Togo First

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Au Togo, vingt jeunes entrepreneurs issus de divers secteurs d’activités et installés dans la région des Savanes vont bénéficier d’un appui financier compris entre 50 000 et 1 million FCFA. Ces soutiens s’inscrivent dans le cadre de la troisième édition du forum régional « Carrefour Jeunes » des Savanes, organisé par le Conseil des jeunes entrepreneurs du Togo (CJET) les jeudi 16 et vendredi 17 octobre derniers à Dapaong.

Les bénéficiaires ont été sélectionnés à l’issue des travaux du forum pour renforcer leurs capacités de structuration ou consolider leurs activités. En plus de ce financement, les dix meilleurs d’entre eux prendront part à un voyage immersif à Lomé, où ils pourront rencontrer des partenaires, visiter des infrastructures économiques et nouer des collaborations stratégiques destinées à accélérer leur développement.

Selon la présidente du CJET, Mélissa Sama, cette initiative devrait contribuer à stimuler la dynamique entrepreneuriale dans la région des Savanes, confrontée à des défis sécuritaires et économiques. « Ce que nous visons, c’est de faire émerger des leaders capables de transformer durablement l’économie locale », a-t-elle expliqué.

Au-delà de l’appui financier, le CJET prévoit, avec le soutien de ses partenaires, de mettre en place des dispositifs d’accompagnement technique et de financement adaptés aux besoins des entrepreneurs régionaux. L’ambition est de favoriser une croissance économique inclusive et résiliente dans les Savanes.

En rappel, le CJET est une organisation nationale qui accompagne les jeunes entreprises et coopératives de moins de dix ans d’existence. Il facilite les relations avec les fournisseurs, les institutions financières et les autorités publiques, tout en appuyant la gestion des obligations légales et administratives. Son action repose sur la formation, la mise en réseau, la connexion avec les partenaires et le plaidoyer en faveur d’un environnement économique plus propice à l’initiative privée.

Esaïe Edoh

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Parmi les lauréats de la troisième édition du Forum BlueInvest Africa 2025 tenue à Lomé, figure la Togolaise Kplolali Ahama, fondatrice d’Aquaponie du Togo, récompensée pour son projet innovant de production durable intégrant l’élevage de poissons et la culture maraîchère.

Co-fondé avec Kokoevi Agbevenou, Aquaponie du Togo repose sur un système aquaponique qui valorise les déchets issus de l’élevage de tilapias et de poissons-chats pour fertiliser des légumes tels que les tomates, concombres et aromates. Installé sur un espace pilote de 40 m² à Lomé, le projet se distingue par sa modularité, pouvant être adapté à des parcelles d’un mètre carré seulement, ce qui rend la production accessible aux ménages urbains et aux écoles.

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« Je tiens à remercier toute l’équipe de BlueInvest Africa et l’Union européenne pour cette opportunité qu’ils nous ont offerte de mettre en lumière notre société et son projet innovant, Aquaponie du Togo », a confié à Togo First la directrice générale de la startup.

Pour ses prochaines étapes, les deux entrepreneures ambitionnent d’implanter la première ferme aquaponique de 3000 m² à Lomé.

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La directrice générale des Affaires maritimes et pêche de la Commission européenne (la DG MARE), Charlina Vitcheva, a salué « un projet à fort impact environnemental et social », illustrant selon elle, la vocation de BlueInvest Africa : connecter entrepreneurs et investisseurs autour de projets durables et inclusifs.

Pour Mme Vitcheva, cette innovation « démontre le potentiel de l’économie bleue africaine à créer des emplois, à améliorer la sécurité alimentaire et à promouvoir l’entrepreneuriat féminin ».

Primée dans la catégorie “Promotion de l’aquaculture”, Aquaponie du Togo, comme les quatre autres lauréats, bénéficiera d’un accompagnement de suivi jusqu’à la prochaine édition du forum, prévue en 2026 en Afrique du Sud.

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Après les Seychelles (2022) et le Kenya (2023), le choix du Togo pour cette troisième édition marque une première en Afrique de l’Ouest. « Le succès de Lomé montre que l’économie bleue n’est plus une idée abstraite, mais une réalité économique porteuse d’emplois, d’innovation et d’investissement », a souligné Mme Vitcheva.

Le forum de deux jours a rassemblé plus de 200 participants venus de 30 pays, dont 24 startups africaines ayant présenté leurs projets devant des investisseurs, institutions financières et bailleurs européens.

 Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, un guide national d’élaboration du Plan de développement régional (PDR) sera bientôt mis à la disposition des conseils régionaux. Le document, finalisé à l’issue d’un atelier organisé en milieu de semaine à Kpalimé, servira de référence pour les autorités locales dans la conception de leurs plans de développement.

Concrètement, ce guide permettra à chaque région de disposer d’un outil de planification adapté à ses spécificités, tout en intégrant les exigences du développement durable, les Objectifs de développement durable (ODD) et les priorités du Pacte de l’avenir. Il prend également en compte des thématiques transversales telles que la lutte contre les changements climatiques, la promotion de l’égalité de genre et le renforcement de la cohésion sociale.

Structuré en trois parties, le guide présente d’abord le cadre national de la planification locale, retrace son évolution depuis les années 1960 et définit les liens entre planification régionale et nationale. Il détaille ensuite les étapes clés de l’élaboration d’un PDR, de la phase préparatoire au diagnostic territorial, en passant par la définition d’une vision, la priorisation des projets et les modalités de mise en œuvre. Enfin, il précise les mécanismes de suivi, d’évaluation et de révision du plan.

« Le Togo a désormais des régions opérationnelles avec des élus. Il est donc essentiel de leur fournir un instrument qui oriente leurs priorités et leur planification territoriale », souligne le ministère délégué chargé du Développement local.

Avec ce document, les cinq conseils régionaux du pays disposent désormais d’un cadre méthodologique pour engager le processus d’élaboration de leurs Plans de développement régional, une étape importante dans la consolidation de la décentralisation et du développement équilibré des territoires.

Esaïe Edoh

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Le ministre togolais des Finances et du Budget, Georges Barcola, présent aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Washington, a eu plusieurs rencontres avec les responsables de ces institutions financières. Les discussions ont principalement porté sur les réformes économiques engagées par le Togo et sur les appuis nécessaires à leur mise en œuvre.

Le pays bénéficie, depuis mars 2024, d’un programme de 42 mois approuvé par le FMI dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC), d’un montant total de 293,6 millions de DTS, soit environ 400 millions de dollars. Ce programme vise à soutenir la mise en œuvre de réformes structurelles et de politiques macroéconomiques robustes destinées à assurer la stabilité budgétaire, à favoriser une croissance inclusive et à renforcer la résilience de l’économie togolaise. Les avancées enregistrées dans ces domaines figuraient au cœur des échanges entre le ministre et les partenaires techniques et financiers.

Lors de ces entretiens avec les responsables des institutions de Bretton Woods, Georges Barcola a présenté les principales orientations de la stratégie économique du Togo, axée sur la maîtrise de la dette publique, le renforcement de la mobilisation des recettes intérieures, l’amélioration de la qualité des dépenses publiques et la promotion d’un environnement propice au développement du secteur privé.

À ce jour, le Togo a bénéficié de décaissements cumulés d’environ 129 millions de dollars dans le cadre du programme FEC. Le pays espère de nouveaux décaissements à la suite de la mission du FMI qui s’est achevée début octobre à Lomé. 

Dans cette perspective, le ministre a réaffirmé, au cours des Assemblées annuelles, la volonté du gouvernement togolais de poursuivre une gouvernance économique rigoureuse, en cohérence avec les objectifs de la Feuille de route gouvernementale 2025 et les réformes déjà engagées.

Esaïe Edoh

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À peine une semaine après sa nomination à la tête du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, le Professeur Komla Dodzi Kokoroko engage un premier chantier dans son nouveau département : l’actualisation de la base de données forestières du Togo.

Par un communiqué daté du jeudi 16 octobre, le ministre a invité tous les détenteurs de permis de coupe, d’autorisations d’importation ou de transport de produits forestiers à déposer, sous huit jours ouvrés, des copies certifiées de leurs documents auprès des directions régionales et préfectorales de l’environnement.

L’objectif affiché est de fiabiliser les statistiques forestières nationales et de renforcer la transparence dans la gestion des ressources naturelles, alors que l’exploitation du bois représente à la fois une ressource économique et une pression écologique pour le pays. Depuis 2020, l'Etat togolais s'est donné pour ambition d’étendre le couvert forestier national, avec à l’horizon la plantation d’un milliard d’arbres d’ici à 2030.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le processus de renouvellement des exécutifs municipaux se poursuit, dans le sillage des élections locales organisées il y a quelques mois. Plusieurs communes ont élu cette semaine leurs nouveaux maires, ouvrant formellement la deuxième mandature des élus locaux, six ans après la première vague de 2019.

À Atakpamé, dans la région des Plateaux, Dr Komlan Mensah Kassamada a été élu maire de la commune d’Ogou 1, à la suite de Yawa Kouigan, récemment nommée ministre de la Communication. Le nouveau maire, candidat du parti UNIR, a obtenu 13 voix sur 14.

Dans le Grand Lomé. Abdul-Fahd Fofana a été élu maire dans la commune Agoè-Nyivé 4. Ce dernier, déjà ministre délégué dans le nouveau gouvernement, cumule pour l’heure ces fonctions. 

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À Agoè-Nyivé 1, Akossiwa Aguzé prend la tête de la commune, tandis qu’à Golfe 2, Éric Kpadé, ancien préfet et député, a été élu avec 15 voix contre 3.

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À Golfe 3, l’une des plus importantes municipalités du Grand Lomé, Essohanim Gnassingbé, précédemment 2ᵉ adjoint au maire, accède désormais à la tête de la commune. Il a été élu à l’unanimité (18 voix sur 18) avec des conseillers municipaux qui lui ont accordé leur confiance pour poursuivre les chantiers urbains et renforcer la gouvernance de proximité.

Toujours dans la capitale, Kossi Aboka a été reconduit à Golfe 5, tandis que Me Kokou Amenyenou prend les rênes de Golfe 6.

En région, Yawa Djigbodi Tségan, ex-présidente de l’Assemblée nationale, a été élue maire de Kpélé 2, et consolide au passage l’ancrage du parti majoritaire UNIR, dans cette localité.

Pour rappel, le Togo compte 117 communes.

R.E.D

vendredi, 17 octobre 2025 05:43

Kossi TENOU

Kossi Tenou est un haut fonctionnaire togolais dont le parcours gravite autour des secteurs économiques et financiers. Avant son entrée au gouvernement, il a occupé le poste de Directeur national de la BCEAO pour le Togo, une position stratégique au sein de l’institution monétaire ouest-africaine et plus tard celui de conseiller du gouverneur de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO).

Kossi Tenou cumule plus de deux décennies d’expérience dans la gestion monétaire et financière au sein de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest. Au fil de sa carrière, il a contribué à la mise en œuvre des politiques économiques et à la promotion de la stabilité financière au sein de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).

Le 8 octobre 2025, il est nommé ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité, dans le premier gouvernement de la 5ème République. Il œuvre désormais à la dynamisation du commerce intérieur et extérieur, ainsi qu’au renforcement du contrôle de la qualité des produits.

vendredi, 17 octobre 2025 05:42

Yackoley Kokou JOHNSON

Yackoley Kokou Johnson, né le 19 mai 1965 à Tsévié, est un diplomate et universitaire togolais. Titulaire d’un Doctorat en Droit public de l’Université d’Auvergne-Clermont I en France et d’une Maîtrise en Relations internationales de l’Université de Lomé, il a été maître de conférences en droit public et en sciences politiques de 1999 à 2011 à l’Université de Kara et à la Faculté de droit de l’Université de Lomé.

M. Johnson a également été conseiller juridique au ministère des Affaires sociales, de la Promotion de la femme et de la Protection de l’enfance. De 2008 à 2011, il a occupé le poste de secrétaire général du ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale.

Il entre en diplomatie en 2012 comme ministre conseiller à la Mission permanente du Togo auprès des Nations unies à New York, chargé des questions ouest-africaines et de la criminalité transfrontalière. De 2014 à 2016, il a été ambassadeur du Togo au Royaume-Uni avant d’être nommé représentant permanent du Togo auprès de l’Office des Nations unies à Genève en août 2016.

Depuis le 8 octobre 2025, il est ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Togolais de l’extérieur, chargé de la Coopération et des Togolais de l’extérieur, dans le premier gouvernement de la 5ème République.

vendredi, 17 octobre 2025 05:39

Séna ALIPUI

Séna Alipui, la quarantaine, est un homme politique togolais, vice-président de l’Union des forces de changement (UFC). Après un Baccalauréat en économie obtenu au Lycée français de Lomé, il poursuit ses études universitaires au Canada, où il obtient une Licence en Economie et Management, puis se spécialise en Comptabilité à l’Institut de Finance et de Management.

Sur le plan professionnel, il a travaillé dans le secteur privé, notamment chez Shell Canada, IBM Canada, Weir Pétrole & Gaz et Wolseley PLC, où il a occupé des postes de responsabilité.

Militant de longue date de l’Union des forces de changement (UFC), il a dirigé l’antenne canadienne du parti avant de rejoindre le bureau national. Ancien député à l’Assemblée nationale, Séna Alipui était sénateur avant sa nomination, le 8 octobre 2025, au poste de ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, chargé de l’Eau et de l’Assainissement.

vendredi, 17 octobre 2025 05:30

Abdul-Fahd FOFANA

Ministre délégué auprès du Ministre du Développement à la Base, de l’Économie sociale et solidaire, chargé de la Jeunesse et des Sports

Âgé de 34 ans, Abdul-Fahd Fofana, économiste de formation et docteur en économie internationale, a travaillé au Tony Blair Institute for Global Change et au Centre de développement de l’OCDE avant de rejoindre le gouvernement. Il est également le fondateur de Youth for Youth (Y4Y), une organisation dédiée à la formation et à l’autonomisation des jeunes à travers l’Afrique de l’Ouest.

Avant son entrée au gouvernement en août 2024, il a occupé plusieurs postes de responsabilité dans le secteur économique et académique, notamment celui d’enseignant-chercheur dans des universités au Togo et celui de consultant sur des projets de développement.

Parallèlement à ses fonctions de ministre, Abdul-Fahd Fofana est également Maire de la commune Agoè-nyivé 4 dans la région maritime.

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