Togo First

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Le gouvernement togolais a réceptionné, hier mercredi 12 novembre 2025, 244 tonnes de denrées alimentaires locales destinées aux cantines scolaires publiques, dans le cadre du Projet Bia Laafia (« Bien-être des enfants »). 

La livraison comprend 22 tonnes d’anchois fumés et 222 tonnes de farine de maïs enrichie, produites par la société SITRAPAT, basée à Tsévié.

Ce projet, mis en œuvre dans 202 écoles primaires publiques, vise à améliorer la nutrition scolaire et à renforcer la qualité de l’éducation dans les zones rurales. Il s’appuie sur des produits locaux afin de soutenir les chaînes d’approvisionnement nationales et de promouvoir l’économie agricole.

Selon Badawi Pauline Chekpi, directrice du développement communautaire et présidente du comité interministériel des cantines scolaires, cette réception « permettra d’alimenter durablement les enfants bénéficiaires dans les écoles appuyées par le Catholic Relief Services».

Le Projet Bia Laafia combine alimentation scolaire et renforcement des capacités pédagogiques. 

« L’objectif final est d’améliorer la lecture et l’écriture des élèves », explique Moussa Sangaré, coordonnateur du projet, qui précise que les enseignants, directeurs et inspecteurs bénéficient également de formations en coaching et supervision.

Financé par le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) à travers le programme McGovern-Dole International Food for Education, en partenariat avec le Catholic Relief Services et le gouvernement togolais, le projet couvre les préfectures de la Kéran, de l’Oti-Sud et de Dankpen.

R.E.D

Au Togo, le gouvernement a lancé mercredi 12 novembre 2025 à Badja (préfecture de l’Avé), une campagne nationale de délivrance d’actes de naissance aux élèves, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

 L’opération vise 5000 enfants, qui seront dotés d’un document officiel d’état civil sur l’ensemble du territoire national.

Dans le détail, la campagne se déroulera en deux étapes : la première consiste à établir les jugements supplétifs nécessaires pour les élèves dépourvus d’acte de naissance ; la seconde prévoit leur transcription dans les registres d’état civil, afin de délivrer les documents définitifs. Les bénéficiaires recevront directement leurs actes de naissance, sans intermédiaire administratif.

Selon Patchassi Kadanga, directeur de l’administration territoriale et des frontières, entre 22 % et 30 % des citoyens ne disposent pas d’acte de naissance établi dans les 45 jours suivant la naissance, comme l’exige la loi. « Souvent, les jugements supplétifs ne sont pas transcrits, ce qui les rend inutilisables. Cette fois, nous voulons que les enfants reçoivent les documents complets », a-t-il expliqué.

Pour l’exécutif togolais, ce projet s’inscrit dans la politique nationale d’inclusion administrative et sociale, avec pour objectif de garantir à chaque enfant un accès équitable à l’éducation et aux services publics. 

La campagne prendra fin le 27 novembre 2025.

R.E.D

L’Allemagne a annoncé de nouveaux engagements financiers d’un montant total de 50,3 millions d’euros en faveur du Togo, à l’issue des négociations intergouvernementales germano-togolaises tenues les mardi 11 et mercredi 12 novembre à Berlin, ont indiqué les deux parties.

Ces discussions, consacrées à la coopération bilatérale au développement, ont réuni la délégation togolaise conduite par Bèguèdouwè Paneto, secrétaire général du ministère chargé de la planification, et la partie allemande représentée par Dr. Bärbel Kofler, secrétaire d’État parlementaire au ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement.

Les nouveaux engagements comprennent 17,5 millions d’euros pour la coopération technique et 32,8 millions d’euros pour la coopération financière. Ils porteront notamment sur l’agriculture et la transformation des systèmes alimentaires, la bonne gouvernance et le développement des territoires, ainsi que la santé, la protection sociale et la politique démographique.

Avec ces annonces, le portefeuille global de coopération de l’Allemagne au Togo atteint 567,46 millions d’euros, qui confirme Berlin comme le premier bailleur bilatéral du pays, ont précisé les deux délégations dans un communiqué conjoint.

Les discussions ont également abordé des questions transversales liées à la gestion administrative, à la sécurité, à l’entretien des infrastructures financées par l’Allemagne et aux perspectives de la coopération à long terme, dans un contexte d’appui renforcé aux priorités nationales du Togo inscrites dans sa feuille de route 2030.

Les deux parties se sont félicitées de la qualité d’un partenariat marqué ces dernières années par une intensification du dialogue politique et par l’adhésion du Togo, en 2018, à l’initiative Compact with Africa soutenue par l’Allemagne. Un nouveau fonds fiduciaire multi-donateurs destiné à renforcer les réformes et les investissements dans ce cadre a d’ailleurs été lancé en octobre dernier à Washington.

La prochaine session des négociations intergouvernementales entre Berlin et Lomé est prévue en 2028 dans la capitale togolaise.

Fiacre E. Kakpo

Le Togo prépare un guide national de stratégie de marketing territorial, orienté vers les communes. Le processus de validation du document a été lancé hier mardi 11 novembre 2025 à Aného. L’initiative, portée par le département ministériel en charge du Développement local, bénéficie de l’appui technique et financier de la coopération allemande à travers la GIZ.

Dans un contexte de raréfaction des financements publics et de concurrence croissante entre territoires, le gouvernement entend ainsi doter les collectivités locales d’un outil structuré pour valoriser leurs atouts et attirer des investissements. Le texte servira de référence pour concevoir des stratégies locales fondées sur les ressources économiques, culturelles, environnementales et humaines de chaque commune.

Selon le ministre délégué Koamy Gomado, « le marketing territorial ne se limite pas à la communication, il vise à renforcer l’image des territoires, stimuler la confiance des investisseurs et mobiliser des partenariats durables autour d’une identité partagée ».

Les travaux d’élaboration du guide s’appuient sur une approche participative, impliquant les communes déjà engagées dans des démarches de marketing territorial et celles qui sont à la phase de planification. Il s’agit notamment de collecter les expériences et les attentes des acteurs, pour adapter le guide aux réalités locales.

Pour l’expert Dr Sonhaye Kondi Napo, ce document offrira des outils pratiques pour renforcer la compétitivité des territoires et structurer la communication locale. Sa validation est prévue pour décembre 2025, avant une phase de diffusion nationale.

R.E.D

Le Togo et le Bénin ont lancé à Lomé mardi 11 novembre 2025, le processus d’élaboration d’un plan stratégique commun pour la gestion durable du bassin du Mono. C’est à la faveur d’un atelier organisé par l’Autorité du Bassin du Mono (ABM) avec l’appui de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), et qui durera jusqu’au samedi 15 novembre 2025.

Ce processus, fondé sur une Analyse Diagnostique Transfrontalière (ADT), devrait permettre d’identifier les menaces environnementales, socioéconomiques et climatiques qui pèsent sur le bassin, d’en comprendre les causes et proposer des solutions partagées. L’objectif à terme est d’assurer une exploitation concertée et équitable des ressources hydriques, tout en garantissant la préservation de la biodiversité et la sécurité des populations.

Le bassin du fleuve Mono, qui couvre environ 24 300 km², dont près de 88 % en territoire togolais, constitue une ressource vitale pour plus de 3,5 millions d’habitants. Il alimente des secteurs clés tels que l’agriculture, la pêche, l’énergie hydroélectrique et l’eau potable. Mais cette zone est de plus en plus affectée par la déforestation, la dégradation des sols et les effets du changement climatique.

Selon Nicolas Dadja Gnakpaou, directeur exécutif de l’ABM, l’ADT aboutira à un document de référence pour l’élaboration d’un programme d’action stratégique, destiné à orienter les politiques nationales et transfrontalières. 

Pour l’experte Apolline Bambara (OSS), ce processus, fruit d’une coopération bilatérale traditionnelle entre les deux pays côtiers d'Afrique de l’ouest, « permettra de transformer les défis en solutions concrètes grâce à des projets pilotes locaux ».

R.E.D.

Au Togo, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a ouvert ce mercredi 12 novembre 2025 à Lomé les travaux du 4ᵉ Forum sur le commerce et l’investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone de l’Ouest et du Centre (UK–WCAF).
C’est la première fois que cet événement, organisé conjointement par le gouvernement togolais, le Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) et UK Export Finance (UKEF), se tient sur le continent africain.

Pendant deux jours, plus de 700 participants, issus de gouvernements, d’entreprises privées et d’institutions financières internationales, échangeront sur les partenariats économiques et les opportunités d’intégration régionale. L’édition de Lomé mettra l’accent sur le financement des infrastructures, le soutien aux PME, la logistique, l’agrobusiness et la transition énergétique.

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Dans son allocution d’ouverture, Faure Gnassingbé a mis en avant le rôle stratégique du Togo dans le commerce régional. « Investir au Togo, c’est entrer dans le corridor de croissance reliant Lagos, Cotonou, Lomé, Accra et Abidjan ; et accéder à la fois aux marchés francophone et anglophone », a-t-il déclaré.

Le dirigeant togolais a notamment souligné la nécessité d’harmoniser les régulations, de faciliter le commerce et de garantir des conditions prévisibles pour les investisseurs. « Pour que cette intégration devienne réalité, il nous faut aussi travailler sur les cadres. Il s'agit d'harmoniser les régulations, de faciliter le commerce, de simplifier les procédures et de créer des conditions prévisibles pour les investisseurs. », indique-t-il, tout en ajoutant que « la fluidité administrative et la transparence réglementaire sont aujourd'hui les infrastructures invisibles du commerce moderne dont nos économies ont besoin. »

Depuis sa première édition en 2022, le forum UK–WCAF a généré plus de 1 milliard de livres sterling d’échanges commerciaux. L’édition de Lomé devrait confirmer la position du Togo comme passerelle économique entre l’Afrique francophone et le Commonwealth.

R.E.D

Le Togo, qui a prévu de mobiliser 100 milliards FCFA d’épargne publique sur le marché financier régional de l’UEMOA au cours du dernier trimestre de l’année, va procéder à une nouvelle émission de titres pour un montant de 30 milliards FCFA. Cette opération se fera à travers une émission simultanée de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) qui sera clôturée le jeudi 13 novembre 2025.

Selon les informations consultées par Togo First, le Trésor public togolais ambitionne de collecter 10 milliards FCFA via les BAT d’une maturité de 346 jours, avec un nominal de 1 million FCFA et des taux d’intérêt multiples. Les 20 milliards FCFA restants seront recherchés via des OAT d’une durée de 3 ans et 5 ans, d’un nominal de 10 000 FCFA, assorties de taux d’intérêt respectifs de 6,25 % et 6,50 %.

Les fonds levés serviront à financer le budget national 2025, arrêté à 2397 milliards FCFA.

Depuis le début de l’année, les ressources captées par le Togo sur le marché Umoa – Titres se chiffrent à 292 milliards FCFA, soit environ 88 % de l’objectif annuel fixé à 332 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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La compagnie panafricaine ASKY Airlines, basée à Lomé, disposera d’ici à juin 2026 de son propre simulateur de vol Boeing 737. Les travaux de construction de cette infrastructure ont débuté la semaine dernière dans la capitale togolaise.

Ce dispositif, conçu pour reproduire à l’identique les conditions de vol d’un avion réel, devrait être opérationnel jusqu’à la fin du premier semestre 2026. Une fois achevée, cette installation permettra à la compagnie de former, certifier et perfectionner ses pilotes.

Les équipages pourront s’entraîner dans un environnement totalement sécurisé, tout en renforçant leurs réflexes et leur maîtrise de l’appareil. Alors qu’ASKY exploite une flotte composée de Boeing 737 pour ses dessertes régionales en Afrique de l’Ouest et du Centre, la mise en place du simulateur à Lomé lui offrira la possibilité de former localement ses pilotes, sans avoir à les envoyer en Europe ou au Moyen-Orient. Cette initiative contribuera à réduire considérablement les coûts de formation et de déplacement.

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« Ce simulateur est essentiel non seulement pour la formation de nos propres pilotes, mais aussi pour les compagnies régionales qui doivent encore se rendre à l’étranger pour former leurs équipages. Ce sera le premier simulateur de ce type en Afrique de l’Ouest », a indiqué Esayas Woldemariam Hailu, directeur général d’ASKY, lors d’une visite du chantier.

Selon la compagnie, le projet est développé en étroite collaboration avec l’Autorité Nationale de l’Aviation Civile (ANAC-Togo), qui assure un accompagnement technique. À terme, l’installation du simulateur à Lomé devrait renforcer le rôle de hub du Togo dans l’aviation régionale et positionner la capitale comme un centre de formation aéronautique de référence pour les compagnies partenaires d’ASKY et d’Ethiopian Airlines, son principal actionnaire stratégique.

Esaïe Edoh

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Le Président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, s’est entretenu le lundi 10 novembre 2025 à Abu Dhabi avec le Vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana. La rencontre, tenue en marge du Forum sur le commerce et l’investissement au Tchad, a permis de faire le point sur la coopération entre le Togo et l’institution de Bretton Woods.

Les échanges ont porté sur l’évaluation des projets en cours de mise en œuvre au Togo, financés par la Banque mondiale. « Il est ressorti de nos discussions que les programmes en cours se déroulent de manière très satisfaisante », a déclaré Ousmane Diagana, à l’issue de la rencontre.

Ces projets couvrent plusieurs secteurs clés de l’économie togolaise, avec pour objectif de soutenir le développement, de créer des emplois et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Au nombre des initiatives figure notamment le programme Mission 300, une initiative régionale qui vise à accélérer l’électrification en Afrique afin de rendre l’accès à l’électricité plus fiable, abordable et durable. Le Togo, engagé dans la mise en œuvre de sa stratégie d’accès universel à l’électricité d’ici à 2030, bénéficie déjà du soutien de la Banque mondiale dans ce domaine.

Dans le secteur agricole, le pays compte parmi les principaux bénéficiaires des programmes de renforcement des chaînes de valeur, à travers le Programme de Modernisation de l’Agriculture Togolaise (ProMAT). Cette initiative permet aux producteurs d’améliorer leur productivité, de mieux valoriser leurs récoltes, d’assurer leur sécurité alimentaire et d’accroître leurs revenus, aussi bien sur le marché local qu’à l’exportation.

Outre l’agriculture et l’énergie, la Banque mondiale soutient le Togo dans les domaines du développement humain, de l’éducation, de la santé et de la protection sociale.

Dans le cadre du partenariat-pays 2025-2029, l’institution prévoit de mobiliser plus de 1,5 milliard de dollars US, soit environ 900 milliards FCFA, pour financer des projets structurants dans les secteurs prioritaires, notamment l’agriculture, l’énergie et le développement des villes secondaires.

Esaïe Edoh

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Comment le groupe bancaire panafricain Ecobank peut-il renforcer son soutien au développement économique du Togo ? La question était au centre d’un échange entre le Président du conseil, Faure Gnassingbé, et le Directeur général d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), Jeremy Awori, en marge du Forum sur le commerce et l’investissement tenu à Abu Dhabi le lundi 10 novembre 2025.

Basé à Lomé, le groupe Ecobank est cité parmi les piliers du développement économique du Togo, avec une stratégie alignée sur les priorités nationales telles que l’inclusion financière, l’industrialisation et le commerce transfrontalier. L’institution financière panafricaine entend poursuivre et intensifier ses actions dans ces domaines afin de renforcer son impact sur la croissance économique.

« En tant que banquier, j’ai partagé avec le Président de la République (Président du Conseil, NDLR) nos initiatives destinées à soutenir la croissance des pays et des économies africaines », a indiqué Jeremy Awori, Directeur général du groupe Ecobank.

L’acteur bancaire, présent depuis quatre décennies sur le continent, participe déjà activement à plusieurs projets structurants au Togo. On note sa contribution au financement de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), zone industrielle de 400 hectares, aux côtés d’Afreximbank et de la BIA Togo.

Ecobank soutient également les petites et moyennes entreprises (PME) à travers des lignes de crédit spécifiques, notamment pour les femmes entrepreneures via le programme Ellevate by Ecobank. Le groupe participe par ailleurs à l’amélioration de l’environnement des affaires grâce à la digitalisation de ses services bancaires, facilitant ainsi l’accès des particuliers et des entreprises aux solutions financières.

Présent dans 35 pays africains et employant plus de 14 000 collaborateurs, le groupe panafricain via sa filiale togolaise, est depuis ces cinq dernière années, désigné comme la « Banque de l’année » lors des Trophées The Banker, confirmant sa position de leader sur le marché bancaire.

Esaïe Edoh

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