L’Office togolais des recettes (OTR) a prorogé jusqu’au 20 décembre 2025 la mesure portant réduction de 20 % des frais de dédouanement des véhicules de plus de cinq ans. La prorogation de cette offre, initialement prévue pour prendre fin le 15 novembre, devrait permettre à un plus grand nombre de contribuables d’en bénéficier, notamment en période de fin d’année.
L’allègement fiscal, appliqué depuis le 1er septembre 2025, concerne les véhicules « en souffrance » sous douane. L’objectif, selon l’administration fiscale, est de désengorger les parcs automobiles et d’encourager de nouvelles importations à l’approche des fêtes.
L’OTR souligne que cette mesure, conforme aux dispositions du Code des douanes national, s’inscrit dans une démarche de facilitation fiscale et de promotion de la mise à la consommation des véhicules en attente de dédouanement.
Pour rappel, ce type de dispositif est régulièrement reconduit en fin d’année. La réduction va jusqu'à 40% comme ce fut le cas en 2021, pour soutenir les contribuables dans le contexte marqué par la pandémie de Covid-19.
Esaïe Edoh
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Une compétition nationale dénommée CHALLENGE TECH x SANTE a été lancée vendredi 14 novembre 2025 à l’Université de Lomé (U.L), plus exactement au Pôle universitaire d'innovation et de technologie (UniPod).
Organisé par le Ministère de l’Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique et celui de la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances, avec le soutien du projet ProDigiT, un projet mis en œuvre par la GIZ Togo, ce challenge repose sur une conviction affirmée et assumée : « le numérique peut sauver des vies ».
Se félicitant de cette initiative conjointe des deux ministères précités, Kwamivi Hodouto, représentant le ministre de l’Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique à la faveur du lancement de cette compétition, a rappelé le choix politique du Togo de faire du numérique un pilier de son développement, suivant la Stratégie Togo Digital 2025.

La santé, relève-t-il, n’est pas à l’écart de cette transformation. Avec cette compétition, « nous franchissons une nouvelle étape : mettre l’Intelligence artificielle et la science des données au service de la santé », fait-il observer, en outre.
Dans le même souffle, Nassirou Ouro-Nile, représentant le ministère de la santé, aligne cette compétition sur la vision des autorités togolaises de moderniser le secteur de la santé grâce au numérique.
Concrètement, précise Farook Sanni, Data Scientist au Togo Data Lab, le challenge TECH x SANTE, « c’est une compétition où les différents participants sont invités à former des équipes et à réfléchir à des solutions numériques autour de différents défis, à savoir, le manque d’interopérabilité et de sécurité des dossiers médicaux, l’absence de suivi médical fiable, les erreurs médicamenteuses ». Entre autres défis également, l’accessibilité des soins de qualité et à coût abordable, la surcharge des structures, le manque de données fiables, et le difficile suivi des patients. Ce challenge national propose de mobiliser la technologie pour imaginer des solutions concrètes, durables et inclusives à ces différents problèmes, indique-t-on. L’idée étant à terme d’avoir « une solution qui sera par la suite incubée et développée au sein du ministère de la Santé », souligne Farook Sanni.
Peut participer à cette compétition : toute personne résidant au Togo, âgée de 18 ans ou plus, passionnée par les nouvelles technologies et désireuse de contribuer à l’amélioration du système de santé à travers l’innovation numérique.
Notamment les étudiants en informatique, santé, data science, design ou innovation sociale ; les professionnels de santé (médecins, infirmiers, pharmaciens, techniciens, etc.) ; les développeurs, data scientists, entrepreneurs et chercheurs intéressés par l’IA appliquée à la santé ; les porteurs de projets à fort impact social.
Les principaux objectifs sont : stimuler l’innovation numérique dans le domaine de la santé au Togo ; encourager la collaboration entre professionnels de santé, chercheurs, ingénieurs et startups ; promouvoir l’usage de la donnée et de l’intelligence artificielle pour des solutions à fort impact social ; faire émerger des projets viables, accompagnés jusqu’à leur déploiement.
4 prix sont prévus à l’issue de cette compétition dont les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 14 décembre 2025 sur cette plateforme dédiée qui détaille en outre, les critères d’éligibilité et modalités du challenge : prix de l’excellence en Tech & Santé, prix de la recherche appliquée, prix du meilleur pitch ; prix du public.

Selon le Dr Anthony Békéti, président de l’ordre national des médecins du Togo, « ce challenge arrive au bon moment. Nous sommes à un tournant dans lequel la digitalisation devient une nécessité, et non plus une option. Les solutions qui émergeront ici pourront véritablement améliorer la prise en charge des patients, renforcer la précision des diagnostics et alléger le quotidien des soignants. Pour nous, professionnels de santé, c’est une opportunité unique de collaborer avec des experts du numérique afin de bâtir un écosystème beaucoup plus réactif, sécurisé et centré sur le patient », a-t-il souligné sans toutefois laisser de côté la nécessité pour cette compétition de prendre en compte les préoccupations liées au respect du cadre législatif et / ou réglementaire régissant l’exercice de la profession médicale.
S.A
Au Togo, le budget de l’exercice 2026 est projeté en ressources et en dépenses à 2740,5 milliards FCFA, soit une hausse de 14,4 % par rapport à celui de 2025 établi à 2397 milliards FCFA. Le projet de loi de finances a été adopté vendredi 14 novembre 2025, lors du premier Conseil des ministres du gouvernement de la Vᵉ République.
Ce budget prévisionnel, indique le communiqué sanctionnant le Conseil, sera orienté vers le social tout en intégrant un effort d’assainissement des finances publiques. Près de 48 % des ressources budgétaires seront consacrés aux secteurs sociaux, notamment la santé, l’éducation et la protection sociale. Une part significative sera allouée à la transformation économique et aux secteurs productifs tels que l’agriculture, l’industrie et le numérique, afin de stimuler l’investissement privé et de favoriser la création d’emplois durables pour les jeunes et les femmes.
J’ai présidé ce jour le premier Conseil des ministres de la cinquième République, consacré à l’examen de l’avant-projet de loi de finances 2026, un document stratégique qui traduit en actions concrètes nos ambitions de développement, de stabilité macroéconomique et de progrès… pic.twitter.com/A2IeRLB8X4
— Faure Essozimna GNASSINGBÉ (@FEGnassingbe) November 14, 2025
Le budget prévoit par ailleurs un renforcement des moyens dédiés à la sécurité et à la défense, avec pour objectif de protéger le pays et de garantir la stabilité.
Élaboré selon une approche prudente, apprend-on, le budget 2026 repose en grande partie sur les ressources propres de l’État. Concernant la conjoncture, l’exécutif table sur un taux de croissance de 6,5 % en 2026, contre 6,2 % attendus pour l’année en cours.
Le projet de loi de finances sera transmis aux députés pour examen, avant d’être soumis au Sénat, conformément aux dispositions de la Constitution de la Vᵉ République.
Esaïe Edoh
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Le Togo, dans sa volonté de renforcer son système de santé, souhaite s’appuyer davantage sur ses partenaires techniques et financiers. Une série de rencontres a débuté en début de semaine à Lomé entre le ministre de la Santé, Jean-Marie Tessi, et les représentants du PNUD, de l’OMS ainsi que du projet ELLIPSE.
Les différentes rencontres ont permis de faire le point sur les appuis techniques et financiers en cours, afin d’accélérer la mise en œuvre des projets, notamment ceux liés aux infrastructures sanitaires. Ainsi, avec la délégation du PNUD, conduite par la représentante résidente Binta Sanneh, les discussions ont porté sur la construction du Centre de santé digitale de Lomé, la mise en place du service d’hémodialyse au CHU Kara, ainsi que sur le déploiement et l’opérationnalisation de cliniques mobiles destinées à améliorer l’accès aux soins en zones rurales.
Le ministre Tessi et ses partenaires ont passé en revue l’état d’avancement de ces différents chantiers, tout en explorant des pistes pour accélérer leur réalisation. L’objectif reste le même : renforcer la disponibilité et l’accessibilité des services de santé, en particulier pour les populations éloignées des structures hospitalières classiques.
Les échanges avec l’OMS Togo ont été axés sur la mise en œuvre de l’Assurance maladie universelle (AMU), la lutte contre les maladies infectieuses, l’amélioration de la qualité des soins, le renforcement de la santé communautaire et la prévention des maladies transmissibles et non transmissibles. L’organisation onusienne a réaffirmé son engagement à soutenir le pays dans la conduite de réformes durables et dans la consolidation des acquis enregistrés ces dernières années.
Une troisième réunion a mis ensemble le ministre et l’équipe du projet ELLIPSE, dédié à la modernisation des infrastructures hospitalières au CHU Campus de Lomé et au CHU Kara. Le projet prévoit la construction, la réhabilitation et l’équipement de services clés, afin d’améliorer durablement le plateau technique de ces deux centres hospitaliers. Les deux parties sont convenues de renforcer le suivi des travaux et d’accélérer les interventions pour respecter les délais contractuels et répondre efficacement aux attentes des usagers.
Cette série de rencontres fait suite à un premier échange tenu la semaine dernière avec l’ambassade d’Allemagne au Togo. Au moyen de ces consultations, le ministre de la Santé entend mobiliser plus d’appuis de la part de ses partenaires pour soutenir la politique nationale de santé, alors que l’accès à des soins de qualité pour tous demeure une priorité de l’exécutif.
Esaïe Edoh
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Un atelier national de suivi et d’apprentissage du Mécanisme Forêts & Paysans (Forest and Farm Family) réunit à Lomé du jeudi 13 à ce vendredi 14 novembre 2025 les acteurs du monde rural autour de la restauration des paysages et de la promotion de l’agroécologie.
Soutenue par la FAO, l’initiative vise à renforcer la résilience des communautés agricoles face au changement climatique.
Mis en œuvre au Togo depuis 2024, le FFF soutient vingt organisations paysannes bénéficiaires de subventions directes destinées à financer des projets locaux de gestion durable des ressources naturelles. Ces initiatives couvrent les cinq régions du pays et s’inscrivent dans les engagements du Togo en matière de restauration des paysages forestiers et de développement d’une agriculture climato-intelligente.
Selon le colonel Aoufoh Dimizou, secrétaire général du ministère chargé des Ressources forestières, le FFF « n’est pas un projet ponctuel, mais un mécanisme stratégique reliant la base paysanne aux ambitions nationales de développement durable ». Pour la FAO, ce processus de suivi permet de valoriser les impacts réels observés sur le terrain et d’améliorer la gouvernance des organisations rurales.
Parmi les réussites présentées, la coopérative SCOOPS Pro Mangues de Vo a mis en terre 20 hectares de manguiers et installé une unité de transformation de mangues séchées et de liqueurs. Le FFF contribue ainsi à créer des emplois, diversifier les revenus agricoles et consolider la sécurité alimentaire.
R.E.D
Le Togo prépare son premier Rapport national sur la gouvernance (RNG), dans le cadre du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP). Un atelier de formation, ouvert hier jeudi 13 novembre 2025 à Lomé, réunit à cet effet les acteurs impliqués. Il s’agit notamment de définir le cadre méthodologique et renforcer les capacités des équipes de rédaction.
L’initiative, appuyée par le Secrétariat continental du MAEP, doit permettre aux institutions togolaises de s’approprier le processus d’évaluation et d’analyser les performances nationales en matière de gouvernance politique, économique et sociale.
« Le processus sera entièrement conduit par les Togolais, avec pour objectif d’évaluer comment les institutions atteignent leurs objectifs et servent les citoyens », a expliqué Clémentine Ninaoumoutou, représentante du MAEP continental.
Le président de la commission MAEP-Togo, Victor Womitso, a pour sa part salué cette étape, soulignant qu’elle permettra de « renforcer les capacités nationales en matière d’analyse et de rédaction des rapports de gouvernance ».
Le MAEP, organe de l’Union africaine créé en 2003, promeut la bonne gouvernance et le développement durable à travers un système d’auto-évaluation volontaire.
Le rapport togolais est le premier du genre et portera sur le thème : « L’accès des citoyens à la justice et aux services communaux ». Le document servira à mesurer les progrès du pays en matière de gouvernance et à aligner ses politiques sur les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les ODD des Nations unies.
R.E.D
Le Togo organisera, du 24 au 30 novembre 2025, une campagne nationale de vaccination contre la rougeole et la rubéole, sur l’ensemble du territoire. L’opération cible les enfants à partir de neuf mois, dans le cadre de la stratégie nationale d’élimination de ces maladies d’ici à 2030.
La direction régionale de la santé du Grand Lomé a annoncé l’initiative lors d’une rencontre avec les médias, hier jeudi 13 novembre, afin de mobiliser les relais communautaires et renforcer la communication autour de la campagne.
Selon Dr Tchilalou Maryse Tagba-Pelei, Directrice régionale de la santé du Grand Lomé, la rougeole reste une infection virale très contagieuse, pouvant entraîner des complications graves, voire mortelles. Quant à la rubéole, elle représente un risque important pour les femmes enceintes, pouvant causer des malformations congénitales chez le fœtus.
Outre la vaccination, les enfants recevront des soins complémentaires, notamment une supplémentation en vitamine A et un traitement antiparasitaire à l’albendazole.
Les femmes enceintes bénéficieront également de vaccins contre le papillomavirus et le cancer du col de l’utérus.
R.E.D
En marge du 4ᵉ Forum Royaume-Uni - Afrique francophone de l’Ouest et du Centre, le président du conseil, Faure Gnassingbé, a reçu en audience, jeudi 13 novembre 2025, Ben Coleman, envoyé commercial britannique pour l’Afrique de l’Ouest francophone.
Les échanges ont porté sur le renforcement des relations économiques et commerciales entre le Togo et le Royaume-Uni, dans le prolongement des discussions engagées durant le forum.
Selon Ben Coleman, cette rencontre visait à « approfondir les relations entre le Royaume-Uni et l’Afrique de l’Ouest francophone sur le plan commercial ». Il a salué l’engagement du Président du conseil togolais et la qualité de la conférence, qui a réuni 1500 participants issus de dix pays africains et d’entreprises britanniques, selon ce dernier.
Le diplomate a insisté sur la volonté du Royaume-Uni d’élargir ses partenariats dans la région à travers des projets d’investissement et de financement adaptés aux priorités locales.
Leur tête-à-tête a également porté sur la mise en œuvre des conclusions du forum, notamment en matière d’accès au capital, d’appui aux PME et de facilitation des échanges commerciaux.
Pour le Togo, l’idée est de se positionner comme un point d’ancrage pour le partenariat britannique en matière de coopération avec l’Afrique francophone, notamment en raison de son rôle de plateforme logistique régionale.
R.E.D
Le Togo a levé ce jeudi 13 novembre 2025 un montant de 33 milliards FCFA sur le marché des titres publics de l’UEMOA, à l’issue d’une émission simultanée d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) et de Bons assimilables du Trésor (BAT). L’opération, qui visait initialement à mobiliser 30 milliards FCFA, s’est soldée par un léger dépassement des objectifs.
Selon les données publiées par l’Agence Umoa-Titres, les soumissions totales ont atteint 48,2 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 160,86 %. À l’issue des adjudications, le Trésor public togolais a retenu 30 milliards FCFA pour les OAT émises sur une maturité de trois ans, assorties d’un taux d’intérêt fixe de 6,25 % et 3 milliards FCFA sur les BAT de 346 jours.
Cette opération marque la deuxième sortie du Togo sur le marché financier régional au titre du dernier trimestre 2025, période durant laquelle les autorités financières projettent de mobiliser 100 milliards FCFA, en tout
Avec cette nouvelle levée, le cumul des émissions du pays depuis le début de l’année s’élève désormais à 325 milliards FCFA, soit 97 % de l’objectif annuel fixé à 332 milliards FCFA. Le montant total mobilisé sur le seul dernier trimestre atteint ainsi 60,5 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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La ville de Kara, dans le nord du Togo, accueillera du 18 au 22 novembre 2025 la deuxième rencontre régionale entre la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) et celle du Bénin (CCI-Bénin). L’événement s’inscrit dans le cadre du Programme régional d’intégration des marchés agricoles (PRIMA).
Cette rencontre vise à renforcer la coopération économique entre les deux pays à travers la promotion des échanges commerciaux agricoles. Elle réunira des décideurs publics, des entrepreneurs, des représentants d’institutions, ainsi que des organisations paysannes autour du thème : « Marché intercommunautaire et développement des entreprises agricoles : renforcer la compétitivité des entreprises du Togo et du Bénin ».
Les participants échangeront sur plusieurs thématiques liées au développement agricole et à la facilitation du commerce transfrontalier. Divers panels sont prévus du 19 au 22 novembre, portant notamment sur la valorisation des produits locaux, la promotion des chaînes de valeur, et le renforcement de la compétitivité des acteurs du secteur.
En marge des discussions, une foire-exposition se tiendra sur l’esplanade du Palais des Congrès de Kara du 18 au 22 novembre. Elle mettra en lumière les produits agricoles et agroalimentaires des deux pays, et servira de cadre de mise en relation entre opérateurs économiques togolais et béninois.
Cette initiative fait suite à la première rencontre tenue en décembre 2024 à Grand-Popo, au Bénin, au cours de laquelle les deux chambres consulaires avaient jeté les bases d’une coopération bilatérale dans le domaine agricole. Les échanges de Kara devraient ainsi permettre d’approfondir cette dynamique et d’identifier de nouvelles stratégies pour créer un environnement favorable à un développement durable et inclusif de l’agriculture familiale, secteur clé des économies togolaise et béninoise.
Esaïe Edoh
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