À Accra, lors de la Triennale 2025 de l’Association pour le Développement de l’Éducation en Afrique (ADEA 2025), qui s'est ouverte le mercredi 29 octobre 2025, le Togo a présenté ses avancées en matière d’exploitation des données pour améliorer la gouvernance du secteur éducatif.
Intervenant au panel consacré au financement durable de l’éducation, Alex Gbeteglo, chef de la division des statistiques au ministère des Enseignements primaire et secondaire, a expliqué que « le Togo place aujourd’hui la donnée au cœur de la planification éducative ». Selon lui, l’objectif est de « mieux comprendre les besoins, orienter les décisions publiques et optimiser les ressources ».
Le pays a mis en place un système intégré d’information qui facilite la collecte, la fiabilité et l’analyse des données scolaires. « Nous travaillons à relier les écoles, les inspections et les directions régionales dans un réseau d’information cohérent, qui permet d’agir rapidement et d’ajuster les politiques », a précisé le représentant du ministère.
L’application CGRH, développée par le ministère de l’Éducation du Togo, centralise la gestion des enseignants à l’échelle nationale. Elle permet de suivre leur déploiement, leur performance et leurs besoins sur le terrain. « Nous pouvons désormais savoir où affecter les enseignants et mesurer leur efficacité pédagogique », a expliqué M. Gbeteglo.

« Ayant travaillé directement avec ce système, j’ai constaté comment toutes les inspections peuvent maintenant facilement exploiter les données de notre recensement annuel et accéder à des renseignements en temps réel sur la surveillance pédagogique. De mon point de vue au ministère, cette transformation améliore déjà l’utilisation des données et rehausse considérablement la qualité des données dans l’ensemble de notre système d’éducation. », ajoute l’expert togolais.
Ces initiatives s’appuient sur le soutien du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) et du programme KIX, qui accompagnent le Togo dans le développement d’outils numériques et la formation des agents régionaux à la gestion de l’information.
Le panel, qui réunissait plusieurs experts africains de l’Éducation, a rappelé l’importance de données fiables pour une allocation équitable des ressources et un suivi rigoureux des performances.
Notons que la triennale réunit ministres, experts et partenaires techniques, autour du financement de l'éducaiton en Afrique. Cette édition intervient dans un contexte marqué par de nombreux défis, en particulier la contraction du financement international au profit de l'éducation sur le continent.
R.E.D
Au Togo, le projet « Sécurité alimentaire inclusive et résilience » (SAIRT 1), mis en œuvre depuis 2022 par INADES-Formation Togo, a touché plus de 25 000 bénéficiaires directs et indirects dans les régions de la Kara et des Savanes. L’évaluation finale du programme, restituée hier mardi 28 octobre à Kara, met en lumière des résultats jugés “encourageants” pour la résilience agricole locale.
Financé par les partenaires allemands (CBM et BMZ) dans le cadre du Programme d’appui au développement de l’agriculture familiale (PADAF), le projet visait à améliorer la sécurité alimentaire des producteurs en situation de handicap, notamment.
Sur près de 4000 bénéficiaires directs recensés, un peu plus de 1700 étaient des personnes handicapées. En y ajoutant les bénéficiaires indirects, le projet aurait couvert près de 10 % de la population des communes concernées.
L’évaluation a également permis d’identifier les acquis, les limites et les pistes d’amélioration pour renforcer la durabilité des actions sur le terrain.
Dans le cadre de ces échanges, les communes bénéficiaires, dont Kozah 1 et 2, Assoli 1, Oti Sud 1, Oti 2 et Tandjouaré 1, ont salué l’impact du projet sur la diversification agricole et la promotion d’une production inclusive, selon l’ATOP.
Les autorités locales appellent désormais à la consolidation des acquis à travers un accompagnement technique renforcé et un meilleur ancrage institutionnel des initiatives communautaires.
L’Afrique dispose déjà de ressources financières considérables, mais elles sont souvent investies hors du continent. C’est le constat dressé par Faure Gnassingbé, président du Conseil du Togo, lors du 3ᵉ Sommet de Luanda sur le financement des infrastructures en Afrique, tenu le 28 octobre dernier en Angola.
Pour corriger cette situation, le dirigeant togolais a appelé à la mise en place de mécanismes capables de canaliser ces ressources africaines vers les infrastructures régionales, industrielles et énergétiques. « Notre continent dispose de ressources financières considérables. Elles se trouvent dans nos fonds de pension, nos fonds souverains, nos compagnies d’assurance et dans notre épargne domestique. Mais une grande partie de ce capital reste peu investie ou placée hors d’Afrique, souvent dans des actifs à faible impact productif. Nous devons inverser cette logique. Il est temps de créer des mécanismes capables de canaliser ces ressources africaines vers nos infrastructures régionales, industrielles et énergétiques », a déclaré Faure Gnassingbé.
Pour le Togo, cette canalisation des ressources passe par une ingénierie financière plus audacieuse, à travers notamment des plateformes de co-investissement public-privé, des véhicules régionaux d’investissement et des garanties africaines de crédit destinées à renforcer la confiance des investisseurs institutionnels.
Le Président du Conseil, @FEGnassingbe a activement participé ce 28 octobre 2025 à Luanda en Angola aux travaux du 3ᵉ Sommet de Luanda sur le financement des infrastructures en Afrique, placé sous le thème « Capitaux, corridors, commerce : investir dans les infrastructures pour… pic.twitter.com/I4Oqy2iXdc
— Présidence du Conseil du Togo (@presidencecstg) October 28, 2025
Dans cette optique, les banques et institutions financières du continent sont appelées à jouer un rôle déterminant dans la valorisation de ces ressources afin de consolider la souveraineté économique africaine. « Les institutions africaines ont ici un rôle clé : mutualiser les risques, agréger les financements et instaurer la confiance. Car le financement de nos infrastructures ne viendra pas uniquement de l’aide extérieure ; il repose aussi sur notre capacité à valoriser nos propres ressources pour bâtir l’Afrique que nous voulons », a souligné le dirigeant togolais.
Faure Gnassingbé a également insisté sur l’importance stratégique des infrastructures, notamment routières, pour stimuler la compétitivité du continent. « Lorsqu’un corridor fonctionne, les coûts logistiques s’effondrent, les délais de transit diminuent. C’est ainsi que des pays enclavés deviennent de véritables plateformes d’échanges », a-t-il ajouté.
Lors de cette rencontre, les dirigeants africains ont par ailleurs examiné les opportunités d’investissement stratégiques alignées sur le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) et sur le Plan directeur de l’Union africaine pour la connectivité régionale et continentale.
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Au Togo, les acteurs de la filière coton multiplient les initiatives pour redynamiser la culture dont la production reste en berne depuis plusieurs années. Ils travaillent actuellement à l’élaboration d’une feuille de route couvrant la période 2025-2030, avec pour objectif de relancer durablement la production nationale.
Depuis le mardi 28 octobre 2025, producteurs, experts et représentants des institutions du secteur sont réunis à Kara pour un atelier de réflexion initié par la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) en collaboration avec la Fédération nationale des groupements de producteurs de coton (FNGPC). Les travaux visent à définir de nouvelles stratégies pour susciter un regain d’intérêt du monde paysan pour cette culture longtemps considérée comme « l’or blanc » du pays.
Les échanges, auxquels prennent part également des experts internationaux, devraient permettre d’identifier les principaux goulots d’étranglement, d’établir un diagnostic précis de la filière et de proposer des solutions concrètes pour relancer la production. L’accent est mis sur la coordination entre les acteurs institutionnels, privés et associatifs, afin de renforcer la gouvernance de la chaîne de valeur.
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La future feuille de route servira de cadre stratégique pour la période quinquennale 2025-2030. Elle définira les actions prioritaires à mener, précisera les responsabilités de chaque acteur et mettra en place un mécanisme de suivi-évaluation. Dans cette perspective, les participants travaillent en sous-groupes sur plusieurs thématiques clés : la remobilisation des cotonculteurs, la productivité face au changement climatique, la logistique et l’égrenage, ainsi que la commercialisation et le financement du secteur.
Selon les projections avancées au cours des discussions, la mise en œuvre effective du plan devrait permettre d’atteindre, d’ici à 2030, une production annuelle comprise entre 150 000 et 200 000 tonnes de coton graine.
Cette initiative intervient dans un contexte difficile pour la filière, marquée par des performances modestes depuis la prise de contrôle de cette dernière en 2020, par le groupe singapourien Olam. Depuis lors, la production nationale peine à franchir la barre des 60 000 tonnes, à l’exception de la campagne 2023-2024 où un rebond à 67 000 tonnes a été enregistré. Pour la campagne 2024-2025, la production s’est établie à 60 403 tonnes, en baisse de 8,4 % par rapport aux prévisions initiales.
Pour la prochaine campagne 2025-2026, les cotonculteurs se fixent un objectif ambitieux de 92 500 tonnes, soit une hausse de plus de 50 % par rapport à la récolte précédente. Un défi de taille que la nouvelle feuille de route entend rendre réalisable à travers une mobilisation de tous les acteurs et un meilleur encadrement des producteurs.
Esaïe Edoh
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À Lomé, le Togo partage son expérience sur le marquage fiscal avec le Sénégal. Depuis lundi 27 octobre 2025, une délégation des régies financières du Pays de la Teranga, composée de cadres des Impôts et des Douanes, est en effet en visite d’étude au Togo, consacrée au système automatisé de marquage (SAM) des produits de consommation.
Cette mission vise à s’inspirer du modèle togolais, mis en œuvre depuis 2020 par l’Office togolais des recettes (OTR) en partenariat avec la société suisse SICPA, afin de renforcer la transparence, la traçabilité et la mobilisation des recettes au Sénégal. Les échanges portent sur les mécanismes techniques du marquage, les procédures contractuelles et les résultats obtenus depuis le lancement du dispositif.
Rappelons que depuis son implémentation, le système togolais, qui couvre notamment les boissons, tabacs et produits alimentaires, a permis de générer près de 35,8 milliards FCFA de recettes en cinq ans, selon les données officielles. Il a également facilité le suivi de plus de 2 milliards FCFA de produits et l’intégration de plus de 600 opérateurs économiques.
L’initiative sénégalaise intervient alors que plusieurs pays de la sous-région explorent des solutions numériques pour lutter contre la fraude et les pertes fiscales. Au Togo, la prochaine étape devrait consister, apprend-on, à élargir le marquage à d’autres segments comme le ciment, les huiles ou les produits cosmétiques, tout en renforçant les contrôles sur le terrain pour combler les angles morts du dispositif.
R.E.D
Ecobank Transnational Incorporated (ETI) a enregistré de solides résultats au troisième trimestre 2025. Selon un récent rapport, à fin septembre, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé a réalisé un bénéfice net de 460,6 millions de dollars, en hausse de 34 % sur un an, et un résultat avant impôts de 656,6 millions de dollars, soit une progression de 33 %.
Dans la même veine, le produit net bancaire a atteint 1,75 milliard de dollars contre 1,48 milliard à la même période de 2024, en croissance de 18 %.
Cette performance découle, selon la direction, du « succès de la stratégie axée sur la croissance, la transformation et le rendement », soutenue par la hausse des revenus dans tous les segments.
La banque de financement et d’investissement (CIB) a notamment progressé de 18 %, portée par une meilleure discipline d’origination et de gestion des comptes, tandis que la banque de détail et PME a crû de 13 %, tirée par l’expansion de la clientèle et des dépôts.
Les dépôts de la clientèle s’établissent à 24,1 milliards de dollars (+23 %), et les prêts à 11,3 milliards (+17 %). Le total du bilan grimpe ainsi à 32,4 milliards de dollars, en hausse de 22 % sur un an, tandis que les fonds propres atteignent 2,49 milliards (+54 %).
Cependant, la dynamique de rentabilité s’accompagne d’un coût du risque en nette augmentation (+38 %), à 254,7 millions de dollars, signe d’une exposition accrue dans un contexte de tension sur les marchés de crédit africains. Par ailleurs, le rapport d’activité ne détaille pas les performances régionales, notamment celles du Nigeria et du Ghana, deux marchés clés, souvent affectés par la volatilité des devises.
Malgré ces zones d’ombre, le groupe Ecobank continue d’afficher une solidité financière soutenue, à la faveur de la diversification de ses revenus et de la modernisation de ses services numériques sur ses 35 marchés africains.
R.E.D
La Grande Rencontre de l’Innovation Technologique (GRIT) a officiellement ouvert ses portes ce mercredi 29 octobre 2025 au Centre international des conférences de Lomé (CICL). Prévu sur deux jours, l’événement a été lancé par Cina Lawson, ministre de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique.
Le rendez-vous réunit de nombreuses startups, investisseurs et leaders du numérique venus de divers pays africains. Son objectif : stimuler les échanges autour du développement technologique sur le continent, à un moment où la jeunesse africaine s’impose comme un puissant moteur d’innovation et de transformation.
« De Casablanca à Cape Town, de Nairobi à Lomé, une nouvelle génération de visionnaires croit que l’avenir de l’Afrique sera numérique, inclusif et audacieusement africain », a déclaré Cina Lawson à l’ouverture des travaux. Dans cette optique, le GRIT se veut une plateforme où les idées s’échangent, où naissent des partenariats, et où l’innovation devient un langage commun.
La rencontre intervient alors que le Togo mise résolument sur l’intelligence artificielle et la valorisation des données comme leviers majeurs de sa croissance économique. Grâce au Géoportail national (GeoData), les startups, chercheurs et institutions disposent désormais d’un accès élargi à des données publiques dans des domaines variés (santé, éducation, énergie, infrastructures) constituant ainsi un terreau favorable à la conception de solutions africaines adaptées aux réalités locales.
Pour la ministre, cette orientation traduit la volonté du gouvernement de positionner le Togo comme un véritable hub numérique africain, un espace où se croisent talents, idées et capitaux pour bâtir l’économie du futur. « L’histoire de l’innovation africaine se construit ici, à Lomé », a conclu Cina Lawson.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le gouvernement veut instaurer des passerelles entre les différents sous-secteurs de l’éducation, afin de faciliter la mobilité des apprenants, et renforcer la cohérence du système de formation.
C’est ce qu’annonce un décret publié au Journal officiel le 23 octobre 2025, comme l'indique le ministère de tutelle. Le texte, inscrit dans le déploiement du Plan sectoriel de l’éducation, définit un cadre intégré permettant aux élèves, apprentis et étudiants de circuler entre l’enseignement général, technique, professionnel et supérieur, sur la base des compétences acquises, qu’elles soient formelles, non formelles ou issues de l’expérience professionnelle.
Les conditions d’accès aux différents diplômes, du Certificat initial de fin d’apprentissage (CIFA) au Baccalauréat professionnel, sont harmonisées. Ainsi, par exemple, l’évaluation repose sur l’approche par compétences, combinant contrôle continu (60 %) et examen final (40 %), avec la participation des professionnels dans les jurys.
D’un point de vue opérationnel, deux instances de gouvernance sont créées pour encadrer la mise en œuvre de ce nouveau cadre réglementaire : le Comité de pilotage des passerelles (CPP) et le Comité interministériel des passerelles (CIP). Ces structures veilleront à la cohérence du dispositif et à la qualité des formations.
Notons qu’une phase pilote d’un an précédera la généralisation du système, qui prévoit également des incitations pour les entreprises formatrices et un appui spécifique pour les publics vulnérables.
R.E.D
A l’occasion d’une séance plénière, l’Assemblée nationale togolaise a procédé, mardi 28 octobre 2025, à l’installation de quatorze nouveaux députés, désignés par la Cour constitutionnelle pour remplacer des élus ayant quitté l’hémicycle en raison d’incompatibilités ou de renonciations volontaires.
En effet, selon une décision de la Cour en date du 25 octobre 2025, plusieurs figures politiques majeures ont cédé leur siège à la suite de nouvelles responsabilités gouvernementales ou administratives. Parmi elles, Kodjo Adédzé, ancien président du Parlement et actuel ministre de l’Aménagement du territoire, Yawa Djigbodi Tsègan, aujourd’hui commissaire générale de l’OTR, Dodzi Kokoroko, ministre de l’Environnement, ou encore Atcha-Dédji Affoh, gouverneur de la région des Savanes.

Les suppléants désignés par la Cour ont été installés officiellement au cours de la séance.
Rappelons que, dans la même journée, les parlementaires ont élu le professeur Komi Sélom Klassou à la présidence de l’Assemblée nationale, à l’unanimité des voix. Il succède ainsi à Kodjo Adédzé à la chambre basse du parlement devenu bicaméral, avec le passage du Togo à la Vème République.
R.E.D
A Lomé, le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) a réuni, les mardi 28 et mercredi 29 octobre 2025, plus d’une centaine de leaders religieux de toutes confessions autour d’un séminaire inédit consacré à leur rôle dans la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme (LBC/FT). L’événement, organisé à l’Hôtel Sancta Maria, s’inscrit dans la stratégie régionale de sensibilisation communautaire portée par l’institution basée à Dakar.
La foi comme rempart moral contre la criminalité financière
Dans un message lu en son nom par Timothy Melaye, responsable principal de la communication, le directeur général du GIABA, Edwin W. Harris Jr., a rappelé que la religion « peut et doit être une force d’unité et de résilience », mais qu’elle peut aussi, à son insu, devenir une cible d’instrumentalisation par les réseaux criminels. Il a souligné l’importance d’un partenariat actif entre institutions publiques et autorités religieuses pour « renforcer la vigilance collective » face aux menaces de blanchiment, de financement d’activités extrémistes ou de propagande idéologique.
Selon le GIABA, les organisations religieuses jouent un rôle déterminant dans la cohésion sociale et la prévention des dérives violentes : leurs sermons, leurs œuvres caritatives et leur proximité avec les fidèles en font des acteurs incontournables de la prévention. Mais cette influence les expose aussi à des risques d’abus : « des fonds de charité peuvent être détournés ; des associations humanitaires peuvent servir, parfois à leur insu, de canaux de financement illicite », a averti le responsable.
L’État togolais renforce sa vigilance
Présidant la cérémonie d’ouverture, Koudjoou Esso, représentant le ministre de l’Administration territoriale, Colonel Hodabalo Awaté, a salué cette initiative du GIABA, rappelant l’engagement du Togo dans la lutte contre les flux financiers clandestins. Il a souligné que « le terrorisme et le crime organisé se nourrissent souvent de la dissimulation derrière des activités légitimes » et que les lieux de culte, les associations caritatives et les œuvres religieuses doivent demeurer « des havres de paix, non des passerelles pour des flux financiers opaques ».
Le ministre a également évoqué la vision du président Faure Essozimna Gnassingbé, qui appelle à une approche « globale et concertée » de la lutte contre le terrorisme, citant les récents forums régionaux sur la paix et la sécurité organisés à Lomé.
Les leaders religieux appelés à l’action
Pour Tchaa Bignossi Aquiteme, président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF-Togo) et correspondant national du GIABA, cette rencontre vise à bâtir « un pont de confiance entre les autorités et les guides spirituels ». Il a encouragé les participants à « intensifier la sensibilisation dans leurs communautés » et à promouvoir la transparence financière au sein de leurs institutions.
Les discussions ont permis d’aborder les signes d’alerte du blanchiment, les mécanismes de signalement et les pratiques de bonne gouvernance au sein des structures religieuses.
Fiacre E. Kakpo