Au Togo, le Conseil régional de la Kara a adopté un plan d’action prioritaire estimé à 1,9 milliard FCFA pour la période 2025-2026. Le document, voté le samedi 16 août 2025 à Kara lors de la clôture des travaux de la troisième session ordinaire de l’institution, recense les projets jugés essentiels au développement local de la région. Sur l’enveloppe globale, 797 millions FCFA sont prévus pour l’année 2025, et 1,116 milliard FCFA pour 2026.
Le programme s’articule autour de trois axes et neuf projets, dont le financement sera assuré par la dotation de l’État via le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT). Ces projets concernent notamment les secteurs de l’environnement, l’éducation, l’eau et l’assainissement.
Dans le domaine de l’environnement, 106,7 millions FCFA seront consacrés aux opérations de reboisement et à la création de forêts dans les sept préfectures de la région. Le secteur de l’eau et de l’assainissement bénéficiera, pour sa part, de 118,1 millions FCFA dédié à réhabiliter des forages et points d’eau autonomes dans 17 localités. S’agissant de l’éducation, un budget de 118,7 millions FCFA sera destiné à la réhabilitation de bâtiments scolaires et à l’acquisition d’équipements pour les collèges et lycées.
Ces initiatives marquent le début effectif des actions du Conseil régional, installé en janvier dernier, et dont la mission est de promouvoir le développement harmonieux des régions dans une logique de gouvernance locale renforcée.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Au Togo, l’exécutif a lancé le samedi 16 août à Lomé et simultanément dans plusieurs villes de l’intérieur, le projet ‘Vacances actives en entreprise 2025’. L’initiative, portée par le ministère de la Réforme du service public, du travail et du dialogue social, met en collaboration l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et le secteur privé.
Objectif, offrir aux étudiants togolais, une première expérience professionnelle à travers des stages d’imprégnation, afin de les occuper durant les vacances, et de développer leurs compétences pratiques et relationnelles. En tout, plus de 1200 jeunes issus des différentes régions du pays et sélectionnés à l’issue d’un appel à candidatures et d’un rigoureux processus, seront progressivement placés à partir de ce lundi 18 août dans les entreprises parapubliques et privées du pays.
S’il vient en complément aux mesures actives déjà existantes, à l’instar du programme AIDE et du programme national de volontariat, le nouveau projet s’inscrit pleinement dans la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, de promotion de l’employabilité et de l’insertion professionnelle, a rappelé le ministre en charge du secteur de l’emploi : “Nous avons le souci de répondre aux besoins de notre jeunesse, et de faire en sorte que pendant leur formation, ils aient la possibilité de découvrir le monde du travail, les exigences professionnelles qui y sont requises. Le monde du travail est rude et il nous faut adapter et outiller notre jeunesse, et s’assurer qu’à la fin de leurs études et formations, ils puissent être rapidement mis à contribution en étant opérationnels”, a expliqué Gilbert Bawara, en donnant le coup d’envoi du projet.

“C’est vrai qu’ils viennent pour apprendre, mais ces jeunes apporteront également un nouveau souffle aux entreprises, avec leurs idées et leurs concepts, pour améliorer ce qui existe déjà. C’est une initiative qui couronne parfaitement l’harmonie entre le public et le privé”, et une opportunité pour notre jeunesse, pour mieux se préparer, a pour sa part salué le vice-président du Conseil national du patronat (CNP), Thierry Awesso.
En marge de leur déploiement, les postulants ont été formés en soft skills et en notions de citoyenneté et de civisme. Par ailleurs, ils bénéficieront d’une indemnité forfaitaire et d’une déclaration à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), au titre des risques professionnels.
Octave A. Bruce
Ecobank Transnational Incorporated (ETI), le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, accueille un nouvel actionnaire de référence. Bosquet Investments Ltd. Le véhicule d’investissement d’Alain Nkontchou, a en effet acquis 21,22 % du capital d’ETI pour 100 millions USD, cédés par le sud-africain Nedbank (qui était son principal actionnaire depuis dix-sept ans). La transaction, scellée par un accord, devrait être finalisée d’ici à fin 2025, sous réserve des autorisations réglementaires.
Cette opération marque un retour par la grande porte pour Nkontchou, qui avait siégé pendant une dizaine d’années au Conseil d’administration du groupe avant de le quitter l’an dernier. L’ancien président du conseil d’administration d’ETI entend désormais soutenir la stratégie « Growth, Transformation and Returns », orientée vers la croissance durable du groupe.
Cette prise de participation intervient dans un contexte dynamique pour le groupe bancaire. En juillet, ETI avait procédé à une offre privée d’obligations convertibles Tier 1 (AT1) de 250 millions USD. L’opération, conclue en quelques jours, visait à renforcer la base de capital du groupe et à soutenir son expansion sur le continent africain.
Du côté de Nedbank, cette cession s’inscrit dans un repositionnement stratégique. Confronté à la nécessité de contenir les risques en Afrique centrale et de l’Ouest, le groupe préfère désormais se concentrer sur ses marchés clés d’Afrique australe et de l’Est.
Dans le même temps, Ecobank poursuit l’optimisation de son portefeuille régional. Le 6 août, le groupe a confirmé la cession de sa filiale mozambicaine, Ecobank Mozambique, à la banque malawite FDH Bank.
Pour rappel, depuis son siège de Lomé, Ecobank couvre 35 pays et dessert plus de 32 millions de clients, pour des actifs sous gestion estimés à plusieurs milliards de dollars.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’Organisation africaine des consommateurs (OAC) lance une enquête de satisfaction sur les services financiers. Il s’agit notamment de mesurer la perception des usagers quant à l’accueil et à la qualité des services dans les banques et institutions de microfinance.
Cette opération, marquée par une cérémonie de lancement le mardi 12 août dernier, s’inscrit dans le cadre du projet panafricain d’« Enquête sur le niveau de satisfaction des consommateurs sur les services financiers », déployé simultanément dans 15 autres pays dont le Bénin, le Maroc et le Nigeria.
Au Togo, la mise en œuvre est confiée à la Ligue des consommateurs du Togo (LCT) et à l’Association togolaise des consommateurs (ATC). Emmanuel Sogadji, président de la LCT, a rappelé qu’une étude précédente de son organisation avait révélé près de 70 % d’insatisfaction, soulignant « l’ampleur des défis » et la nécessité d’une action concertée à l’échelle continentale.
L’enquête se poursuit jusqu’au 12 octobre 2025, via un formulaire en ligne. Les établissements financiers sont également invités à relayer l’initiative pour élargir l’échantillon des réponses.
Les résultats qui sont attendus pour début novembre, devraient fournir à terme des données comparatives par pays et par institution, afin d’orienter des recommandations ciblées visant à améliorer la qualité des services financiers sur le continent.
Consulter le formulaire en ligne
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, environ 1000 personnes souffrant de diverses pathologies, notamment en ophtalmologie et en stomatologie, bénéficieront gratuitement de soins médicaux. L’initiative est portée par l’Association Terreau Fertile dans le cadre de la 5ᵉ édition de sa campagne « Solidarité Fertile », lancée le mercredi 13 août 2025 à Lomé.
Ces prestations gratuites seront offertes aux populations vulnérables dans les cinq régions du pays, précisément à Tandjouaré (Savanes), Kabou et Kouméa (Kara), Mo et Tchamba (Centrale), Tohoun (Plateaux) et Tabligbo (Maritime). Pour financer l’opération, l’association prévoit de mobiliser 46 millions FCFA.
La campagne comprend des consultations, dépistages et interventions pour la cataracte, des soins et extractions dentaires, ainsi que des actions de prévention bucco-dentaire. Également, 50 enfants bénéficieront d’opérations chirurgicales pédiatriques.
Selon la présidente de l’association, Biléyo Donko, cette campagne, prévue d’août à septembre 2025, intervient en soutien à la mise en œuvre de la politique sanitaire nationale, en particulier celle visant à garantir un accès aux soins de qualité pour tous.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
AMU : après la CNSS, l’INAM élargit la couverture aux veufs, veuves et orphelins
Le Togo va obtenir un financement de 22,5 millions d’euros (environ 14,7 milliards FCFA) du Luxembourg, avec l’appui de l’Union européenne, pour renforcer sa stratégie environnementale dans le cadre du Programme d’Appui à la Lutte contre le Changement Climatique et à la Protection de la Biodiversité (PALCC+).
Ce nouvel appui a été validé au moyen d’un accord signé à Lomé par le ministre de l’Environnement, Katari Foli-Bazi, en marge de la visite d’une délégation luxembourgeoise. La facilité cible la gestion des déchets urbains dans six grandes villes et la préservation de parcs prioritaires comme Fazao-Malfakassa. Le projet prévoit des infrastructures modernes de tri et de recyclage, ainsi que des mesures renforcées contre le braconnage et la déforestation.
Notons que cet appui prolonge le PALCC initial, lancé en 2017 et financé à hauteur de 10,6 M€ par l’Union européenne, qui visait déjà à préserver des ressources naturelles et l’agroécologie dans des aires protégées stratégiques. Le PALCC+ élargit cette ambition en intégrant la structuration de chaînes de valeur autour des produits forestiers non ligneux et agricoles, l’aménagement hydro-agricole et la restauration des périphéries dégradées, notamment le long du fleuve Mono.
Selon les prévisions initiales du PALCC, près de 17 000 ménages devraient profiter de ses retombées, soit environ 1,15 million de bénéficiaires directs et indirects sur tout le territoire.
Ayi Renaud Dossavi
Après le Burkina Faso et le Mali, le Togo est à son tour sollicité pour se joindre au projet de mise en valeur du potentiel charbonnier de Salkadamna, porté par le Niger. La ministre nigérienne de l’Énergie, Amadou Haoua, était à Lomé le mercredi 13 août 2025 pour présenter l’initiative aux autorités togolaises, notamment au Président du Conseil, Faure Gnassingbé.
Lancé dans les années 1980 et relancé en 2014, le projet de complexe charbonnier de Salkadamna vise à exploiter les vastes réserves de charbon de la région, estimées à 69 millions de tonnes, afin de renforcer l’indépendance énergétique du Niger. Il prévoit la construction d’une centrale thermique d’une capacité de 5200 mégawatts et plus, d’une mine à ciel ouvert, de lignes de transmission traversant le pays, ainsi qu’une usine de briquettes de charbon capable de produire 100 000 tonnes par an.
Désormais, l’ambition est de faire de Salkadamna un levier stratégique pour l’autonomie énergétique en Afrique de l’Ouest. « Nous sommes engagés dans une tournée sous-régionale pour inviter les pays amis et frères à s’associer à une nouvelle dynamique qui porte sur un projet d’une capacité électrique de 5200 MW modulaires, le projet Salkadamna », a déclaré la ministre nigérienne, précisant que cette initiative permettrait de progresser vers la souveraineté énergétique tant souhaitée dans la sous-région.
Lire aussi:Mix énergétique: le Togo accélère avec son projet solaire de 400 MWc
Le Togo accueille favorablement ce projet, alors que le pays s’est engagé à atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici à 2030. Pour le ministre togolais des Mines et des Ressources énergétiques, Robert Eklo, Salkadamna « est à la fois un projet intégré et intégrateur. Il est intégré en ce sens qu’il va de l’exploitation du charbon pour alimenter une centrale électrique, laquelle pourra évacuer et apporter de l’énergie à l’Alliance des Etats du Sahel et au Togo, voire au Tchad. Il est ensuite intégrateur, parce qu’il fédère tous ces pays et il est aussi ″all in one″, en ce sens que tout est compris ».
Les retombées pour le Togo
Le projet permettra au Niger de produire massivement de l’électricité à partir du charbon extrait localement, avec une partie de cette production destinée à l’exportation vers les pays voisins. Si le Togo rejoint la plateforme de coopération que Niamey souhaite mettre en place, il pourra en tirer plusieurs bénéfices, notamment la réduction de sa dépendance au pétrole importé.
Actuellement, une part importante de l’électricité togolaise est produite à partir de centrales thermiques fonctionnant au gasoil ou au fuel importé. L’intégration d’une source charbonnière régionale offrirait l’opportunité de diversifier son bouquet énergétique et de réduire les coûts liés aux fluctuations internationales.
Lire aussi:Electricité pour tous à l’horizon 2030 : le Togo attend 1,68 milliard $ du privé
Le projet contribuerait également à renforcer la sécurité énergétique du pays, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et la volatilité des prix de l’énergie. Salkadamna pourrait ainsi participer à la stabilisation de l’offre en électricité dans la région.
Selon la ministre nigérienne, le projet est déjà lancé et « très avancé » au Niger, avec une phase pilote de 600 MW en cours. Il nécessite cependant l’adhésion des autres pays pour passer à grande échelle. Sa réalisation est assurée par le groupe nigérien WANDA GROUP, en partenariat avec les sociétés chinoise HEC et indienne Kalpa-Taru, dans le cadre d’un partenariat public-privé.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Stabilité dans l’approvisionnement du gaz : le Togo et le Nigeria se concertent
À quelques semaines de la rentrée scolaire, le marché togolais des fournitures se veut rassurant. Les importateurs, rencontrés le 12 août 2025 par Rose Kayi Mivédor, ministre en charge du Commerce, affirment que les stocks sont suffisants et les prix stables par rapport à 2024.
Des cahiers aux instruments de géométrie, en passant par les stylos, l’offre est prête à répondre à la demande nationale. « Les prix restent stables, et nous envisageons même une baisse pour les rendre accessibles à tous », a confié Gagnon Kofi Diva, un des importateurs conviés à cette rencontre.
Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse la seule disponibilité. Il s’agit aussi de préserver le pouvoir d’achat et de maintenir une concurrence loyale sur l’ensemble du territoire, de Lomé à Cinkassé.
La ministre de tutelle a ainsi rappelé aux opérateurs l’importance de suivre les prix dans la distribution et de se conformer aux directives du ministère de l’Enseignement.
Le Togo, deuxième exportateur africain de produits biologiques vers l’Union européenne (UE) derrière l’Égypte (selon des données de la Commission européenne en 2020), entend maintenir sa dynamique. Pour y parvenir, les acteurs de la filière, notamment du soja, de l’ananas et d’autres produits, sont invités à renforcer leurs pratiques afin de se conformer aux nouvelles exigences de certification imposées par l’UE et le département américain de l’Agriculture (USDA).
L’appel a été lancé, lundi 11 août 2025 à Lomé, par l’Association nationale des commerçants exportateurs de soja (ANCES-Togo), lors d’une rencontre réunissant producteurs, transformateurs et exportateurs. Ces derniers devront s’approprier les dispositions du règlement européen et les normes américaines NOP, qui imposent une conformité accrue, un suivi rigoureux de la traçabilité et des standards de qualité renforcés. Celles-ci ont pour objectif de préserver un accès durable aux marchés internationaux, en particulier celui européen, dans un contexte de concurrence mondiale plus structurée.
Pour Kokou Tewou, vice-président de l’ANCES-Togo, ces nouvelles règles représentent à la fois un défi et une opportunité. Elles impliquent des systèmes de contrôle plus stricts, le respect de critères techniques exigeants et un renforcement de la chaîne de traçabilité, tout en ouvrant la voie à des marchés à forte valeur ajoutée.
Parmi les évolutions, Badr El Fartass, directeur général de Contrôle et Certification des Produits Biologiques (CCPB) au Maroc, cite la limitation à 2000 membres par groupe de producteurs (contre aucune limite auparavant) et un plafond de 5 hectares de surface cultivés par petit producteur, contre une absence de restriction jusqu’ici.
Premier exportateur de produits biologiques en Afrique de l’Ouest et deuxième à l’échelle continentale vers l’UE, le Togo risque de voir son positionnement fragilisé si ses opérateurs ne s’adaptent pas rapidement. « Ceux qui souhaitent rester compétitifs doivent s’aligner immédiatement sur ces standards », a insisté M. Tewou, rappelant que l’enjeu dépasse la simple conformité réglementaire et concerne la pérennité même des exportations togolaises.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Filière soja : l’interprofession table sur 500 000 tonnes en 2026
Après avoir couvert le Préfecture du Golfe et le Grand Lomé lors d’une première étape, l’opération d’identification biométrique reprend au Togo le 20 août 2025, selon les dernières informations. Cette nouvelle phase cible les populations d’Agoè Nyivé, dans la banlieue nord de la capitale.
Menée par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) et l’Agence nationale d’identification (ANID), cette phase d'enregistrement attribuera à chaque résident, un Numéro d’identification unique (NIU).
Ce numéro servira, à terme, de clé pour accéder aux services publics, privés ou sociaux et permettra de consolider une base de données centrale, sécurisée et fiable.
Rappelons que la campagne s’inscrit dans le cadre du projet e-ID Togo, rattaché au programme régional WURI (West Africa Unique Identification for Regional Integration and Inclusion). Ce dernier bénéficie d’un financement de 72 millions USD de la Banque mondiale pour le Togo.