Le Togo avance dans la préparation d’une stratégie nationale sur l’intelligence artificielle destinée à encadrer l’usage de cette technologie dans la gestion publique. Une rencontre de réflexion s’est tenue récemment à Lomé, à l’intention des représentants des ministères, des institutions publiques et de la société civile autour du thème : « La démocratie à l’épreuve de l’intelligence artificielle ».
L’objectif de la rencontre, organisée par le ministère en charge de la justice et des droits humains est de définir un cadre clair pour l’usage de l’IA dans l’administration. Les échanges ont porté sur les opportunités offertes par ces outils comme l’IA pour améliorer les services publics et sur les risques liés aux biais algorithmiques et à la protection des droits des citoyens. Pour Oubo M’bo, directeur du renforcement démocratique, l’enjeu est d’intégrer les technologies émergentes tout en préservant les principes démocratiques.
Le symposium intervient dans un contexte où plusieurs secteurs explorent l’implémentation de l’IA pour améliorer les performances. L’administration utilise déjà des outils d’analyse de données, d’automatisation et de gestion numérique des procédures. Le gouvernement souhaite désormais structurer cette évolution afin d’assurer la transparence des décisions, la qualité des données et le rôle de l’humain dans les processus.
Ces travaux s’inscrivent dans la lignée d’une série d’initiatives nationales : dans l’enseignement technique, une politique dédiée à l’intégration de l’IA est en préparation pour moderniser les apprentissages. En 2024, le Grand Atelier du Digital avait déjà posé les bases d’une stratégie nationale visant à encadrer l’innovation, protéger les données et renforcer l’écosystème numérique.
La stratégie en cours d’élaboration, devrait proposer des orientations pour les services publics, encourager la recherche locale et définir un cadre réglementaire adapté.
R.E.D.
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Internet Society Togo a inauguré samedi 29 novembre 2025 un réseau communautaire dans le village d’Atti-Akakpé, dans la commune Ave 1.
Le projet, financé par l’Internet Society Foundation, ambitionne d’améliorer l’accès local à Internet dans une zone jusque-là peu desservie. Le déploiement inclut une installation électrique solaire et une infrastructure réseau composée de points d’accès stratégiquement positionnés dans le village.
Selon Emmanuel Elolo Agbenonwossi, président d’Internet Society Togo, cette initiative illustre un modèle de connectivité durable. « Les communautés deviennent actrices de leur développement numérique lorsqu’elles disposent des outils et des compétences nécessaires », a-t-il déclaré. Il appelle aussi à accélérer l’inclusion numérique en donnant davantage de moyens aux villages.
La connectivité repose sur un raccordement radio fourni par l’opérateur Café Informatique, appuyé par un pylône de près de 20 mètres et un débit de 20 mégabits par seconde. Le système électrique autonome, basé sur six panneaux solaires et des batteries lithium, assure la continuité du service. L’accès au réseau est ouvert au public à un tarif forfaitaire journalier.

Les bénéficiaires évoquent un changement notable dans leur accès aux services essentiels. Avant l’installation, les habitants devaient parcourir plusieurs kilomètres pour acheter des forfaits Internet. Le réseau permet désormais des démarches éducatives en ligne, comme les inscriptions universitaires, et facilite l’accès à des avis médicaux grâce au partenariat avec la startup tech Dokita Eyes, qui apporte également un appui à la formation des jeunes et des femmes, y compris celles n’ayant pas été scolarisées.

Notons que la mise en place du réseau s’accompagne d’un volet de formation dédié à la gouvernance, à la maintenance et à l’usage responsable du numérique. Ce déploiement s’appuie du reste sur d’autres partenaires comme Compassion International ou encore l’ARCEP Togo.
Pour rappel, Internet Society Togo est le chapitre national de l’Internet Society, engagé pour un Internet ouvert et accessible. L’organisation déploie des projets d’inclusion numérique, de formation et de réseaux communautaires dans les zones rurales, avec pour ambition de réduire la fracture numérique et de rendre les communautés capables de gérer elles-mêmes leurs infrastructures.
À cet égard, le réseau d’Atti-Akakpé devrait servir de site pilote. Le chapitre envisage de solliciter de nouveaux financements pour étendre ce modèle à d’autres localités rurales.
Ayi Renaud Dossavi
Une étude togolaise lève le voile sur un acteur surprenant de l'antibiorésistance : les pigeons des villes. Selon les travaux de Siliadin Akuele, ingénieure biologiste, doctorante à l'Ecole Doctorale Sciences, Technologies, Ingénieries et Santé (ESTIS) de l'Université de Lomé, plus de la moitié des fientes de pigeons analysées sur des échantillons prélevés à Lomé contenaient des bactéries Escherichia coli résistantes aux céphalosporines à spectre étendu (BLSE), une classe d'antibiotiques largement utilisée en médecine humaine.
« Sur 96 prélèvements effectués dans des pigeonniers de la capitale, 54% hébergeaient des E. coli BLSE », détaille la chercheuse, rencontrée par Togo First. E. coli est une bactérie très fréquente, naturellement présente dans l’intestin de l’être humain et des animaux. Le taux de formes résistantes observé dans l'étude est élevé. En comparaison, des travaux similaires menés en France et au Bangladesh rapportent des taux de positivité compris entre 1 et 5%. Ceci suggère que les pigeons sont un réservoir non négligeable de bactéries multirésistantes en milieu urbain. « Ces bactéries, sélectionnées par l'usage intensif d'antibiotiques dans les élevages, peuvent ensuite se transmettre à l'Homme par simple contact avec les fientes », explique-t-elle.

Le rôle de la saison des pluies
L'étude montre aussi une nette augmentation du portage de BLSE chez les pigeons entre la saison sèche (30% de prélèvements positifs) et la saison des pluies (78%). « L'humidité favorise probablement la dissémination de ces bactéries », suppose Siliadin Akuele, qui appelle à approfondir les recherches. « Il faut étudier plus largement ce phénomène dans les villes du Togo et d'Afrique de l'Ouest, et investiguer les pratiques d'élevage qui favorisent l'émergence de l'antibiorésistance ».

Le rôle de l’élevage
« L'utilisation excessive des antibiotiques, notamment dans les élevages, conduit certains microbes à développer une résistance… cela entraîne des problèmes que nous n'aurions jamais imaginés », souligne la chercheuse.
En effet, « l'élevage urbain [des pigeons, ndlr]et l'usage d'antibiotiques pour les protéger des infections exposent les populations à des mutants résistants en constante émergence ; un vrai problème de santé publique », insiste-t-elle.
Le défi montant de la RAM

Prof. Mounerou Salou (à droite), point focal Résistance aux antimicrobiens (RAM) au Togo, lors de la semaine de sensibilisation contre les résistances antimicrobiennes au Togo - 22 novembre 2025
Car cette découverte n'est que la partie émergée d'un défi bien plus vaste, comme l'a rappelé la récente Semaine mondiale de sensibilisation à la RAM, organisée à Lomé du 18 au 22 novembre 2025.
« La RAM est une véritable pandémie silencieuse, car les bactéries résistantes se déplacent facilement d'un continent à l'autre », selon Pr Mounerou Salou, point focal RAM au Togo. L'OMS estime qu'en 2023, environ 1 infection bactérienne sur 6 était résistante aux antibiotiques de première intention dans le monde, selon les derniers rapports GLASS (Organisation Mondiale de la Santé, 2025).
Le "One Health" au cœur de la lutte
Les données nationales confirment l'ampleur du problème : selon une étude, en 2023, 6,3% des patients togolais nouvellement diagnostiqués avec le VIH présentaient déjà des mutations résistantes, et 17,8% des mutations conférant une résistance potentielle aux inhibiteurs de l'intégrase, une classe très populaire d'antirétroviraux. « Face à ce constat, il est urgent d'investir dans les laboratoires, la surveillance microbiologique et l'encadrement des prescriptions », plaide le Pr Salou.
Ceci est un combat dans lequel la recherche a un rôle central à jouer, selon la doctorante Siliadin Akuele. "Pour préserver durablement l'efficacité de nos antibiotiques, nous devons comprendre tous les maillons de l'antibiorésistance, de l'animal à l'Homme en passant par l'environnement". Une approche jugée indispensable, pour espérer relever ce défi sanitaire, économique et sociétal dans le pays d’Afrique de l’ouest.
Les experts rappellent l'importance de cette approche, qui considère ensemble la santé humaine, animale et environnementale pour mieux prévenir l'émergence et la circulation des bactéries résistantes.
Ainsi, la dimension économique est également soulignée : en créant des bactéries multi-résistantes, l'usage excessif d'antibiotiques en santé animale entraînera des pertes pour les éleveurs et un affaiblissement de la chaîne d'approvisionnement alimentaire.
Le Togo dispose d'un Plan d'action national contre la RAM, en cours de mise en œuvre avec un groupe multisectoriel (Organisation Mondiale de la Santé, 2022). Mais des progrès restent à faire, notamment pour renforcer la surveillance nationale, le lien avec le secteur animal et l'environnement, ainsi que la collecte de données sur la consommation d'antibiotiques.

Akuele Siliadin, doctorante à l'Université de Lomé, présentant ses travaux de la semaine de sensibilisation contre les résistances antimicrobiennes au Togo - 22 novembre 2025
Trouver une réponse collective
À l'issue de la semaine de sensibilisation dans le pays, les spécialistes appellent à une réponse collective afin de freiner l'impact futur de la RAM sur les coûts de santé, la productivité économique et la sécurité sanitaire des ménages. La question reste importante, alors que l'Afrique a la plus forte mortalité liée à la résistance, avec une estimation de 23,7 décès pour 100 000 habitants (gavi.org, 2023).
Les travaux de Siliadin Akuele sur les pigeons urbains, qui passent inaperçus et ont été choisis pour leur haut potentiel migratoire, soulignent l'urgence d'agir à tous les niveaux.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la 20ᵉ édition de la Foire internationale de Lomé (FIL) a officiellement ouvert ses portes ce vendredi 28 novembre 2025 au Centre togolais des expositions et foires (CETEF). Le rendez-vous économique, qui se déroule jusqu’au 14 décembre, a été lancé par le ministre délégué chargé du Commerce, Kossi Tenou.
Placée sous le thème : « 40 ans d’histoire, 20 éditions : un regard sur le passé, un cap sur l’avenir », cette édition anniversaire se veut à la fois rétrospective et tournée vers la projection économique du pays. Dans son discours d’ouverture, le ministre Kossi Tenou a rappelé que la FIL dépasse un simple cadre d’exposition et se positionne comme un catalyseur d’opportunités en faveur d’une économie togolaise plus connectée, innovante et inclusive.

Selon le directeur général du CETEF, Alexandre de Souza, l’édition 2025 introduit plusieurs innovations, notamment la digitalisation des services administratifs via la plateforme e-FIL, la mise en place d’un numéro vert, le doublement des rencontres B2B, ainsi que des événements spéciaux tels qu’un Black Friday et une « Blue Night ».
L’édition est également marquée par une forte présence de la Chine, pays invité d’honneur, représenté par plus de 30 entreprises intervenant dans des secteurs clés.
Cette 20ᵉ édition revêt un caractère particulier, puisqu’elle coïncide avec le 40ᵉ anniversaire du CETEF, l’institution organisatrice de la Foire. Plus de 1300 exposants et environ 700 000 visiteurs sont attendus sur les 90 000 m² du site.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le Centre hospitalier régional (CHR) Lomé-Commune s’est doté d’un nouveau scanner pour renforcer ses prestations d’imagerie médicale. L’équipement est déjà opérationnel, selon une note publiée par l’administration du centre hospitalier le jeudi 27 novembre 2025.
L’acquisition s’inscrit dans la dynamique annoncée par les autorités visant à renforcer les plateaux techniques du CHR Lomé-Commune et du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Kara avec de nouveaux scanners durant l’année. Elle est financée dans le cadre du Projet Covid-19 (C19RM), soutenu par le Fonds mondial à hauteur de 112,8 millions d’euros (environ 74 milliards FCFA) pour la période 2024-2026.
Avec ce scanner, le CHR Lomé-Commune devient le deuxième établissement public du pays à disposer de cet équipement, après le CHU Sylvanus-Olympio (CHU S.O.) de Lomé, doté d’un appareil de pointe depuis juillet 2023. Le dispositif installé est capable de réaliser jusqu’à 128 coupes, de détecter rapidement les lésions et de répondre aux besoins d’imagerie dans plusieurs spécialités : neurologie (AVC, urgences), thorax (embolie pulmonaire, infections), abdomen et pelvis (traumatologie, oncologie) ou encore cardiologie.
L’arrivée de ce scanner au CHR-LC devrait contribuer à décongestionner le flux de patients orientés jusqu’ici vers le CHU S.O. Le CHU Kara devra être le troisième centre de santé public du pays à en disposer.
Esaïe Edoh
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La compagnie aérienne panafricaine ASKY, basée à Lomé, a renforcé sa flotte avec l’arrivée d’un nouveau Boeing 737 MAX. L’appareil, le 15ᵉ de la compagnie, a été réceptionné le jeudi 27 novembre 2025 sur le tarmac de l'aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE).
Ce Boeing 737 MAX, deuxième avion flambant neuf livré en 2025 au transporteur panafricain, devrait contribuer à soutenir les ambitions de Asky airlines et celles de Lomé, qui entend renforcer son positionnement de hub aérien en Afrique de l’Ouest.
« Cet avion marque une étape stratégique pour ASKY. Grâce à l’engagement de nos équipes et au soutien indéfectible des autorités, nous poursuivons notre croissance avec détermination. Cet investissement s’inscrit pleinement dans la Vision 2030 du gouvernement visant à faire de Lomé un hub incontournable de la mobilité en Afrique de l’Ouest », a déclaré Esayas Woldemariam Hailu, directeur général d’ASKY.
Pour sa part, Yawa Kouigan, ministre de la Communication du Togo, a souligné que « l’arrivée de cet avion témoigne du sérieux de la compagnie aérienne ASKY et du soutien que le gouvernement apporte à sa croissance pour faire de Lomé un véritable hub régional. Le gouvernement continuera d’accompagner ce développement, comme le démontrent l’extension du parking avion achevée en juin et les travaux d’agrandissement du terminal passagers en cours ».
La réception de ce nouvel appareil intervient alors que la compagnie a lancé début novembre la construction d’un simulateur de vol B737 MAX, afin d’optimiser la formation de ses équipages en interne.
Notons que la compagnie ASKY exploite désormais une flotte de quinze appareils : neuf Boeing 737-800 et six Boeing 737 MAX 8, desservant trente villes dans vingt-sept pays du continent.
Esaïe Edoh
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Le Togo va lancer un nouveau projet sur la résilience climatique dans la région Centrale. Le pays a en effet validé cette semaine un projet environnemental estimé à 6,65 millions de dollars dans le cadre de la huitième phase du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Le document a été approuvé lors d’un atelier tenu les mardi 25 et mercredi 26 novembre à Sokodé sous la coordination du ministère de l’Environnement, avec l’appui technique et financier du PNUD, rapporte l’Agence togolaise de presse (ATOP).
Dans le détail, le projet vise à renforcer la résilience des écosystèmes naturels, des agroécosystèmes et des communautés rurales face aux effets du changement climatique. Sur une période de cinq ans, il prévoit la restauration de 7500 hectares de terres dégradées, l’adoption de pratiques d’agriculture régénératrice sur 35 000 hectares et l’amélioration de la gestion intégrée des terres sur 270 000 hectares dans les cinq préfectures de la région Centrale.
Les activités porteront également sur le renforcement des cadres de gouvernance, la mise en place de plateformes de planification, la restauration écologique, ainsi que la promotion de chaînes de valeur agricoles adaptées aux contraintes climatiques. L’initiative mettra l’accent sur l’autonomisation des femmes et la diffusion de pratiques durables à travers l’implication du secteur privé.
Le représentant de la Direction des ressources forestières, le Lt-col. Afoda Chamsoudine, a souligné que le projet contribuera à répondre aux pressions persistantes sur les sols, la biodiversité et les services écosystémiques. De son côté, le représentant du PNUD, Abizou Tchinguilou, a réaffirmé l’engagement de l’agence onusienne en faveur de la restauration des terres et de la résilience climatique.
Le document consolidé sera soumis en décembre au conseil d’administration du FEM pour approbation finale.
Ayi Renaud Dossavi
Les données présentées lors de la 14e Journée africaine de la sécurité routière, célébrée le mercredi 26 novembre 2025 à Lomé, montrent une baisse progressive de la mortalité routière par rapport aux années 2021 et 2022. Entre 2022 et 2024, 1826 décès ont été enregistrés, soit une moyenne annuelle d’environ 608 victimes. Ce niveau reste élevé, mais reflète une amélioration par rapport aux périodes antérieures où la moyenne annuelle était d’environ 700 décès.
Notons que la période 2022 - 2024 a comptabilisé près de 21 000 accidents (20 942) et 28 501 blessés. Les autorités attribuent une partie de la baisse des décès à l’application de certaines mesures, notamment l’obligation du port du casque pour les motocyclistes, qui concentre la plupart des accidents.
Malgré ces avancées, plusieurs défis persistent. Les causes majeures des accidents restent les mêmes : excès de vitesse, fatigue au volant, conduite en état d’ivresse, non-respect du couloir de circulation et comportements imprudents. Les autorités soulignent aussi l’importance du civisme routier et de la responsabilité individuelle.
La sensibilisation accrue, les contrôles renforcés et l’introduction progressive d’outils technologiques complètent ce dispositif.
« L’ambition nationale est de bâtir un écosystème où l’humain est soutenu par la technologie », a rappelé Michel Tindano, secrétaire général du ministère des Transports. Les simulateurs de conduite, radars de vitesse et systèmes de vidéo-verbalisation seront déployés plus largement, selon Dermane Tadjudini, directeur des transports routiers et ferroviaires.
R.E.D
Dans la région des Savanes, les autorités veulent freiner les hausses récurrentes du prix du ciment observées en fin d’année. Le gouverneur Atcha-Dédji Affoh a en effet réuni cette semaine (le mercredi 26 novembre les 2025), les distributeurs pour rappeler le prix officiel de 81 000 F CFA la tonne, alors que des ventes à 100 000 F CFA ont été signalées.
#ComPresse
— Gouvernorat Région Savanes (@Gouvernorat_RS) November 26, 2025
Le Gouverneur des Savanes engage les distributeurs dans la stabilisation du prix du ciment
Détail dans le communiqué de presse : ? pic.twitter.com/l798zeECbj
Cette rencontre intervient dans une période (novembre à avril) régulièrement marquée par des tensions d’approvisionnement et des spéculations. Les acteurs du secteur ont évoqué des difficultés logistiques et des coûts supplémentaires liés à l’acheminement du ciment. Toutefois le gouverneur a insisté sur le respect des tarifs en vigueur, indiquant que « tout dépassement expose les contrevenants aux sanctions prévues ». Des contrôles seront renforcés dans les préfectures concernées, indique-t-on.
— Gouvernorat Région Savanes (@Gouvernorat_RS) November 26, 2025
Présent à la rencontre, le préfet de Tône, Ouro Gouroungou Horoumila, a également rappelé que la pénurie ne saurait justifier des augmentations non conformes. Les discussions doivent se poursuivre afin d’identifier les causes structurelles et d’éviter de nouvelles flambées.
La direction régionale du commerce a du reste déjà enregistré 55 plaintes de consommateurs, dont certaines provenant d’entreprises de BTP. Les autorités invitent par ailleurs les acheteurs à exiger systématiquement des reçus pour faciliter les vérifications.
R.E.D
Esaïe Edoh
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