Au Togo, plusieurs rues de la commune de Sotouboua 1 vont être réhabilitées. La cérémonie de lancement des travaux a eu lieu le lundi 8 septembre 2025, sous la présidence de Gnanguissa Plibam, maire de la commune.
Le chantier, d’un coût total de 43 millions de FCFA, consistera notamment en le reprofilage et en le drainage des voies ouvertes, pour une longueur cumulée de 7,7 km. À terme, ces travaux devraient faciliter la circulation des personnes et des biens, désenclaver certains quartiers difficiles d’accès et préparer le terrain pour de futurs aménagements, tels que la voirie, l’assainissement et l’éclairage public.
La durée prévue pour l’exécution des travaux est de 90 jours. Ils sont financés par le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT 2025) et par la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER).
Pour le maire Gnanguissa Plibam, cette initiative « place la commune sur la voie de la modernisation du territoire, afin d’attirer les investissements et d’offrir un cadre de vie plus décent à ses habitants ».
Esaïe Edoh
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Reporté à plusieurs reprises, le 9ᵉ Congrès panafricain devrait finalement se tenir du 8 au 12 décembre prochain à Lomé. L’annonce a été faite en fin de semaine dernière par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey.
Ce rendez-vous continental réunira dans la capitale togolaise, des dirigeants, responsables politiques, universitaires, juristes et acteurs de la société civile, aux côtés de représentants de la diaspora africaine. Les échanges porteront sur le renouveau du panafricanisme et le rôle du continent dans la réforme des institutions multilatérales.
« La nécessité d’un 9ᵉ Congrès panafricain à Lomé s’est imposée à l’Afrique pour plusieurs raisons. Parmi elles, le besoin de mettre fin au paradoxe entre la volonté clairement exprimée par l’Union africaine d’impliquer davantage les diasporas dans le développement du continent, et le sentiment d’abandon ressenti par plusieurs Afro-descendants », a souligné Robert Dussey, chef de la diplomatie togolaise.
La rencontre sera ainsi l’occasion de positionner l’actualité du panafricanisme comme socle idéologique et levier pour répondre aux défis contemporains. Les discussions mettront également en avant la nécessité d’une réforme équitable des instances internationales, afin d’assurer au continent une représentation plus juste dans la gouvernance mondiale.
Le rendez-vous de Lomé qui se tiendra huit ans après la dernière édition organisée à Accra, entend marquer un tournant, notamment grâce à la contribution active de la diaspora, appelée à jouer un rôle moteur dans la construction d’une solidarité africaine renouvelée.
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Le Togo a lancé, le mardi 9 septembre 2025 à Djémégni, dans la région des Plateaux, une vaste campagne de distribution de kits scolaires destinée à plus de 100 000 filles issues de 800 localités à travers le pays pour un coût total estimé à 602 millions FCFA.
La cérémonie de lancement a été présidée par la ministre, secrétaire générale de la présidence du Conseil, Sandra Johnson, en présence de membres du gouvernement, de la directrice de division de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, Marie-Chantal Uwanyiligira, ainsi que de la coordonnatrice du système des Nations Unies Coumba Sow.

L’événement a mobilisé élèves, parents et enseignants venus de divers horizons, réunis pour accompagner cette initiative qui cible les filles scolarisées dans les écoles primaires, collèges et lycées publics des localités vulnérables.

Les kits comprennent des fournitures et équipements de base, destinés à favoriser la poursuite de leur scolarité et seront utilisés par les bénéficiaires au cours de la rentrée scolaire 2025-2026 qui démarre le 15 septembre prochain.

« L’objectif est de réduire les disparités d’accès et de s’assurer que tous les élèves, surtout les filles et les enfants handicapés, bénéficient d’une éducation de qualité », a expliqué Sandra Johnson.
L’action s’inscrit dans l’axe 1 de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025, qui vise à « renforcer l’inclusion et l’harmonie sociales et consolider la paix » par une éducation gratuite, obligatoire et équitable.

Pour le ministre des Enseignements primaire et secondaire, Dodzi Kokoroko, cette initiative est essentielle pour construire un avenir plus juste. « Investir dans l’éducation des filles, c’est bâtir l’avenir de la République », a-t-il déclaré.

L’opération s’inscrit dans le cadre du projet régional SWEDD+ (Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel élargi) financé à hauteur de 37,5 milliards FCFA par la Banque mondiale. Outre la distribution de kits, le programme prévoit des actions de sensibilisation, de soutien aux familles et aux communautés afin de lutter contre les obstacles culturels et économiques à l’éducation.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’élection des maires et de leurs adjoints, initialement prévue du 10 au 12 septembre 2025, se tiendra finalement entre le 17 et le 19 septembre 2025. Cette décision, annoncée par le ministère en charge de l’Administration territoriale, vise à améliorer l’organisation logistique du scrutin et à garantir la participation de l’ensemble des 1527 conseillers municipaux élus en juillet dernier.
Il s’agit du second report en moins d’un mois. Le rendez-vous électoral avait déjà été décalé une première fois, passant des 2-4 septembre aux 10-12 septembre. Les autorités publiques insistent désormais sur la nécessité de créer les conditions d’un processus transparent, inclusif et conforme aux textes en vigueur.
Rappelons que la désignation des maires et de leurs adjoints dans les 117 communes marquera officiellement le début de la nouvelle mandature municipale. Ces exécutifs locaux joueront un rôle incontournable dans la mise en œuvre des politiques de développement, la gestion des ressources et l’accompagnement des priorités de la décentralisation.
Engagé depuis 2019, ce processus de transfert progressif des compétences de l’État aux collectivités locales constitue un pilier de la gouvernance territoriale. Le bon déroulement de ces élections internes est donc suivi de près, tant par les acteurs politiques que par les partenaires au développement.
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Le Togo a pris part au deuxième sommet Afrique-CARICOM (Communauté des Caraïbes), tenu le dimanche 7 septembre à Addis-Abeba, avec la participation du ministre en charge des Affaires étrangères, Robert Dussey. Cette rencontre au sommet, placée sous le thème : « Partenariat transcontinental pour une justice réparatrice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine grâce aux réparations », visait notamment à renforcer les liens politiques, économiques et culturels entre l’Afrique et la Communauté des Caraïbes.
Prenant la parole lors des travaux, le chef de la diplomatie togolaise, représentant le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, est revenu sur la qualification par l’Union Africaine de l’esclavage, de la déportation et de la colonisation en crimes contre l’humanité et en génocide contre les peuples d’Afrique. Pour le diplomate, cette décision dont le Togo est à l’avant-garde, constitue un tournant majeur qui marque la reconnaissance officielle des injustices subies durant des siècles et confie au pays le leadership pour suivre sa mise en œuvre.
Au nom du Président @FEGnassingbe, j ai participé au deuxième sommet #Afrique #Caraibe sur le “#Partenariat transcontinental en quête de #justice #réparatrice pour les #Africains et les #personnes d’ascendance africaine par le biais de la réparation” #Africanophonie #APA#GovTG… pic.twitter.com/j8g0CmdIUW
— Robert Dussey (@rdussey) September 8, 2025
Cette décision « traduit un changement de paradigme, en réponse aux aspirations des peuples africains et caribéens », a déclaré Robert Dussey, insistant sur sa dimension réparatrice et historique entre les deux régions.
Les échanges ont également porté sur la sécurité, la paix, le commerce, le climat, l’éducation et la santé, avec une attention particulière à la diaspora africaine dans les Caraïbes. Au-delà des dimensions culturelle et politique, l’objectif pour le Togo est d’accroître les échanges commerciaux avec des économies insulaires dynamiques, d’attirer des investissements dans des secteurs stratégiques comme l’agro-industrie et les énergies renouvelables, et de renforcer sa visibilité comme acteur engagé dans les débats panafricains et internationaux.
Créée en 1973, la CARICOM regroupe 15 États membres et constitue un marché en quête de nouveaux relais de croissance. Pour Lomé, cette alliance est une opportunité de diversifier ses partenariats extérieurs dans un contexte marqué par les rivalités géopolitiques et la nécessité d’une coopération Sud-Sud renforcée.
Une vingtaine de Très petites et moyennes entreprises (TPME) togolaises participent depuis le 4 septembre 2025 à la quatrième édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF), ouverte à Alger en Algérie. L’événement, qui réunit plus de 2000 exposants et 30 000 délégués autour du thème : « Passerelle vers de nouvelles opportunités », offre une vitrine de choix pour renforcer la visibilité des produits togolais.
La participation du Togo, portée par le ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale (MCACL), constitue un levier supplémentaire pour faciliter l’accès des entrepreneurs nationaux aux réseaux commerciaux et aux opportunités offertes par un marché africain en pleine expansion, indique-t-on. En effet, selon les projections, les accords commerciaux et investissements attendus à l’issue de cette rencontre pourraient dépasser 44 milliards $ US.
Les entreprises togolaises présentes, pour la plupart, actives dans la transformation et la commercialisation de produits locaux, bénéficient de l’appui de la Coopération allemande et de l’Union européenne, à travers le programme ProComp et l’Alliance pour la qualité des produits en Afrique (AfPQ-AfCFTA), mis en œuvre par la GIZ.
Organisé par Afreximbank en collaboration avec l’Union africaine et le Secrétariat de la ZLECAf, le rendez-vous d’Alger s’inscrit dans le prolongement de la ratification en 2018 à Kigali de l’accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine.
Pour le Togo, au-delà du réseautage et des partenariats d’affaires, il s’agit de valoriser les produits et services dans des secteurs où le pays dispose d’avantages comparatifs, notamment l’agro-industrie, la logistique, le textile ou encore l’artisanat.
Esaïe Edoh
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Le juriste togolais Mawuto Tossa a remporté fin août 2025 le Prix J.B. Scott (Carlos Calvo 2025), décerné par l’Institut de Droit international. Il devient ainsi le premier Africain à recevoir cette distinction internationale créée en 1931.
Titulaire d’un doctorat en droit public de l’Université de Lomé et d’un doctorat en droit de l’Université de Grenade (Espagne), Mawuto Tossa a été récompensé pour son manuscrit intitulé : « L'évolution du régionalisme africain en droit international des investissements : de la communautarisation à la continentalisation ».
Son travail analyse les dynamiques juridiques et institutionnelles en Afrique en matière d’investissements internationaux, sous une approche régionale. L’ouvrage met en évidence la montée en puissance du cadre continental africain, notamment dans le sillage de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), et dépasse les logiques strictement sous-régionales.

Selon le jury, le manuscrit de l’universitaire togolais constitue une analyse « pertinente et audacieuse », apportant des idées novatrices sur la gouvernance des investissements en Afrique.
Spécialiste du droit international économique, Mawuto Tossa n’est pas à sa première distinction. Il a déjà remporté le 1er Prix de l’Africa Arbitration Academy, à l’issue d’une formation sélective en arbitrage international tenue à Londres, rassemblant 22 juristes et avocats de 11 pays africains. Il est également lauréat de distinctions comme la « David Caron Fellowship » de la Société américaine de droit international, ainsi que du programme « Coimbra Group Young African Scholar ».
Notons que le Prix J.B. Scott, organisé tous les deux ans par l’Institut de Droit international (IDI), récompense les travaux de recherche en droit international. Il rend hommage à l’éminent juriste James Brown Scott, en vertu d’un legs laissé à l’Institut.
Esaïe Edoh
Au Togo, le secteur bancaire continue de renforcer ses réserves. Selon les données les plus récentes de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), les établissements financiers ont constitué, au cours de la période juillet-août 2025, des réserves de 157,6 milliards FCFA, contre une exigence réglementaire de 71,5 milliards FCFA. Le solde net atteint ainsi 86,1 milliards FCFA, marquant un excédent record sur la période considérée, avec un taux de couverture de 220%.
Un renforcement progressif de la liquidité

Cette configuration est en alignement avec une tendance observable depuis plusieurs années, après la Covid-19, sur fond de rigueur prudentielle dans la gestion de la liquidité. Pour illustration, alors que le solde net n’était que de 2,3 milliards FCFA en novembre 2023, il a progressivement grimpé tout au long de 2024 pour dépasser les 80 milliards FCFA à partir du second semestre 2025.
Si, selon certains analystes, cette trajectoire témoigne de la capacité des banques togolaises à absorber d’éventuels chocs tout en respectant strictement les règles prudentielles imposées par la BCEAO, elle pose aussi la question de l’orientation de ces excédents : une partie importante de ces ressources pourrait être mobilisée pour renforcer l’octroi de crédits aux PME, encore confrontées à des contraintes d’accès au financement du fait de la frilosité des banques.
Notons enfin que, comparativement à certains de ses voisins, le Togo se distingue par un ratio de réserves constituées sur réserves requises particulièrement favorable. Avec un ratio de couverture de 220 %, le pays se positionne parmi les plus prudents de l’Union. À titre de comparaison, le Sénégal enregistre un ratio encore plus élevé (315 %), reflet d’une économie et d’un système bancaire plus vastes. Le Niger, en revanche, reste proche du seuil minimal, avec seulement 115 % de couverture.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le Centre de Formation aux Métiers de l'Industrie (CFMI) a annoncé la mise en place d’un programme de bourses partielles destiné aux meilleurs candidats du concours d’entrée. Les inscriptions, dont la clôture était prévue fin août, ont été prolongées jusqu’au 15 septembre 2025.
Ces bourses concernent les filières BAC Pro et BTS. Grâce à elles, les étudiants retenus ne paieront qu’un tiers des frais de formation, les deux tiers restants étant pris en charge par l’institution. « Ces mesures visent à redynamiser le secteur industriel et à offrir des opportunités concrètes d’emplois à la jeunesse togolaise », a déclaré Jules Anani Gozo, directeur général du CFMI.
Dans le cadre de cette initiative, le Centre bénéficie du soutien de l’État togolais, et de plusieurs organisations professionnelles, dont l’Association pour la formation aux métiers de l’industrie (AFMI), le Conseil national du patronat (CNP), l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET), l’Association des entreprises de la zone franche (ASOZOF) ainsi que la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT).
Créé dans le cadre de la coopération franco-togolaise, le CFMI célèbre en 2025 son 10ᵉ anniversaire. En une décennie, plus de 1 150 jeunes y ont été formés, avec un taux d’insertion professionnelle supérieur à 70 %.
La capitale togolaise a abrité le samedi 06 septembre, la deuxième édition du Youth Delivery Lab (YDL), une plateforme citoyenne d’échanges et de dialogues participatifs dédiés aux jeunes. En tout, plus de 4000 jeunes mobilisés en présentiel et en ligne, ont répondu à l’appel.
Merci à tous d'avoir rendu cette édition formidable.
— Youth Delivery Lab (@YouthDLab) September 7, 2025
Merci à nos champions,
Merci à nos speakers,
Merci aux personnalités,
Merci surtout aux plus de 4000 jeunes mobilisés en présentiel et en ligne pour cette activité citoyenne...
Mille Mercis ✨ pic.twitter.com/uxf6VEndgJ
Articulé autour du thème de la valorisation du potentiel de la jeunesse au service du développement, l’événement, auquel ont également pris part plusieurs officiels et personnalités, a permis d’aborder trois principales thématiques : le développement de l’agribusiness, la dynamisation de l’industrie du sport, et la paix et la cohésion sociale. L’occasion pour les participants, speakers et jeunes, d’identifier les défis et les opportunités, d’échanger et de délivrer des propositions concertées.
“Nous voulons associer la jeunesse dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques, et cette activité est une occasion pour stimuler le leadership des jeunes et de recueillir leurs propositions”, a souligné le ministre délégué, Abdul Fahd Fofana.
“Les travaux seront poursuivis avec la synthétisation des conclusions issues des panels et des tables rondes. Ces propositions seront ensuite soumises aux plus hautes autorités afin de nourrir les politiques et stratégies en faveur de la jeunesse”, a indiqué le comité d’organisation.
Pour rappel, la première édition organisée en 2023, avait mobilisé près de 600 jeunes issus de toutes les régions du pays.
Octave A. Bruce