredis et samedis. Situé à la frontière entre le Togo, le Ghana et le Burkina Faso, il devrait devenir un carrefour d’échanges commerciaux et un pôle d’intégration régionale.

Le préfet de Cinkassé, le colonel Yanani Tiekabe, et le maire Nagnango Koundjo ont salué une initiative qui, selon eux, soutient l’économie locale tout en favorisant la paix et la cohésion sociale.

Pour rappel, le projet COSO est une initiative régionale visant à renforcer la résilience socio-économique et climatique des communautés frontalières dans les pays du Golfe de Guinée, dont le Togo. Dans le pays, l’initiative, appuyée par la Banque mondiale, opère dans 40 cantons frontaliers, principalement dans la région des Savanes, avec quelques interventions dans les régions de la Kara et Centrale, sous l’exécution de l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB).

Lancé officiellement le 17 juin 2022, ce projet, prévu jusqu’en 2027, bénéficie d’un financement initial de 33 milliards FCFA, complété par près de 14 milliards FCFA pour renforcer ses interventions, notamment via un guichet spécial de 23 millions de dollars dédié aux communautés et réfugiés.

Le Togo célèbre du 15 au 24 octobre 2025 la 5e édition des Journées de l’Artisanat du Togo (JAT), placée sous le thème : « Le numérique au service de la promotion de l’artisanat : enjeux et défis ». 

L’événement, sous l’égide du ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, s’inscrit dans la dynamique du mois du « Consommer local », avec pour objectif de renforcer la visibilité des artisans et du savoir-faire togolais.

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« Ce thème nous interpelle, nous artisans, sur la nécessité de nous adapter aux mutations du monde moderne », selon M. Mouhamed ISSA, Président de l’Union des Chambres Régionales de Métiers du Togo, à l'ouverture officielle de ces journées.

Cette édition met notamment l’accent sur la transformation digitale du secteur, amorcée à travers la dématérialisation des inscriptions et des examens du Certificat de Fin d’Apprentissage (CFA). 

Les autorités encouragent désormais l’usage du numérique pour la commercialisation, la formation et la mise en réseau des artisans.

Notons que des ateliers, mini-foires régionales et actions communautaires accompagnent l’événement. Il s’agit notamment de rapprocher les produits locaux des consommateurs et de stimuler la demande intérieure.

R.E.D

Au Togo, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et l’Institut national d’assurance maladie (INAM), structures gestionnaires du programme d’Assurance maladie universelle (AMU), ont signé, le mardi 14 octobre 2025 à Lomé, des accords de partenariat avec plusieurs compagnies d’assurance. Ces accords visent à faciliter l’accès des assurés à des couvertures complémentaires, mieux adaptées à leurs besoins spécifiques.

Le partenariat lie la CNSS, l’INAM aux membres du Comité des assureurs du Togo (CAT), de la Fédération togolaise des assureurs conseils (FETAC) et du Cadre national de concertation des mutuelles du Togo (CNCMUT). Selon Dissaliba Winga, représentant le ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances, cette démarche participe à la construction d’un système inclusif et collaboratif : « L’Assurance maladie universelle n’est pas une fin en soi, mais un processus évolutif fondé sur la complémentarité des acteurs et la confiance des citoyens », a-t-il souligné.

Concrètement, cette convention établit les bases d’une gouvernance partagée du système de couverture santé au Togo, en associant les acteurs publics et privés à la construction d’une société plus équitable et résiliente.

Pour le directeur général de la CNSS, Ingrid Awadé, cette signature poursuit un objectif clair : renforcer la protection des populations contre le risque de maladie. « Nous avons posé des fondations solides, mais la réalité des besoins en santé évolue. D’où la nécessité d’une offre plus complète, co-construite avec le secteur privé », a-t-elle déclaré.

Cette convention-cadre crée désormais un pont entre la couverture de base publique et les offres complémentaires du secteur privé.

Rappelons que le projet AMU mis en œuvre depuis janvier 2024 par l’INAM et la CNSS, vise à garantir l’accès aux soins de santé à l’ensemble de la population togolaise, quel que soit le secteur d’activité.

Esaïe Edoh

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Une nouvelle station de traitement d’eau potable, d’un coût total de 104,6 millions FCFA, est désormais opérationnelle à Gapé-Kpédzi, dans la commune Zio 4. L’ouvrage, financé par le Japon, vise à améliorer durablement l’accès à l’eau potable dans cette localité.

Conçue selon un modèle écologique, la station repose sur un système de filtration lente sur sable, alimenté par l’énergie solaire. Elle capte l’eau du fleuve Zio, situé à environ 300 mètres du site, pour la transformer en eau potable conforme aux normes de consommation.

Le projet devrait bénéficier à plus de 3000 habitants de Gapé-Kpédzi et des villages environnants. Il a été réalisé par l’ONG togolaise Partage et Action en Synergie pour le Développement (PASYD), avec l’appui technique de la société japonaise Yamaha. L’infrastructure s’inscrit dans une démarche de réduction des maladies hydriques, d’amélioration de la santé publique et de renforcement du bien-être socio-économique des communautés rurales.

Outre ses effets sanitaires, la station constitue une source d’opportunités locales, à travers la formation technique et la création d’emplois, notamment pour les jeunes. Elle participe ainsi à la lutte contre le chômage en zone rurale.

L’initiative s’aligne sur la politique publique du gouvernement togolais visant l’accès universel à l’eau potable à l’horizon 2030.

Esaïe Edoh

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mardi, 14 octobre 2025 15:54

Essowè Georges BARCOLA

Essowè Georges Barcola, nommé ministre des Finances et du Budget en octobre 2025 dans le premier gouvernement de la Ve République du Togo, succède à son précédent poste de ministre de l’Économie et des Finances qu’il occupait depuis août 2024. 

Expert reconnu des finances publiques, il a exercé d’importantes fonctions à la Commission de l’UEMOA, où il dirigeait le Département des Services administratifs et financiers, ainsi qu’à la LONATO, en tant que directeur général, initiant des réformes de digitalisation et de gouvernance. 

A la tête de ce nouveau ministère, Barcola doit désormais assurer la soutenabilité budgétaire face à une dette publique proche de 70 % du PIB. Ses priorités incluent la modernisation de l’administration fiscale, la transparence des dépenses publiques et une gestion efficiente des ressources en faveur des secteurs clés de l’économie togolaise, notamment l’éducation, la santé, les infrastructures et l’agriculture.

mardi, 14 octobre 2025 15:51

Kodjo Sévon-Tépé ADEDZE

Kodjo Sévon-Tépé Adedze a fait son retour au gouvernement togolais comme ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, depuis le 8 octobre 2025. Sous sa tutelle, trois ministres délégués gèrent les Travaux publics, le Développement local et l’Eau. 

Âgé de 63 ans, cet ancien haut cadre des douanes et ex-commissaire général de l’OTR cumule une longue expérience administrative. Ministre depuis 2019, il a successivement dirigé le commerce et l’urbanisme avant de présider l’Assemblée nationale en 2024. Il devient aujourd’hui un pilier clé des chantiers structurants du Togo.

Il devra aussi piloter la planification urbaine et foncière, soutenir la décentralisation et impulser les projets locaux. Parmi ses priorités figure le projet des 20 000 logements abordables, appuyé par la BAD.

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