Togo First

Togo First

Le chapitre togolais de l’Internet Society (ISOC Togo) a procédé samedi 10 janvier 2026 à l’installation de son nouveau Conseil d’administration, à la faveur d’une Assemblée générale ordinaire. Emmanuel Elolo Agbenonwossi a été reconduit à la présidence pour le mandat 2025-2027, à la tête d’une organisation qui a vu son membership passer de 435 à 602 membres entre 2023 et 2025, sur fond de diversification des profils, avec une participation accrue de jeunes, de femmes et d’experts techniques.

Sur le plan opérationnel, Internet Society Togo a déployé en 2025 le premier réseau communautaire du pays à Atti Akakpé, dans le cadre du programme Beyond the Net, afin d’améliorer la connectivité locale et de renforcer les compétences techniques des populations bénéficiaires. Le réseau dessert actuellement cinq villages. 

L’organisation a multiplié les cadres de formation et de concertation, notamment à travers l’École nationale sur la gouvernance de l’Internet et les 10e et 11e Forums sur la gouvernance de l’Internet, avec un accent marqué sur l’intelligence artificielle, la cybersécurité et les politiques publiques.

imag elodo

« Le temps est désormais venu d’accélérer le développement et de positionner Internet Society Togo comme un partenaire technique et stratégique de référence », a déclaré Emmanuel Elolo Agbenonwossi lors de son installation, estimant que « Internet va mieux » au Togo.

Pour le nouveau mandat, les priorités incluent l’extension de la couverture réseau vers la région septentrionale, la production de données sur la qualité du service Internet et la multiplication des centres d’innovation destinés aux jeunes entrepreneurs.

Pour rappel, présente au Togo depuis 20 ans sur le territoire, l'ISOC Togo est le chapitre national de l’Internet Society, une organisation mondiale à but non lucratif qui défend un Internet ouvert, sûr, accessible et bénéfique pour tous.

R.E.D.

Lire aussi:

L'ISOC-Togo mobilise divers acteurs autour de son 11è Forum sur la gouvernance de l'Internet

Numérique : l’Internet Society Togo promeut les langues nationales dans l’espace Internet mondial

Au Togo, la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE), avec l’appui technique de l’Agence Togolaise pour la Promotion de la Qualité (ATOPROQ), a lancé les candidatures pour la 8ᵉ édition du Prix Togolais de la Qualité (PTQ). Cette compétition nationale s’adresse aux entreprises privées et aux organismes publics de tous les secteurs d’activités socioéconomiques, installés aussi bien dans le Grand Lomé que dans les cinq régions du pays.

Officiellement lancé le 28 novembre 2025, le concours vise à promouvoir la culture de la qualité, à encourager l’amélioration continue des pratiques de management et à valoriser les structures les plus performantes. Pour les autorités en charge du dispositif, il s’agit d’un levier important pour renforcer la compétitivité des entreprises togolaises dans un environnement économique régional de plus en plus concurrentiel.

Les candidats sont répartis en trois catégories, selon la taille des structures : les petites entreprises comptant de 1 à 20 salariés, les moyennes entreprises employant entre 21 et 100 personnes, et les grandes entreprises de plus de 100 salariés. Plusieurs niveaux de distinction sont prévus, allant du Prix d’Excellence au Prix d’engagement à la Qualité, en fonction du degré de maturité des systèmes de management évalués.

Au-delà de la reconnaissance nationale, le Prix Togolais de la Qualité se veut également une passerelle vers des compétitions régionales. Les entreprises primées peuvent ainsi accéder aux Prix Qualité de l’UEMOA et de la CEDEAO, ouvrant la voie à une meilleure visibilité sur les marchés africains et internationaux.

La période de dépôt des candidatures est ouverte jusqu’au 27 février 2026. Les frais de participation varient entre 150 000 et 400 000 francs CFA, selon la catégorie de l’entreprise. Les dossiers peuvent être retirés auprès de la HAUQE et de l’ATOPROQ.

Lomé va accueillir le 17 janvier prochain une nouvelle rencontre consacrée à la crise qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette réunion fait suite à la signature, en novembre 2025 à Washington, d’un accord de paix entre le Rwanda et la RDC, sous l’égide du président américain Donald Trump.

À Lomé, les discussions porteront notamment sur la coordination politique, la sécurité régionale, les mécanismes de désescalade, le soutien humanitaire et l’intégration économique. Selon plusieurs médias congolais, ces échanges devraient contribuer à relancer le processus de paix, alors que les tensions demeurent vives entre Kinshasa et Kigali, malgré la récente signature de l’accord.

La rencontre se déroulera sous la conduite de Faure Gnassingbé, président du Conseil du Togo et médiateur désigné de l’Union africaine pour cette crise dans la région des Grands Lacs. Pour Lomé, ce sommet constitue une nouvelle occasion de s’affirmer comme un acteur diplomatique crédible dans la recherche d’une sortie de crise régionale.

Le Togo s’était déjà illustré sur ce dossier en octobre 2025, en coorganisant avec la France à Paris une rencontre similaire consacrée aux réponses à apporter à la crise humanitaire persistante dans la région des Grands Lacs, ainsi qu’aux moyens d’instaurer une paix durable. À cette occasion, Faure Gnassingbé avait plaidé pour une approche africaine intégrée, fondée sur le développement et la refondation des mécanismes d’aide.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

À Paris, le Togo et la France mobilisent le monde pour la paix dans les Grands Lacs

Distinguée lors du Forum Blue Invest à Lomé, l'entreprise portée par Dr Ahama Kplolali et Kokoevi Agbevenou-Dovi (Msc) développe une technologie combinant pisciculture et culture maraîchère. L’ambition des promotrices : déployer une ferme commerciale de 3000 m² dans la capitale togolaise.

Le dérèglement climatique comme point de départ entrepreneurial

En 2020, une sécheresse tardive détruit les cultures de tomates de la famille Ahama dans la commune de NOEPE. Face à cette perte, le Dr Ahama Kplolali, physiologiste et bio-technologiste végétale, est missionnée par son père de trouver une solution agricole indépendante des aléas climatiques.

"Il nous a demandé de nous pencher sur ce problème, de trouver une culture intéressante qui ne serait pas dépendante des saisons et de la pluie", explique la cofondatrice d'Aquaponie du Togo. C’est cette recherche, raconte-on, qui va l’orienter vers les technologies hors-sol, et plus spécifiquement vers l'aquaponie, un système combinant aquaculture et hydroponie.

Un binôme scientifique face à une technologie émergente

IMA1

Ahama Kplolali sollicite alors Kokoevi Agbevenou, sa promotionnaire à la Faculté des Sciences de l'Université de Lomé, devenue experte en biosciences végétales après un master en France avec spécialisation en microbiologie et agrobioscience. "On a adhéré très vite au projet vu l'importance de cette technologie", relate Kokoevi. A l’époque, l'aquaponie était encore une innovation relativement peu documentée, même à l'échelle internationale.

Les deux chercheuses consacrent trois années à l'étude du concept avant sa concrétisation. "On a commencé de zéro en fait, il n'y avait pas beaucoup de choses dessus", souligne Kokoevi. Le principe technique repose sur un écosystème en circuit fermé où les déjections des poissons servent d’engrais naturel pour les végétaux, lesquels filtrent l'eau avant de la restituer aux bassins piscicoles.

Un prototype opérationnel financé sur fonds propres

En novembre 2023, Aquaponie du Togo installe son premier système fonctionnel sur une surface de 40 m² à Adidogomé-Yokoe, quartier de Lomé. Le financement provient de trois sources : les économies personnelles des fondatrices, un appui de l'ONG française KYNAROU, et un soutien de la société Apromafriq Pharma.

Le prototype démontre sa viabilité commerciale selon un modèle de circuit court.

"Les gens viennent acheter directement chez nous", indique Agbevenou. La demande précède même la production disponible, se réjouit-on, tant pour le poisson que pour les légumes cultivés. Cette validation de marché encourage les entrepreneures à envisager un passage à l'échelle industrielle.

Trois services sont offerts : produire et vendre du poisson et des légumes, concevoir et installer des Kits aquaponiques, et former à la technique.

Lire aussi : BlueInvest Africa : Kplolali Ahama primée avec le projet "Aquaponie du Togo"

Une reconnaissance internationale au Forum Blue Invest

IMA2

En Octobre 2025, Aquaponie du Togo présente son projet de ferme commerciale de 3000 m² lors du Forum Blue Invest Forum organisé à Lomé par l'Union européenne (UE). L'initiative togolaise se distingue dans la catégorie aquaculture et remporte le prix du meilleur pitch.

"J'ai été la seule sélectionnée au Togo", précise Ahama Kplolali qui représentait alors l’entreprise pour laquelle l’ensemble de l'initiative et le programme de formation qui précédait la rencontre, "ont ouvert des portes”. “ça nous a donné de la crédibilité. Les gens se sont rendu compte que ce n'était pas de l'amusement, c'était du sérieux, que ça apportait vraiment des solutions.", ajoute la chercheuse et entrepreneure.

Cette reconnaissance attire l'attention d'acteurs institutionnels notamment du ministère de tutelle…

Des obstacles structurels persistants

Malgré ces avancées, le passage du prototype à la ferme commerciale se heurte à plusieurs contraintes. Le financement reste le défi principal. "Nous continuons toujours à nous battre pour trouver des financements, des partenariats et l'accompagnement technique pour mettre en route ce projet de ferme aquaponique commerciale de 3000 m²", résume Ahama Kplolali.

L'accès au foncier urbain est un autre frein. À Lomé, la pression immobilière et le coût des terrains compliquent l'identification d'espaces adaptés à une installation aquaponique d'envergure. Les fondatrices recherchent un site capable d'accueillir leurs infrastructures tout en maintenant la logique de proximité avec les consommateurs urbains.

IMA3

Le contexte réglementaire vient du reste ajouter une couche de complexité. L'aquaponie, technologie hybride entre agriculture et aquaculture, s'insère difficilement dans les cadres normatifs existants. "Il faut que les autorités comprennent cette technologie pour mieux l'encadrer", fait observer Kokoevi.

Enfin, un défi logistique est posé par l’approvisionnement en intrants spécialisés. Certains équipements et matériaux nécessaires à l'aquaponie ne sont pas disponibles localement, ce qui appelle naturellement à des importations qui alourdissent l’investissement initial.

Une stratégie d'expansion régionale

Au-delà du projet loméen, Aquaponie du Togo ambitionne un déploiement plus large. "On envisage non seulement d'aller dans les régions du Togo, mais aussi de s'installer dans la sous-région, on peut commencer par le Bénin ou le Burkina", l’une des co-fondatrices, avec en ligne de mire des territoires confrontés à des défis climatiques similaires.

IMA4

Cette vision s'accompagne d'une dimension éducative. Les entrepreneures prévoient des sessions de sensibilisation dans les écoles togolaises. "Il faut que nos enfants au Togo soient au parfum de cette technologie innovante pour l'agriculture et qui répond vraiment aux défis climatiques auxquels nous faisons face", argumente Kokoevi.

Le modèle économique envisagé combine production commerciale et transfert de technologie. L'objectif est de rendre l'aquaponie accessible aux ménages urbains tout en développant une offre de produits frais et biologiques via les circuits courts.

Appel aux partenaires financiers et institutionnels

« Il ne faudrait pas que ça s'arrête là. On appelle vraiment toutes les structures, les institutions publiques, les ONG, même le gouvernement afin de nous soutenir pour que le projet puisse voir le jour", affirme Ahama Kplolali, alors que les deux cofondatrices formulent un appel direct à l’endroit des institutions publiques, ONG et investisseurs privés.

La dimension symbolique du projet ne leur échappe d’ailleurs pas. "Nous sommes deux femmes entrepreneures dans le secteur vert", rappelle Ahama Kplolali, dans un écosystème entrepreneurial où les initiatives féminines dans l'agritech demeurent minoritaires.

Les besoins financiers, non chiffrés publiquement, concernent l'infrastructure de base : serres, bassins piscicoles, systèmes de filtration, dispositifs de contrôle climatique et installations hydrauliques. L'investissement doit également couvrir le fonds de roulement initial nécessaire au cycle de production avant les premières ventes.

Perspectives et enjeux de développement

Le modèle aquaponique développé par l'entreprise togolaise s'inscrit dans une tendance globale de recherche d'alternatives agricoles face aux contraintes climatiques. En Afrique de l'Ouest, où la variabilité pluviométrique affecte la sécurité alimentaire, ces systèmes présentent un potentiel d'adaptation significatif, selon les promotrices.

L'avantage concurrentiel repose sur plusieurs facteurs : économie d'eau estimée à 90% par rapport à l'agriculture conventionnelle, production toute l'année indépendante des saisons, absence de pesticides chimiques, et optimisation de l'espace dans des contextes urbains denses.

Ceci étant, la réussite commerciale dépendra de la capacité d'Aquaponie du Togo à structurer sa chaîne d'approvisionnement, à standardiser ses processus de production, et à construire une marque reconnue sur le marché togolais. Il faudra également relever le défi de la formation d’un personnel qualifié pour opérer les installations techniques, à côté d’une constellation grandissante d’utilisateurs privés.

"Ce n'est pas un modèle impossible, c'est vraiment possible et nous savons où nous allons", conclut Dr Ahama Kplolali. Les prochains mois détermineront si cette conviction scientifique trouvera les relais financiers et institutionnels nécessaires à sa traduction industrielle dans la capitale togolaise.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, Kanka-Malik Natchaba vient d’être nommé directeur général de la Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT). Celui qui était encore ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans le précédent gouvernement succède au Général de brigade Dimini Allaharé, chef d’État-major général des Forces armées togolaises. 

Pour le haut fonctionnaire, cette nomination marque un retour à la tête d’une institution qu’il a déjà dirigée entre 2016 et 2017. Après son premier passage à la SALT, M. Natchaba avait intégré la présidence de la République en tant que ministre délégué, coordonnateur de la Cellule présidentielle d’exécution et de suivi des projets prioritaires (CPES). Il a ensuite exercé les fonctions de ministre, secrétaire général du gouvernement entre octobre 2020 et septembre 2023, avant de prendre le portefeuille de l’Enseignement supérieur en août 2024 plus récemment.

Celui qui a déjà eu à gérer l’institution aéroportuaire, ainsi que des dossiers prioritaires à la présidence, devrait rapidement retrouver ses marques et poursuivre les ambitions de Lomé de renforcer sa position de hub logistique régional, en s’appuyant sur la plateforme aéroportuaire de la capitale.

Le nouveau directeur devra notamment superviser la modernisation des infrastructures de l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE), un actif aujourd’hui central pour la connectivité de l’Afrique de l’Ouest, notamment via les activités d’Asky et d’Ethiopian Airlines.

R.E.D

Le Togo confrme sa dynamique réformatrice en conservant sa position de top performer dans le classement des pays leaders en matière de climat des affaires en Afrique de l’Ouest et son statut de 3è en Afrique sub-saharienne avec un score global de 61,52 points. C’est ce que dévoile le Business Ready, dans sa récente édition publiée fin décembre 2025. Dans sa toute 1ère édition datée de 2024, le rapport B-Ready qui a remplacé l’autrefois très prisé Doing Business définitivement suspendu à la suite de révélations d’irrégularités, le Togo s’était en effet adjugé la toute 1ère place ouest africaine.

Dans le nouveau classement, le Togo, en Afrique de l’Ouest, devance le Bénin et le Ghana qui sont classés respectivement 2è et 3è avec 60,2 points et 56,8 points tandis qu’en Afrique subsaharienne, il se classe derrière le Rwanda (1er) et l’Ile Maurice (2ème), qui totalisent respectivement 67,9 points et 63,2 points.

Un nouveau cadre d’évaluation du climat des affaires

Le classement B-Ready repose sur une enquête menée auprès de 58 000 entreprises et 5000 experts dans 101 économies. Il couvre dix domaines clés du cycle de vie d’une entreprise, de la création à l’insolvabilité, et s’articule autour de trois piliers : le cadre réglementaire, la qualité des services publics et l’efficacité opérationnelle.
 Pour mieux refléter l’expérience réelle des entreprises, l’approche rénovée combine des indicateurs de droit et de pratique.

1 regional

Par exemple, le Togo affiche un score de 66,26 points sur le pilier du cadre réglementaire, proche de la moyenne des pays évalués. La qualité des services publics ressort à un niveau intermédiaire, tandis que l’efficacité opérationnelle atteint 57,38 points, ce qui indique des marges de progression en matière de délais et de coûts de conformité.

Des performances sectorielles contrastées

Par domaine, le pays d’Afrique de l’Ouest se distingue particulièrement sur l’indicateur entrée des entreprises sur le marché, avec un score de 85,77 points, en cohérence avec les réformes engagées pour simplifier la création d’entreprise. Les résultats sont également solides au niveau de l’indicateur emploi, services financiers et insolvabilité, selon le document. En revanche, le commerce international et la concurrence demeurent en retrait.

Au niveau continental, le Rwanda conserve la première place africaine dans le classement B-Ready 2025, devant le Maroc et Maurice tandis que le Togo pointe à la 4ème place.

Globalement, il est à noter qu’avant la suspension du Doing Business, le Togo figurait parmi les économies africaines les plus réformatrices, avec une progression notable entre 2018 et 2020.

R.E.D

Lire aussi:

Doing Business 2020: 3e pays le plus réformateur au monde, le Togo progresse de 40 places 

Doing Business: le Togo, 2ème meilleur réformateur au monde, sur la période 2006-2020 

Focus sur les réformes du Togo en matière de paiement des impôts et taxes

Au Togo, l’École Normale Supérieure (ENS) d’Atakpamé forme désormais des élèves-professeurs en masters professionnels dans les disciplines de Mathématiques, Sciences Physiques et Technologies, Français et Philosophie. La première promotion a été lancée en début de semaine par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbédji.

En introduisant ce parcours d’études, le ministère de l’enseignement supérieur à travers l’ENA d’Atakpamé, veut impulser une transformation profonde et durable du système éducatif national à travers une offre de qualité de l’enseignement secondaire. En effet, contrairement à un master purement académique, le master professionnel articule théorie et pratique.

De fait, un accent sera mis sur la gestion de classe, l’évaluation des acquis, l'usage pédagogique du numérique, et l'inclusion des élèves aux besoins spécifiques. Les futurs enseignants seront ainsi mieux préparés aux réalités concrètes du métier, réduisant le décalage entre la formation initiale et la pratique sur le terrain, indique-t-on.

Selon le directeur général de l’ENS, Koffi Donyo Agbenoko, l’introduction du master professionnel est une réponse à l’augmentation des effectifs scolaires et à la diversification de l’offre éducative, « qui exigent désormais la formation d’un corps professoral qualifié pour les secteurs public et privé ».

Pour le compte de la première promotion, ce sont 220 élèves-professeurs qui suivront la formation et ce, pendant deux années de formation.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Education : recrutement annoncé de 3851 enseignants, ouverture des candidatures

Au Togo, une taxe à l’exportation est introduite sur les noix de cajou, les graines de soja et les noix de karité. La mesure est inscrite dans la loi de finances 2026 et est en vigueur depuis le 1er janvier dernier.

Selon l’exécutif, la disposition s’explique par la volonté de limiter l’exportation des produits agricoles à l’état brut, d’encourager leur transformation locale et de créer de la valeur ajoutée au niveau national. Selon les nouvelles dispositions, les tarifs pour les trois produits agricoles stratégiques sont compris entre 1 F et 100 FCFA par kilogramme, conformément aux modalités définies par voie réglementaire.

En introduisant cette taxe, l’exécutif vise à favoriser la transformation locale en incitant les acteurs économiques à investir dans des unités de transformation. Déjà en octobre 2018, via un décret, l'exécutif avait annoncé l’instauration de cette taxe sur les noix de cajou à l’export, dénommée Prélèvement sur les noix de cajou (PNC), avec pour objectif de soutenir l’industrialisation de la filière.

Pour la filière karité, cette mesure rejoint une démarche déjà engagée en mars 2025 avec la suspension temporaire des exportations de noix et d’amandes de karité afin d’approvisionner les unités locales de transformation, qui souffrent souvent d’un manque de matière première. 

Il convient de noter que l’instauration de cette taxe s’aligne également sur les objectifs du gouvernement togolais de diversifier les ressources fiscales de l’État, tout en soutenant le développement des chaînes de valeur locales dans l’agriculture. Une stratégie pour créer des emplois, augmenter les recettes et renforcer les retombées économiques des productions agricoles, indique-t-on.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Togo : quelques innovations fiscales de la Loi de finances 2026

Au Togo, le Conseil régional des Savanes table sur un budget d’investissement estimé à 575,4 millions FCFA pour l’année 2026. Le projet figurait à l’ordre du jour de la première session ordinaire du Conseil pour l’exercice 2026, ouverte le 6 janvier à Dapaong. L’idée était de définir les priorités de développement régional et de renforcer l’impact des interventions publiques sur le terrain.

Dans le détail, la part du budget réservée à l’investissement s’élève précisément à 575 438 944 FCFA. Elle est orientée vers des projets jugés structurants pour les populations locales. Parmi les principales lignes d’investissement figurent l’acquisition d’un grader destiné au désenclavement de certaines localités, l’organisation d’une foire agricole et artisanale, ainsi que la réalisation de seize forages équipés de pompes à motricité humaine.

La construction et la réhabilitation de barrages et de retenues d’eau sont également prévues, dans une région confrontée à des contraintes hydriques récurrentes.

Les conseillers régionaux planchent en outre sur des actions visant à promouvoir la culture de l’excellence dans les établissements scolaires et à renforcer les capacités techniques des maternités au sein des centres de santé. L’objectif à terme est d’améliorer l’accès aux services sociaux de base tout en soutenant les activités économiques locales, notamment agricoles.

R.E.D

Le Conseil national du patronat (CNP-Togo) et l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) ont conclu le mercredi 7 janvier 2026, un accord de partenariat. Objectif : s’unir pour faire face aux catastrophes naturelles et situations d’urgence dans le secteur professionnel.

L’accord prévoit des actions de renforcement de la prévention, de gestion et de réduction des risques de sinistres dans le secteur professionnel. Dans cette dynamique, une commission mixte sera mise en place pour suivre les mécanismes qui seront développés pour l’assistance aux populations et aux entreprises en cas de sinistre.

« Nous organiserons prochainement des visites d’entreprises avec le CNP, afin de proposer des actions concrètes et efficaces pour renforcer la prévention des risques », a informé le directeur général de l’ANPC, Yoma Baka.

Cette collaboration, selon le président du CNP, Laurant Coami Tamegnon, permettra de créer un environnement professionnel plus sûr et résilient.

Déjà, dans le cadre de cette convention, les deux entités ont annoncé l’élaboration d’un plan d’actions structuré et la réalisation d’études et de cartographies des risques au sein des entreprises. Elles ont prévu également une évaluation des dispositifs de sécurité sur les sites de production industrielle, ainsi que la participation du secteur privé aux exercices de planification et de simulation.

Lire aussi:

Togo : avec plus d’un demi-milliard FCFA, WACA renforce l’ANPC et l’ANAMET en équipements d’alerte précoce

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.