La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a lancé ce mercredi 17 décembre 2025, le processus d’introduction du Sceau d’égalité des genres pour les institutions publiques (GES-PI), un outil visant à renforcer la gouvernance inclusive et l’équité au sein des institutions régionales. C’était à son siège situé dans la capitale togolaise, Lomé, à l’occasion d’« une réunion de coordination consultative : Sceau d’égalité des genres pour les institutions publiques au sein des institutions de la Cedeao, (Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao – BIDC) ».
La rencontre, sous l’égide de la Commission de la Cedeao représentée par sa Vice-présidente, Damtien Larbli Tchintchibidja, a été ouverte en présence des dirigeants de la BIDC, notamment Dr George Agyekum Donkor, président de l’institution financière, des représentants de la Commission, du Centre de la CEDEAO pour le développement du genre, ainsi que du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

S’exprimant à l’ouverture des travaux, la Vice-présidente de la Commission de la Cedeao souligne que l’égalité de genre est bien plus qu’une aspiration sociale ; c’est un impératif stratégique de gouvernance et de développement durable, en alignement avec la Vision 2050 de la Cedeao. Ce référentiel qui « place l’être humain au centre du développement tout en portant l’espoir d’une région stable, prospère et inclusive ». De fait, tranche la Vice-présidente de la Commission de la Cedeao, « cette vision ambitieuse ne peut être réalisée si la moitié de notre population reste sous-représentée dans les sphères décisionnelles ».

Pour elle, l’introduction du GES-PI à la BIDC représente « un acte de gouvernance et de leadership », compte tenu du rôle central de la banque dans le financement de l’intégration régionale, de la croissance durable et de l’autonomisation économique. Cet outil, « le Sceau d’égalité des genres » offre un cadre structurant permettant de passer des engagements politiques à des changements concrets.
De son côté, Binta Sanneh, représentante résidente du PNUD au Togo, salue une initiative « opportune et transformatrice », rappelant que, malgré les progrès enregistrés en Afrique de l’Ouest, les écarts demeurent importants. En 2023 par exemple, relève-t-elle, la représentation des femmes dans les parlements nationaux de la sous-région s’établissait autour de 18 %, contre une moyenne continentale de 26,5 %, tandis que leur présence dans les gouvernements et les collectivités locales reste largement en deçà de la parité (en dessous de 15%).

Le PNUD a insisté sur le caractère opérationnel du GES-PI, présenté non comme un label symbolique, mais comme un outil rigoureux de transformation institutionnelle, fondé sur des données et des mécanismes d’évaluation mesurables.
À ce jour, 17 institutions publiques dans neuf pays africains, dont quatre en Afrique de l’Ouest, se sont engagées dans ce processus, avec des résultats probants en matière de culture organisationnelle, de performance et d’innovation
En s’inscrivant dans cette démarche, la BIDC ambitionne non seulement d’améliorer sa gouvernance interne, mais aussi de renforcer son attractivité auprès des bailleurs et investisseurs internationaux, de plus en plus sensibles aux critères d’inclusion et d’égalité des chances. L’institution entend ainsi s’aligner sur les standards internationaux, notamment l’Agenda 2030 des Nations unies, l’Agenda 2063 de l’Union africaine et la Vision 2050 de la CEDEAO.
S.A
La ville de Lomé, capitale togolaise, s’apprête à connaître dans les prochains mois une actualisation et une extension de son système d’adressage. L'avancement du projet a été présenté le mercredi 17 décembre 2025 à Lomé, lors d’une rencontre organisée par le District autonome du Grand Lomé (DAGL).
L’initiative vise à actualiser les noms de rues et les numéros attribués aux parcelles et aux bâtiments (habitations, commerces et services publics), tout en identifiant de nouveaux lieux dans l’agglomération. Pour ce faire, des équipes techniques du DAGL seront mobilisées pour la constitution d’une base de données informatique, intégrant des voies codifiées puis nommées, ainsi que des données géolocalisées de chaque point d’adresse selon un système métrique associé à un numéro d’entrée.
À terme, le projet permettra de fournir une adresse physique à l’ensemble des habitants du Grand Lomé, d’attribuer une adresse à chaque point d’entrée donnant sur la voie publique, et d’intégrer l’adressage physique dans la dynamique de l’identité numérique en cours au Togo.
Dans le cadre de cette opération, environ 5000 km de linéaire de voies et 538 000 portes seront pris en compte. Par ailleurs, 110 000 adresses existantes feront l’objet d’une actualisation, tandis que 428 000 nouvelles adresses seront créées.
Le projet prévoit ensuite une phase de matérialisation sur le terrain, avec l’installation de plaques signalétiques portant le numéro de la porte et le nom ou le code de la voie. Cette étape sera suivie d’une phase de certification, d’identification, de formalisation et d’intégration des numéros de portes dans la base de données à partir des relevés de terrain.
Cette actualisation intervient près de dix ans après la dernière mise à jour, réalisée en 2014. Elle se justifie, selon le DAGL par la forte croissance démographique de Lomé, qui s’est traduite par la construction de nouvelles infrastructures, ainsi que par l’essor des services numériques, notamment le commerce électronique, qui requiert un système d’adressage fiable et opérationnel.
Selon Bassimsouwé Edjam-Etchaki, directeur de la planification stratégique et de l'urbanisation du DAGL, « cet adressage sera bénéfique pour toute la population, en facilitant notamment les démarches liées à l’accès aux services publics ».
Le processus intégrera une participation active des populations, appelées à renseigner leurs adresses via une plateforme numérique qui sera mise en place à cet effet.
Pour rappel, depuis l’indépendance du Togo, trois projets d’adressage ont été réalisés : le premier en 1998, le deuxième en 2008, et le projet actuel, dont les bases ont été posées en 2022.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les services marchands non financiers ont enregistré une croissance annuelle de 6,1% en septembre 2025, selon les données de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) publiées dans sa note de conjoncture de novembre 2025.
Cette performance place le pays au cinquième rang dans l'UEMOA, en ce qui concerne ce secteur.
Les Services marchands non financiers rassemblent des activités de services vendues sur le marché à l'exclusion du secteur financier, et comprennent notamment le commerce, les transports, l'hôtellerie, les télécommunications, et les services aux entreprises. En variation mensuelle, leur chiffre d'affaires au Togo a progressé de 7,5% en septembre, après une hausse de 3,4% en août.
Cette évolution contraste avec la tendance régionale, qui affiche une contraction de 0,6% sur la même période.
Les services financiers
Les services financiers (comprenant les activités liées à la gestion de l'argent et des transactions financières.) ont également maintenu une dynamique positive.
La croissance annuelle de 14% revient légèrement en retrait par rapport aux 14,3% d'août. En variation mensuelle, le secteur a toutefois enregistré une légère baisse de 0,5% en septembre, après une progression de 4,9% le mois précédent.
Recul du secteur des BTP
Le secteur des bâtiments et travaux publics (BTP) a connu un repli de 7,1 points par rapport à sa moyenne de long terme en septembre 2025. Cette contraction place le Togo parmi les trois pays de l'UEMOA où l'activité dans le BTP s'est affaiblie, aux côtés du Mali et du Niger.
Notons qu’au niveau régional, l'indice global du climat des affaires s'est établi à 101,1 points, en baisse de 0,2 point par rapport au mois d'août, sur fond de ralentissement généralisé de l'activité économique dans la zone UEMOA.
Ayi Renaud Dossavi
Les responsables d’entreprises membres du Groupement national des entrepreneurs des bâtiments et travaux publics du Togo (GNEBTP-Togo) se sont réunis lundi 15 décembre 2025 à Lomé. Objectif : identifier des solutions pour dynamiser un secteur confronté à une concurrence de plus en plus forte des entreprises étrangères.
Placée sous le thème « S’unir pour réussir : groupement et sous-traitance, leviers de croissance dans le secteur du BTP », la rencontre a été marquée par la présence de partenaires techniques et financiers tels que la Banque islamique de développement (BID) et la banque allemande KfW. Les échanges ont porté sur les principales difficultés structurelles du secteur.
Parmi les obstacles figure le critère de chiffre d’affaires exigé lors des soumissions aux marchés publics. En effet, les entreprises doivent justifier d’un chiffre d’affaires équivalant à au moins 25 % du montant du marché sollicité. Selon les entrepreneurs togolais du BTP, cette exigence constitue un frein majeur à leur participation aux appels d’offres de grande envergure.
Autre difficulté soulevée : l’absence, dans les critères de sélection, d’une obligation de réserver une part des marchés aux entreprises nationales ou aux groupements locaux. Cette situation laisse généralement le champ libre aux multinationales, qui peuvent soumissionner sans restriction particulière, au détriment des acteurs nationaux.
Lire aussi:Togo : les entrepreneurs locaux du BTP pour un meilleur accès aux marchés publics
Le secteur souffre également d’un manque de solidarité entre les entreprises togolaises du BTP. Celles-ci évoluent le plus souvent de manière isolée, limitant ainsi leurs capacités techniques et financières, et perdant de nombreuses opportunités. « L’individualisme est un frein à notre compétitivité face aux géants étrangers. Se regrouper permet de mutualiser les risques et de partager les savoir-faire », a souligné Yawo Tsogbé, président du GNEBTP-Togo.
Face à ces constats, les entreprises togolaises du BTP comptent désormais s’organiser en groupements afin de renforcer leur compétitivité face aux entreprises étrangères, qui remportent la majorité des appels d’offres. Pour le ministre délégué chargé des Travaux publics, Sani Yaya, cette dynamique contribuera à « moderniser et structurer le secteur du BTP au Togo ».
À travers cette initiative, les acteurs du BTP ambitionnent de jouer un rôle plus déterminant dans la politique nationale des infrastructures et, par ricochet, dans le développement de l’économie togolaise. Dans cette perspective, le GNEBTP a signé en septembre dernier un accord de partenariat avec la Fédération nationale du BTP du Maroc (FNBTP). Ce partenariat prévoit notamment le renforcement des échanges via l’organisation de forums, de missions économiques, de visites techniques et de rencontres professionnelles, en vue de favoriser les collaborations et l’émergence de nouvelles opportunités d’affaires pour les entreprises togolaises et marocaines.
Esaïe Edoh
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Suite aux travaux de son 68e Sommet ordinaire des Chefs d’État et de gouvernement, tenu à Abuja le dimanche 14 décembre, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a officialisé une mesure de renforcement de son dispositif de sécurité régionale.
Les Chefs d’État, parmi lesquels figurait le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, ont annoncé la création prochaine d'une brigade régionale en attente, dont la mise en place est projetée pour 2026.
Cette nouvelle entité militaire est chiffrée à plus de mille soldats.
Son déploiement viendrait répondre aux menaces multiformes qui continuent de fragiliser la sous-région ouest-africaine. Le mandat assigné à la brigade est notamment de combattre l’extrémisme violent, prévenir les changements de régime non-constitutionnels et endiguer les dynamiques récurrentes de déstabilisation politique.
La décision s'inscrit dans un contexte régional marqué par des défis persistants, au premier rang desquels le terrorisme, l’extrémisme et la gestion des flux migratoires incontrôlés. La pertinence d'une force prépositionnée a été soulignée par les tentatives récurrentes de déstabilisation politique dans la sous-région, dont la plus récente a été enregistrée au Bénin, il y a quelques jours.
Au-delà des questions sécuritaires, les travaux d'Abuja ont permis une réflexion de fond sur l'avenir de la communauté à la lumière de la Vision 2050 de la CEDEAO.
Les dirigeants ont du reste réaffirmé leur engagement à bâtir une communauté fondée sur la prospérité partagée, notamment par la mise en œuvre d'un véritable marché unique, l’amélioration de la coordination fiscale et la promotion de la stabilité macroéconomique.
R.E.D
Au Togo, le gouvernement s'apprête à lancer cette semaine (dès le 18 jeudi décembre 2025), un programme national de protection sociale ciblant plus de 700 000 personnes vulnérables sur l'ensemble du territoire national.
Cette opération, qui s’inscrit dans le cadre de la politique sociale du pays, est présentée par les autorités comme une réponse aux défis économiques et sociaux persistants, notamment la hausse du coût de la vie et la précarité.
Ces transferts viennent prolonger des dispositifs similaires antérieurs, ayant déjà mobilisé plus de 1,1 milliard FCFA au profit de 142 722 personnes entre août 2024 et août 2025.
Le programme bénéficie d'un appui significatif de partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale via son groupe BIRD-IDA, qui soutient l'extension des transferts monétaires aux ménages extrêmement pauvres.
La stratégie repose sur l'utilisation de registres sociaux nationaux fiables et de plateformes numériques de distribution pour garantir un ciblage efficace.
À terme, l’objectif de cette composante du programme est triple : améliorer la résilience des ménages face aux chocs économiques, combattre l'extrême pauvreté et renforcer l'inclusion sociale.
Le lancement officiel se tiendra au Complexe sportif de Kotokoli-Zongo, dans la commune Agoè-Nyivé 4.
R.E.D
Au Togo, les banques ont accordé 903 milliards FCFA au titre de nouveaux crédits à fin septembre 2025, selon le Conseil National du Crédit (CNC), réuni en fin de semaine écoulée à Lomé. Ce volume correspond à une hausse de 22 % en comparaison avec les mises en place de crédits sur la même période, l’année précédente, estimées à 740 milliards FCFA.
D’après le Conseil, présidé par le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, cette progression du financement de l’économie par les banques reflète une dynamique jugée encourageante. Elle traduit également le maintien de la confiance des établissements financiers dans l’économie nationale, dans un contexte de croissance soutenue, en dépit d’un environnement international marqué par de nombreuses incertitudes.
Par ailleurs, les taux débiteurs pratiqués par les banques togolaises demeurent relativement contenus. En septembre, ils se sont établis autour de 7,5 % en moyenne, un niveau proche de la moyenne observée dans la sous-région.
En dépit de ces performances, le CNC souligne que plusieurs défis majeurs restent à relever par le secteur bancaire. Il s’agit notamment de développer des produits et instruments financiers innovants afin de mobiliser l’épargne de la diaspora, d’accroître les financements en faveur des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), du logement et de l’agriculture. Ou d’améliorer la qualité des services financiers, ainsi que de poursuivre la digitalisation des services tout en garantissant la sécurité des systèmes d’information.
Dans cette perspective, le CNC attend des propositions concrètes de la part des dirigeants de l’Association Professionnelle des Banques et Établissements Financiers du Togo (APBEF-Togo) et de l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Togo (APSFD-Togo), en vue de relever ces différents défis et de renforcer durablement le financement de l’économie togolaise.
Esaïe Edoh
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Le processus de digitalisation des démarches administratives engagé depuis novembre dernier au ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, a abouti à la dématérialisation de 29 services. L’annonce a été faite en fin de semaine dernière à l’occasion d’une rencontre consacrée à la présentation des réalisations des différentes équipes, après un mois de travaux, en présence de la ministre de l’Économie numérique et de la Transformation digitale, Cina Lawson, et du ministre délégué, chargé de l’Énergie, Robert Eklo.
Les démarches désormais dématérialisées concernent notamment les structures placées sous la tutelle du ministère, parmi lesquelles la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), l’Agence Togolaise d’Électrification Rurale et des Énergies Renouvelables (AT2ER) et l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARSE).
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— Ministère de l'Energie et des Ressources Minières (@mineenergie_tg) December 12, 2025
Le… pic.twitter.com/3HpTvSudzW
Selon les autorités, cette digitalisation vise à améliorer la productivité des équipes administratives tout en permettant aux usagers de gagner du temps et de réduire les coûts liés aux démarches physiques.
29 services du Ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources Minières (MDERM) et de ses entités sous tutelle sont désormais accessibles en ligne sur la plateforme Service Public: https://t.co/HZ4JFFwxvB#MESPTN #MDERM #AgenceTogoDigital pic.twitter.com/EDjqwmrhWJ
— service-public.gouv.tg (@ServicepublicTG) December 12, 2025
Au total, 31 procédures administratives avaient été initialement identifiées. À ce jour, 29 services sont déjà intégrés au portail numérique officiel des services publics. Le ministère s’est fixé pour objectif de rendre accessible en ligne à partir de janvier 2026, l’ensemble de ses démarches, avec la mise en place d’un accompagnement renforcé en faveur des usagers ne disposant pas d’équipements ou de compétences numériques suffisants.
Cette avancée s’inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale de digitalisation progressive des services publics. Après le ministère de l’Énergie, d’autres départements ministériels devraient suivre à compter de janvier 2026.
Esaïe Edoh
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Le Togo va se doter d’une Agence nationale du domaine et du foncier (ANDF), une réforme institutionnelle inscrite de longue date dans le Code foncier et domanial adopté en 2018. Le projet est relancé à la faveur d’un financement de 150 millions de dollars de la Banque mondiale, destiné à soutenir un programme de réformes structurelles axé sur l’investissement privé et la création d’emplois.
Selon les autorités et la Banque mondiale, la future Agence nationale du domaine et du foncier aura pour mission de coordonner les politiques foncières et d’accélérer la délivrance des documents fonciers. L’objectif est de renforcer la sécurité foncière, de réduire les contentieux et d’améliorer l’accès au foncier productif, notamment pour les exploitants agricoles et les investisseurs.
Prévue par le Code foncier et domanial, l’ANDF devrait jouer un rôle central dans la mise en œuvre de la politique nationale foncière. La future entité est pensée comme un établissement public doté de l’autonomie financière, chargé de la régulation, de la coordination et de la modernisation de la gestion foncière à l’échelle nationale.
Sa création était attendue depuis plus de cinq ans, dans un contexte marqué par la complexité des procédures et par une digitalisation progressive de la gestion des ressources foncières et du cadastre au Togo.
Ces dernières années, le pays s’est engagé sur plusieurs chantiers préparatoires, dans une dynamique de modernisation du cadastre. Figurent notamment la mise en place d’un guichet foncier unique, la campagne de géoréférencement des anciens titres fonciers et l’attribution d’un numéro unique parcellaire.
Ayi Renaud Dossavi
Le soja togolais pourrait bientôt être exporté vers la Chine, a annoncé plus tôt au cours de ce mois l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, affirmant que la procédure d’accès du soja togolais au marché chinois était « entrée dans son compte à rebours ».
Le soja occupe déjà une place stratégique dans l’économie agricole togolaise. Le pays est aujourd’hui l’un des principaux exportateurs de soja biologique vers l’Union européenne, un positionnement consolidé par la structuration des chaînes de production et le renforcement des normes de qualité appliquées aux acteurs du secteur.
L’accès officiel au marché chinois ouvrirait de nouvelles perspectives pour la filière, et pourrait en stimuler les investissements, en élargissant les débouchés et en appuyant les efforts de transformation locale.
L’intérêt de la Chine pour de nouveaux partenaires agricoles s’explique par sa forte dépendance aux importations : elle demeure le premier acheteur mondial de soja, absorbant entre 60 % et 70 % des volumes échangés à l’échelle internationale, selon les estimations de S&P. Cette demande soutenue est alimentée par les besoins croissants de son industrie agroalimentaire et de son secteur de l’élevage.
Cette annonce intervient alors que Pékin et Lomé ont scellé en 2024 un partenariat stratégique global. Lors du Sommet du FOCAC tenu à Beijing, le Président Xi Jinping et le Président du Conseil Faure Gnassingbé avaient annoncé conjointement l’élévation du niveau des relations bilatérales. En 2025, cette dynamique s’est traduite par une forte progression des échanges : entre janvier et septembre, le commerce bilatéral a atteint 4 milliards de dollars, en hausse de 56,4 %. Les exportations togolaises vers la Chine ont, elles, été multipliées par cinq, portées par la politique chinoise de tarif douanier zéro appliquée à 100 % des produits africains admissibles.
Aucune date n’a été annoncée pour la finalisation du protocole d’accès du soja, mais les autorités chinoises indiquent que la dernière étape est en cours.