Togo First

Togo First

Le commerce entre la Chine et le Togo a connu une croissance « sans précédent » en 2025, avec une hausse de 56,4 % du volume des échanges sur les neuf premiers mois de l’année, a annoncé vendredi 05 décembre 2025 l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, lors d’une conférence de presse de fin d’année.

Selon la diplomate, les échanges bilatéraux ont atteint 4 milliards de dollars entre janvier et septembre, un niveau jamais enregistré. « Cette progression exceptionnelle reflète la confiance accrue entre nos deux pays et l’approfondissement de notre partenariat stratégique global », a-t-elle déclaré.

Les exportations togolaises vers la Chine affichent une performance encore plus marquante, en étant multipliées par cinq sur un an, soit une augmentation de près de 400 %. L’ambassadrice y voit le signe d’un « repositionnement du Togo dans les chaînes de valeur régionales et internationales », facilité par l’ouverture progressive du marché chinois aux produits africains.

Cette dynamique est soutenue par l’entrée en vigueur de la politique chinoise de tarif douanier zéro sur 100 % des catégories de produits africains admissibles, annoncée lors du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) en 2024. « Le Togo figure parmi les pays qui en bénéficient pleinement », a précisé Mme Wang.

L’un des dossiers les plus attendus concerne désormais l’accès du soja togolais au marché chinois, un processus décrit comme étant « dans son compte à rebours ». Si l’agrément sanitaire et les derniers protocoles techniques sont finalisés, le Togo pourrait devenir l’un des nouveaux fournisseurs de la Chine, premier importateur mondial de soja.

Cette perspective ouvrirait « une opportunité majeure pour les producteurs togolais », a estimé l’ambassadrice, évoquant des débouchés susceptibles de transformer l’appareil exportateur agricole du pays.

Pour Pékin, ces résultats confirment la montée en puissance du Togo dans sa stratégie de coopération en Afrique de l’Ouest. « Nos relations ont franchi un cap historique en 2025 », a résumé Mme Wang, jugeant que les deux pays disposent d’un « potentiel encore largement inexploité » pour les prochaines années.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, la région de la Kara pourrait bientôt abriter un parc industriel financé par la Chine. La mise en œuvre du projet était au cœur d’une rencontre d’échanges organisée en fin de semaine dernière à Lomé entre les autorités togolaises et une délégation d’investisseurs chinois.

Ce futur parc industriel devrait accueillir des activités dans l’agro-industrie, les énergies renouvelables, l’assemblage de machines agricoles, ainsi que la production de matériaux et d’équipements électriques. Selon la Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Sandra Johnson, qui a présidé la rencontre, cette initiative contribuera à « l’industrialisation du pays, à la création d’emplois qualifiés et à la transformation locale des richesses produites sur le territoire ».

Au cours des échanges, la délégation chinoise a examiné les contours du projet, qui devrait être concrétisé à travers un accord de partenariat ultérieur entre Lomé et Pékin, conformément à la volonté des deux pays de hisser leur coopération au plus haut niveau, une orientation réaffirmée lors du dernier Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) en 2024.

Ce projet à venir s’ajoutera aux nombreux programmes déjà soutenus par la Chine au Togo dans divers secteurs socio-économiques.

Alors que le Togo dispose déjà d’un parc industriel à Adétikopé (PIA), celui envisagé à Kara devrait servir de nouveau levier pour accélérer l’industrialisation du pays. Son annonce intervient quelques jours seulement après la signature d’un accord entre le Togo et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), en vue de la mise en œuvre d’un Programme de Partenariat Pays (PCP) pour la période 2026-2030. Ce programme met notamment l’accent sur la promotion des chaînes de valeur agro-industrielles et sur l’aménagement du futur parc d’Agbélouvé.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

20è Foire de Lomé : une trentaine d’entreprises chinoises en prospection au Togo

Togo - ONUDI : signature d’un nouveau programme de partenariat pays pour booster l’industrialisation

Lancée en 2015, l'application DokitaEyes revendique aujourd'hui 45 000 utilisateurs et plus de 230 structures de santé partenaires. Son co-fondateur, Koffivi Agbetiafa, revient sur une décennie de développement dans un secteur où l'adoption reste le principal défi.

De coursiers d'hôpital à la plateforme numérique

L'origine de DokitaEyes remonte à 2014, avec la création de l'association : « Coursier d'hôpital ». Le constat de départ : les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes en situation de handicap peinent à naviguer dans le système de santé togolais. « Vous voyez une personne âgée qui doit faire la queue à chaque étape, achat de bon de consultation, une queue interminable dans la salle d'attente du médecin », explique Koffivi Agbetiafa. En Afrique, le respect envers les aînés est profondément ancré dans la culture, mais cette considération ne se traduit pas toujours dans les formations sanitaires, observe-t-il.

IMG1

L'association a d'abord déployé des « facilitateurs médicaux » dans les centres de santé pour accompagner physiquement ces populations vulnérables. Ces agents prenaient en charge l'ensemble du parcours administratif : formalités à la caisse, accompagnement au laboratoire, achat de médicaments en pharmacie. Le dispositif a démarré dans 4 structures publiques avant de s'étendre à 20 établissements, incluant des centres privés et confessionnels.

La digitalisation est venue répondre à une demande croissante, notamment de la diaspora souhaitant suivre la santé de leurs proches au Togo. « On a pensé mettre en place une application qui permettait aux patients de renvoyer eux-mêmes leur propre suivi », précise le co-fondateur. Les patients pouvaient désormais signaler directement au prescripteur les effets secondaires d'un traitement, sans attendre la visite d'un facilitateur.

Un carnet de santé numérique contre la fragmentation des données

DokitaEyes s'attaque à un problème structurel du système de santé togolais : l'absence de continuité dans le suivi médical. « Le patient achète un carnet à l'arrivée à l'hôpital. Il ne reviendra pas avec ce même carnet à la prochaine consultation. À chaque consultation, il achète un nouveau carnet », observe Koffivi Agbetiafa. Cette fragmentation empêche les professionnels de santé de construire un traitement sur la base d'un historique fiable.

« On ne peut pas construire la santé individuelle et arriver à faire la prise en charge correctement lorsque le professionnel de santé fait un traitement à vue parce qu'il n'a pas eu accès à l'historique », selon le co-fondateur. Un médicament inefficace peut être prescrit à nouveau, une analyse récente peut être redemandée, générant des coûts supplémentaires pour le patient.

La plateforme centralise l'historique médical accessible via un QR code. Chaque patient crée son dossier de façon sécurisée et présente sa carte lors des consultations. Seul le prescripteur autorisé peut accéder aux informations. « Les patients n'ont pas accès au dossier des autres patients », précise Koffivi Agbetiafa, soulignant les mesures de protection des données mises en place.

L'application intègre désormais plusieurs fonctionnalités : prise de rendez-vous avec les facilitateurs médicaux, envoi d'ordonnances aux pharmacies partenaires, transmission des prescriptions aux laboratoires, paiement en ligne via Mobile Money et réception des résultats d'analyses directement dans l'application. Les résultats sont également transmis automatiquement au médecin prescripteur, garantissant un suivi complet du parcours de soins.

Un volet assurance maladie permet des compléments santé des patients auprès de l’AMU et des assureurs privés. La startup espère ainsi se positionner sur le déploiement de l'Assurance maladie universelle (AMU) ou des assureurs privés, actuellement en cours dans le pays. L'application calcule automatiquement les parts respectives du tiers payant et du ticket modérateur, simplifiant les démarches administratives.

Déjà, une nouvelle fonctionnalité permet de rechercher médicaments et analyses dans les structures partenaires situées dans un rayon de 5 km autour de l'utilisateur, avec paiement intégré.

IMG2

Des résultats probants en zone rurale

Entre 2018 et 2022, DokitaEyes a déployé un projet de suivi communautaire ciblant les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans dans les zones reculées. Le constat initial était simple : lorsqu'une femme enceinte vit à plus de 5 km d'une unité de soins périphériques (USP), elle ne se déplace pas pour les consultations prénatales. Les enfants ne sont pas vaccinés.

Les agents de santé communautaire utilisaient l'application pour créer des dossiers patients directement à domicile. Ils renseignaient l'état vaccinal, le statut des consultations prénatales, les signes de danger liés à la grossesse ou les symptômes pathologiques observés chez les enfants. Ces informations étaient transmises en temps réel aux USP, permettant aux sage-femmes d'organiser des interventions dans les communautés.

IMG3

« Nous avons suivi près de 15 000 femmes enceintes et il y a eu zéro décès », indique Koffivi Agbetiafa, alors que le taux de mortalité maternelle au Togo avoisine 401 décès pour 100 000 naissances vivantes. Le projet a également couvert près de 70 000 enfants de moins de 5 ans sur la période. « La digitalisation permet de sauver des vies », résume le cofondateur.

Le programme a toutefois ralenti depuis la fin de l'accompagnement des bailleurs. L'activité se poursuit avec un engagement réduit sur le terrain.

Une application accessible en ligne et hors connexion

L'une des forces de DokitaEyes réside dans son accessibilité. « DokitaEyes est accessible online et offline », souligne Koffivi Agbetiafa. Les utilisateurs en milieu urbain utilisent la version en ligne, tandis que les zones rurales, souvent mal couvertes par les réseaux, bénéficient de la version hors connexion. Les agents de santé communautaire travaillent avec cette application offline pour le suivi des populations excentrées à faibles compétences numériques.

Un modèle économique mixte

La plateforme propose des services gratuits, comme la demande de livraison de résultats d'analyses dans les laboratoires partenaires. Le patient paie uniquement la course de livraison. D'autres services sont payants : la prise de rendez-vous avec un facilitateur est facturée pour filtrer les demandes non sérieuses.

La création d'un dossier patient numérique coûte 2500 FCFA pour une carte virtuelle et 4500 FCFA avec carte physique à QR code. Ces tarifs permettent d'accéder à l'ensemble des fonctionnalités de digitalisation des soins chez les partenaires.

En ce qui concerne les ressources humaines, l'équipe varie selon les projets : une dizaine de personnes en période d'activité normale, jusqu'à 50 collaborateurs en temps plein lors des phases de déploiement intensif, sans compter les volontaires mobilisés sur le terrain. Le co-fondateur n'a pas souhaité communiquer sur le chiffre d'affaires.

L'adoption, principal obstacle

Dans son parcours, DokitaEyes a été finaliste du prix RFI Challenge App Afrique en 2016 et lauréat de plusieurs distinctions internationales. Le ministère de la Santé a accompagné le développement de la solution. La reconnaissance des professionnels de santé ayant exercé à l'étranger est souvent plus immédiate. « Ceux qui captent tout de suite ce dont on parle, ce sont ceux qui ont fait un peu l'Europe, qui ont vu comment ça se passe », note Koffivi Agbetiafa. Certains lui confient que la plateforme dépasse même des solutions connues comme Doctolib en France.

L'enjeu reste la généralisation de l'usage. « C'est très difficile de convaincre les professionnels de santé de passer à la digitalisation », reconnaît-il, évoquant les questions de formation, d'équipement et de cadre réglementaire. Les modules de digitalisation sont peu présents dans les cursus des facultés de médecine.

La protection des données mobilise désormais l'essentiel des ressources de l'équipe technique. « Aujourd'hui, on n'est plus sur le développement. La plupart de notre temps est consacrée à suivre les choses, à faire de la protection, à sécuriser », explique le co-fondateur.

Expansion régionale en vue

DokitaEyes est déjà présent au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire, et amorce son entrée au Bénin. Une implantation au Ghana a été mise en suspens faute d'équipe locale suffisamment structurée. L'objectif affiché : atteindre 4 millions d'utilisateurs d'ici deux ans, en s'appuyant sur l'expansion sous-régionale.

Ayi Renaud Dossavi

 

Au Togo, la campagne 2025-2026 de commercialisation du coton-graine a été lancée officiellement le jeudi 4 décembre 2025 dans la région des Savanes, au nord du pays. L’information a été rendue publique par la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) en collaboration avec la Fédération nationale des groupements de producteurs de coton (FNGPC). Selon les deux entités, la campagne démarrera le 15 décembre 2025 dans la région de la Kara, puis le 10 janvier 2026 dans les Plateaux.

Durant cette période, les cotonculteurs procéderont à la mise en vente de leur production en partenariat avec la NSCT, qui mobilisera l’ensemble de la logistique nécessaire pour assurer une collecte efficace et un paiement rapide aux producteurs. « Les premiers dispositifs sont déjà déployés sur le terrain et les équipes sont mobilisés pour assurer une collecte rapide », ont indiqué la NSCT et la FNGPC.

La quantité de coton-graine à commercialiser provient essentiellement de la production de la campagne 2024-2025, qui s’est établie à 60 403 tonnes, en recul de 8,4 % par rapport à une prévision initiale de 66.000 tonnes pour la période.

Pour rappel, depuis la prise de contrôle de la filière par le singapourien Olam en 2020, la production nationale est restée en deçà du seuil des 60 000 tonnes, jusqu’à la campagne 2023-2024, marquée par un rendement de 67 000 tonnes et la campagne 2024-2025 dont la production s’est établie à 60.403 tonnes de coton graine.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Relance du coton au Togo : une feuille de route 2025-2030 en préparation

Alors que le Programme Bonne Gouvernance et Décentralisation (ProDeG), financé par l’Allemagne et mis en œuvre par la GIZ, arrive à son terme, un nouveau projet est en préparation pour prendre la relève : le Programme « Développement territorial intégré et bonne gouvernance », dont le démarrage est prévu en février 2026.

L’information a été rendue publique le jeudi 4 décembre 2025 à Lomé, lors d’une rencontre marquant la clôture de la 4ᵉ phase du ProDeG. Selon les responsables du programme, cette nouvelle initiative est déjà en phase de formulation, avec des discussions avancées entre l’Allemagne et les autorités togolaises.

Ce futur programme s’appuiera sur les acquis et les enseignements tirés de la phase IV du ProDeG, qui prendra fin le 31 janvier 2026. Il vise à renforcer davantage le processus de décentralisation au Togo. 

Dans ce sens, l’ambassadeur d’Allemagne au Togo, Claudius Fischbach, a réaffirmé l’engagement de son pays à consolider les résultats obtenus et à soutenir la poursuite des réformes ainsi que le développement local durable.

« L’Allemagne entend poursuivre son engagement au Togo. La clôture du ProDeG IV n’est pas un désengagement. Notre coopération se poursuivra dans la décentralisation comme dans d’autres secteurs prioritaires », a assuré le diplomate, indiquant qu’une nouvelle orientation sera pleinement déployée à travers le projet « Développement territorial intégré et bonne gouvernance ».

Pour rappel, l’Allemagne demeure l’un des principaux partenaires du Togo dans le domaine de la décentralisation, un soutien actif depuis 2013.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

L’Allemagne annonce 50,3 millions d’euros de nouveaux engagements en faveur du Togo

Yas Togo, filiale du groupe Axian Telecom, a annoncé cette semaine un partenariat technologique majeur avec Nokia pour moderniser l’ensemble de son infrastructure télécom au Togo. Le projet, d’une valeur d’environ 60 milliards FCFA, s’étendra sur 7 ans, avec pour but de renforcer la qualité de service, la capacité réseau et la couverture nationale.

Selon les données communiquées, l’accord de Yas Togo avec la multinationale de télécommunications finlandaise, porte sur la refonte complète du réseau mobile et fixe, incluant le cœur du réseau, la transmission et les plateformes numériques utilisées pour la gestion du trafic. Plus de 500 nouveaux sites radio devraient être déployés, ce qui représente une hausse d’environ 45% du nombre total de sites sur le territoire. Tous seront compatibles 5G, indique-t-on, dans le cadre du partenariat.

« Ce projet vise à doter le pays d’une infrastructure résiliente, capable d’accompagner la croissance des usages numériques », a indiqué Rai Basgeet, Chief Technology & Information Officer de Yas Togo. L’entreprise prévoit une montée en capacité pour répondre à la demande croissante en data, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des services numériques et des PME.

La modernisation reposera sur des solutions cloud-native et virtualisées fournies par Nokia. L’objectif est d’accroître la stabilité du réseau, d’améliorer la qualité d’expérience des abonnés et de renforcer la disponibilité du service.

Pour Pierre-Antoine Legagneur, Directeur général de Yas Togo, ce chantier s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation digitale. Nokia, de son côté, voit dans cette coopération un prolongement de ses engagements technologiques dans la région.

Pour rappel, déjà en 2020, la collaboration entre Axian et Nokia au Togo avait permis d’activer le premier réseau commercial 5G d’Afrique de l’Ouest.

R.E.D

La société togolaise KYA-Energy Group vient de remporter à Accra, le Prix du Meilleur Projet C&I africain 2025, lors des AFSIA Solar Awards, organisés en marge du Forum sur les énergies renouvelables en Afrique (REFA 2025). 

Le C&I, ou Commercial et Industriel, désigne les solutions destinées aux entreprises, aux industries, aux PME/PMI, aux bâtiments commerciaux, ainsi qu’aux grandes infrastructures non résidentielles. Ce nouveau prix consacre la solution KYA-SoP, un groupe électro-solaire assemblé localement et proposé à travers des mécanismes d’acquisition adaptés aux ménages et aux PME. L’entreprise mise sur une production locale et des partenariats bancaires pour élargir son accès, notamment en milieu rural. 

energy 1

Selon son directeur général, le Professeur Yao Azoumah, cette distinction « rend hommage au travail des équipes et des clients qui accompagnent l’entreprise depuis dix ans ».

Lire aussi: Ketowoglo Yao Azoumah (KYA Energy Group) : « Notre ambition est de faire du Togo un hub des énergies renouvelables en Afrique de l'Ouest » 

À Accra, le REFA 2025 a réuni des acteurs du solaire et des financeurs pour discuter des conditions d’accélération de la transition énergétique en Afrique. Les prix décernés visent à mettre en lumière les projets ayant un impact direct sur l’accès à l’énergie, la production décentralisée et les modèles de financement innovants.

energy 2

Notons que la distinction intervient dans un contexte où l’entreprise enregistre les reconnaissances en série, notamment quelques semaines après avoir reçu le Prix de l’intégration régionale aux Awards de la Marque OAPI.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Togo : KYA-Energy Group remporte le Prix de l’intégration régionale aux Awards de la Marque OAPI

Solaire : la CEDEAO et la GIZ forment des techniciens togolais à une certification régionale

A l’approche des fêtes de fin d’année, les autorités togolaises ont annoncé deux séries de mesures destinées à réduire les risques d’incidents et à encadrer les comportements à risque sur l’ensemble du territoire. 

Dans un premier temps, le ministre en charge de la Sécurité, Colonel Calixte Batossie Madjoulba, a rappelé l’interdiction de l’importation, de la vente et de l’usage des pétards et feux d’artifice, en vigueur depuis l’arrêté interministériel du 16 février 2021. L’usage de ces produits reste proscrit sans dérogation, en raison des risques qu’ils représentent pour la sécurité des personnes et des biens.

Les forces de sécurité ont reçu instruction de renforcer les contrôles, saisir systématiquement les pétards et articles assimilés, et interpeller les contrevenants, indique-t-on. 

Ces opérations s’étendront également aux corridors douaniers afin d’éviter l’introduction clandestine de ces produits durant la période festive.

Dispositif anti-incendie

Parallèlement, le ministre a annoncé l’activation du dispositif national de prévention et d’alerte incendie. Cette mesure intervient dans un contexte de recrudescence des incendies d’origine électrique ou végétale, fréquemment observés en fin et début d’année. 

Les services compétents signalent chaque année des dégâts matériels et humains liés à des installations électriques défectueuses, à la surcharge des équipements ou à des feux de brousse non maîtrisés.

Les autorités recommandent un contrôle technique régulier des installations électriques, l’usage de matériel certifié, l’évitement des surcharges et l’extinction systématique des appareils avant toute absence. En ce qui concerne les activités en plein air, la population est invitée à respecter le calendrier des feux précoces et à éviter toute flamme dans les zones exposées.

Les citoyens sont encouragés à signaler tout début d’incendie, aux numéros d’urgence 118, 170 ou 1014.

La start-up togolaise Rôbalôtô vient de décrocher le 1er Prix Afrique francophone lors de l’Africa Climate Innovation Challenge 2025 en Ouganda, avec à la clé une cagnotte de 10 000 $. Le concours a distingué sa solution de gestion communautaire des déchets plastiques appuyée par le numérique, parmi plusieurs projets provenant du continent.

Le modèle porté par Rôbalôtô repose sur la valorisation des déchets comme ressource économique locale. Il s’agit notamment de mobiliser les ménages, écoles et jeunes autour du tri et du recyclage, avec un mécanisme d’incitations financières et sociales ; en vue de réduire la pollution tout en créant des opportunités de revenus.

Pour Aymane Gbadamassi, fondateur de l’entreprise, cette distinction consacre “plusieurs années d’expérimentation sur le terrain”. Il a salué les partenaires du programme, dont la Green Africa Youth Organization, 3E’s4Africa, UNDP Uganda, The Earthshot Prize et Start.Up Lounge Africa, ainsi que les institutions togolaises engagées dans la transformation numérique. « Ce prix montre que le plastique peut devenir une ressource à valoriser », a-t-il indiqué.

Rôbalôtô prévoit d’étendre son modèle à d’autres localités et de renforcer ses programmes éducatifs, notamment les sacs solaires destinés aux élèves. L’entreprise veut notamment toucher un plus grand nombre de familles et d’établissements scolaires afin de consolider l’impact économique et environnemental de son approche.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les banques continuent systématiquement de constituer des réserves bancaires bien au-delà du minimum exigé par la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO).

Un niveau de réserves très supérieur aux exigences réglementaires

Les réserves obligatoires ont pour fonction de garantir la stabilité du système bancaire en assurant un niveau minimal de liquidités, tout en permettant de réguler la capacité des établissements de crédit à octroyer des prêts à l'économie. 

Ceci étant, entre janvier et septembre 2025, les banques togolaises affichent des réserves obligatoires qui ont oscillé entre 66,7 milliards et 72,6 milliards FCFA, tandis que les réserves effectivement déposées par les établissements de crédit sont restées largement supérieures; et se sont situées dans une fourchette beaucoup plus large, de 116,9 milliards à 164,9 milliards FCFA, selon les données du Bulletin mensuel des statistiques du mois d'octobre.

Tableau

Cette situation traduit une préférence marquée de ces acteurs pour la liquidité bancaire, les établissements conservant un matelas de sécurité bien supérieur au seuil réglementaire.

Un repli marqué à partir d'avril

Ceci étant, après un pic de 164,9 milliards FCFA entre mi-janvier et mi-février, les réserves constituées ont chuté à 123,6 milliards en mai, puis 118,8 milliards en juin. S'en est suivi un rebond ponctuel, entre le 16 juin et le 15 juillet, à 157,6 milliards FCFA, avant un nouveau recul jusqu’à 116,9 milliards FCFA en septembre.

Cette volatilité pourrait suggérer des arbitrages entre gestion prudente des liquidités, besoins de financement de l'économie et opportunités d'investissement sur les marchés régionaux.

Le financement du secteur privé

Le maintien de réserves excédentaires importantes suggère que les banques disposent d'une marge confortable pour répondre aux besoins de retrait et de gestion des risques.

Cependant, cette stratégie réduit mécaniquement les montants mobilisables pour le financement des entreprises et des ménages, puisque les liquidités immobilisées auprès de la BCEAO ne circulent pas dans l'économie réelle.

Rappelons qu'à la fin du premier trimestre de cette année 2025, l'encours total des crédits bancaires à l'économie au Togo était de 1788,3 milliards FCFA, revenant tout de même de 5,5 % sur un an. Les données prochaines permettront de suivre l'évolution de cette contribution des acteurs bancaires à l'économie nationale.

Ayi Renaud Dossavi

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.