Togo First

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Le Togo continue de moderniser sa politique environnementale, avec plus récemment la création de l’Inspection générale de l’Environnement, des Ressources forestières et du Littoral. L’arrêté, signé le lundi 20 octobre 2025 par le ministre de l’Environnement, Dodzi Kokoroko, consacre une structure placée directement sous son autorité.

L’Inspection sera chargée de contrôler, évaluer et suivre la conformité des activités économiques et sociales aux normes environnementales en vigueur. Elle interviendra notamment dans la gestion durable des forêts, la protection du littoral et la préservation des ressources naturelles.

Il s’agit ainsi, pour la nouvelle entité, de renforcer la résilience nationale face aux menaces climatiques et d’assurer un suivi rigoureux des politiques environnementales. Elle interviendra également dans la mise en œuvre des engagements internationaux du Togo, en organisant sa participation aux conférences mondiales sur le climat. 

Ceci devrait passer par la production de rapports périodiques de veille et d’alerte climatique, pour alimenter les décisions publiques et la planification nationale.

Au Togo, cette réforme dans le secteur s’inscrit dans un contexte déjà marqué par la création récente d’une Cellule nationale de veille climatique et le lancement d’une opération visant à actualiser les données forestières. Ceci, en vue de doter le pays d’un cadre de gouvernance environnementale intégré, capable de concilier développement économique, transition verte et transparence dans la gestion des ressources naturelles.

Le Togo s’apprête à accueillir, du 28 novembre au 14 décembre 2025, la 20e édition de la Foire internationale de Lomé. Ce rendez-vous des acteurs économiques de la sous-région et d’ailleurs, sera placé sous le signe de la coopération sino-togolaise, avec la Chine comme pays invité d’honneur.

Une délégation d’entreprises chinoises est à ce titre attendue pour présenter le savoir-faire industriel et technologique de l’Empire du milieu, dans le cadre d’une journée nationale de la Chine prévue le 29 novembre. L’événement comprendra des expositions, des animations culturelles et des rencontres d’affaires destinées à renforcer les échanges commerciaux entre Pékin et Lomé.

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Cette édition 2025 revêt un caractère particulier puisqu’elle coïncide avec le 40e anniversaire du CETEF, l’institution organisatrice de la Foire. Plus de 1300 exposants et environ 700 000 visiteurs sont attendus sur les 90 000 m² du site, avec plusieurs innovations à la clé : réorganisation des pavillons, digitalisation des services et amélioration des infrastructures d’accueil.

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Des formations sont également organisées à l’intention des exposants pour optimiser la présentation des stands et la communication commerciale.
Notons que le chanteur King Mensah, figure emblématique de la culture togolaise, a été choisi comme égérie de cette édition.

Ayi Renaud Dossavi

La question de la délimitation des frontières et de la gestion concertée des espaces maritimes en Afrique de l’Ouest est au cœur d’un atelier régional qui s’est ouvert le mardi 21 octobre 2025 à Lomé. Organisée par le Haut Conseil togolais pour la mer, en partenariat avec la coopération allemande (GIZ) et l’Union africaine à travers le Programme frontière de l’Union africaine (PFUA), la rencontre réunit plusieurs experts et représentants des pays côtiers de la région. 

L’objectif est de mettre en place une plateforme d’échange et de partage d’expériences autour des défis liés à la délimitation des frontières maritimes et à la gestion durable des espaces maritimes partagés. Ainsi, les participants entendent contribuer à l’élaboration d’un guide complet sur la délimitation des frontières maritimes et la gouvernance des espaces maritimes. Ce document, actuellement en cours de préparation, vise à transformer ces zones sensibles en espaces de coopération, d’intégration et de développement partagé, plutôt qu’en sources de tensions.

Durant quatre jours, les discussions porteront notamment sur le régime juridique applicable aux espaces maritimes, les procédures de délimitation des frontières, ainsi que sur les aspects techniques qui y sont liés.

Pour Stanislas Baba, ministre conseiller à la Présidence du Conseil chargé des affaires maritimes, l’initiative répond à une urgence continentale. « L’Afrique compte 39 pays côtiers, mais très peu ont délimité leurs espaces maritimes. Si nous n’y prenons garde, les mers risquent de devenir des sources majeures de conflits », a-t-il prévenu, avant de souligner la nécessité de « parler, négocier et coopérer pour éviter les tensions ».

Esaïe Edoh

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Après près de trois mois d’absence, le Togo fait son retour sur le marché des titres publics de l’UMOA avec pour ambition de lever 25 milliards FCFA. L’opération est prévue via une émission simultanée de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) et sera bouclée le vendredi 24 octobre 2025.

Selon les informations consultées par Togo First, le Trésor public togolais ambitionne de mobiliser 8 milliards FCFA via les BAT, émis sur une maturité de 364 jours, avec un nominal de 1 million FCFA et des taux d’intérêt multiples. Les 17 milliards FCFA restants seront recherchés à travers des OAT d’une durée de 3 ans et 5 ans, au nominal de 10 000 FCFA, assorties de taux d’intérêt respectifs de 6,25 % et 6,50 %.

Les ressources mobilisées contribueront au financement du budget national 2025, arrêté à 2397 milliards FCFA.

Depuis le début de l’année, le Togo a déjà levé 264,5 milliards FCFA sur le marché régional, soit environ 79 % de son objectif annuel fixé à 332 milliards FCFA. Pour le dernier trimestre de 2025, le pays prévoit de mobiliser 100 milliards FCFA supplémentaires.

Esaïe Edoh

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Spiro, la société de mobilité électrique deux-roues présente au Togo depuis 2022 et anciennement M-Auto, vient de boucler une levée record de 100 millions de dollars (56,5 milliards FCFA environ), la plus importante jamais réalisée sur le continent dans le secteur de l’e-mobilité.

L’opération, menée par le Fund for Export Development in Africa (FEDA), filiale d’investissement à impact d’Afreximbank, vise à renforcer la position de Spiro sur le secteur, en lui permettant d’étendre ses activités, notamment à travers un réseau élargi de stations d’échange de batteries.

Créée en 2022, Spiro exploite aujourd’hui plus de 60 000 motos électriques et 1200 stations d’échange de batteries dans six pays africains : le Togo, le Bénin, le Rwanda, le Nigeria, le Kenya et l’Ouganda.

Pour Kaushik Burman, PDG de Spiro, cette levée « marque un tournant dans la mobilité africaine, en offrant aux conducteurs une alternative plus performante, moins coûteuse et plus rentable que les véhicules thermiques ».

L’entreprise entend désormais accélérer l’installation de nouvelles stations d’échange dans ses marchés phares, dont le Togo, et contribuer à la création d’emplois qualifiés liés à la production, à la maintenance et à la gestion des véhicules électriques fabriqués en Afrique.

Plus encore, Spiro prévoit de dépasser la barre des 100 000 véhicules déployés d’ici à fin 2025, tout en développant une infrastructure énergétique propre et décentralisée sur le continent, forte de ces nouvelles ressources.

Au Togo, Spiro s’arrime à la politique nationale de transition énergétique et de mobilité durable, soutenue par des mesures fiscales incitatives inscrites dans la loi de finances 2024, notamment l’exonération à l’importation des batteries électriques.

R.E.D.

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Au Togo, la région maritime va se doter d’un plan de développement hospitalier ; ceci, dans le cadre d’une réforme de son système de santé. Les mardi 21 et mercredi 22 octobre 2025, la Maison des jeunes et de la femme de Tsévié a accueilli à cet effet un atelier de lancement du Projet d’Établissement Hospitalier (PEH).

Cette initiative du ministère en charge de la Santé, appuyée par le Fonds mondial, vise à doter chaque structure de santé d’un outil stratégique pour améliorer la gouvernance, la qualité des soins et la performance hospitalière.

À l’ouverture des travaux, Taïrou Bagbiègue, gouverneur de la région, a rappelé que le PEH servira de véritable plan de développement hospitalier, adapté aux besoins réels des populations. « L’hôpital de demain doit être centré sur le patient et la modernité », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de la planification stratégique pour la période 2026-2030.

De son côté, Dr Koffi Agbétiafa, directeur régional de la Santé Maritime, a précisé que cette démarche s’inscrivait dans la Feuille de route gouvernementale 2025, qui vise à promouvoir un accès équitable et durable aux soins de santé.

À terme, le projet permettra de renforcer les capacités de gestion des hôpitaux et des unités de soins périphériques de type 2 (USP2), tout en alignant les pratiques sur les standards de gouvernance hospitalière. Des ateliers similaires seront organisés dans l’ensemble des régions afin d’assurer une planification harmonisée du système hospitalier national.

Si à l’échelle régionale (région maritime), le PEH a été lancé mardi 21 octobre 2025, il est à noter que dans le District Autonome du Grand Lomé (DAGL) cet exercice a été fait depuis août dernier.

R.E.D

Le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique a annoncé la création d’une cellule nationale de veille climatique. L’initiative, portée par le nouveau ministre, Dodzi Kokoroko, vise à renforcer la résilience nationale et à éclairer la prise de décision face aux enjeux climatiques.

Concrètement, cette cellule aura pour mission d’assurer la surveillance, l’analyse et la diffusion des informations relatives aux phénomènes et impacts du changement climatique. Elle veillera également à la mise en œuvre des dispositions de la Convention sur le climat au niveau national, et à l’organisation de la participation du Togo aux rencontres internationales sur le sujet.

La nouvelle entité s’emploiera à collecter et analyser les données météorologiques, climatiques et environnementales fournies par les services techniques et les partenaires. Les informations produites permettront au pays d’anticiper certains phénomènes environnementaux et d’orienter les politiques publiques vers une gestion durable des ressources naturelles, la prévention des catastrophes et un aménagement équilibré du territoire.

Cet organe contribuera également à la production de connaissances endogènes sur le climat togolais. À terme, le dispositif devrait renforcer la crédibilité du Togo auprès des partenaires techniques et financiers, en soutenant notamment l’accès aux financements climatiques internationaux.

La création de cette cellule s’ajoute aux initiatives déjà engagées par le gouvernement pour la protection de l’environnement, notamment le programme national de reboisement qui prévoit la plantation d’un milliard d’arbres à l’horizon 2030.

Esaïe Edoh

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La France accueillera le 30 octobre prochain une conférence internationale de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs. La rencontre sera coorganisée avec le Togo, dont le Président du conseil, Faure Gnassingbé, assure la médiation de l’Union africaine (UA) dans la crise opposant la République démocratique du Congo (RDC) au Rwanda.

À travers cette rencontre, Paris et Lomé entendent mobiliser la communauté internationale face à la situation humanitaire préoccupante qui sévit notamment dans l’est de la RDC et, plus largement, dans l’ensemble de la région des Grands Lacs. Selon le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, les échanges mettront l’accent sur « l’urgence d’une réponse concrète aux besoins des populations locales ».

Pour les organisateurs, cette conférence devrait renforcer l’engagement de la communauté internationale en faveur de la paix, de la stabilité et du développement dans cette partie du continent. De fait, elle offrira également une plateforme de soutien à la dynamique de négociation et de médiation en cours, menée par les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine.

Les discussions porteront aussi sur les moyens d’approfondir l’intégration économique régionale, considérée comme un levier essentiel pour instaurer une paix durable, en marge du Forum de Paris sur la Paix.

Pour le Togo, cette initiative intervient dans un contexte où le président Faure Gnassingbé multiplie les consultations à Lomé avec les différents acteurs impliqués dans la crise. Cette conférence internationale lui offrira l’occasion de présenter les pistes proposées par la médiation togolaise et de recueillir les contributions d’autres partenaires, dans une approche collégiale de gestion du conflit.

Esaïe Edoh

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Annoncée il y a quelques mois, la cinquième édition du programme Heal by Hair ("Soigner par les cheveux"), une initiative de santé mentale par les soins capillaires, a démarré sa phase opérationnelle à Lomé le 19 octobre dernier, pour des formations jusqu’au 25 octobre 2025.

Le projet est initié par la Bluemind Foundation en partenariat avec l’Université de Lomé et le ministère de la Santé. L’événement, soutenu par le Fonds d’innovation pour le développement (FID), transformera sur la période, 400 coiffeuses issues du Grand Lomé en ambassadrices de santé mentale. Il s’agit de transformer les salons de coiffure en lieux d’écoute, de prévention et d’orientation.

Le programme, né à Lomé, repose sur l’idée simple de faire des coiffeuses des relais communautaires capables d’identifier les signes de détresse psychologique et d’orienter leurs clientes vers les soins adaptés. À un coût estimé à 656 FCFA par bénéficiaire, Heal by Hair a déjà accompagné plus de 100 000 femmes au Togo, au Cameroun et en Côte d’Ivoire.

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Ce programme intervient sur un continent où près de 10 % de la population souffre de troubles mentaux. Les pertes économiques liées à la dépression et à l’anxiété sont estimées à 232 milliards USD par an. Au Togo, ces troubles coûtent près de 400 milliards FCFA chaque année, selon la Bluemind Foundation.

Pour Marie-Alix de Putter, fondatrice de la Bluemind Foundation, « chaque salon formé devient un havre de dignité et de soutien ».

Après Lomé, la fondation prévoit d’étendre le programme à Kara dès juillet 2026, avant de couvrir d’autres régions du pays. L’objectif est d’atteindre un million de femmes togolaises soutenues d’ici à fin 2026, dont 230 000 bénéficiaires directes dans les régions de la Kara, Centrale et des Savanes.

Ayi Renaud Dossavi

Le Port autonome de Lomé (PAL) consolide sa position parmi les grandes plateformes portuaires. Selon le classement 2025 de Lloyd’s List, référence mondiale du transport maritime, la plateforme togolaise occupe désormais la 92ᵉ place, gagnant ainsi un rang par rapport à l’édition précédente.

Avec un trafic de 2,06 millions d’EVP en 2024, en hausse de 8 % par rapport à l’année précédente (1,9 million d’EVP), Lomé demeure le seul port d’Afrique subsaharienne à figurer dans le Top 100 mondial et le cinquième port africain, derrière Tanger Med, Port Saïd, Durban et Alexandrie.
Les analystes de Lloyd’s List attribuent cette progression à la croissance du transbordement, un segment que Lomé a su développer grâce à ses partenariats stratégiques et à l’efficacité de sa logistique portuaire. Le port en eau profonde de Lomé bénéficie notamment d’un tirant d’eau lui permettant d’accueillir les plus grands navires du continent, ce qui renforce sa compétitivité face à d’autres acteurs comme Durban ou Abidjan.
Cette nouvelle progression intervient dans un contexte mondial marqué par un rebond de 8,1 % du trafic conteneurisé et la réorganisation des chaînes logistiques internationales.

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Dans le même temps, le Port de Lomé vient d’achever les travaux de dragage de son terminal pour un coût de 7,5 millions d’euros. La profondeur du chenal a été portée à 18,6 mètres, ce qui lui permet d’accueillir davantage de grands navires (de 19 000 à 24 000 EVP).

D’autres investissements sont du reste, annoncés par Lomé container Terminal (LCT), l’un des deux manutentionnaires de la plateforme portuaire togolaise, dans un programme d’investissement de 120 millions d’euros à l’horizon 2027, qui inclut notamment le renforcement des quais, l’installation de nouvelles grues et l’extension de la capacité annuelle à 2,5 millions d’EVP.

Ayi Renaud Dossavi

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