Quatre antennes d’Orabank situées à Assahoun, Mango, Kégué et sur le boulevard des Armées à Lomé cesseront leurs activités à compter du 28 février 2026, a appris Togo First via des communiqués publiés par la filiale togolaise du groupe bancaire Oragroup.
Ce n’est pas la première fois que la banque prend de telles mesures. En mars 2025, deux agences avaient déjà été fermées à Lomé et à Sotouboua, après plusieurs autres en 2023.
Si aucun détail relatif notamment aux raisons sous-tendant cette option n’a été fourni cette fois-ci, il est à rappeler que trois ans plus tôt, en 2023, l’acteur bancaire justifiait la démarche par sa restructuration.
Selon des informations rapportées en 2022 par Togo First, le processus de rachat du groupe bancaire panafricain était en cours avec le burkinabé Vista Bank, pressenti pour le reprendre.
Alors que les nouvelles fermetures d’agences sont annoncées pour fin février, l’opinion, elle, scrute ces opérations, non sans se poser de questions.
Au 1er semestre 2025, Oragroup a réalisé un bénéfice record de 18,3 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) enregistre l’arrivée de deux nouveaux investisseurs du secteur textile, Novarea Textile et Togo Apparels Source (TAS).
Selon les informations communiquées par la PIA, ces deux sociétés devraient générer à terme environ 1800 emplois directs, principalement dans les activités de transformation et de confection textile.
Sur le site de la PIA, situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Lomé, les deux entreprises entendent démarrer leurs activités prochainement. Elles bénéficieront, pour rappel, des infrastructures intégrées de la plateforme, incluant des facilités logistiques, des services douaniers sur site et un accès direct aux corridors portuaires et routiers.

Novarea Textile, récemment restructurée à la suite d’une cession de parts à un investisseur mauricien, OGL Textiles, est déjà présente au Bénin voisin sur un projet de plateforme similaire. L’opération a été formalisée en octobre 2025. De son côté, Togo Apparels Source se positionne sur la confection, avec une orientation naturelle vers l’exportation.
Rappelons que la PIA s’étend sur environ 400 hectares et accueille des industries dans le textile, l’agro-transformation et les matériaux de construction. La plateforme intégrée est développée par l’État togolais, en partenariat avec le groupe Arise IIP. L’objectif est notamment de transformer ou semi-transformer localement une part significative des cultures de rente, comme le coton et le soja.
R.E.D
Au Togo, les actions prévues par le Conseil régional de la Kara au profit des populations en 2026 nécessiteront un financement de 789 millions FCFA. Ce budget primitif, exercice 2026, a été présenté le mardi 6 janvier à Kara, lors de la première session ordinaire de l’année du Conseil régional de la Kara (CR-K).
Selon le président du CR-K, Bakem Téba Blakinam, cette enveloppe doit permettre de poursuivre la mise en œuvre de projets structurants en faveur du développement économique et social de la région. « Ce budget constitue un instrument stratégique majeur pour la mise en œuvre de notre vision régionale », a-t-il déclaré.
Le conseil entend s’appuyer sur les acquis de la première année de mandature, en 2025, pour renforcer ses interventions en 2026. À ce titre, deux projets phares sont annoncés : la construction d’infrastructures scolaires et la réalisation de forages ainsi que de points d’eau autonomes dans les différentes préfectures de la région.
Par ailleurs, plusieurs actions engagées en 2025 dans divers secteurs seront poursuivies afin d’en consolider les impacts au bénéfice des populations locales.
Pour la réussite de ces projets, le gouverneur de la région de la Kara, le général de brigade Adjitowou Komlan, a appelé les conseillers régionaux à faire preuve « d’engagement, d’écoute, d’action et de réflexion ».
Esaïe Edoh
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Les municipalités de la préfecture du Haho, les communes Haho 1, Haho 2, Haho 3 et Haho 4, ont ouvert, lundi 5 janvier 2026, leurs premières sessions ordinaires de l’année, respectivement à Notsé, Asrama, Kpédomé et Wahala. Ces premièers sessions portent essentiellement sur les budgets 2026.
À Haho 1, à Notsé, le budget primitif s’équilibre à environ 431,8 millions FCFA. La commune a retenu 22 projets, parmi lesquels la réhabilitation de magasins de stockage à Atchavé, la reconstruction du hangar du grand marché et la construction de marchés à bétail. Sont également prévues l’édification de bâtiments scolaires et l’installation de services d’état civil dans les villages.
À Asrama, dans la commune Haho 2, le budget s’établit à environ 225 millions FCFA, avec un volet investissement de 118 millions FCFA. Les priorités définies incluent la construction de hangars améliorés pour les marchés, l’assainissement urbain, l’aménagement de pistes rurales ainsi que la construction et l’équipement de salles de classe. La commune a également en ligne de mire la formation et l’insertion de 40 jeunes, en accord avec son Plan de développement (PDC).
À Kpédomé (Haho 3), le budget voté s’élève à 240,5 millions FCFA, dont 171 millions FCFA destinés aux investissements. Les actions ciblent la réhabilitation des pistes, l’aménagement des marchés et des installations sanitaires à Agbatitoé, Akpakpakpé et Bako.
Enfin, Haho 4, à Wahala, présente un budget équilibré à 120,7 millions FCFA, avec 62 millions FCFA pour les investissements. L’assainissement, l’aménagement des pistes rurales, la dotation en eau potable et la lutte contre la déscolarisation des jeunes ont été présentés comme des domaines prioritaires.
Les maires de ces communes ont réaffirmé leur engagement à inclure les acteurs socioéconomiques locaux dans la mise en œuvre des projets. Ces collectivités disposent également de schémas directeurs d’aménagement et d’urbanisme, de fichiers de contribuables et de Plans de développement communaux, qui structurent leurs interventions économiques locales.
Pour rappel, située dans la région des Plateaux, la préfecture du Haho couvre une superficie d’environ 3 051 km² et comptait 305 096 habitants selon le recensement de 2022. Notsé en est le chef-lieu administratif.
R.E.D
A fin septembre 2025, les charges liées au personnel de l’administration publique togolaise se sont élevées à 247,49 milliards FCFA, selon les données du ministère de l’Économie et des Finances contenues dans le Rapport d’exécution budgétaire à fin septembre 2025.
Comparées à la même période de 2024, où ces dépenses s’établissaient à 231,04 milliards FCFA, ces données représentent une hausse de 16,45 milliards FCFA, soit une progression de 7,12 % en glissement annuel. Ce niveau correspond à un taux d’exécution de 69,59 % des prévisions annuelles, fixées à 355,66 milliards FCFA.
Les dépenses de personnel regroupent l’ensemble des charges liées aux ressources humaines imputées sur le budget général, notamment les traitements et salaires, les primes et indemnités, les prestations familiales ainsi que les cotisations patronales. La hausse enregistrée est en grande partie attribuée à l’augmentation des effectifs de la fonction publique. En effet, depuis mars 2025, environ 3000 nouveaux agents ont intégré l’administration publique.
Notons que, les dépenses de personnel couvrent trois grandes catégories : le personnel civil, le personnel militaire ainsi que les dépenses communes de personnel.
Esaïe Edoh
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Adoptée en fin d’année dernière, le 29 décembre 2025, la loi de finances exercice 2026 introduit plusieurs innovations fiscales, destinées notamment à renforcer la mobilisation des recettes. Ces innovations marquent également une orientation de la fiscalité nationale vers des objectifs économiques et sociaux plus ciblés.
Renforcement de la conformité et de la collecte
Parmi les changements introduits cette année figure l’introduction de la facture électronique certifiée. Celle-ci devrait renforcer la traçabilité des transactions commerciales et lutter contre la fraude fiscale, en particulier en matière de TVA. La facture électronique certifiée doit également améliorer la transparence des échanges et faciliter le contrôle fiscal dans les secteurs formels.
C’est dans un esprit similaire que l’État a introduit une retenue à la source libératoire de 5 % sur les gains issus des paris et jeux de hasard lorsque le montant par pari dépasse 500 000 FCFA, une mesure déjà entrée en vigueur.
Soutien ciblé aux filières productives
En matière de soutien fiscal, la loi de finances 2026 prévoit une exonération de la TVA sur les provendes et compléments destinés aux produits locaux d’élevage et de pêche. Il s’agit, indique l’Assemblée, de réduire le coût des intrants et de soutenir la production animale.
Par ailleurs, une taxe à l’exportation est introduite sur les noix de cajou, les graines de soja et les noix de karité. L’objectif affiché est de limiter l’exportation des produits agricoles à l’état brut et d’encourager leur transformation locale.
Mesures d’inclusion et ajustements patrimoniaux
Sur le plan social, un crédit d’impôt non remboursable de 120 000 FCFA par salarié et par an est accordé aux entreprises recrutant des personnes en situation de handicap. La loi facilite également l’enregistrement des marchés publics réservés aux jeunes et aux femmes entrepreneurs, avec un paiement différé des droits d’enregistrement.
Enfin, un droit proportionnel de 3,5 % est appliqué sur l’augmentation de valeur lors des demandes de réévaluation d’immeubles, traduisant une adaptation de la fiscalité aux évolutions patrimoniales.
Pour l’année 2026, le budget est équilibré en ressources et en dépenses à 2740,5 milliards FCFA, en hausse de 14,4 % par rapport à 2025, avec un rôle important confié à l’Office togolais des recettes pour la mobilisation des ressources destinées à financer ces ambitions. L’organisme parapublic affiche des performances jugées encourageantes à cet égard. En 2025, il avait pour mission de mobiliser environ 1200 milliards FCFA, en hausse annuelle de 8 %. Sur cet objectif, près de 830,5 milliards FCFA avaient été collectés à fin septembre.
R.E.D
Au Togo, le budget primitif exercice 2026 de la commune Golfe 5, située dans le Grand Lomé, s’équilibre en recettes et en dépenses à 1,45 milliard FCFA. Ce budget a été adopté fin décembre 2025 à l’issue de la quatrième session ordinaire du conseil municipal.
Sur cette enveloppe, près de 1,1 milliard FCFA sera affecté au fonctionnement de la collectivité, tandis qu’environ 328 millions FCFA sont consacrés à l’investissement.
Pour l’année 2026, l’administration communale prévoit plusieurs actions prioritaires, notamment la construction et l’équipement d’infrastructures socio-collectives et éducatives de base. L’entretien du réseau routier, la réhabilitation des espaces verts ainsi que les opérations d’assainissement figurent également parmi les axes majeurs d’intervention.
Les travaux d’entretien et d’aménagement du réseau routier devraient en particulier répondre à l’état de dégradation avancée de certaines voies et à améliorer les conditions de mobilité des habitants de la commune.
Afin de garantir la mobilisation effective des ressources, le maire de Golfe 5, Kossi Agbényega Aboka, a exhorté l’ensemble des conseillers municipaux à maintenir les efforts de mobilisation financière, en vue de répondre aux attentes des populations.
Il les a par ailleurs encouragés à s’impliquer pleinement dans la mise en œuvre des actions prévues au cours de cette mandature. « Les populations nous attendent ; nous devons travailler avec rigueur pour satisfaire à leurs doléances », a-t-il insisté.
Esaïe Edoh
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A compter de ce 1er janvier 2026, tout gain issu d’un ticket gagnant de la Loterie Nationale Togolaise (LONATO), égal ou supérieur à 500 000 FCFA, sera soumis à une retenue fiscale de 5 % au profit de l’Office togolais des recettes (OTR), selon une récente annonce de la LONATO.
La mesure, indique-t-on, s’applique automatiquement au moment du paiement des gains, ce qui signifie qu’un gain de 500 000 FCFA, par exemple, entraînera un prélèvement de 25 000 FCFA avant versement au parieur.
Notons que la mesure, déjà en vigueur au Togo, était dans les tuyaux depuis deux ans, notamment sur la table des députés en 2024, et fait partie des outils mobilisés par le gouvernement pour élargir l’assiette fiscale. Le pays n’est du reste pas le seul à exploiter ce segment pour élargir ses recettes fiscales, même si les approches varient. Le Sénégal, par exemple, a instauré en 2025 une retenue à la source de 20 % sur les gains des jeux régulés, prélevée dès le 1er novembre 2025, tant sur le réseau physique que sur les plateformes numériques. En Côte d’Ivoire, un prélèvement de 7,5 % sur les gains de jeu supérieurs à 1 million de FCFA avait été institué dans le cadre de l’annexe fiscale de 2018. Dans d’autres pays comme le Burkina Faso, les textes de la loi de finances 2025 visent à uniformiser la fiscalité des jeux de hasard autour d’un taux de 5 %, comme au Togo.
Au-delà du Togo, qui opérationnalise la mesure cette année, c’est donc une tendance régionale qui se dessine pour intégrer les activités de jeux de hasard dans les dispositifs de taxation standard. Le challenge sera toutefois de composer avec les défis de régulation et de formalisation du secteur ; même si ce chantier semble déjà bien avancé, considérant que la LONATO, entité parapublique et acteur incontournable au Togo, est déjà alignée avec l’OTR sur la question.
Ayi Renaud Dossavi
Lomé, la capitale togolaise, va accueillir les 27 et 28 janvier 2026, la 8ᵉ édition des Rencontres du Marché des Titres Publics (REMTP). Cet événement, que le Togo avait déjà abrité en 2022, se tiendra l’Hôtel 2 Février.
Cette nouvelle édition se déroulera sous le thème « Marché des titres publics : consolidation des acquis et stratégies d’adaptation aux défis émergents ». Elle va mobiliser près de 2000 participants en présentiel et en ligne, qui sont principalement des acteurs du marché régional des titres publics, notamment les Trésors nationaux, les investisseurs institutionnels et les spécialistes du secteur financier de l’UEMOA.
UT Event | REMTP 2026 – Rendez-vous à Lomé
— UMOA-Titres (@umoatitres) December 22, 2025
Les 27 et 28 janvier 2026, la capitale togolaise Lomé accueillera la 8ᵉ édition des Rencontres du Marché des Titres Publics (#REMTP2026).
? Lieu : Hôtel 2 Février, Lomé
Un espace emblématique de la finance régionale et de la… pic.twitter.com/sRKKams1BV
Les échanges seront menés par 30 intervenants et porteront sur le renforcement des fondamentaux du marché, l’adaptation aux évolutions régionales et internationales, ainsi que l’identification de leviers pour consolider un marché plus transparent, résilient et attractif.
Outre des panels, le programme des REMTP 2026 comprend des Conversations Pays, des sessions interactives « Sur le Grill », ainsi que la présentation du programme des émissions de titres publics pour l'année 2026.
S’inscrire ici aux: REMTP 2026
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Le Togo veut renforcer son cadre de sûreté en matière de nucléaire et veut pour ce faire, adhérer notamment la Convention sur la notification rapide d’un accident nucléaire. La volonté est marquée par le gouvernement qui, lors de son tout dernier Conseil des ministres de l’année 2025, a autorisé l’adhésion du pays à cet instrument. C’était à la faveur d’une session au cours de laquelle un ensemble de trois projets de loi en ce sens a été adopté le même jour, portant également sur l’assistance en cas d’accident nucléaire ou de situation d’urgence radiologique, ainsi que sur l’amendement à la Convention sur la protection physique des matières nucléaires.
Ces instruments juridiques internationaux ont pour but d’encadrer la circulation rapide de l’information en cas d’incident nucléaire, de faciliter l’accès à l’assistance internationale et de renforcer la coopération entre États, indique-t-on. Pour les autorités togolaises, avec l’adhésion future à ces conventions, il s’agira, d’une part, de consolider la prévention et la gestion des risques radiologiques, tout en sécurisant les usages civils du nucléaire, notamment dans des secteurs comme la santé, l’agriculture, la recherche scientifique et la formation.
Même si les développements concrets du nucléaire civil sont encore à l’étape de projets et se font attendre dans le pays, la récente décision de l’exécutif vient compléter l’arsenal juridique national, déjà renforcé par la loi de juin 2020 sur l’utilisation sûre, sécurisée et pacifique du nucléaire. Par ailleurs, ces derniers mois, le pays a multiplié les signaux en direction de cette source d’énergie. Ainsi, en janvier 2025, les autorités ont créé un Commissariat à l’énergie atomique, chargé de coordonner les programmes liés aux usages pacifiques du nucléaire dans la santé, l’agriculture, la recherche scientifique et l’énergie.
Sur le plan international, le pays a été élu la même année au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique pour la période 2025-2027. En parallèle, Lomé a signé fin 2024 un accord avec une entreprise américaine pour explorer l’option de micro-réacteurs nucléaires destinés à la production d’électricité, notamment hors réseau.
R.E.D
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