Antoine Lekpa Gbegbeni est un homme politique togolais (membre du parti UNIR) qui a occupé divers postes de responsabilité en administration et au gouvernement. Il débute en politique comme député de la préfecture de Bassar en 2007, siégeant pendant cinq ans et participant notamment à la commission des finances de l’Assemblée nationale.
En parallèle, Gbegbeni dirige la Société togolaise des eaux (TdE) de 2014 à 2018, avec pour mission d’étendre l’accès à l’eau potable dans les localités mal desservies du pays. Après quelques années hors de la vie publique, il est rappelé au gouvernement en février 2018 par le président Faure Gnassingbé pour occuper le poste de ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hydraulique villageoise. En octobre 2020, il prend la tête du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural (à ce poste, il lance notamment le Forum des producteurs agricoles du Togo (FoPAT)). Reconduit dans le premier gouvernement de la Ve République en octobre 2025, il est désormais ministre de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, et devrait, à ce titre, renforcer l’autosuffisance alimentaire du pays.
Robert Komlan Edo Dussey est un diplomate et universitaire togolais né en 1972. Titulaire d’un doctorat en philosophie politique et ancien séminariste, il est professeur titulaire spécialisé sur les questions de paix et de résolution des conflits armés. D’abord conseiller diplomatique du président Faure Gnassingbé de 2005 à 2013, il sera nommé en septembre 2013, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine ; poste qu’il occupe jusqu’à aujourd’hui.
Panafricaniste affirmé, Prof. Dussey s’est illustré à la tête de la diplomatie togolaise en tant que négociateur en chef des pays ACP pour l’accord post-Cotonou conclu en 2020 et paraphé en avril 2021, ainsi que dans la résolution de crises régionales (l’intervention du Togo facilitera notamment la libération de 49 militaires ivoiriens détenus au Mali en janvier 2023).
Membre sans interruption du gouvernement togolais depuis 2010, Cina Lawson est la figure majeure de l’exécutif togolais en matière de numérique.
Diplômée de Sciences Po Paris et de la Harvard Kennedy School, elle a mené la stratégie numérique du Togo pendant plus d’une décennie, pilotant notamment des chantiers comme la digitalisation des services publics et la promotion des TIC, contribuant à la création de l’Agence Togo Digital et à l’essor de l’administration électronique.
Avant son entrée en politique, Cina Lawson a travaillé dans le secteur des télécommunications (notamment à la Banque mondiale et chez Orange), expertise qu’elle a mise au service de l’État dès son entrée au gouvernement. Ses efforts lui ont du reste valu une reconnaissance internationale (Forbes et Jeune Afrique), elle deviendra en 2019, la première femme africaine lauréate de la Harvard Kennedy School Alumni Public Service Award.
Cina Lawson occupe actuellement le poste de ministre de l’Efficacité du Service public et de la Transformation numérique. Son action devrait ainsi s’étendre au renforcement de la digitalisation, de l'appareil administratif au Togo.
Nommé par décret en date du 8 octobre 2025, le Prof. Tchin Darre est l’actuel ministre délégué auprès du ministre de la Santé.
Né le 31 décembre 1979 à Kabou, dans la préfecture de Bassar au Togo, M. Darre est professeur titulaire à l’Université de Lomé. Expert en anatomie et cytologie pathologique, il dispose de plus de vingt ans d’expériences dans le secteur médical togolais, où il a contribué à la formation de plusieurs générations de professionnels de la santé et au développement de la recherche scientifique.
Fortement impliqué dans les communautés scientifiques nationales et internationales, il est membre de la Société médicale et biologique du Togo, de la Division Afrique francophone de l’Académie internationale de pathologie (DAF/AIP) et de la Société africaine de morphologie (SAMO).
L’universitaire compte plus d'une centaine de publications scientifiques à son actif.
Isaac TCHIAKPE est l’actuel Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts.
Enseignant-chercheur en histoire et philosophie, M. Tchiakpe est né le 9 janvier 1962 à Lomé et est titulaire de deux doctorats de l’Université Paris 10-Nanterre et de l’École Normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud. Son parcours académique inclut également une agrégation externe de philosophie. Il a occupé divers postes d’enseignement en France, notamment comme maître de conférences à l’Université Paris 10-Nanterre.
Avant sa nomination à son poste actuel, il a été ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage.
Sur le plan politique, Isaac Tchiakpe est issu de l’Union des Forces de Changement (UFC), parti de Gilchrist Olympio.
Né en 1963 à Kétao (Kara), Sani Yaya est l'actuel ministre délégué auprès du Ministre de l’Aménagement du Territoire, chargé des Travaux Publics et des Infrastructures.
Diplômé du Centre d’Etudes financières, économiques et bancaires (CEFEB) de Paris et de l’Université de Lomé (maîtrise en Sciences économiques), il cumule près de 30 ans d’expérience dans le secteur bancaire et financier.
Avant son entrée au gouvernement en juin 2015, il a assumé de hautes fonctions au sein de plusieurs institutions nationales et régionales, notamment l’Union togolaise de banque (UTB), la BCEAO, Ecobank Transnational Incorporated (ETI), NSIA et la Banque togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI).
Parallèlement à ses fonctions ministérielles, Sani Yaya Sani Yaya était également membre de droit du Conseil des gouverneurs dans plusieurs institutions financières internationales (BAD, BIDC, FMI et la BID)..
Lomé accueille ce mercredi 15 et jeudi 16 octobre 2025, la 3ᵉ édition du Forum BlueInvest Africa, une initiative de la Commission européenne organisée avec l’appui du gouvernement togolais. L’événement vise à connecter investisseurs et entrepreneurs du secteur de l’économie bleue. Après les Seychelles et le Kenya, le Togo devient le premier pays d’Afrique francophone à abriter ce rendez-vous continental.
Le forum réunit plus de 200 participants, parmi lesquels des entrepreneurs de l’économie bleue, des représentants de l’Union européenne, des institutions financières, ainsi que 24 startups africaines venues présenter leurs projets d’innovation maritime et côtière. L’objectif est de stimuler les investissements durables et de renforcer la coopération Afrique–Europe autour des ressources marines.

Pour l’ambassadeur de l’UE au Togo, Gwilym Ceri Jones, le choix de Lomé « témoigne du rôle stratégique du pays dans la croissance maritime en Afrique de l’Ouest » et s’inscrit dans la dynamique du programme Global Gateway, qui a déjà mobilisé plus de 306 milliards d’euros d’investissements mondiaux, dont une part importante pour les énergies renouvelables et les infrastructures côtières.
Le secrétaire général du gouvernement togolais, Stanislas Baba, a rappelé les progrès réalisés par le pays dans le domaine maritime : « Grâce à un investissement de 396 millions d’euros, la deuxième phase d’extension du Lomé Container Terminal a porté la capacité annuelle à 2,4 millions d’EVP. En septembre 2025, un dragage de 7,5 millions d’euros a permis d’approfondir le chenal à –18,60 m et le bassin terminal à –17,60 m, pour accueillir des porte-conteneurs de 19 000 à 24 000 EVP. »

Porté par une jeunesse entrepreneuriale dynamique, BlueInvest Africa 2025 ambitionne de faire émerger de nouveaux modèles d’affaires durables et inclusifs. Une compétition de pitchs, dotée de plusieurs accompagnements pour les lauréats, marque le point d’orgue de la rencontre.
Ayi Renaud Dossavi
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L’écosystème financier togolais s’est élargi depuis le 7 octobre dernier avec l’entrée en service officielle de « Gozem Money », une nouvelle solution de Mobile Money développée par la start-up basée à Lomé, Gozem en partenariat avec NSIA Banque. Annoncé il y a un an, ce service vise à faciliter l’accès aux services financiers pour les Togolais et à contribuer activement à l’inclusion financière nationale.
À l’instar des solutions électroniques déjà présentes sur le marché, telles que Flooz (de Moov Africa Togo) ou Mix by Yas (de Yas), Gozem Money se positionne comme un portefeuille électronique complet. Il permet à ses utilisateurs d’effectuer diverses transactions, notamment le paiement de factures, les achats en ligne, les transferts d’argent, ou encore la gestion de leurs finances personnelles.
La start-up mise sur la digitalisation des paiements et sur l’interopérabilité avec les plateformes déjà existantes, qu’il s’agisse de cartes bancaires ou d’autres services de Mobile Money disponibles au Togo. « Les usagers peuvent recharger leur portefeuille via les agents Gozem ou directement depuis leur compte bancaire, effectuer des transferts entre opérateurs, et régler leurs achats sur toutes les plateformes compatibles », précise la société dans un communiqué consulté par Togo First.
Pour Jean Sylvestre Nango, Directeur de Gozem Money Togo, ce lancement marque une nouvelle étape dans la modernisation du paysage financier togolais. « Gozem Money reflète notre ambition de transformer le secteur et de contribuer activement à une inclusion financière durable », a-t-il indiqué.
Partenaire stratégique du projet, NSIA Banque a joué un rôle clé dans la mise en œuvre de la solution, en veillant à sa conformité avec les exigences réglementaires de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), qui encadre les activités liées à la monnaie électronique dans l’espace UEMOA.
Selon Max-Ange Didier Djécketh, Directeur général de NSIA Banque Togo, ce partenariat s’inscrit dans la mission de la banque qui vise à « garantir à chaque Togolais un accès équitable, sécurisé et moderne aux services financiers ».
Notons que le lancement de Gozem Money intervient quelques mois après le rachat par Gozem de la start-up béninoise Moneex, une acquisition qui a permis de poser les bases de cette nouvelle offre régionale.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la préfecture de Yoto a lancé en fin de semaine dernière (le vendredi 10 octobre 2025) la deuxième phase du projet de Gestion intégrée des ressources en eau dans le bassin du Mono (GIRE-Mono II).
Amorcé à Tabligbo, le projet, d’un coût total de 143,39 millions FCFA, s’étendra sur deux ans (avril 2025-mars 2027) et bénéficiera à environ 50 000 habitants des communes Yoto 1, 2 et 3.
Cette phase vise à renforcer la gouvernance intercommunale de l’eau, à promouvoir la résilience climatique et à encourager l’agroécologie. Elle fait suite à une première phase (2019-2022) qui avait permis la construction d’ouvrages hydrauliques et la mise en place de structures locales de gestion de l’eau.

Les actions prévues incluent notamment le reboisement de 7 hectares de berges, la création de jardins scolaires, la construction de latrines écologiques et la mise en place d’un comité local de l’eau.
Le préfet de Yoto, le lieutenant-colonel Djossou Agossa, a salué la politique de décentralisation amorcée depuis quelques années dans le pays, tandis que les maires de Yoto ont réaffirmé leur engagement à cofinancer le projet à hauteur de 10 millions FCFA par commune.
Le projet est financé par plusieurs partenaires, dont l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (AESN), Delabie, SIEP-Picardie, SIEP Secteur Régie et Rouen Métropole. Il est mis en œuvre par l’ONG PADIE et Experts-Solidaires, en partenariat avec les autorités locales.
R.E.D
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Un nouveau marché a été inauguré à Bengola le samedi 11 octobre 2025, dans la commune de Cinkassé 1, grâce au projet Cohésion sociale (COSO), appuyé par le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) et l’USAID. L’infrastructure, bâtie sur cinq hectares, s’inscrit dans une stratégie de développement économique et de cohésion communautaire du nord du Togo.
Composé de cinq hangars, d’une boucherie, d’un forage, de sanitaires et d’abris couverts, le marché de Bengola sera ouvert les mercredis et samedis. Situé à la frontière entre le Togo, le Ghana et le Burkina Faso, il devrait devenir un carrefour d’échanges commerciaux et un pôle d’intégration régionale.
Le préfet de Cinkassé, le colonel Yanani Tiekabe, et le maire Nagnango Koundjo ont salué une initiative qui, selon eux, soutient l’économie locale tout en favorisant la paix et la cohésion sociale.
Pour rappel, le projet COSO est une initiative régionale visant à renforcer la résilience socio-économique et climatique des communautés frontalières dans les pays du Golfe de Guinée, dont le Togo. Dans le pays, l’initiative, appuyée par la Banque mondiale, opère dans 40 cantons frontaliers, principalement dans la région des Savanes, avec quelques interventions dans les régions de la Kara et Centrale, sous l’exécution de l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB).
Lancé officiellement le 17 juin 2022, ce projet, prévu jusqu’en 2027, bénéficie d’un financement initial de 33 milliards FCFA, complété par près de 14 milliards FCFA pour renforcer ses interventions, notamment via un guichet spécial de 23 millions de dollars dédié aux communautés et réfugiés.