Togo First

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Au Togo, la 20e Foire internationale de Lomé s’est achevée le vendredi 12 décembre 2025 sur un niveau de fréquentation inédit. Selon le bilan provisoire du Centre togolais des expositions et foires, l’événement a attiré 803 000 visiteurs en 16 jours, contre 706 000 en 2024.

Organisée du 28 novembre au 13 décembre sur le site du CETEF Togo 2000, cette édition anniversaire a réuni 1150 exposants issus de 26 pays, contre 1300 exposants et 24 pays l’année précédente. Si le nombre d’exposants recule, la participation internationale s’est élargie et le volume des échanges professionnels s’est renforcé.

Sur le segment B2B, 297 entreprises ont pris part à 827 rencontres d’affaires, débouchant sur 240 promesses commerciales, sur fond d’intérêt croissant des opérateurs économiques pour la plateforme offerte par la Foire internationale de Lomé, au-delà de sa dimension commerciale grand public.

Le nombre de partenaires et sponsors est également en hausse, passant de 36 en 2024 à 45 en 2025, signe d’un engagement accru du secteur privé autour de l’événement. 

Le CETEF a d’ores et déjà annoncé la tenue de la 21e édition entre fin novembre et début décembre 2026.

R.E.D.

Le Togo vient de bénéficier d’un financement de 150 millions de dollars du Groupe de la Banque mondiale, destiné à stimuler l’investissement privé et à favoriser la création d’emplois. L’opération, financée par l’Association internationale de développement, représente environ 84 milliards de FCFA.

Ce soutien marque la première phase d’une série programmatique prévue sur trois ans, indique-t-on depuis Washington. Il s‘agit, à travers un ensemble de réformes, de lever plusieurs contraintes structurelles qui pèsent sur la transformation économique du pays. 

Les réformes ciblent en priorité l’amélioration de la productivité agricole, notamment à travers la sécurisation foncière et l’accès au financement pour les petits exploitants.

Plus encore, le programme prévoit également des mesures visant à réduire les déficits d’infrastructures dans l’énergie, le numérique et la logistique, considérés comme des freins majeurs à l’activité privée. 

Sur le plan de l’attractivité économique, l’accent devrait être mis, indique-t-on, sur le renforcement du cadre des investissements directs étrangers et sur la mobilisation accrue de capitaux privés.

Selon la Banque mondiale, la mise en œuvre complète de ce programme pourrait permettre de mobiliser jusqu’à 800 millions de dollars d’investissements privés additionnels et d’améliorer les conditions d’emploi de près de 73 000 personnes sur une période de cinq ans.  A cet égard, les secteurs de l’agriculture, du foncier et de l’énergie sont identifiés comme les principaux moteurs de création d’emplois.

« S’il est pleinement mis en œuvre, ce programme triennal marquera une étape décisive pour le développement du secteur privé au Togo, avec le potentiel de mobiliser jusqu’à 800 millions de dollars de capitaux privés additionnels et d’améliorer les conditions d’emploi de 73 000 personnes sur cinq ans », a ainsi déclaré Justin Beleoken Sanguen, Représentant résident par intérim de la Banque mondiale pour le Togo. « Les réformes dans l'agriculture, le foncier et l’énergie seront les principaux moteurs de création d’emplois, tandis que les capitaux privés supplémentaires devraient provenir notamment des projets dans les énergies renouvelables et d’une attractivité accrue pour les IDE. »

Vers une Agence nationale du domaine et du foncier 

Parmi les mesures phares figurent la création de l’Agence nationale du domaine et du foncier (ANDF) pour accélérer la délivrance des titres fonciers, la révision de la gouvernance de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), ainsi que la régulation des prix du haut débit afin de renforcer la concurrence numérique. 

Des réformes de la formation technique et professionnelle complètent le dispositif, avec pour objectif d’adapter les compétences aux besoins des secteurs productifs.

Ayi Renaud Dossavi

Les communes togolaise des Lacs 1 et panaméenne de Portobelo ont conclu, en milieu de semaine dernière, un accord de coopération décentralisée sur cinq ans. La convention, qui couvre la période 2025-2030, vise à renforcer les échanges entre les deux collectivités dans les domaines de la culture, du tourisme, de l’éducation, du commerce et de l’investissement.

Les documents officiels ont été signés à Aného, chef-lieu de la commune des Lacs 1, par le maire Alexis Aquereburu pour la partie togolaise, et par Jannelle Dadineth Gonzalez, présidente de l’Association des maires du Panama, représentant la commune de Portobelo.

À travers cet accord, la commune des Lacs 1 bénéficiera de l’accompagnement de Portobelo dans la mise en œuvre de sa politique de bonne gouvernance locale, ainsi que dans le développement de projets dans les secteurs ciblés par la convention. Cette coopération portera notamment sur la mobilisation de ressources financières et la recherche de partenariats, aussi bien en Amérique qu'en Europe.

De son côté, la commune Lacs 1 s’engage à œuvrer à l’identification de partenariats au Togo et en Afrique, en vue de soutenir la réalisation de projets au profit de la commune de Portobelo. Sur le plan culturel en particulier, cet accord est présenté comme un levier stratégique pour la collectivité panaméenne.

« À Portobelo, nous avons un héritage africain extrêmement important, et je crois que la signature de cet accord va nous permettre de commencer à développer et à renforcer ce sentiment d’appartenance », a souligné Jannelle Dadineth Gonzalez.

Pour les Lacs 1, la signature de cette convention marque une nouvelle étape dans sa politique d’ouverture à l’international et de valorisation de son patrimoine historique, Aného ayant été, par le passé, l’une des capitales du Togo.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la phase opérationnelle du programme intitulé « Améliorer l’accès équitable et durable à un ensemble intégré de services essentiels pour les enfants du Nord du Togo grâce à une approche de cohésion sociale » a été lancée la semaine dernière. L’initiative, portée conjointement par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), est financée à hauteur de 8,3 milliards FCFA et vise à toucher des enfants dans les régions de la Kara et des Savanes.

Prévu pour être mis en œuvre jusqu’en 2029, le programme propose un ensemble intégré d’interventions dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’eau, de l’assainissement, de l’hygiène et de la protection sociale. Il cible les enfants âgés de 0 à 18 ans, y compris les enfants déplacés et ceux issus des communautés d’accueil, dans les zones affectées par la crise sécuritaire liée au débordement du conflit sahélien.

Dans cette dynamique, l’approche retenue met l’accent sur la cohésion sociale, afin de garantir un accès équitable aux services essentiels aussi bien pour les populations hôtes que pour les personnes déplacées dans les régions concernées.

La mise en œuvre du projet sera assurée sous la coordination du ministère de la Santé, avec l’implication du ministère de l’Éducation et du ministère chargé des Solidarités. Pour le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Koffi Tessi, ce programme devrait contribuer à consolider les efforts du gouvernement en faveur de la protection des populations vulnérables, tout en renforçant l’accès aux soins, à l’éducation et aux services sociaux de base.

Sur le plan opérationnel, les actions seront déployées en direction de trois groupes cibles : les enfants de 0 à 5 ans, ceux de 6 à 12 ans, et ceux de 13 à 18 ans, avec des interventions adaptées à chaque tranche d’âge.

Ce programme vient compléter plusieurs autres initiatives déjà mises en œuvre en faveur des populations du nord du pays, dans un contexte où la région des Savanes demeure exposée aux menaces sécuritaires liées à la présence de groupes terroristes.

Esaïe Edoh

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Le barrage hydroélectrique de Nangbéto, situé dans la région des Plateaux et alimentant le Togo et le Bénin, a été officiellement inauguré en fin de semaine dernière après sa réhabilitation complète, réalisée grâce à un financement de 25,5 milliards FCFA (39 millions d’euros). La cérémonie a été présidée par le ministre togolais délégué, chargé de l’Énergie, Robert Eklo, et le directeur général de la Communauté électrique du Bénin (CEB), Kamirou Chabi Sika.

Démarrés en 2019, les travaux ont été financés par l’Allemagne à travers la KfW. Ils ont couvert la conception, la fourniture, l’installation et la mise en service d’équipements réhabilités ou neufs. Les interventions ont notamment porté sur des turbines et alternateurs, des transformateurs de puissance, les équipements de vantellerie, l’ouvrage de restitution ainsi que l’évacuateur de crues.

La réhabilitation a également concerné les installations mécaniques et électriques de l’usine, les dispositifs de protection électrique haute tension, les équipements de levage et de manutention, les systèmes de contrôle-commande, ainsi que les dispositifs de traitement, d’épuration et de potabilisation des eaux. 

Selon les responsables, cette modernisation devrait jouer un rôle clé dans la sécurisation de l’offre d’électricité pour les deux pays. « La réhabilitation de Nangbéto marque une étape décisive dans la sécurisation de notre production énergétique commune. Cet ouvrage modernisé garantit une meilleure performance, une plus grande résilience et une disponibilité accrue pour répondre aux besoins croissants des deux pays », a déclaré Kamirou Chabi Sika.

Pour sa part, Robert Eklo a salué une infrastructure qui demeure un symbole de coopération bilatérale et un levier de stabilité énergétique. « Cette réhabilitation renforce notre capacité nationale et soutient nos ambitions d’électrification intégrale », a-t-il indiqué.

D’une capacité installée de 65 MW, le barrage de Nangbéto constitue depuis près de quarante ans l’un des principaux ouvrages hydroélectriques alimentant le Togo et le Bénin. Sa réhabilitation intervient dans un contexte où le Togo multiplie des initiatives pour l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030.

Esaïe Edoh

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Au Togo, une campagne de distribution de 3900 kits solaires domestiques a démarré le jeudi 11 décembre 2025 dans le village de Komsadè, dans la préfecture de Sotouboua. Les équipements ont été mis à disposition du pays par la Chine, dans le cadre du projet Africa Solar Belt (Ceinture solaire Afrique), une initiative visant à soutenir la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique.

Grâce à ces kits photovoltaïques, les foyers ruraux pourront bénéficier de solutions d’alimentation électrique autonomes et fiables. Les dispositifs permettent d’éclairer les habitations et d’alimenter de petits appareils électroniques tels que téléphones, radios, téléviseurs ou encore réfrigérateurs.

Selon les autorités, cette opération contribuera à fournir de l’électricité à plus de 20 000 Togolais vivant dans des localités encore non raccordées au réseau national. Elle s’inscrit également dans la stratégie de diversification du bouquet énergétique et dans la promotion d’un développement bas carbone.

Avant le lancement de cette campagne de distribution, une équipe d’experts chinois a formé des techniciens togolais aux techniques d’installation des kits. Cette démarche, selon le ministère délégué chargé de l’Énergie, vise à garantir un accompagnement efficace des bénéficiaires, notamment en matière de maintenance.

Cette initiative devrait renforcer l’électrification décentralisée au Togo, en particulier dans les localités isolées. Et rapprocher le pays de son ambition de couverture universelle en électricité d’ici à 2030.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la commune Tône 1 (région des Savanes), sera bientôt dotée d’une politique locale de gestion des déchets et d’assainissement. L’élaboration de cet outil a démarré le mercredi 10 décembre 2025 à Dapaong, à 600 km au nord de Lomé.

Prévue pour la période 2026-2036, cette politique ambitionne d’assurer la collecte de 70 % des déchets produits sur le territoire communal, de valoriser plus de 60 % des déchets plastiques et organiques, et de construire 12 000 latrines vidangeables, permettant ainsi de couvrir 81 % de la population. La démarche va reposer sur une chaîne complète d’assainissement, allant de la gestion des déchets ménagers à leur traitement final.

L’élaboration de cette politique s’inscrit dans le cadre du Projet Gestion des déchets et décentralisation (GEDEC), financé par l’Union Européenne (UE). À terme, elle doit contribuer à consolider et pérenniser les investissements réalisés dans le cadre des Projets eau et assainissement au Togo (PEAT) et à améliorer durablement les services d’assainissement au profit des populations.

Pour les autorités locales, l’initiative arrive à point nommé, la gestion des déchets constituant un enjeu sanitaire, environnemental et économique majeur nécessitant des solutions adaptées et durables. Le lancement des travaux à Tône 1 intervient quelques semaines après celui effectué dans la commune Tchaoudjo 1. 

Le projet GEDEC, financé par l’UE à hauteur de 4,2 millions d’euros, soit un peu plus de 2,7 milliards FCFA, sera mis en œuvre dans cinq communes du pays, avec l’appui technique d’Expertise France. Il cible une population totale estimée à plus de 750 000 habitants répartis entre les communes bénéficiaires : Kozah 1, Zio 1, Ogou 1, Tchaoudjo 1 et Tône 1.

Esaïe Edoh

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Présente sur le site de la Foire Togo 2000, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), très engagée dans la promotion de l’Assurance Maladie Universelle, a organisé jeudi 11 décembre, une session d’information centrée sur le dispositif de protection sociale, avec en toile d’orgue, l’AMU TNS, dédiée à la prise en charge des Travailleurs Non-Salariés.

Inscrite comme projet social d’envergure dans la Feuille de route gouvernementale, l’Assurance Maladie Universelle a été instituée en 2021, sur le fondement d’une loi qui insère la protection sociale dans les attributs régaliens de l’Etat.

Dans cette dynamique, deux organes gestionnaires du nouveau dispositif, à savoir l’Institut national d’assurance maladie (INAM) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) seront désignés deux ans plus tard et la phase opérationnelle de l’AMU lancée en janvier 2024. Faisant transiter de projet à réalité, le vœu exprimé par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé et son gouvernement, d’octroyer une couverture sanitaire à tous les Togolais. Et que tous les résidents puissent se soigner sans tomber dans la précarité, quelles que soient leurs activités professionnelles.

En accord avec l’objectif d’universalité de ce dispositif, la CNSS, en charge de la gestion de l’AMU pour le secteur privé, les travailleurs non-salariés, ceux de l’informel et les ministres de culte, lancera en octobre 2025, l’extension de l’AMU aux Travailleurs non-salariés (AMU TNS). « La TNS vient réparer l’injustice qui consistait dans l’inconscient collectif à penser que les travailleurs non-salariés sont mis de côté. Le projet, en gestation, a pris forme. Dans toutes les régions où nous sommes passés, le projet a été bien accueilli, le message est bien passé », a indiqué la représentante du Directeur Général de la CNSS.

AMU TNS : mode d’emploi

Le projet d’extension de l’assurance maladie à toute la population, parallèlement aux initiatives privées promues par les assureurs privés, trouve son support juridique dans l'Article 3 du Code de la Santé Publique du Togo qui dispose que « la protection et la promotion de la santé de toute la population, ainsi que les soins et services de santé, sont la responsabilité de l'État togolais », a indiqué Tchao Assiou, directeur du département de l’AMU à la CNSS. C’est une responsabilité régalienne que l’Etat assure progressivement, notamment avec l’intégration des travailleurs non-salariés dans le dispositif de couverture santé universelle, depuis octobre 2025.

Le projet, qui fait l’unanimité, en témoigne la massive adhésion qu’il suscite à la faveur de la campagne d’information et de promotion engagée sur le territoire, s’adresse aux travailleurs non-salariés, ceux qui n’ont pas de revenu fixe à la fin du mois.

Pour bénéficier des prestations servies au titre de l’AMU, ceux-ci sont, sur une base volontaire, appelés à verser les contributions forfaitaires décidées par le gouvernement. Ainsi, 10 000 F chaque mois, 28 500 F pour un paiement trimestriel, 54 000 F semestriel et 102 000 F annuel, soit par paiement mobile, par carte bancaire ou au siège de la CNSS.

Les ayants droit et les prestations servies

Après cotisation et enrôlement via le portail dédié, le travailleur indépendant ou exerçant son travail dans un cadre non formalisé, devenu souscripteur, sa conjointe, et 4 enfants âgés de moins de 21 ans soit six (6) personnes au total, bénéficieront de la prise en charge de l’AMU, selon le panier de soins, de la consultation aux soins ou à l’hospitalisation suivant les quotités suivantes : 80% pour la CNSS et 20% pour l’assuré et sa famille bénéficiaire. Ceci, à l’issue d’une période de carence de 03 mois, a précisé Claire Assima, médecin conseil à l’AMU à la CNSS.

1 opportunite

Sont exclues de la couverture AMU, les prestations médicales au titre des actes à visée esthétique, des soins à l’étranger, des produits de confort ou non-inscrits sur la liste des produits de santé essentiels, des actes médicaux, chirurgicaux ou pharmaceutiques non prévues dans le panier de soins…ou encore des soins dans des structures non conventionnées, sauf dérogation prévue par les textes…

La session d’information a en outre permis, entre autres, de dresser l’historique de la CNSS, passée du statut d’un établissement public à celui d’une institution de droit privé gérant un service d’utilité publique et d’embrayer sur la transformation digitale de cette institution (objectif zéro papier), en alignement total avec la vision des autorités togolaises de digitaliser 75% des procédures administratives. A sa genèse en 1956, elle était connue comme la Caisse de compensation des prestations familiales, a souligné Lassimalaba Gnitou, directeur du recouvrement et de l’immatriculation. Les branches de la protection sociale couvertes par la CNSS sont : la maternité, famille, la vieillesse, l’invalidité, les décès, les risques professionnels (accidents du travail et maladie professionnelle), soit sept sur les neuf qu’exige l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Défis et perspectives

Bien qu’un important palier ait été franchi avec le lancement de la campagne promotionnelle de l’AMU TNS et que la prise en charge soit prévue pour être opérationnelle à partir de janvier 2026, l’objectif à terme, reste d’atteindre l’universalité, avec la prise en compte des personnes vulnérables. Un chantier qui reste entier et très capital dans ce cheminement vers l’AMU qui vise à « garantir à tous les résidents au Togo, l’accès aux soins de santé essentiels ».

D’ici-là, le défi consiste à préserver les acquis de l’AMU et à engager une lutte farouche, tant individuellement que collectivement contre la fraude afin de garantir la pérennité de l’existant et d’atteindre la cible finale du projet : les couches vulnérables.

S.A

La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a engagé un nouveau partenariat avec la République de Colombie, dans un contexte de renforcement des relations économiques entre l’Afrique de l’Ouest et l’Amérique latine.

L’accord de principe, sous forme de protocole d’entente (MoU), a été acté le mardi 9 décembre 2025, à l’occasion de la visite à Lomé de la Vice-Présidente colombienne, Francia Elena Márquez Mina, reçue au siège de la BIDC. Les discussions ont abouti à la décision d’élaborer un cadre de coopération opérationnel destiné à structurer les échanges entre les deux parties.

Ce dispositif vise le développement de projets conjoints, le partage de connaissances et la mobilisation de ressources financières autour de secteurs jugés prioritaires. Parmi eux figurent l’agroalimentaire à forte valeur ajoutée, avec un accent sur la résilience climatique, ainsi que les technologies de l’information et de la communication, considérées comme des leviers de croissance inclusive.

Ces échanges interviennent en marge de la présence de la Vice-Présidente colombienne à Lomé, au neuvième Congrès panafricain organisé cette semaine.

A noter que la Vice-Présidente colombienne avait également été reçue par le président togolais, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové. Leurs échanges avaient porté sur la coopération Sud-Sud, le panafricanisme et les réformes du multilatéralisme.

Ayi Renaud Dossavi

Ecobank Togo figure parmi les six filiales du groupe Ecobank distinguées « Banque de l’année 2025 » par le magazine The Banker, lors de la cérémonie des Bank of the Year Awards tenue en début de ce mois (le 3 décembre) à Londres.

Cette reconnaissance place la filiale togolaise aux côtés d’Ecobank Cameroun, Guinée équatoriale, Gabon, Gambie et Guinée.

Décernés par The Banker, publication du groupe Financial Times, ces prix comptent parmi les références du secteur bancaire mondial. Ils évaluent notamment la solidité financière, la performance opérationnelle, la qualité de service et la capacité d’innovation des établissements récompensés sur leurs marchés respectifs.

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Pour la filiale dirigée par Estelle Komlan, cette reconnaissance s’inscrit dans un environnement bancaire national plus concurrentiel, marqué par le développement rapide des services digitaux, ainsi qu’un intérêt grandissant pour les solutions de financement destinées aux entreprises comme aux particuliers.

Au niveau du groupe, ces récompenses coïncident avec la célébration des 40 ans d’Ecobank.

Ayi Renaud Dossavi

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