Togo First

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La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) poursuit son rôle de financement structurant en Afrique de l’Ouest, dans un contexte international où les signaux économiques restent contrastés. Réuni à Lomé pour sa 93e session, le Conseil d’administration de cette institution a non seulement validé plusieurs projets en Guinée et au Nigéria, mais aussi abordé les défis liés aux politiques économiques mondiales.

Selon son président, George Agyekum Donkor, les taxes à l’exportation imposées par l’administration Trump sur certains produits créent une pression inflationniste qui se répercute en cascade sur les économies africaines. La hausse des coûts de production et des services pèse sur les ménages et limite la compétitivité des entreprises locales. « Ces taxes augmentent le prix des produits et services et génèrent un impact direct sur nos économies », a rappelé le responsable.

En parallèle, la Banque suit avec attention les orientations des grandes banques centrales. La Réserve fédérale américaine a réduit ses taux directeurs de 25 points de base, une décision imitée par la Banque centrale européenne à deux reprises en janvier et en juin. Ces assouplissements monétaires permettent à la BIDC d’accéder à des financements sur les marchés internationaux à des conditions plus compétitives, renforçant ainsi sa capacité à soutenir ses pays membres.

Pour l’institution de développement basée à Lomé, il s’agit donc de naviguer entre ces courants contraires, afin d’amortir les effets négatifs des tensions commerciales tout en profitant de la fenêtre créée par le cycle monétaire international. « Ces politiques nous permettent d’emprunter à des taux compétitifs pour financer des projets porteurs », a résumé Donkor.

Lors de cette dernière session à Lomé, un total de 308 millions $ de crédits a été annoncé pour quatre projets : en Guinée, via Vista Guinée pour le financement des PME/PMI, et au Nigeria, pour des projets énergétiques et agro-industriels dans l’État de Taraba, au centre-est du pays le plus peuplé d’Afrique et de la CEDEAO.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la semaine qui court de ce lundi 29 septembre au 3 octobre 2025 est dédiée au tourisme. L’événement, baptisé Semaine nationale du tourisme (SNT), vise à promouvoir le tourisme domestique et à valoriser les richesses culturelles et naturelles du pays. Il s’agit de la première édition de cette initiative.

Le lancement officiel a été fait ce lundi 29 septembre à Lomé par le représentant du ministre du Tourisme, Norbert Bara, pour qui, cette initiative illustre la volonté des autorités de repositionner le secteur au cœur des priorités nationales. « Le tourisme est un levier stratégique de croissance, un outil de création d’emplois, un vecteur de cohésion sociale et un moyen de rayonnement international », a-t-il déclaré.

Dans cette dynamique, la SNT servira de cadre pour repenser la pratique du tourisme interne. Des échanges avec les opérateurs et acteurs de la chaîne touristique sont prévus dans toutes les régions, afin de définir des actions concrètes susceptibles d’inciter davantage de Togolais à visiter les sites nationaux.

Le programme prévoit également des circuits culturels et gastronomiques, des visites guidées à tarifs réduits, des offres promotionnelles dans les hôtels, des expositions artisanales et de produits locaux, ainsi que des animations culturelles et ateliers pratiques. En parallèle, des campagnes de sensibilisation via les médias et les réseaux sociaux encourageront les populations à redécouvrir le pays et à soutenir l’économie locale.

Depuis la crise liée au Covid-19, le tourisme occupe une place de plus en plus importante dans l’économie togolaise. En 2023, le pays a enregistré 49,9 milliards FCFA de recettes touristiques en provenance des autres pays membres de l’UEMOA, selon la BCEAO. Le Togo figure ainsi parmi les principaux bénéficiaires de la mobilité touristique régionale.

Esaïe Edoh

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Un peu plus d’un an après son lancement officiel, le chapitre togolais du Project Management Institute (PMI Togo) a tenu, samedi 27 septembre 2025, sa conférence annuelle à Lomé, autour du thème : « Projet et performance : bâtir une culture de résultats ». L’événement, organisé à l’hôtel Sarakawa, a réuni décideurs, experts, praticiens, en présence d’Ike Nwanko, président du Conseil d’administration de PMI Global et de Léon Amouzou, président du PMI Togo.

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Dès l’ouverture, Léon Amouzou a rappelé un constat préoccupant, issu d’un rapport d’étude de PMI : malgré les ressources mobilisées, un grand nombre de projets échouent encore, faute de gouvernance adéquate, de planification rigoureuse, de suivi-évaluation efficace et de responsabilisation. Dans ce contexte, il a plaidé pour une refonte des approches de gestion de projet, afin d’instaurer une culture plus structurée, plus exigeante et tournée vers l’atteinte de résultats concrets.

Pour le chapitre togolais du PMI, l’enjeu est clair : promouvoir des outils et méthodologies capables d’accroître la performance et la durabilité des projets au Togo. « Il est indispensable de changer le récit autour des projets et de se demander ce qui est réellement nécessaire pour leur réussite », a souligné Ike Nwanko. Selon lui, deux clés s’imposent : comprendre la nature et la valeur d’un projet, puis évaluer son véritable impact dans la société.

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Dans le même esprit, PMI Togo met en avant la formation, le renforcement des capacités comme leviers essentiels. Les programmes proposés touchent tous les niveaux et tous les secteurs, en intégrant les procédures modernes de gestion, les pratiques des PMO (Project Management Office) ainsi que de nouveaux outils comme l’intelligence artificielle. L’objectif : bâtir un capital humain compétent et capable de porter des projets structurants.

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La réflexion sur la performance des projets est d’autant plus cruciale que ceux-ci occupent une place centrale dans la transformation économique, sociale et institutionnelle du pays. Cependant, des nuances s’imposent. Comme l’a rappelé Silete Devo, directeur général de l’Agence nationale d’identification (ANID), le succès d’un projet public ne se mesure pas uniquement à travers des indicateurs techniques ou financiers, mais aussi à son impact réel sur les citoyens. Un marché construit dans les délais mais délaissé par les bénéficiaires, ou un pont réalisé aux normes mais peu utilisé, illustrent les limites des indicateurs.

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Mais en définitive, PMI Togo ambitionne de catalyser une dynamique nationale où la performance des projets ne serait plus une option, mais un critère incontournable pour juger de l’efficacité des politiques publiques et privées, dans un environnement marqué par de forts besoins de croissance, d’innovation et de durabilité. En ce sens, elle a entrepris des démarches partenariales ayant débouché sur une signature de convention avec 3 institutions universitaires.

PMI est une organisation professionnelle internationale, fondée en 1969 aux États-Unis et présente dans plus de 200 pays, qui promeut les standards, certifications (comme la PMP : Project Management Professional) et bonnes pratiques en gestion de projet. Au Togo, elle s’adresse à des entités publiques et gouvernementales, au secteur privé et enfin au monde académique.

S.A

L’Union des Professionnels Agréés en Douane (UPRAD-Togo) franchit une nouvelle étape dans sa dynamique d’ouverture et de coopération régionale. L’organisation a signé ce lundi 29 septembre un protocole d’accord avec le Ghana Institute of Freight Forwarders (GIFF).

L’entente, paraphée par les responsables des deux structures, vise à renforcer la collaboration entre les commissionnaires agréés en douane des deux pays, à promouvoir le partage d’expériences et à faciliter les échanges transfrontaliers. Il s’agit en outre, de favoriser les échanges d’informations, d’encourager la formation continue des membres et de travailler à l’harmonisation des pratiques professionnelles, afin de mieux répondre aux exigences du commerce international et aux standards de la sous-région.

« La signature de ce protocole est une opportunité pour nous de renforcer nos compétences, d’améliorer la qualité de nos services et de contribuer efficacement à la facilitation des échanges entre le Togo et le Ghana, au bénéfice de tous les opérateurs économiques de la sous-région », a indiqué Patrick Magnon, président de l’UPRAD.

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Stephen Adzorkatse, premier responsable du GIFF, a pour sa part, insisté sur la nécessité que les pouvoirs publics prennent des mesures législatives et réglementaires favorisant la facilitation du commerce et la coopération transfrontalière.

Ce partenariat entre l’UPRAD-Togo et le GIFF intervient dans un contexte où les échanges commerciaux entre le Togo et le Ghana sont en pleine expansion. En 2023, le Togo a exporté pour 187 millions de dollars de biens vers le Ghana, tandis que le Ghana a exporté pour 261 millions de dollars vers le Togo. Sur les cinq dernières années, les exportations togolaises vers le Ghana ont augmenté en moyenne de 22,2 % par an, passant de 68,5 millions de dollars en 2018 à 187 millions de dollars en 2023, tandis que les exportations ghanéennes vers le Togo ont progressé à un rythme annuel moyen de 9,95 %, passant de 163 millions de dollars en 2018 à 261 millions de dollars en 2023.

Le Togo a placé la semaine dernière la question de la représentation de l’Afrique au cœur des débats à l’ONU. À la tribune de la 80e Assemblée générale, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a dénoncé les distorsions cartographiques héritées de la projection Mercator du XVIᵉ siècle, qui réduisent la taille du continent africain et amplifient celle de l’Europe et de l’Amérique du Nord.

Avec ses 30,3 millions de km² et près de 1,5 milliard d’habitants attendus d’ici à 2030, l’Afrique pèse 20 % des terres émergées et 18 % de la population mondiale. Pourtant, sur les cartes les plus utilisées, elle apparaît plus petite que le Groenland, a relevé le chef de la diplomatie togolaise. « L’Afrique est minimisée intentionnellement », a souligné M. Dussey, rappelant que le continent pourrait contenir les États-Unis, la Russie, l’Inde, la France, le Royaume-Uni et la Chine réunis.

Lomé appelle donc à soutenir la campagne « Décoloniser la géographie », qui vise à corriger cette représentation biaisée et à établir une nouvelle cartographie politique. Pour le Togo, il ne s’agit pas seulement de rétablir une vérité scientifique, mais aussi de renforcer la place de l’Afrique dans les relations internationales et dans l’imaginaire collectif.

Outre ces enjeux, le patron de la diplomatie togolaise, représentant le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a mis l’accent sur la justice réparatrice, en appelant la communauté internationale à reconnaître l’esclavage, la traite transatlantique et la colonisation comme des crimes de génocide contre les peuples africains.

Il s’agissait également de réaffirmer la nécessité d’une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, en particulier pour accorder au continent africain une représentation permanente et équitable. Robert Dussey a en outre présenté les avancées socio-économiques du Togo, notamment dans l’accès aux services sociaux de base, la digitalisation des services publics, la croissance agricole et l’inclusion financière. Enfin, il a attiré l’attention sur les menaces sécuritaires dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest, en soulignant l’importance de la coopération internationale pour contenir le terrorisme et préserver la stabilité régionale.

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L'intégralité du discours de Robert Dussey à la 80e Assemblée Générale des Nations Unies : 

DECLARATION DE S.E. PROF.ROBERT DUSSEY, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE L’INTEGRATION REGIONALE ET DES TOGOLAIS DE L’EXTERIEUR DU TOGO LORS DE LA 80E SESSION

DE L’ASSEMBLEE GENERALE DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES

DEBAT GENERAL

NEW YORK USA), 27 SEPTEMBRE 2025

Madam President of the 80th session of the United Nations General Assembly,

Excellencies Heads of State and Government,

Distinguished heads of delegation,

Mr. Secretary-General of the United Nations,

Ladies and gentlemen,

I would first like, on behalf of the President of the Council of Togo, H.E. Mr. Faure Essozimna GNASSINGBE, the Government and the people of Togo, to extend our warm congratulations to Ms. Annalena BAERBOCK on her election as President of this 80th session of our General Assembly.

Faced with the many challenges confronting our common organization, Madam President, I wish to assure you of my country’s full support and express my deep conviction that your leadership and relational intelligence will enable you to successfully lead the work of this session.

I also wish to pay well-deserved tribute to your predecessor, Mr. Philemon YANG, for the practical wisdom and constant availability he demonstrated in leading the work of the 79th session.

It is also particularly pleasing for me to commend the efforts of the Secretary-General, Mr. António GUTERRES, to revitalize our common institution, whose effectiveness is threatened by the return of unilateralism and the law of force to the detriment of the force of international legality.

In an international context of extreme confusion, where everything is upside down, it is not easy to be Secretary-General of the United Nations. That is why Togo gives you its full support.

Madam President,

The choice to place this session under the theme “Better together: 80 years and more for peace, development and human rights”, offers us the opportunity not only to highlight the achievements of the past eight decades, but also, and above all, to reflect on the next steps to take in view of the challenges that continue to weigh on our shared vision of a peaceful, just and prosperous world.

Madame la Présidente,

Mesdames et messieurs,

Comment vous parler des affaires du monde sans parler des performances remarquables de notre pays, le Togo ? soyez rassurés, le Togo va bien, le Togo va même mieux.

Au bénéfice de nos populations, mon pays le Togo a enregistré ces dernières années, des avancées significatives, largement reconnues dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable. Le gouvernement a fait de l’Agenda 2030 non pas un simple cadre de référence, mais la véritable boussole des politiques publiques.

Plus de 70 % des cibles des ODD sont désormais intégrées dans les stratégies nationales, en particulier à travers la feuille de route gouvernementale 2020-2025, qui s’articule autour de quatre piliers essentiels : le social, l’économique, l’environnemental et la gouvernance.

Par exemple :

  1. Au titre des réformes liées à l’amélioration des systèmes de gestion des finances publiques et de pilotage des investissements publics, le gouvernement a mené des actions remarquables que voici :

✓ Digitalisation et simplification des procédures fiscales et douanières ayant accru la mobilisation des recettes fiscales de l’Office togolais des recettes

✓ Opérationnalisation du guichet unique de dépôt des états financiers (GUDEF), qui permet de faire un seul dépôt d’état financier numérisé

✓ Digitalisation des procédures de délivrance des titres fonciers pour la production de titres fonciers numériques

✓ Opérationnalisation de l’Unité de politique fiscale (UPF) permettant l’élaboration du rapport annuel sur l’évaluation des dépenses fiscales à annexer au projet de loi de finances

✓ Consolidation de la réforme du budget programme et la budgétisation par programme

✓ Renforcement du cadre juridique du contrôle de la gestion des finances publiques avec notamment la création et l’opérationnalisation d’un cadre de concertation des corps de contrôle

✓ Renforcement du cadre juridique de la commande publique avec notamment l’adoption des lois relatives aux marchés publics et aux contrats Partenariat-Public-Privé en 2021 afin de rehausser le niveau de consommation des crédits budgétaires alloués aux projets d’investissements

  1. Au titre des réformes liées à l’amélioration du climat des affaires

✓ Possibilité de tenir des audiences en ligne

✓ Réduction des délais pour les procédures et actes judiciaires

✓ Digitalisation de la gestion des affaires et de la saisine de la cour d’arbitrage du Togo

✓ Digitalisation des formalités de création, de modification statutaire d’entreprise et de déclaration des bénéficiaires effectifs

✓ Digitalisation de la délivrance du permis de construire

✓ Numérisation complète de l’émission de titres fonciers

Ces différentes réformes en matière du climat des affaires ont permis au Togo de réaliser la troisième performance en Afrique subsaharienne (ASS).

De façon générale, les différentes réformes opérées par le gouvernement togolais dans sa feuille de route 2025 ont permis plusieurs réalisations suivant les axes définis.

✓ 90,7 % d’accessibilité géographique aux soins de santé en 2023, soit une augmentation de 19,3% depuis 2020.

✓ Lancement de l’assurance maladie universelle avec ~3 millions de personnes couvertes (y compris les élèves couverts par School AMU).

✓ 150 milliards investis dans le secteur de la santé (projet ELLIPSE, SSECQU, centre de Technologie).

✓ 86% d’accès à l’eau potable en 2024, soit une augmentation de 26% depuis 2020.

✓ 74,5% d’accès à l’électricité avec la réduction de la dépendance énergétique de l’extérieur de 64% en 2020 à ~ 50% en 2025.

✓ 24,8% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté en 2025 contre 51,1% en 2020.

✓ 85,7% d’inclusion financière avec Octroi de 197 916 crédits (allant de 30 000 à 50 millions FCFA) d’une valeur de 18,32 milliards de FCFA.

✓ Accroissement des rendements agricoles (2020-2025) de 11%, 7%, 17%, 32% respectivement pour les filières mais, riz, manioc et soja.

✓ 9,8 milliards FCFA octroyés pour le financement de 176 000 producteurs.

✓ 2 462 995 hectares de superficies cultivées en 2024, soit une augmentation de 12,21% par rapport à 2020 (2 195 038 ha).

✓ 30,6 millions de tonnes de marchandises accueillies au Port autonome de Lomé en 2024 contre 25,9 millions de tonnes en 2020.

✓ 4472 Km de pistes rurales aménagées et 485 Km de routes bitumées construites et réhabilitées sur tout le territoire à fin décembre 2024.

✓ 1,5 million de passagers accueillis en 2024 à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma en 2024.

✓ 10 unités industrielles opérationnalisées à la suite de la construction de la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) couvrant une superficie de 800 hectares.

✓ 346 milliards FCFA investis par les projets agréés en zone franche ou sous régime du code des investissements au Togo.

✓ 90 % de couverture internet fixe et mobile (vs 75 % en 2020) et une capacité réseau internet multipliée par 20 grâce au câble Equiano.

✓ + 67,6% de recettes budgétaires passant de 655,2 Mds en 2020 à 1098,1 Mds en 2024.

✓ Recrutement de ~25 000 agents de la fonction publique (santé, éducation, etc.).

✓ 3,4 % de véhicules électriques neuf/an dans les immatriculations en 2025 (vs 0,003 % en 2020).

✓ Digitalisation de près de 200 services publics.

✓ Hausse du ratio recettes fiscales/PIB de 12,4 % en 2020 à 14,4 % en 2024.

✓ 60 % de côtes protégées contre l’érosion côtière (vs 44% en 2025) grâce à 18 km d’ouvrages de protection.

✓ Mise en terre de 40 millions de plants sur 48 000 hectares de terrain.

Les différentes réalisations dans le cadre de la mise en œuvre de cette feuille de route ont permis d’accélérer la croissance économique du Togo pour la porter à 7% en 2025 et de maîtriser l’inflation. A titre illustratif, le rapport 2024/2025 du PNUD sur l’IDH met en évidence l’évolution du Togo sur les indicateurs relatifs au revenu, à la scolarisation et à l’espérance de vie.

Dans la zone UEMOA, le Togo fait partie des deux seuls pays classés comme « pays à développement humain moyen », et occupe la 2eme place du classement IDH dans la zone. Dans la zone CEDEAO, le Togo occupe la 4eme place du classement IDH.

Ces résultats témoignent de la détermination du gouvernement togolais à conjuguer résilience économique, stabilité sociale et ambition de développement durable, dans un contexte mondial marqué par de multiples défis.

Madame la Présidente,

Mon pays se modernise et se projette avec confiance vers l’avenir. Mais les efforts ainsi consentis ne sont pas à l’abri des menaces terroristes qui pèsent sur le Sahel et l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.

Je voudrais, en ce lieu solennel, rendre un hommage appuyé à toutes les victimes, civiles comme militaires, qui ont consenti le sacrifice suprême dans ce combat difficile.

Madame la Présidente,

Mesdames et messieurs,

Cette année 2025, les Nations Unies ont quatre-vingts ans d’existence et quatre-vingts ans, c’est l’âge de la maturité et du bilan. Nous avions fait du chemin ensemble. Mais, il nous faut, à cette étape de notre marche commune, avoir l’audace de nous poser les bonnes questions, celles qui ouvrent la voie à des perspectives véritablement heureuses pour l’humanité.

Nous devons reprendre la main sur le cours des évènements pour les orienter vers l’édification d’un monde moins heurté et plus juste. Pour cela, le monde ne peut rester inaudible face aux voix qui résonnent de toute part pour réclamer le changement de l’ordre international qui a été imposé par un petit groupe d’Etats aux intérêts tantôt convergents tantôt divergents, il y a huit décennies.

Mesdames et messieurs,

Comme vous le Saviez, l’Union africaine a choisi pour thème pour l’année 2025 : « Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine par les réparations ». C’est à la lumière de cette ardente soif de justice qu’il faut comprendre le combat actuel de l’Afrique pour les réparations. L’Afrique réclame la justice et son pendant, la réparation. L’Afrique réclame justice pour avoir été humainement pillée et humiliée à travers l’esclavagisation de ses fils et ses filles pendant plus de quatre siècles. Plus de 20 millions d’Africains ont été arrachés à leurs familles et déportés vers les Amériques où ils ont été mis en esclavage. Les âmes de ces millions d’hommes sont en attente de justice.

L’Afrique réclame justice pour avoir été désorientée et profondément perturbée dans sa trajectoire historique par près d’un siècle de colonialisme. L’Afrique réclame justice pour avoir payé de son sang et de ses ressources la prospérité d’autres continents. L’Afrique réclame justice parce qu’entre 80 et 90% de son patrimoine culturel se trouve aujourd’hui dans des musées étrangers. L’Afrique réclame justice parce que des restes humains africains demeurent entre les mains des étrangers en dehors du continent en violation des lois sacrées de l’Humanité. L’Afrique réclame justice parce que sa contribution significative à la victoire sur les ténèbres du fascisme au 20e siècle a été négligée lors de la fondation des Nations Unies en 1945. L’Afrique réclame justice pace qu’elle a été exclue pendant 80 ans des instances décisionnelles du monde. L’Afrique réclame justice parce que le Conseil de Sécurité est assis sur le droit de ses peuples à une juste et équitable représentativité en son sein.

Africa demands justice because its children continue to be victims of racism and humiliation around the world. Africa demands justice because, as has been said, there exists a unique and unprecedented moral debt toward African peoples which has not yet been paid. Humanity has never been so humiliated as it was through the enslavement of our forebears and the colonization of Africa, the cradle of all human civilization.

Soyez rassurés, l’Afrique n’est pas tournée vers le passé. Nous n’invoquons pas la mémoire de l’esclavage et de la colonisation pour ressasser la douleur. Nous le faisons pour construire un avenir de justice et d’équité.

Mesdames et messieurs,

Pour illustrer mes propos, je voudrais commencer en vous montrant une carte du monde. Une carte qu’on a tous étudiée à l’école. On l’appelle un planisphère ; en langage technique, on l’appelle la projection de Mercator, du nom d’un cartographe Flamand, Gerardus Mercator. Et sur cette carte qu’on utilise tous, il y a un gros problème.

La projection Mercator, héritée du XVI[e] siècle, réduit le continent d’environ moitié tout en grossissant l’Europe et l’Amérique du Nord. L’Afrique s’étend sur plus de 30 millions de km², soit trois fois la superficie des États-Unis. Pourtant, sur nos cartes du monde, elle paraît à peine plus vaste.

Avec une superficie d’environ 30,3 millions de km² (11,7 millions de miles carrés), y compris les îles adjacentes, elle couvre 20 % de la superficie terrestre de la Terre et 6 % de sa superficie totale. Avec près de 1,4 milliard d’habitants en 2021, elle représente environ 18 % de la population mondiale.

La taille de l’Afrique est minimisée intentionnellement. Elle est minuscule de la même taille que le Groenland ou la Russie et pourtant, c’est faux quand on pense à la taille réelle du continent et de ses 54 pays. L’Afrique seule peut contenir les États-Unis, la Russie, l’Inde, la France, la Grande Bretagne, la Chine etc…

C’est pourquoi le Togo, en soutien à l’union africaine, appelle à corriger la représentation de l’Afrique sur les cartes du monde. Avec la campagne que je demande aux Nations Unies de soutenir « Correct the MAP ». Il faut décoloniser la géographie. Il faut une nouvelle cartographie politique de l’Afrique.

You also understand why, at the second Africa–Caribbean summit held on 7 September in Addis Ababa, Ethiopia, Africa and the Caribbean reaffirmed their determination to put their fraternal, transcontinental partnership at the service of reparative justice for Africans and people of African descent, and emphasized the need to move toward “the creation of an African Union Decade for justice for Africans and people of African descent (2026–2036) through reparations.”

I wish here to salute our brothers and sisters in the Caribbean who have grasped the meaning of this struggle: you have understood that by standing together for the cause of reparations, we will advance it more effectively. This too is the essence of Pan-Africanism, a Pan-Africanism for justice and for the cause of reparations.

It was the same thirst for justice that prompted Togo to submit to the deliberative bodies of the African Union the initiative that led to the decision adopted by the Assembly of Heads of State and Government of our continental organization, on 16 February 2025, to classify slavery, deportation and colonization as crimes against humanity and genocide against the peoples of Africa.

This decision marks a major event for Africa and peoples of African descent, for it counters the logic whereby descendants of perpetrators dictate the terms of the debate and name their crimes, rather than the rightful heirs of the peoples who suffered those crimes in their flesh.

Mesdames et messieurs,

Les Nations Unies ne doivent pas rester indifférentes à la justice réparatrice puisque les crimes et les injustices passés non réparés, où qu’ils soient, fournissent du carburant aux crises et conflits de notre temps et alimenteront ceux à venir. Les crises actuelles se nourrissent des injustices du passé non soldées, parce que les peuples ont la mémoire de leurs blessures. La réparation des crimes et des injustices du passé fait partie des recettes qu’il nous faut pour repacifier le monde et les relations entre les civilisations.

L’Afrique, en tant que continent de résilience et d’espoir, incarne cette nécessité de justice réparatrice. La reconnaissance des injustices du passé, en particulier à travers des actions concrètes en faveur des réparations, constitue une étape indispensable pour établir une paix durable et une cohésion sociale.

C’est pourquoi, du haut de cette tribune et avec gravité, je voudrais interpeller l’opinion publique universelle sur la nécessité d’avoir le courage d’affronter la question des réparations. Aujourd’hui, l’Afrique tient debout à la face du monde et réclame réparation.

Réparer les crimes du passé, c’est réparer l’Histoire. Et réparer l’Histoire, c’est lever les obstacles pour plus de justice et d’équité dans le monde ; c’est démanteler les systèmes fondés sur l’exploitation, qui continuent d’influencer et de structurer la vie de plusieurs peuples ; c’est sauver le monde de l’oubli et perpétuer la mémoire des millions de personnes ; c’est agir au présent pour corriger les préjudices du passé ; c’est libérer le monde de la discrimination et du racisme ; c’est sortir du « piège sans fin » de l’exclusion et du déni de justice.

Parmi les réparations que l’Afrique attend du monde, il y a, outre celles de la Traite Atlantique et de la colonisation, les réparations devant impliquer une reconfiguration des systèmes commerciaux mondiaux et des réformes économiques et financières globales, la restructuration de la dette, des réparations structurelles pour une juste et équitable représentativité dans les instances internationales.

Les réparations ne consistent pas seulement en une compensation matérielle. Elles doivent aussi prendre la forme d’investissements durables dans l’éducation, dans les infrastructures, dans la santé, dans la science et la technologie, qui permettront à l’Afrique de rattraper les retards accumulés et de libérer pleinement son potentiel.

Dans la Résolution Pacte pour l’Avenir adoptée l’année dernière par les chefs d’État et de gouvernement, représentant les peuples du monde, réunis ici à New York au siège de notre institution, nous avions ensemble souligné l’urgente nécessité de réformer le Conseil de Sécurité pour le rendre plus représentatif et adapté au monde tel qu’il est aujourd’hui, Il nous faut passer à l’action. La réforme du Conseil de Sécurité est une question de réparation d’un préjudice historique fait à l’Afrique et à d’autres peuples du monde.

La réforme du Conseil de sécurité, avec l’octroi de sièges permanents à l’Afrique, est un impératif de dignité et de justice. Mais cette réforme doit aller de pair avec la reconnaissance que les inégalités mondiales actuelles sont enracinées dans des injustices historiques. Refuser de les aborder, c’est perpétuer un multilatéralisme inachevé.

La réforme des institutions multilatérales que réclament les peuples d’Afrique depuis des décennies, et qui se fait avec insistance et plus ardemment en ces temps de fortes perturbations mondiales, doit donc être comprise comme une demande de réparation en compensation de la marginalisation de l’Afrique au sein des institutions multilatérales.

Cet aspect de la réparation, très spécifique et constituant l’une des composantes essentielles de la réparation globale que l’Afrique est en droit d’attendre du monde, sera au cœur du 9[e] Congrès panafricain de Lomé portant sur « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir ». J’invite toute la communauté africaine et ses partenaires ainsi que toutes les bonnes volontés éprises de justice à faire de ce rendez-vous un succès historique.

Par la réparation, nous réussirons à renouveler la confiance des peuples dans les institutions multilatérales, en commençant par les Nations Unies. La réparation nous permettra de nous projeter ensemble dans une humanité réconciliée avec elle-même. Rendre justice aux peuples meurtris par des crimes et des injustices historiques, c’est contribuer à réparer le monde au grand bonheur de tous.

Madame la Présidente,

Mesdames et messieurs,

L’Afrique a été laissée de côté au cours des quatre-vingts dernières années dans la gouvernance mondiale. Il est grand temps de réparer cette injustice.

Très rarement, l’Histoire offre des occasions aussi propices comme celles qu’elle nous offre aujourd’hui pour changer la marche du monde.

Après tant d’injustices historiques contre l’Afrique, le moment est venu de les réparer dans la perspective d’une éthique de la repentance et de la reconstruction d’une nouvelle relationalité. Ce combat que nous menons, n’est pas seulement un combat africain. Il s’agit d’un combat pour l’humanité. Un combat pour que jamais plus les injustices du passé ne dictent les inégalités du présent.

C’est pourquoi nous demandons aux Nations Unies à son tour et pour sa crédibilité de qualifier la traite transatlantique, la colonisation, l’esclavage, la déportation comme non seulement des crimes contre l’humanité mais et surtout de GENOCIDE contre les peuples d’Afrique.

Génocide, Génocide,

Génocide, Génocide,

Génocide, Génocide.

Je vous remercie.

Au Togo, la Confédération des Juniors Entreprises (CJET) bénéficiera désormais de l’accompagnement du Conseil national du Patronat du Togo (CNP-Togo), pour renforcer la structuration et la compétitivité des jeunes entreprises. Les deux organisations ont officialisé, le vendredi 26 septembre 2025 à Lomé, un partenariat de cinq ans renouvelable.

Signée par Coami Tamegnon, président du CNP-Togo, et Médissa Sama, présidente de la CJET, la convention vise à créer un pont entre les grandes entreprises établies et les jeunes entrepreneurs. Concrètement, le patronat s’engage à défendre les intérêts des jeunes entreprises auprès des décideurs publics et privés, faciliter leur accès aux marchés et aux grands groupes à travers le mentorat, le tutorat et les relations de sous-traitance. 

Le CNP travaillera également à mobiliser les partenaires techniques et financiers et à mettre en place un label de qualité commun CJET–CNP, destiné à accroître la visibilité des structures accompagnées.

Pour la CJET, ce partenariat constitue une opportunité majeure. « Les débuts sont toujours fragiles. Nos entreprises ont besoin d’être structurées, d’accéder aux financements et aux marchés, et d’être encadrées par des aînés expérimentés. Ce cadre nous permettra de gagner en crédibilité et de bénéficier d’un accompagnement personnalisé », a déclaré Médissa Sama.

De son côté, le président du CNP-Togo a réaffirmé l’engagement du patronat à soutenir l’émergence d’un secteur privé inclusif. « L’avenir économique de notre pays repose sur la vitalité de sa jeunesse, sa capacité à innover, entreprendre et créer des emplois durables. Cette convention établit un cadre solide pour structurer l’accompagnement, améliorer la compétitivité et renforcer l’accès aux marchés et aux financements », a indiqué Coami Sédolo Tamegnon.

Notons que la CJET a déjà signé des conventions similaires avec la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) et l’Union des chambres régionales de métiers (UCRM), dans le cadre de son plan de soutien aux jeunes entreprises et coopératives.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la campagne 2024-2025 de commercialisation du café et du cacao s’est soldée par une nouvelle hausse des volumes, comparativement à la campagne précédente. Le bilan a été présenté par le Comité de coordination de la filière café-cacao (CCFCC), lors du lancement de l’opération de vente 2025-2026, en fin de semaine dernière à Kpalimé.

Au cours de la campagne 2023-2024, les exportations avaient atteint 2618 tonnes pour le café et 11182 tonnes pour le cacao. En 2024-2025, elles se sont nettement accrues, avec 4400 tonnes de café et 24 000 tonnes de cacao exportées, soit une progression d’environ 50 % dans les deux filières.

Cette dynamique est portée par l’engagement des acteurs à rendre les filières plus performantes, compétitives et créatrices de richesses à l’horizon 2030. La mise en oeuvre des Plans de développement des filières café-cacao (PDCC), adoptés il y a un an, mettant l’accent sur l’amélioration durable de la productivité et de la qualité, le développement de la transformation et le renforcement de la commercialisation intérieure et extérieure, a été aussi capital dans cette nouvelle hausse.

Sur la période, le CCFCC a par ailleurs signé des contrats de travail avec 11 contrôleurs de produits, portant leur effectif à 16 pour renforcer la couverture du terrain. Des actions de formation et de lutte contre la contrebande ont également été menées.

Pour mémoire, le volume de café commercialisé en 2021 avait chuté de plus de 23 %, avec 2000 tonnes exportées contre 2600 tonnes en 2020. Celui du cacao avait reculé de moitié, à 5400 tonnes en 2021, contre 10 600 tonnes en 2020. Depuis, les deux filières affichent une reprise continue.

Esaïe Edoh

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La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) procédera le 3 octobre 2025, à la première cotation de deux emprunts obligataires émis par le Trésor public togolais, a annoncé lundi la place financière régionale.

Les titres, dénommés « TPTG 6,45 % 2025-2030 » et « TPTG 6,60 % 2025-2032 », avaient été émis par appel public à l’épargne du 18 février au 14 mars 2025. L’opération a permis de mobiliser 102,77 milliards de francs CFA (156 millions d’euros).

Au total, 5,88 millions d’obligations à 6,45 % sur cinq ans et 4,39 millions d’obligations à 6,60 % sur sept ans ont été souscrites. Chaque titre, d’une valeur nominale de 10 000 FCFA, bénéficie d’une date de jouissance fixée au 6 mars 2025. La Société de Gestion et d’Intermédiation (SGI) Togo est responsable de l’introduction en bourse qui selon les informations, se fera selon la procédure ordinaire, avec un cours de référence fixé à 10 000 FCFA, identique au prix d’émission.

Pour l’État togolais, cette opération s’inscrit dans une stratégie de financement diversifiée visant à combiner adjudications régulières via UMOA-Titres où 350 milliards FCFA ont été mobilisés cette année et recours aux investisseurs à travers des placements obligataires de plus longue maturité. 

Le FMI estime que le déficit budgétaire du Togo s’est établi à 5,9 % du PIB en 2024, après 6,3 % en 2023, et devrait progressivement se réduire pour atteindre 3 % d’ici à 2026, conformément aux critères de convergence de l’UEMOA. La dette publique a, elle, atteint 72,1 % du PIB fin 2024 (4 272 milliards FCFA), contre 63,7 % un an plus tôt, reflet d’un recours accru au financement intérieur.

Côté activité, l’économie togolaise reste résiliente, indique-t-on, avec une croissance de 5,3 % en 2023 et 6,5 % en 2024, portée par les services et les investissements publics. L’inflation devrait reculer à 3 % en 2025, dans la cible fixée par la BCEAO.

La cotation effective de ces emprunts à la BRVM doit permettre une meilleure liquidité des titres et renforcer la confiance des investisseurs, dans un contexte où le pays multiplie les initiatives pour mobiliser l’épargne régionale au service de ses priorités budgétaires.

Fiacre E. Kakpo

Le Guide Pratique des Affaires au Togo, 6ème édition, a été présenté jeudi 25 septembre 2025, à la faveur de l’Afterwork d’Edem d’Almeida qui s’est tenu à l’hôtel Onomo, à Lomé. Un événement qui a réuni investisseurs, opérateurs économiques issus de divers secteurs d’activités, la crème du secteur financier, des entrepreneurs, sportifs de haut niveau et hommes de médias, autour du thème : financier 3.0 : du gardien des chiffres à l’architecte stratégique : dettes, financements alternatifs et innovation digitale pour créer de la valeur ».

Ce guide est un bréviaire d’informations consolidées utiles et pratiques, portant sur l’économie, la fiscalité, la finance et le droit, agrégées à partir de plusieurs sources, a indiqué Jean-Paul Agbo Ahouelete, directeur général de l’agence Focus Yakou qui a coédité le document avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI – T).

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Dans le détail, le document présente le Togo dans une rubrique dénommée Togo Express, son contexte économique, ses perspectives économiques et donne des informations sur ses indicateurs sociaux, le régime politique, le climat, la société. « On présente le pays dans lequel les gens veulent éventuellement investir ; les formes juridiques des sociétés en vigueur, SARL, SA etc…, comment on crée les sociétés, où aller, toutes les formalités à accomplir, le délai, etc… », ajoute le Top manager de Focus Yakou, qui évoque également la législation du travail (les types de contrat de travail, CDD, CDI, Intérim, etc), aborde la couverture sociale, les cotisations, l’AMU, la fiscalité (TVA, IS, etc), le contentieux, l’arbitrage, les questions de financement ainsi que les dispositifs d’accompagnement des entrepreneurs.

Le Guide qui se veut être un outil opérationnel, de l’avis de Jean-Paul, est préfacé par Dr José Simenouh, président de la CCI-Togo dans le cadre d’une collaboration entre Focus Yakou et l’institution que préside ce dernier.  

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Il ne s’agit en revanche pas d’« un document d’analyse prospective », tranche Jean – Paul Agbo -Ahouelete qui invite à se rapprocher de cabinets d’expertise pour des analyses plus détaillées. C’est davantage un recueil d’informations utiles et pratiques, préparé pour sa cible. Avec une touche d’innovation chaque année. L’édition 6 du Guide pratique des affaires, a ainsi prévu de nouvelles rubriques où on note qu’un focus est fait sur les activités règlementées au Togo.

Somme toute, déclare l’éminence grise de ce chef d’œuvre, ce sont des retours très positifs des investisseurs et opérateurs économiques qui sont enregistrés s’agissant du Guide pratique des affaires.

Il est à noter que l’Afterwork d’Edem d’Almeida a permis aux panélistes Bertrand Bodet, directeur de l’antenne nationale de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et Constant Djeket, DG de NSIA Assurance Togo, assistés en cela par les autres participants dont le ministre Edem Tengue, de revisiter la fonction de financier. Laquelle est appelée à se muer et à se réinventer dans un contexte de montée des innovations digitales et technologiques avec en toile de fond l’IA, et alors qu’autrefois non associé directement à la production, le financier crée aujourd’hui de la valeur, et est devenu un acteur de la stratégie.

S.A

 

Au Togo, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) mène, jusqu’au 15 octobre 2025, une campagne spéciale de mise à jour des informations et de production de cartes uniques d’assurance maladie universelle (AMU). 

L’opération cible les pensionnés et rentiers ayant travaillé dans la sous-région mais percevant régulièrement leurs droits via la CNSS-Togo.

Sont ainsi concernés, les anciens travailleurs du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger et du Sénégal, de même que leurs ayants droit (veuves, veufs et orphelins). 

Les bénéficiaires doivent à cet effet se présenter au siège de la CNSS, au service des Prestations extérieures ou dans les divisions régionales, munis des pièces justificatives requises (actes légalisés, carte nationale d’identité ou passeport, photo d’identité sur fond blanc).

Notons qu’une période de carence de trois mois est prévue entre octobre et décembre 2025 après cette campagne. Les prestations ne seront effectives qu’à partir du 1er janvier 2026.

Ayi Renaud Dossavi

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