Le Togo enregistre 11 admissions au 22ᵉ Concours d’agrégation en Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion (SJPEG) du CAMES. Les résultats définitifs publiés à l’issue de la phase finale tenue à Dakar confirment la réussite de tous les 11 candidats togolais engagés dans cette seconde étape, selon les données compilées.
En droit public, deux enseignants de l’Université de Lomé sont admis. KODJO Essé Kokou Joseph Junior se classe deuxième. WELLA Mazamesso occupe le quatrième rang.
En droit privé, trois enseignants réussissent. AWOKI Kougnontèma représente l’Université de Kara avec un classement en quatrième position. AVEGNON Koffi Edem de l’Université de Lomé se place cinquième. FOLLY Messan Agbo, également de l’Université de Lomé, occupe la sixième place.
En sciences de gestion, deux enseignants de l’Université de Kara figurent parmi les admis. GAFA Yao se classe troisième ex aequo. ADELESSOSSI Kokou occupe le septième rang.
En sciences économiques, quatre candidats togolais sont admis. DJAHINI-AFAWOUBO Dossè Mawussi de l’Université de Lomé prend la première place. BATAKA Hodabalo de l’Université de Kara arrive neuvième. Deux candidats se classent à la dix-neuvième position dont DANDONNOUGBO Yevessé de l’Université de Lomé et SANOUSSI Yacobou de l’Université de Kara.
Ce total de 11 admis sur 11 candidats engagés en phase finale marque une progression notable pour le Togo dans cette édition du concours. Les évaluations se sont déroulées en deux étapes, à distance pour la présentation des titres et travaux, puis en présentiel à Dakar pour les épreuves finales.
Près de 200 candidats issus de 12 pays ont participé à cette session. Les admis accèdent désormais au grade de maître de conférences agrégé du CAMES.
Ayi Renaud Dossavi
Lomé a accueilli ce jeudi 20 novembre 2025 un forum B2B organisé par Casablanca Finance City (CFC), en partenariat avec le ministère délégué chargé de la Promotion des investissements et de la Souveraineté économique.
La rencontre, tenue à l’hôtel 2 Février, a réuni des opérateurs togolais et marocains pour présenter la place financière casablancaise et identifier des projets togolais prêts à attirer des capitaux.
Casablanca Finance City a inscrit ce rendez-vous dans sa tournée AfricaTour, deuxième édition, en vue de rapprocher les investisseurs des économies africaines en organisant des échanges directs avec les administrations et le secteur privé.
Si CFC se veut une zone économique spéciale et un centre de services pour des entreprises actives sur plusieurs marchés du continent, pour le Togo, ce fut également l’opportunité de présenter encore ses projets structurants et son environnement des affaires.
« Ce forum s'inscrit dans le cadre de la deuxième édition de l'AfricaTour, une initiative lancée par Casablanca Finance City pour rapprocher les opérateurs économiques des opportunités sur le continent africain en allant sur le terrain, non seulement à la rencontre des autorités, des ministères mais également de partenaires potentiels qui peuvent comporter des projets communs d'investissement à travers l'ensemble des secteurs et des pans de l'économie », selon le directeur du développement des affaires et de la coopération africaine, Aziz El Khiyari.
Ce dernier a également rappelé les similitudes entre Casablanca et Lomé, toutes deux positionnées comme hubs régionaux, avec leur environnement des affaires jugé favorable et une vocation à servir des marchés au-delà de leurs frontières nationales.

« Lomé est un hub indiscutable sur la zone Afrique de l’Ouest avec un port en eau profonde, un aéroport international qui permet une interaction de connectivité sur les pays de la CEDEAO. Casablanca est un hub également aérien. Nous avons aussi un hub portuaire au nord de la Méditerranée qui permet une connectivité maritime internationale », a-t-il indiqué, tout en soulignant la capacité des entreprises basées à CFC à structurer des financements pour des projets d’infrastructures, de services et de transformation digitale en Afrique de l’Ouest.
Côté togolais, Woulamé Oudjim, économiste et analyste senior au ministère délégué en charge de la Promotion des investissements, a présenté les atouts du Togo en mettant en avant le port en eau profonde de Lomé, les corridors vers le Sahel, les zones industrielles intégrées et le Parc industriel d’Adétikopé, ainsi que des projets en préparation dans l’agro-industrie, l’énergie, les infrastructures et le tourisme.
L’expert a évoqué un pipeline d’investissements de plus de 2,3 milliards de francs CFA, répartis sur environ 180 projets, dont une part importante en zones franches.
Pour les autorités togolaises, le forum doit déboucher sur des partenariats concrets, en priorité dans l’agro-transformation, les énergies, les services à forte valeur ajoutée et les infrastructures sociales, avec des montages allant de l’investissement privé classique aux partenariats public-privé.
« Je suis particulièrement heureux de vous souhaiter la bienvenue à Lomé pour ce forum Togo-Casablanca Finance City, un rendez-vous que nous attendions avec beaucoup d’intérêt et d’ambition. Votre présence en nombre représente un signal fort, celui d’une volonté claire de bâtir des partenariats solides et structurants pour l’avenir », selon Sikpa Atsouvi Yawo, DG de l’API-ZF, représentant le ministre délégué Arthur Trimua.

Les prochaines étapes attendues portent sur des missions de suivi, des visites ciblées et la structuration de projets jugés bancables.
CFC se dit également disposée à accompagner des groupes togolais qui souhaitent se domicilier à Casablanca pour accéder à de nouveaux marchés en Afrique du Nord et en Europe méditerranéenne, prolongeant ainsi la relation dans les deux sens.
Créée en 2010, Casablanca Finance City est un hub financier africain, qui regroupe plus de 250 entreprises. Elle attire les capitaux internationaux, soutient des projets dans 50 pays et développe la finance durable. CFC veut notamment servir de passerelle entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo et le Mozambique renforcent leur coopération technique en matière de cybersécurité. Ceci est matérialisé par un protocole d’accord pour une coopération bilatérale, conclu en début de semaine, à Maputo.
Dans le cadre de cet accord, le Togo était représenté par Gwaliba Gbota, patron de l'Agence nationale de la cybersécurité (Ancy) ; pour une entente qui couvre la cybersécurité et la résilience numérique. Elle vise à terme à renforcer les capacités opérationnelles des deux pays africains en matière d’appui technique.
Notons que de son côté, le Togo a déjà renforcé son cadre réglementaire en la matière. En mai 2024, le pays avait lancé sa Stratégie nationale de cybersécurité 2024-2028. L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) a aussi digitalisé plusieurs services début 2025 pour améliorer la gestion des incidents et la relation avec les usagers. Ces réformes participent à la modernisation de l’administration et à la sécurisation des infrastructures numériques.
Ce lundi 17 novembre à Maputo, le #Togo et le #Mozambique ont signé un protocole d’accord (MoU) pour une coopération bilatérale en matière de #cybersécurité. Cette alliance vise à renforcer les capacités opérationnelles des deux pays.@NumeriqueTG@AncyTogo @cert_tg pic.twitter.com/nwez1yRNvr
— Ancy Togo (@AncyTogo) November 18, 2025
Le partenariat avec le Mozambique est le plus récent développement de ces efforts. Il devrait ouvrir la voie notamment à un échange de connaissances, une coordination des équipes de réponse aux incidents et une veille conjointe sur les menaces émergentes.
En se situant au deuxième palier de l’Indice global de cybersécurité, le Togo gagne en crédibilité auprès des acteurs de la fintech, des services numériques et des opérateurs d’infrastructures.

Pour les entreprises et les investisseurs, ces avancées en matière de cybersécurité renforceraient la capacité à limiter les pertes liées aux attaques.
Notons qu’entre 2019 et 2024, les incidents ont entraîné plus de 3 milliards de dollars de pertes en Afrique, selon Interpol.
R.E.D.
Le Togo et la Russie, qui totalisent 65 ans de relations de coopération, ambitionnent de porter leur collaboration à un niveau supérieur à travers l’ouverture prochaine de leurs ambassades respectives. Cette orientation a été dévoilée le mercredi 19 novembre 2025, lors d’un entretien entre le président russe, Vladimir Poutine, et le président du Conseil, Faure Gnassingbé, au Kremlin.
Selon les deux dirigeants, l’installation des représentations diplomatiques devrait permettre de mieux coordonner et d’intensifier les projets bilatéraux, notamment dans les secteurs liés au développement du capital humain.
C’est sous le signe d’une volonté commune de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre le Togo et la Fédération de Russie que le Président Vladimir Poutine a accueilli ce 19 novembre 2025 au Green Hall du Kremlin, le Président du Conseil, @FEGnassingbe en visite… pic.twitter.com/Np6xz7UImw
— Présidence du Conseil du Togo (@presidencecstg) November 20, 2025
« L’éducation est un secteur prioritaire pour l’avenir de notre pays. Dans le monde d’aujourd’hui, la technologie joue un rôle déterminant et seule l’éducation peut faire la différence. Il est très important de maintenir le partenariat dans ce domaine au profit de nos étudiants. Nous espérons qu’avec l’ouverture de l’ambassade, nous ferons mieux dans ce domaine », a souligné Faure Gnassingbé.
L’ouverture prochaine de ces ambassades jouera également un rôle important dans l’action des deux pays sur les questions sécuritaires du continent. La Russie apporte en effet un soutien multiforme aux armées des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), tandis que le Togo s’implique dans la médiation entre ces pays et les autres membres de la CEDEAO pour favoriser le retour de la paix.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la délivrance de la carte d’immatriculation fiscale sera provisoirement suspendue du 23 décembre 2025 au 5 janvier 2026. L’information a été communiquée par l’Office togolais des recettes (OTR) dans une note.
Selon le Commissaire des douanes et droits indirects, Kwawo Essien, cette mesure est édictée « conformément au principe d’annualité de la Carte d’Immatriculation Fiscale et pour des raisons d’organisation interne ». De ce fait, « toute demande d’édition de carte d’immatriculation adressée au commissariat des impôts durant cette période ne sera pas traitée », précise le communiqué.
Cette interruption permettra à l’administration fiscale de mettre à jour les données des contribuables et de définir de nouvelles stratégies en vue de maximiser les recettes publiques. L’objectif est d’assurer une gestion optimale et transparente des obligations fiscales.
Pour rappel, la carte d’immatriculation fiscale est un document essentiel pour toute personne physique ou morale. Elle sert d’identifiant auprès des services fiscaux et est requise pour diverses démarches administratives et fiscales, notamment la déclaration et le paiement des impôts, ainsi que pour d’autres opérations liées à la fiscalité.
Esaïe Edoh
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Au Togo, après les préfectures du Golfe, d’Agoè-Nyivé et celles de la région des Savanes, les populations de la région maritime pourront, dès le samedi 22 novembre, se faire enrôler pour obtenir leurs cartes biométriques. L’opération est annoncée par l’Agence nationale d’identification (ANID), en charge de la mise en œuvre du projet e-ID (identification biométrique).
Les enregistrements débuteront dans la zone 1 de la région maritime, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), qui assure le déploiement du personnel sur le terrain. Cette zone regroupe les préfectures de Vo, Yoto, Bas-Mono et des Lacs.
Comme dans les autres préfectures déjà couvertes, l’opération vise à attribuer à chaque résident un Numéro d’identification unique (NIU). Ce numéro servira, à terme, de clé d’accès à divers services publics, privés et sociaux : éducation, Sécurité sociale, pension, finance, santé, vaccination, transferts monétaires, entre autres. Le dispositif permettra également de consolider une base de données centrale, sécurisée et fiable.
Tous les citoyens sont éligibles au projet e-ID Togo, y compris les enfants de zéro à cinq ans, qui peuvent être enregistrés à partir du NIU d’un parent.
Financé par la Banque mondiale, l’enregistrement biométrique est réalisé dans le cadre du projet WURI-Togo et vise à doter chaque citoyen d’une identité unique et sécurisée.
L’Université de Lomé figure parmi les institutions partenaires mobilisées sur un nouveau chantier de santé publique, dans le cadre d’un financement européen. Les fonds, obtenus par l’Université de Limoges, ouvrent une nouvelle phase de coopération scientifique en Afrique de l’Ouest, en lien avec le projet Empower.
Soutenu sur quatre ans dans le programme Partenariats académiques Afrique-France, il vise à renforcer la prévention et la prise en charge des maladies non transmissibles (MNT) au Bénin et au Togo.
Les MNT, telles que le diabète, l’hypertension ou certains troubles mentaux, sont aujourd’hui les principales causes de mortalité dans le monde. Or, au Togo comme au Bénin, plus de 80 % des personnes concernées n’ont pas accès à un suivi adapté. Le projet Empower veut ainsi améliorer cette situation par un double volet : formation des soignants et outils numériques pour faciliter le dépistage précoce.
Le programme prévoit notamment un appui en faveur des agents de santé communautaires et le déploiement d’une application dédiée au diagnostic et à la continuité des soins.
L’Université de Lomé occupera une place opérationnelle dans la mise en œuvre du dispositif. Elle contribuera notamment à la formation locale, à l’adaptation des outils numériques aux réalités togolaises et à l’encadrement des futurs doctorants recrutés dans la région.
Deux thèses supplémentaires seront financées au Togo dans le cadre du projet, intégrant le pays dans un réseau de recherche élargi reliant Limoges, Abomey-Calavi, le Luxembourg, l’Italie et la Suisse.
Selon les informations disponibles, Empower s’inscrit dans la continuité du précédent programme Inspire-UAC, centré sur la formation en santé publique. Ensemble, les deux initiatives totalisent 24 projets de thèses, dont treize déjà engagés. La poursuite des collaborations permettra de renforcer les capacités locales dans un domaine où les besoins restent importants.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la lutte contre la peste des petits ruminants (PPR) est réorganisée afin d’obtenir des résultats plus tangibles. Le pays s’est en effet doté d’un plan stratégique couvrant la période 2025-2030.
Validé lundi 17 novembre 2025 à Lomé, le document prévoit des actions visant à harmoniser les initiatives de lutte contre la maladie, renforcer la surveillance épidémiologique et protéger les revenus des éleveurs. Il comprend également un volet consacré au renforcement des capacités des services vétérinaires, à la vaccination systématique des troupeaux et à la mise en place d’un système d’alerte rapide.
Au Togo, les petits ruminants, essentiellement les chèvres et les moutons, constituent une source essentielle de revenus pour des milliers de ménages ruraux. Mais la PPR, l’une des maladies animales les plus mortelles (avec une mortalité de 80 à 90 % et une morbidité pouvant atteindre 100 % dans un troupeau non vacciné), entraîne d’importantes pertes économiques : chute de la production, baisse de la consommation locale de viande, réduction des disponibilités pour les fêtes et rituels communautaires, ainsi que des pertes commerciales sur les marchés à bétail.
« La peste des petits ruminants est une maladie dévastatrice pour les cheptels ovins et caprins, qui provoque de lourdes pertes économiques pour les éleveurs. Grâce à ce plan, nous espérons prévenir efficacement sa propagation et protéger durablement les moyens de subsistance des communautés rurales », a souligné Damitoti Yempabou, directrice des Services vétérinaires.
Selon les autorités, cette nouvelle stratégie devrait permettre de sécuriser l’économie pastorale, de renforcer la sécurité alimentaire et de soutenir le commerce régional du bétail.
Il convient de rappeler qu’en 2024, le Togo comptait 2,24 millions d’ovins et 6,36 millions de caprins répartis sur l’ensemble du territoire, confirmant l’importance de cette filière pour les communautés rurales.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le processus de renouvellement des équipes municipales se poursuit sur l’ensemble du territoire. Depuis mi-novembre, les cérémonies de passation de service s’effectuent dans les cinq régions, marquant l’entrée en fonction des nouveaux maires pour la seconde mandature du processus de décentralisation lancé en 2019.
Dans les Plateaux-Ouest, plusieurs communes ont installé leurs nouveaux exécutifs. À Kloto 2, Kodzo Mawuena Eho succède à Mensah Abotsi-Dzegbla, comme le rapporte l’Agence togolaise de presse (ATOP).
À Kloto 3, Yawo Asagbé prend la relève. À Agou 1, la tête de la commune revient à Kodjovi Patrick Sénam Bolouvi, tandis qu’à Agou 2, Séssimé Koofi Sakpa est réinstallé. À Danyi 1, Kossivi Wonyra entre en fonction, et à Danyi 2, Amavi Alovor prend la suite de Bawa Sémedo. À Kpélé 1, Dodzi Abotsi succède à Batchey Komla Apédo. À Kpélé 2, Mme Yawa Tségan prend les commandes en remplacement de Dotsou Komlan Holali.
Dans les Plateaux-Est, les passations ont concerné les communes de l’Ogou, Haho, Est-Mono, Moyen-Mono, Amou, Akébou, Anié et Wawa. Parmi les nouveaux installés, Agbo Koudjo prend la tête de Wawa 3. Les préfets ont rappelé le rôle de la participation citoyenne et de la gestion rigoureuse des ressources locales.
Dans la région de la Kara, la transition a été finalisée dans l’ensemble des communes. À Kozah 1, N’Djelle Abby Eddah devient maire, et à Kozah 2, Batchassi Essonanna prend la gestion municipale. Dans le Doufelgou, Barima Étienne Massoka dirige désormais Doufelgou 1, Mme Koubonou Touni Atiota est reconduite à Doufelgou 2, et Mme Kounté Anguiga prend la tête de Doufelgou 3. À Dankpen, Antoine Lékpa Gbégbéni (Dankpen 1), Kampo Nicolas (Dankpen 2) et Oninborla N’yadjaname (Dankpen 3) entrent en fonction. À Binah, Egbadé Bessegrou (Binah 1) et Mme Wélabalo Tchanda (Binah 2) assument leurs mandats. À Bassar, Adedokou Adessonkain (Bassar 2) et Damsa Tagba Walla (Bassar 4) sont installés, tout comme Abou-Bakari Nouhoum Salissou (Assoli 1), Mme Tchadizindé Djamilatou (Assoli 2) et Assima Idrissou (Assoli 3).
Dans la Centrale, les nouvelles équipes ont pris leurs fonctions entre le 12 et le 15 novembre. À Tchaoudjo, Ouro-Sama Mohamed Sad (Tchaoudjo 1), Kiliou Kokolou (Tchaoudjo 2), Ouro-Bodi Dissadama (Tchaoudjo 3) et Tchagnao Kpégouni (Tchaoudjo 4) ont été installés. À Blitta, le Prof. Batchana Essohanam (Blitta 1), Malou Kodjo (Blitta 2) et Kotokoli Koami (Blitta 3) prennent leurs postes.
À Sotouboua, Gnanguissa Plibam (Sotouboua 1), Paneto Bèguèdouwè (Sotouboua 2) et Banguina Kékéou André (Sotouboua 3) entrent en fonction. À Tchamba, Titikpina Hamza (Tchamba 1), Amogou Atiodé (Tchamba 2) et Ebeh Yao (Tchamba 3) sont installés. À Mô, Patchélé Koudjoukabalo Padasiwé (Mô 1) et Attah N’gissa (Mô 2) prennent la relève.
Dans la Maritime, les communes des Lacs, Yoto, Bas-Mono, Vo et Avé ont également renouvelé leurs exécutifs. Dans les Lacs, Anani Messan (Lacs 3), Anenou Ayikoé Martin (Lacs 4), Benoît Amavi (Lacs 2) et Me Aquéréburu Coffi Alexis (Lacs 1) sont investis. Dans Yoto, les nouveaux maires sont Leguéde Yaovi Mémé (Yoto 1), Assiogbon Koffi Elom Mase (Yoto 2) et Dégbe Kokou (Yoto 3). Dans Bas-Mono, Agbassou Agossa (Bas-Mono 1) et Afangbédji Komlanvi Sédoufia (Bas-Mono 2) prennent fonction. Dans Vo, Dr Kalipé Kossi (Vo 1), Tomégah Dominique (Vo 2), Kloutsè Elom Yao (Vo 3) et Sodoli Kokouvi (Vo 4) sont installés. Dans l’Avé, Nomenyo Kokouvi (Avé 1) et Ayawli Kwaku (Avé 2) entament leur mandat.
Ces nouvelles installations ouvrent la voie à la deuxième vague de maires dans le pays, depuis le processus de décentralisation et les élections municipales de 2019. Le défi sera maintenant pour les collectivités locales de transformer ces transitions institutionnelles en de véritables leviers opérationnels, avec des impacts concrets sur le développement économique et social des territoires. Ceci, dans un contexte souvent marqué par des ressources limitées.
Ayi Renaud Dossavi
Au Sommet régional sur la transformation numérique tenu cette semaine (du lundi 17 au mardi 18 novembre) à Cotonou, la ministre togolaise en charge de l’Efficacité du Service public et de la Transformation numérique, Cina Lawson, a présenté les priorités du Togo en matière d’intelligence artificielle.
Son intervention a mis l’accent sur l’éducation, les infrastructures de données, la réglementation et la transformation numérique de l’administration.
La ministre a indiqué que le Togo planchait sur une innovation dans le secteur éducatif. « Nous envisageons de mettre un agent d’IA dans le système éducatif. C’est une étape importante pour préparer les écoles à l’ère de l’intelligence artificielle », indique-t-elle.
Rappelons qu’un agent IA est un logiciel capable d’exécuter des tâches de façon autonome. Il analyse notamment des données, prend des décisions simples et interagit avec l’utilisateur. Cet outil, émergeant avec les récents développements fulgurants des IA génératives, sert à assister, automatiser ou personnaliser des services dans un domaine précis.
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Ce projet s’appuie en amont sur les initiatives en matière de connectivité, notamment le déploiement en cours de la fibre optique dans onze communes du pays. De même, le raccordement des écoles et des centres de santé au haut débit sera un préalable au développement de nouveaux services numériques.
Infrastructures et solidarité sous-régionale

Les infrastructures de calcul ont également été au centre des discussions.
Pour Cina Lawson, aucun pays de la région ne peut supporter seul le coût d’un centre de données dédié à l’IA. « Aucun pays ne financera seul un centre de données pour l’IA. Nous devons nous organiser en région pour créer un cluster commun. »
L’autorité togolaise table ainsi sur une approche collective, déjà amorcée avec la mise en service du data center Tier III+ financé avec l’appui de la Banque mondiale.
« Le Togo s’est engagé à transformer numériquement tous ses ministères dans les dix-huit prochains mois. Cela produira beaucoup de données qui devront être encadrées et valorisées », selon la ministre, tout en insistant sur la nécessité d’un cadre clair pour organiser l’usage, l’accès et la mise à disposition de ces données.
Cette démarche pose la question de la réglementation régionale. « Il n’existe pas encore de norme unique pour le partage de données en Afrique de l’Ouest. Nous devons construire un cadre clair pour permettre l’innovation et la souveraineté numérique. »
Pour Cina Lawson, le partage de données et la gouvernance de l’IA doivent être harmonisés au niveau régional pour soutenir l’émergence d’un marché numérique intégré.
Les priorités mentionnées s’inscrivent dans l’esprit de la Déclaration de Cotonou, adoptée à l’issue du sommet coorganisé par la Banque mondiale. Le texte engage les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre à harmoniser la gouvernance des données, développer des capacités régionales en IA et accélérer le déploiement des services numériques essentiels, notamment dans l’éducation et l’administration.
Ayi Renaud Dossavi
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