Au Togo, les sénateurs ont adopté, le mardi 23 décembre 2025 à Lomé, le projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Le budget voté s’équilibre en ressources et en dépenses à 2751,5 milliards FCFA, un montant identique à celui précédemment adopté par l’Assemblée nationale.
Par rapport au projet initial présenté par l’exécutif, qui tablait sur 2740,5 milliards FCFA, la loi de finances enregistre une hausse de près de 11 milliards FCFA. Comparé au collectif budgétaire de 2025, évalué à 2436 milliards FCFA, le budget 2026 affiche une progression de 12,93 %.
Selon le Sénat, cette augmentation traduit la volonté des pouvoirs publics de soutenir la croissance économique et la stabilité macroéconomique, de placer l’être humain au cœur des priorités nationales et de consolider les acquis sociaux en faveur d’un développement plus inclusif et durable.

C’est la première fois dans l’histoire institutionnelle du pays qu’un budget est examiné et adopté par deux chambres du Parlement. À ce titre, le président du Sénat, Barry Moussa Barqué, a estimé que l’adoption de la loi de finances 2026 marquait « une étape décisive dans l’évolution institutionnelle du Togo », en ce qu’elle permet d’inscrire les priorités de la Ve République dans un cadre budgétaire consolidé.
De son côté, le ministre des Finances et du Budget, Georges Essowè Barcola, a indiqué que ce vote donnait au gouvernement les moyens de mettre en œuvre efficacement sa politique publique. Il a également souligné que la loi de finances constituait « un instrument déterminant du pacte démocratique », destiné à favoriser la construction d’une économie plus solide, plus résiliente et plus inclusive, à travers la réalisation de projets et de programmes structurants.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : l’Assemblée nationale valide un budget réajusté à 2436 milliards FCFA
Au Togo, les députés ont adopté, à la majorité, la loi de finances rectificative pour l’exercice 2025, à l’issue de la quatrième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année.
Le texte, examiné par l’Assemblée nationale du Togo, porte le budget de l’État à 2436 milliards FCFA, contre 2396,6 milliards FCFA dans la loi de finances initiale, soit une hausse de 39,4 milliards FCFA, correspondant à une progression de 1,6 %.
Selon le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, présent devant le Parlement pour défendre le projet, ce collectif budgétaire constitue un instrument d’ajustement aux réalités économiques, visant à préserver l’équilibre budgétaire tout en renforçant les priorités sociales.
Dans le détail, les dépenses sociales absorbent désormais plus de la moitié des crédits budgétaires, traduisant « la volonté du gouvernement d’investir davantage dans le capital humain et d’améliorer les conditions de vie des populations ».
Les ressources supplémentaires permettront notamment de poursuivre le soutien à l’accès à l’électricité, la mise en œuvre de l’assurance maladie universelle et l’amélioration de la qualité du système éducatif. Le texte prévoit également le maintien des investissements productifs, en particulier ceux favorisant la création d’emplois, avec un accent sur les jeunes et les femmes.
Pour rappel, le collectif budgétaire initialement présenté par le gouvernement visait à faire face à un gap budgétaire évalué à 145 milliards FCFA, dans un contexte marqué par des recettes budgétaires revues à la baisse, d’environ 1 %, et des dépenses en hausse, atteignant 1 717,1 milliards FCFA, soit une progression de 2,3 %.
R.E.D.
A fin septembre 2025, l’Office togolais des recettes (OTR) a mobilisé 830,52 milliards FCFA, selon la Direction générale des finances et du budget du Rapport d’exécution budgétaire à l’issue du troisième trimestre de l’année. Ce niveau de recouvrement représente 68,73 % de l’objectif annuel fixé à 1208,4 milliards FCFA pour l’administration fiscale.
La mobilisation enregistrée traduit une progression de 5,6 % en glissement annuel, comparée aux 786,32 milliards FCFA collectés sur la même période en 2024. Cette performance est principalement portée par la hausse des impôts et taxes, notamment l’Impôt sur les sociétés (IS), en augmentation de 9,75 % pour s’établir à 127,24 milliards FCFA, ainsi que les droits de douane, en progression de 6,46 % à 141,3 milliards FCFA.
L’amélioration des recettes s’explique également par l’instauration de la Taxe sur les entreprises de télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (TETTIC), qui a permis de mobiliser plus de 5 milliards FCFA au cours des neuf premiers mois de l’année.
Pour atteindre ces résultats, l’OTR a mis l’accent sur la fiscalisation des particuliers, l’élargissement de l’assiette fiscale aux plateformes numériques, le renforcement de la lutte contre la fraude douanière et la contrebande, ainsi que la mise en œuvre de la nouvelle gouvernance issue de la loi modificative adoptée en 2025.
Par ailleurs, l’administration fiscale devrait se doter d’un plan stratégique couvrant la période 2026-2030, afin de renforcer son efficacité et sa performance en matière de mobilisation des ressources publiques.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Au Togo, la commune des Lacs 1 a adopté en fin de semaine dernière à Aného, son budget primitif pour l'exercice 2026.
Équilibré en recettes et en dépenses, ce budget global qui sera soumis en dernier ressort à l’approbation du ministre de l’Administration territoriale, s'établit à 744,8 millions FCFA, en progression notable de 25,6 % par rapport à l'année précédente.
Cette tendance haussière s’appuie sur l’identification de nouveaux gisements fiscaux et une optimisation du recouvrement constatée au troisième trimestre 2025, indique-t-on. Sur le plan comptable, le fonctionnement absorbera 398,8 millions FCFA (53,5 % de l'enveloppe), tandis que l'investissement capte 346,1 millions FCFA, soit 46,4 % des ressources.
La stratégie budgétaire de l'exécutif municipal, dirigé par Me Alexis Coffi Aquereburu, privilégie le renforcement des infrastructures de proximité. Parmi les priorités figurent notamment l'extension du réseau d'eau, l'installation de dispositifs d'éclairage public dans cinq localités, l'aménagement de terrains agricoles et la finalisation d'un commissariat.
Outre le volet technique, le conseil a validé plusieurs réformes structurelles, comme la création d’un bureau dédié à la diaspora et une nouvelle réglementation sur la gestion des déchets plastiques.
Avec une population d'à peu près 53 000 habitants, la commune est située dans la préfecture des Lacs, au sud-est du Togo. Elle englobe la ville historique d’Aného, sur un territoire d’environ 54 km², ce qui en fait l’une des communes les plus densément peuplées de la région Maritime. Entre 2020 et 2024, la commune a mobilisé un budget cumulé de plus de 5,4 milliards FCFA, investi principalement dans les infrastructures, l’éducation, la santé et l’assainissement.
Ayi Renaud Dossavi
La Banque ouest africaine de développement (BOAD) a clôturé l’année 2025 avec un volume cumulé de financements atteignant 9916,6 milliards FCFA, depuis le démarrage de ses activités opérationnelles en 1976. Ce niveau d’engagement a été confirmé à l’issue de la 149e session ordinaire de son Conseil d’administration, tenue à son siège à Lomé, au Togo, le 18 décembre 2025.
Au cours de cette session, les administrateurs ont approuvé six nouvelles opérations pour un montant global de 75 milliards FCFA au titre de l’année 2026.
Ces annonces portent sur un portefeuille diversifié qui combine infrastructures, industrie, agriculture, énergie, formation professionnelle et financement des PME. Les projets validés incluent notamment un complexe agro-industriel de transformation de noix de cajou en Guinée-Bissau, des travaux routiers structurants au Burkina Faso, une unité d’assemblage de matériels électroniques au Bénin, ainsi que des infrastructures de formation agricole au Sénégal.
À cela s’ajoutent des opérations de garantie dans le secteur énergétique en Côte d’Ivoire et une prise de participation complémentaire dans le Fonds Cauris IV, dédié au financement des PME et PMI de la zone UEMOA.
Au Togo spécifiquement, l’institution de financement sous-régionale a approuvé la réaffectation des ressources du Programme d’urgence de renforcement de la résilience dans la région des Savanes (PURS), sans plus de détails disponibles pour l’heure. L’institution avait notamment donné en 2023 son accord pour un financement de 30 milliards FCFA en faveur de cette initiative sociale dans le nord du pays.
Ce financement était destiné à désenclaver les localités de la région à travers l’aménagement de pistes rurales et la réalisation d’infrastructures de base, comme l’accès à l’électricité, à l’eau potable et aux équipements de transformation agricole.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : la BOAD approuve 30 milliards FCFA pour le Programme d’Urgence de la Région des Savanes
Près de 30 milliards FCFA ont été mobilisés par l’État togolais en dix ans pour financer les indemnisations et réparations liées au processus de justice transitionnelle. Selon les données présentées à Lomé la semaine dernière, le fonds spécial d’indemnisation géré par le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a en effet mobilisé quelque 29,6 milliards FCFA, sur huit étapes, dont 24,8 milliards consacrés directement aux indemnisations.
Dans le détail, 23,6 milliards FCFA ont été versés sous forme d’indemnisations financières, auxquels s’ajoutent 832 millions FCFA pour les réparations communautaires, 203 millions FCFA pour les réparations mémorielles et 144 millions FCFA pour les bourses d’études accordées aux orphelins. Les dépenses de fonctionnement représentent pour leur part 4,8 milliards FCFA sur la période.

Au total, 33 331 victimes des violences sociopolitiques survenues entre 1958 et 2015 ont été indemnisées depuis le démarrage effectif du programme en 2017.
Pour la seule 8e étape, qui concerne les années 2024 et 2025, près de trois mille victimes (2 838 victimes) ont été indemnisées. Ceci, à travers quatorze sessions organisées à Guérin-Kouka, Lomé et Sotouboua.
En parallèle, 209 enfants orphelins ont été enrôlés comme boursiers, dont 183 en 2024 et 26 en 2025.
Issu des recommandations de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), le programme de réparations ne se limite plus aux indemnisations individuelles. Le HCRRUN mène également des actions de restitution de biens, de prise en charge psycho-médicale et de réparations collectives et mémorielles.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, opérateurs économiques et administration fiscale ont échangé en fin de semaine dernière à Lomé. Objectif : jeter les bases d’un partenariat constructif, fondé sur le dialogue.
L’initiative, portée par le ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola, a enregistré la participation de la commissaire générale de l’Office togolais des recettes (OTR), Yawa Tségan, des présidents du Conseil national du Patronat (CNP)et de l’Association des grandes entreprises (AGET), respectivement Laurent Tamégnon et Jonas Daou.
Les échanges ont porté notamment sur la législation fiscale en vigueur, les procédures de redressement, la pression fiscale ainsi que les nouvelles dispositions adoptées pour accroître l’efficacité de l’administration fiscale et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Selon le ministère des finances, l’objectif est de permettre aux deux parties de mieux se comprendre sur un certain nombre de dispositions.
« L’objectif principal, c’est de pouvoir échanger avec le secteur privé. Échanger pour ne serait-ce qu’essayer de lever les malentendus et avancer. Trouver le moyen d’établir un partenariat entre le secteur privé et l’administration fiscale », a indiqué Georges Barcola.
Cette rencontre est l’une des recommandations formulées dans la 5è édition du Livre blanc de l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET), qui souligne une incompréhension persistante autour de l’interprétation des textes fiscaux, ainsi que l’élaboration de certaines réformes sans concertation préalable avec les acteurs économiques. La démarche engagée se veut ainsi un premier pas vers l’instauration d’un dialogue permanent entre l’administration fiscale et le secteur privé.
Reconnaissant l’existence de points de désaccord entre les deux parties depuis plusieurs années, le ministre des Finances et du Budget a exprimé le souhait d’ouvrir, à partir de 2026, une nouvelle ère de coopération. Il a rappelé que le secteur privé constituait un moteur essentiel de la croissance économique et contribuait de manière significative à la création de richesses nationales.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : le gouvernement et le secteur privé dressent le bilan des réformes de 2025
Au Togo, le projet de construction d’une cité ministérielle a franchi une étape décisive, ouvrant prochainement la voie à la phase opérationnelle. Un accord a été signé le mercredi 17 décembre 2025 dans la capitale togolaise entre le gouvernement togolais et le Groupe PFO (Pierre Fakhoury Operator).
“La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui marque une étape importante dans la réalisation du projet du parc immobilier administratif de Lomé, dénommé Cité ministérielle, et destiné à accompagner la modernisation de l’administration publique face à l’urbanisation croissante de notre capitale.”, a déclaré Georges Essowè Barcola, ministre togolais des Finances et du Budget, lors la cérémonie de signature des documents actant l’accord.
À rebours des procédures classiques d’attribution de marchés publics, le mécanisme adopté, mutuellement bénéfique pour les parties (L’Etat togolais, le groupe libano-ivoirien PFO et sa filiale Société de construction de la cité ministérielle (SOCOCIM), relève d’un Partenariat Public Privé (PPP) dénommé le bail à construction. « Le projet sera réalisé dans le cadre d’un bail à construction, un montage juridique par lequel l’État met à disposition le foncier tandis que le partenaire privé finance, construit et exploite les infrastructures avant leur rétrocession à la puissance publique à l’échéance du contrat. », confie une source.
Concrètement, l’Etat, suivant ce montage, met à disposition le terrain nu (espace mis à disposition à Bè-Klévé, dans la commune de Golfe 3), qui devra accueillir le parc immobilier administratif, mais en reste propriétaire. Néanmoins, il accorde au groupe PFO, le droit de l’utiliser aux fins convenues et sans perturbations, sur toute la durée du bail, qu’il s’engage à respecter.
Si en théorie, ce type d’accord peut être stipulé sur une période de 18 à 99 ans, il est pratique de ficeler sa durée sur 25 à 40 ans, ou 30 à 50 ans, apprend-on. Rien n’a néanmoins filtré précisément sur la durée du bail, convenue entre l’Etat togolais et le groupe PFO.
Partie à cet accord, le groupe PFO, avec sa filiale Société de construction de la cité ministérielle (SOCOCIM), finance le projet ou à tout le moins, mobilise le financement nécessaire pour la réalisation du projet, auprès notamment d’acteurs bancaires : la Société Générale, Ecobank, Banque Atlantique, Coris, NSIA et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), qui a déjà annoncé l’approbation d’une enveloppe de 20 milliards FCFA.
Avec le financement mobilisé, PFO-SOCOCIM procédera à l’implantation d’un pôle exécutif conçu comme un ensemble administratif intégré à Lomé. Le complexe comprendra 18 bâtiments regroupés au sein d’une enceinte unifiée.
L’architecture repose sur une alternance équilibrée entre huit tours de hauteur variable et dix bâtiments bas. Les tours, de conception carrée et dotées d’un revêtement de façade homogène, sont déclinées par paire selon leur hauteur, le traitement des ouvertures et le couronnement architectural. La future cité ministérielle sera développée sur une superficie d’environ 90 000 m² de bureaux, mise à disposition par l’Etat. Le site sera complété par plus de 900 places de stationnement. À terme, l’infrastructure est appelée à accueillir plusieurs départements ministériels ainsi que plus de 4500 ants publics.

Les ouvrages ainsi conçus, devront être réalisés dans le respect du délai (36 mois) et selon les normes sur lesquelles les 2 parties se sont accordées, à partir de la pose de la première pierre, qui sera de toute évidence, une autre étape décisive. PFO–SOCOCIM devrait dans la même veine, assumer les risques techniques et financiers liés au projet.
Le bail à construction règle également un volet important, indissociable de l’accord : l’exploitation des ouvrages, une fois réalisés, conformément à leur destination contractuelle. PFO-SOCOCIM assurera l’exploitation de l’infrastructure sur la durée du bail, à charge pour lui d’en réaliser le transfert à l’Etat, en bon état, à la fin du bail.
Et, si en l’absence des stipulations exactes du contrat conclu par les deux parties, le groupe PFO-SOCOCIM est libre de choisir l’exploitation qu’il compte faire de l’ouvrage réalisé, la présomption que l’Etat soit le locataire de la cité ministérielle et de ses accessoires sur la durée considérée du bail, reste extrêmement forte.

Ce montage, au-delà de tout ce qu’il impose au groupe PFO-SOCOCIM en termes d’obligations, devrait être bénéfique pour ce dernier, aussi. Le témoignage le plus éloquent de cette assertion émane de la déclaration de Clyde Fakhoury, administrateur de la société, à l’issue de la cérémonie de signature présidée par le ministre des Finances et du Budget, Georges Essowè Barcola : « Ce projet symbolise la capacité de l’État togolais, de ses partenaires financiers et du secteur privé à concevoir, structurer et concrétiser ensemble des projets d’envergure, utiles et durables », a-t-il indiqué. Par ailleurs, le projet devrait créer plus de 1000 emplois directs et indirects.
Les avantages du recours au bail à construction pour l’Etat togolais
Le recours au bail à construction devrait permettre à l’État de réaliser des infrastructures stratégiques sans mobiliser immédiatement de ressources budgétaires, tout en conservant la propriété du foncier et en récupérant les ouvrages à l’issue du contrat.
Sur le terrain budgétaire, ce mécanisme allège les efforts de l’Etat, dans un contexte de tensions sur les finances publiques, car à l’opposé des procédures classiques de la commande publique, l’Etat ici n’avance pas le coût de la construction ni d’avance de démarrage. L’investissement est supporté par PFO-SOCOCIM tandis que la dépense publique est étalée dans le temps (loyers ou paiements contractuels).
Il permettra du reste, d’accélérer la réalisation des infrastructures; le privé ayant intérêt à livrer rapidement l’ouvrage pour en commencer l’exploitation. Il en résultera en général, une contraction des délais liés aux procédures budgétaires classiques et donc, une meilleure maîtrise du calendrier d’exécution.
S.A et Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : une cité ministérielle moderne de 18 immeubles dont 8 tours, bientôt à Lomé
La commune du Golfe 4, dans le Grand Lomé, a adopté le jeudi 18 décembre 2025 son budget primitif pour l’exercice 2026, arrêté à 3,6 milliards FCFA. Ce budget prévisionnel est en baisse d’environ 22 % par rapport aux 4,6 milliards FCFA prévus en 2025.
Selon les estimations des autorités communales dirigées par Jean-Pierre Fabre, près de 79 % du budget, soit environ 2,8 milliards FCFA, seront consacrés aux dépenses de fonctionnement, notamment pour assurer la continuité des services publics et le bon fonctionnement de l’administration communale. Les 21 % restants, correspondant à environ 765 millions FCFA, seront alloués à l’investissement, en particulier au financement des projets de développement et des infrastructures locales.
Si les raisons de cette contraction budgétaire n’ont pas été précisées, le maire Jean-Pierre Fabre a indiqué que « ce budget constitue un outil de développement qui permettra de consolider les acquis et d’initier de nouveaux chantiers au bénéfice des concitoyens ».
Adopté par le conseil municipal, le budget sera soumis à l’approbation du ministère en charge de l’Administration territoriale, conformément aux dispositions en vigueur en matière de décentralisation au Togo.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : un budget prévisionnel de 4,6 milliards FCFA pour le Golfe 4 en 2025
Au Togo, les projets PRIMA et ProMIFA, soutenus par le Fonds international de développement agricole (FIDA), entrent dans une phase opérationnelle centrée sur le renforcement de la gouvernance locale et la sécurisation de leur mise en œuvre.
En prélude à cette nouvelle phase, les deux programmes affinent leur mécanisme de gestion des plaintes. Des sessions de renforcement des capacités des comités de gestion des plaintes se tiennent à cet effet jusqu’au 20 décembre, dans plusieurs préfectures du pays, dont la Kozah et Tchamba. Il s’agit notamment de prévenir et de traiter les différends liés à l’exécution des projets.
Mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, les deux programmes mobilisent une large diversité d’acteurs publics, communautaires et privés. Cette configuration accroît les risques de tensions sociales, foncières ou opérationnelles. C’est en réponse à ce défi qu’un mécanisme conjoint de gestion des plaintes, structuré du niveau cantonal au niveau central, a été instauré conformément aux exigences du FIDA.
Défis en ressources humaines
En amont de ces sessions, une mission conjointe PRIMA-ProMIFA, conduite fin novembre 2024, a évalué le fonctionnement de ces organes à tous les échelons. Le diagnostic a révélé des insuffisances en compétences, en outils de travail et en circuits de remontée de l’information. Ces constats ont servi de base à l’élaboration des modules de formation actuellement déployés.
Sur le plan financier, le ProMIFA est entré, depuis juin 2023, dans sa phase d’investissements, appuyée par un financement additionnel de 15,6 millions de dollars approuvé par le FIDA en décembre 2022. Le projet vise à améliorer l’accès au crédit agricole à l’échelle nationale, avec un objectif de 50 000 ménages bénéficiaires, soit environ 300 000 personnes, grâce à un mécanisme de partage de risques.
Pour sa part, le PRIMA, de dimension régionale, se concentre sur l’intégration des marchés agricoles le long des corridors transfrontaliers entre le Togo et le Bénin, avec une perspective d’extension régionale.
Au total, près de 450 acteurs issus des administrations, des collectivités locales et des organisations communautaires, sont concernés par ce dispositif. Les autorités et les partenaires attendent une amélioration de la transparence, une réduction des conflits et un environnement plus prévisible pour les investissements agricoles, dans un secteur clé pour l’emploi et la sécurité alimentaire.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo-Bénin : la deuxième rencontre PRIMA à Kara cible une hausse de 30% des échanges agricoles