Togo First

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En prélude à l’ouverture de la 6ᵉ édition du Mois du consommé local au Togo, Rose Kayi Mivedor, ministre en charge du Commerce et de la Consommation locale, annonce les couleurs et présente les priorités : améliorer la qualité des produits, renforcer les normes et rendre le « Made in Togo » plus compétitif.

Face aux journalistes en début de semaine, la ministre a dressé un bilan positif des cinq premières éditions, soulignant une croissance moyenne de 40 % du chiffre d’affaires des entreprises locales impliquées. Mais pour franchir un nouveau cap, elle appelle à agir sur trois chantiers : la conformité aux standards, la compétitivité prix et le packaging.

« Le rapport qualité-prix n’est pas toujours favorable aux produits locaux. Nous devons renforcer les infrastructures qualité, normaliser et accompagner nos opérateurs économiques pour que leurs produits répondent aux attentes des consommateurs », a-t-elle insisté.

Le gouvernement a déjà mobilisé plusieurs structures pour relever ces défis, dont la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE), l’Agence togolaise de normalisation et les laboratoires nationaux. Objectif : mettre à disposition des consommateurs des produits conformes aux normes internationales et capables de rivaliser sur les marchés régionaux.

Cette 6ᵉ édition ambitionne ainsi de mettre l’accent sur la nécessité de transformer, afin de faire du consommer local, un outil de souveraineté économique.

La cérémonie officielle de lancement du mois aura lieu le jeudi 9 octobre prochain.

Au Togo, le Centre hospitalier universitaire (CHU) Campus de Lomé a enclenché, hier mardi 30 septembre 2025, l’élaboration de son Projet d’établissement hospitalier (PEH) 2026-2030. L'initiative a pour but de redéfinir le positionnement du deuxième centre hospitalier universitaire du pays, et de moderniser ses infrastructures.

Créé en 1988 avec une capacité initiale de 200 lits, le CHU Campus emploie aujourd’hui plus de 540 agents et fait face à une demande croissante liée à la transition démographique et épidémiologique. « Nos capacités sont dépassées. La qualité des soins est un axe stratégique qui doit guider nos actions », a reconnu le directeur général, Dr Essotom Assina Kalao, appelant à anticiper la maintenance des futurs équipements pour éviter leur obsolescence rapide.

Le PEH sera mis en œuvre sur cinq ans à compter de 2026, et ponctué de deux évaluations intermédiaires. Il s’inscrit dans une dynamique nationale de réforme hospitalière conduite par le ministère de la Santé.

Notons que parallèlement à ce projet qui s'amorce, deux grands chantiers soutiennent la transformation de l’hôpital : le Projet d’Investissement Public (PIP), lancé en 2022, qui a permis de renforcer les équipements et prévoit l’ouverture d’un complexe des urgences et de nouveaux services spécialisés ; et le Projet de Réhabilitation Ellipse, attendu début 2026, qui doit moderniser les bâtiments et installer des équipements de pointe (IRM, blocs opératoires, néphrologie).

Le Togo et l’Autriche ont signé en fin de semaine écoulée à New York, en marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, un protocole d’accord destiné à encadrer la mobilité et la migration. L’accord a été paraphé par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, et son homologue autrichienne, Beate Meinl-Reisinger. 

Il « témoigne officiellement de l’engagement commun de Vienne et de Lomé à promouvoir l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes dans le cadre d’une migration sûre et régulière », a indiqué le chef de la diplomatie togolaise.

Les détails du partenariat ne sont pas dévoilés. Mais il est à noter qu’il vise notamment à organiser les mouvements de personnes entre les deux pays, avec un accent sur la mobilité professionnelle, académique et circulaire. L’objectif est de réduire l’irrégularité et de renforcer la sécurité des parcours migratoires.

L’accord intervient alors que l’Autriche fait face à des besoins de main-d’œuvre dans certains secteurs et cherche à diversifier ses partenariats migratoires, notamment en Afrique. Pour sa part, le Togo entend offrir davantage d’opportunités de formation et d’emploi à sa jeunesse.

Cet engagement s’inscrit dans le renforcement des relations entre Lomé et Vienne. En octobre 2023, l’Autriche a inauguré une ambassade au Togo, marquant une étape supplémentaire dans leur coopération bilatérale.

Esaïe Edoh

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Depuis le mardi 30 septembre 2025, les demandes d’exonérations et de franchises sont accessibles en ligne au Togo grâce à Gest-exo, une plateforme développée par l’Office togolais des recettes (OTR). Lancée à Lomé, cette solution vise à simplifier, sécuriser et automatiser la gestion des dossiers.

Concrètement, les opérateurs économiques peuvent désormais soumettre leurs demandes à distance. Le processus assure une traçabilité complète, de la soumission à la validation par les autorités compétentes. Les utilisateurs ont également la possibilité de suivre en temps réel l’évolution de leurs dossiers.

« Cette plateforme répond à un impératif d’efficacité. Elle permet une gestion fluide des demandes, de leur soumission jusqu’à leur transmission automatique au système douanier SYDONIA », a expliqué le commissaire des douanes et droits indirects, Atta-Kakra Essien.

L’utilisation de Gest-exo sera obligatoire à partir du 1er janvier 2026. D’ici là, une période transitoire de trois mois est accordée aux opérateurs pour finaliser les anciennes procédures.

Elle vient s’ajouter à des services digitaux déjà opérationnels, comme la gestion du laissez-passer ou le paiement de la taxe sur les véhicules à moteur (TVM), dans le cadre de la stratégie de modernisation de l’OTR, qui mise sur la dématérialisation, la transparence et la sécurité.

Esaïe Edoh

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La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) a signé le mardi 30 septembre à Lomé, un partenariat avec trois centres de formation : le lycée d’enseignement technique et professionnel (LETP) d’Atakpamé, le centre de formation aux métiers de l’industrie (CFMI) et l’institut national de formation agricole (INFA) de Tové. L’initiative vise à renforcer l’insertion professionnelle des jeunes.

Concrètement, l’accord prévoit la facilitation de l’accueil en stage des apprenants et leur intégration progressive dans les métiers du secteur cotonnier. La démarche s’inscrit dans la volonté de la NSCT de rapprocher la formation académique des réalités du monde du travail, afin de mieux préparer la jeunesse aux exigences du marché, indique-t-on.

« Investir dans la jeunesse, c’est investir dans la prospérité de notre pays. La NSCT entend jouer pleinement son rôle en offrant aux jeunes non seulement une expérience pratique, mais aussi la confiance nécessaire pour devenir des acteurs du développement national », a déclaré Martin Drevon, Directeur général de la société.

Au-delà de son rôle d’appui aux producteurs pour accroître la production cotonnière, la NSCT entend, au moyen de ce partenariat, contribuer activement à la formation qualifiée et soutenir le développement du pays.

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La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a officiellement lancé, mardi 30 septembre à Dakar, sa Plateforme interopérable du système de paiement instantané (PI-PSI). L’événement sous la houlette du gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi-Brou,   a été retransmis à Lomé par vidéoconférence. Il marque un moment majeur dans la modernisation des paiements numériques au sein de l’UEMOA, que se partagent huit pays ouest africains dont le Togo.

Le dispositif permet désormais d’effectuer des transferts de fonds instantanés, 24h/24 et 7j/7, entre banques, institutions de microfinance, émetteurs de monnaie électronique et établissements de paiement. Les transactions, sécurisées et irrévocables, visent à réduire les délais et les coûts, tout en favorisant l’inclusion financière et la préférence pour les paiements électroniques face au cash.

Au Togo, Coris Bank, Ecobank et Orabank

Au Togo, ils sont au final trois acteurs opérationnels  sur le projet, selon les informations de la Banque centrale  : Coris Bank, Ecobank et Orabank. 

À ces établissements devraient s'ajouter dans le futur, d’autres institutions ayant rejoint le projet en août dernier, parmi lesquelles la BOA, la BIAT, Cofina et Sunu Bank Togo.

Pour les autorités monétaires, la plateforme devrait renforcer la compétitivité et l’intégration régionale. 

De même, selon Guy Martial Awona, DG d’Orabank Togo et incidemment président de la Fédération des associations professionnelles de banques de l’UEMOA, ceci marque un cap décisif vers un écosystème où banques, microfinances et fintechs convergent sur une même infrastructure. 

Ceci devrait notamment bénéficier aux consommateurs togolais, avec à terme des services plus rapides, plus accessibles et mieux adaptés aux besoins d’une économie numérique en expansion.

La mise en place de la plateforme est appuyée financièrement par la Fondation Gates et la Banque africaine de développement (BAD).

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, les prix des produits de la Brasserie BB Lomé (bières et boissons gazeuses) seront réajustés à la hausse à compter du 1er octobre 2025. Cette décision intervient près de deux ans après la dernière augmentation.

Les nouveaux tarifs ont été communiqués par la direction générale du brasseur au Syndicat des tenanciers de bars et restaurants (SYNTEBARESA), via une note officielle. Les produits concernés sont les formats 30 cl et 33 cl commercialisés en casiers de 24 bouteilles.

Selon la nouvelle structure, le casier de PILS 33 cl et BB LAGER 33 cl passe de 7200 FCFA à 8400 FCFA (soit 350 FCFA la bouteille contre 300 FCFA auparavant). Celui de YOUKI Cocktail 30 cl évolue de 4800 FCFA à 6000 FCFA (250 FCFA la bouteille). Les casiers de WORLD COLA 30 cl, YOUKI Orange 30 cl, YOUZOU 30 cl et YOUKI Tonic 30 cl passent également à 6000 FCFA contre 4800 FCFA précédemment.

La Brasserie BB Lomé, filiale du groupe français Brasseries et Glacières Internationales (BGI), justifie cet ajustement par la persistance de la hausse des coûts de production, alimentée par une inflation généralisée des intrants sur le marché international, ainsi que par les exigences de la législation fiscale. « Afin de préserver notre modèle économique et de maintenir notre image nationale de marque, nous sommes contraints, en raison de facteurs divers, de procéder à un ajustement des prix », a indiqué la société.

Si la Brasserie BB a officialisé cette nouvelle hausse, son concurrent, la Société nationale des boissons (SNB), ne s’est pas encore prononcée sur une éventuelle révision de ses tarifs.

Esaïe Edoh

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Le Togo accueille depuis le lundi 29 septembre 2025 une mission du Fonds Monétaire International (FMI), qui séjournera dans le pays jusqu’au 10 octobre. Conduite par Hans Weisfeld, la délégation est présente à Lomé dans le cadre de la troisième revue de l’accord de Facilité élargie de crédit (FEC) de 42 mois, d’un montant total de 293,6 millions de DTS (environ 400 millions de dollars), approuvé en mars 2024.

Durant son séjour, la mission échangera avec les autorités togolaises sur les récents développements économiques et les perspectives à moyen terme. Les discussions porteront notamment sur la croissance, l’inflation, les comptes nationaux, les indicateurs sociaux, ainsi que sur la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement des subventions à l’énergie.

Cette revue pourrait ouvrir la voie à un nouveau décaissement en faveur du Togo, dans le cadre de l’accord FEC qui prévoit un financement global de 403,4 millions de dollars. Les ressources sont mises à disposition à des conditions concessionnelles, afin d’aider le pays à faire face aux chocs économiques subis depuis 2020. Le programme soutenu par le FMI vise à rendre la croissance plus inclusive, renforcer la viabilité de la dette et accélérer les réformes structurelles pour soutenir l’activité et limiter les risques budgétaires et financiers.

Depuis son approbation en mars 2024, l’accord a déjà permis au Togo de bénéficier des décaissements pour un montant cumulé d’environ 129 millions de dollars.

Esaïe Edoh

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À Lomé, experts, autorités locales et partenaires techniques du Togo et du Bénin sont en travaux depuis lundi 29 septembre autour du projet Initiative régionale pour l'Eau et l'Environnement dans le Bassin Transfrontalier du Fleuve Mono (IREE-Mono). La rencontre de trois jours vise à jeter les bases d’une gestion concertée et durable du bassin du Mono, ressource hydrique et économique que les deux pays ont en partage.

Long de 530 km, le fleuve alimente un bassin de 24 300 km² et près de 4 millions d’habitants. Il représente une source importante pour l’agriculture, la pêche et l’énergie, mais reste exposé à des pressions croissantes : changement climatique, pollution, dégradation des terres et insécurité hydrique.

Selon l’Autorité du bassin du Mono, ces facteurs compromettent le potentiel productif du fleuve, qui irrigue directement les filières agricoles et conditionne la sécurité alimentaire régionale.

Les travaux de Lomé ont validé trois instruments : un dispositif de suivi-évaluation, un mécanisme de coordination et une Stratégie Genre 2025-2030. « L’intégration du genre n’est pas un simple ajout, mais une condition sine qua non de durabilité », a déclaré Yawo Ewoenam Zegue, Secrétaire général du ministère de l’Eau et de l’Assainissement. Cette stratégie vise à corriger les déséquilibres qui freinent la participation des femmes et des jeunes, pourtant au cœur des activités liées à l’eau et à l’agriculture.

« Le dispositif de suivi-évaluation va permettre d’améliorer la performance, de mesurer les progrès, d’identifier les faiblesses et de capitaliser les bonnes pratiques », a précisé Dadja Gnakpaou, directeur exécutif de l'Autorité du bassin du Mono (ABM). Pour lui, l’utilisation insuffisante des ressources en eau, la dégradation de l’environnement et la connaissance encore limitée des ressources disponibles constituent des problématiques centrales.

Un projet à 5 milions $ 

Lancé en janvier 2025, le projet IREE-Mono est financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) pour un budget total de 5 millions $ sur de 48 mois.  Ceci, pour assurer une gestion intégrée et coordonnée des ressources du Bassin.

Au-delà de l’enjeu environnemental, le projet IREE-Mono doit renforcer la coopération économique entre le Togo et le Bénin, avec des retombées attendues sur la productivité agricole, la préservation des écosystèmes halieutiques et la résilience des communautés rurales. Pour les deux pays, il s’agit à terme de transformer une ressource fragile en levier de développement inclusif et durable.

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La Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement du Togo ont bouclé, en fin de semaine dernière, la revue de la performance du portefeuille pays 2025. L’exercice portait sur une enveloppe de 353 milliards FCFA pour 25 projets actifs, et a débouché sur un plan d’action opérationnel assorti de recommandations pour renforcer l’efficacité et la qualité des interventions.

Les discussions ont notamment mis en lumière les avancées notables dans l’accès à l’électricité, la productivité agricole et la réduction du temps de transit aux frontières, en phase avec la feuille de route gouvernementale Togo 2025. Ceci étant, elles ont également révélé des défis persistants : lenteur dans le démarrage des projets, complexité des procédures de passation de marchés et insuffisances dans le suivi des recommandations.

Selon Wilfried Abiola, responsable pays de la BAD (photo), le taux global de décaissement atteint seulement 37,25 %, avec de meilleures performances dans la finance (63 %) et l’agriculture (43 %). Pour corriger les faiblesses, la BAD mise sur la mise en œuvre du Plan d’amélioration de la performance du portefeuille (PAP 2025), le renforcement de la qualité à l’entrée des projets et la réduction des délais de décaissement.

L’institution panafricaine a du reste réaffirmé son engagement à mobiliser des ressources additionnelles pour soutenir le Togo dans ses priorités de développement, tout en renforçant le dispositif conjoint de suivi et d’évaluation.

Parmi les initiatives récemment appuyées par la BAD au Togo, on retrouve : une garantie partielle de crédit (GPC) d’un montant de 131,2 milliards FCFA, un projet intégré de transformation agroalimentaire de Kara Phase II, d’un montant de 20,1 milliards FCFA, et un projet de centrale solaire à Sokodé pour la production de 42 MWac, financé pour un montant global de 40,0 milliards FCFA.

Ayi Renaud Dossavi

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