Togo First

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Au Togo, la Grande Quinzaine Commerciale (GQC)  se tiendra du 18 décembre 2025 au 4 janvier 2026, annonce sur ses pages sociales, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo), qui organise l’événement.

Cette manifestation foraine, organisée chaque fin d’année, débutera au lendemain de la clôture de la Foire internationale de Lomé (FIL).

Pendant deux semaines, l'événement réunira des opérateurs économiques ainsi que des milliers de visiteurs et d’acheteurs. Cette édition, présentée comme spéciale en raison des 40 ans de la foire, respectera la tradition. Elle offrira aux commerçants l’occasion d’écouler leurs derniers stocks avant la fin de l’année, indique la CCI-Togo.

L’initiative vise à permettre aux opérateurs économiques d’améliorer leur chiffre d’affaires, et aux consommateurs de trouver en un même lieu lnécessaires pour les fêtes de fin d’année.

La Grande Quinzaine Commerciale constitue par ailleurs une vitrine importante pour les petites et moyennes entreprises (PME), qui peuvent y promouvoir leurs produits et renforcer leur visibilité.


Esaïe Edoh 

Au Togo, le budget de l’exercice 2026 a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, réunie en séance plénière le mardi 9 décembre 2025, en présence du ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola. Les députés ont, dans leur majorité, validé un budget équilibré en ressources et en charges à 2751 542 015 000 FCFA, soit une progression de 14,8 % par rapport à celui de 2025, évalué à environ 2397 milliards FCFA.

Ce vote intervient après plusieurs jours d’examen du projet de loi de finances introduit par le gouvernement. Selon le texte initial, le budget était prévu à 2740,5 milliards FCFA, soit un écart inférieur à 11 milliards FCFA par rapport au montant adopté par les parlementaires.

D’après l’Assemblée nationale, la Commission des finances s’est assurée que le secteur social demeure au cœur des priorités gouvernementales. Ainsi, près de 48 % des dépenses budgétaires sont consacrés au renforcement de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau potable, de l’énergie et de la protection sociale.

Après cette première lecture, le projet de loi de finances sera transmis au Sénat pour une seconde lecture, conformément aux dispositions de la Constitution de la Vᵉ République.

Esaïe Edoh

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En marge du 9e Congrès panafricain qui s’est ouvert  lundi 08 décembre 2025 à Lomé, se tient du mardi 9 au vendredi 12 décembre 2025 une table ronde économique dédiée aux diasporas togolaise, africaine et afrodescendante. L’événement, porté par le ministère des Affaires étrangères, est appuyé notamment par l’OIM et la BAD, et veut mieux orienter les ressources des diasporas vers des projets productifs. 

La diaspora togolaise, estimée à près d’un million de personnes en 2022, avait cette année-là envoyé environ 405 milliards de FCFA, en hausse de 16,7 % par rapport à 2021.

Si ces flux servent encore surtout à la consommation et à l’immobilier, l’exécutif togolais veut en faire un levier pour financer des entreprises, des infrastructures et des emplois. La table ronde doit présenter le climat des affaires, les créneaux porteurs et les instruments financiers disponibles. Cinq panels sont notamment prévus, autour du passage du statut de « migrant » à celui de partenaire stratégique, de l’entrepreneuriat diasporique, des produits financiers dédiés et du cadre législatif à adapter.

Des rencontres B to B et des visites d’entreprises complètent le programme. Un comité technique de suivi est annoncé pour accompagner les partenariats identifiés et actualiser une base de projets bancables accessible aux investisseurs.

R.E.D

Le Togo a accueilli la semaine dernière ( le jeudi 4 décembre 2025), une délégation du  patronat français  ( MEDEF International) pour une séance de travail dédiée au renforcement du partenariat économique entre les deux pays. La mission regroupait une vingtaine d’entreprises françaises actives dans la ville durable, l’énergie, l’eau, l’assainissement, les déchets, la logistique et le financement.

La rencontre, présidée par le ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté Économique, Arthur Trimua, a permis d’examiner plusieurs pistes de coopération. À cette occasion, le MEDEF International a annoncé la création du Club _« Ville Durable - Togo »,_ un cadre de concertation destiné à accompagner les projets d’aménagement urbain et d’infrastructures.

Les autorités togolaises ont de leur côté présenté un portefeuille de projets structurants. Parmi leurs priorités figurent l’autoroute Lomé -Cinkassé, la relance du chemin de fer et la ligne électrique 161 kV Lomé -Togokomé - Anfoin -  Momé Hagou. Le gouvernement a également mis en avant des projets agro-industriels tels que le développement d’agropoles, la pisciculture et la modernisation de la mécanisation agricole, avec un accent particulier sur l’agropole de la Kara.

Avec plus de 7200 entreprises membres, le MEDEF International joue un rôle important dans l’internationalisation des entreprises françaises. Cette nouvelle connexion avec le Togo pourrait ouvrir un nouveau chapitre d’attractivité du pays depuis l’Hexagone.

Ces échanges et ce nouveau cadre de coopération sont dans la continuité des dialogues structurés entre acteurs togolais et entreprises françaises, notamment dans une perspective de développement urbain et économique à long terme.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la commune Moyen-Mono 2 située dans la région des Plateaux et l’Eurométropole de Metz en France ont conclu en fin de semaine dernière un accord de coopération décentralisée. La convention qui a été paraphée à Kpékplémé (chef-lieu de la commune), respectivement par Edou Koffi Zomblewouh et Philippe Glesser, prévoit un appui technique et financier destiné à accompagner le développement socioéconomique de la commune togolaise.

Selon la convention, la commune française va apporter un appui financier et technique au Moyen-Mono 2 dans les secteurs de l’urbanisme, de l’eau et de l’assainissement, ainsi que de la gestion des déchets.

 En effet, l’Eurométropole de Metz, dispose d’une forte expérience en matière d’aménagement urbain, de développement durable et de transition écologique.

Elle devrait alors mettre à disposition son expertise à travers un transfert de bonnes pratiques. Ces contributions devraient, indique-t-on, renforcer la planification locale et améliorer la résilience des infrastructures de Moyen-Mono 2.

« Ce partenariat vient concrétiser l’engagement de l’Eurométropole de Metz à soutenir et accompagner la_ _commune de Moyen-Mono 2 dans ses projets de développement » a déclaré le maire de l’Eurométropole de Metz, Philippe Glesser.

De son côté, le maire de Moyen-Mono 2, Edou Koffi Zomblewouh, a parlé une convention indispensable pour renforcer les initiatives locales, notamment celles en faveur des jeunes et des femmes.

Notons que la commune Moyen-Mono 2 compte plus de 101 000 habitants, selon le Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH-5) réalisé en 2022. Cette commune, fonde son développement économique sur des activités centrées sur l'agriculture, l'artisanat et le commerce. 

La capitale togolaise, Lomé, accueille depuis ce lundi 8 décembre 2025 le 9ᵉ Congrès panafricain, une rencontre coorganisée par le Togo et l’Union africaine (UA). Les travaux ont été lancés par le président du Conseil, Faure Gnassingbé, en présence de nombreuses délégations africaines et afrodescendantes.
La rencontre réunit jusqu'au vendredi 12 décembre 2025, près d’un millier de participants, parmi lesquels des ministres, diplomates, universitaires, représentants de la société civile, leaders de la diaspora et experts venus des différentes régions du continent africain et de ses diasporas.
Les échanges tourneront autour du thème : « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales». Selon le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, ce cadre de réflexion permettra d’aborder les enjeux liés à la souveraineté africaine et à la place du continent dans la gouvernance mondiale.

Dans son allocution, Faure Gnassingbé a appelé à un sursaut collectif. « Pendant des siècles, nos peuples ont été dispersés, réduits au silence, orphelins de leur propre voix dans le concert des nations », a-t-il rappelé. Pour lui, ce 9ᵉ Congrès panafricain ne doit pas être perçu comme un simple retour sur le passé : « Ce n’est pas une commémoration. C’est une réaffirmation. C’est une reconquête. C’est un tournant. »
Pour Lomé, l’organisation de ce rendez-vous continental s’inscrit dans une dynamique de reconstruction et de rapprochement entre les peuples africains et afrodescendants, dans la perspective d’un panafricanisme renouvelé et adapté aux défis contemporains.

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Depuis sa création en 2011, l’Agence Nationale du Volontariat au Togo a mobilisé 80 694 volontaires nationaux sur l’ensemble du territoire. À ces effectifs s’ajoutent plus de 2500 volontaires internationaux engagés dans des missions communautaires, selon les données présentées lors de la Journée internationale des volontaires (JIV) célébrée le vendredi 5 décembre 2025 à Lomé.

L’ANVT avait déjà annoncé en 2022 avoir dépassé les 65 000 volontaires mobilisés depuis le lancement du programme. Cette même année, près de 8000 volontaires avaient été recrutés au premier trimestre, illustrant la progression continue du dispositif.

Le volontariat couvre plusieurs formes : volontariat de compétences, volontariat d’engagement citoyen, volontariat sénior et volontariat international de réciprocité. Ces cadres permettent d’appuyer des secteurs variés comme l’éducation, la santé, l’agriculture, la planification locale et la collecte de données.

Lors de la JIV 2025 à Lomé, les autorités ont souligné que ces missions renforçaient l’accès aux services sociaux de base, soutenaient l’insertion des jeunes et contribuaient à la mise en œuvre des politiques publiques. 

Les échanges à l’occasion de la JIV 2025 ont en outre porté sur les perspectives de l’Année Internationale des Volontaires 2026, qui doit renforcer la visibilité et la structuration du volontariat au Togo.

R.E.D

Au Togo, le Comité de concertation État-Secteur privé (CCESP) a dressé, le vendredi 5 décembre 2025, le bilan de ses activités. C’était à l’occasion de la deuxième réunion du comité technique de concertation, présidée par le ministre des Finances, Georges Barcola, en présence de son collègue de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki.

Selon les responsables du comité, le CCESP continue de jouer un rôle clé dans la transformation structurelle de l’économie nationale et dans la mise en œuvre des politiques de promotion du secteur privé. Plusieurs acquis ont été enregistrés au cours de l’année. Il s’agit notamment du gel temporaire des droits de douane sur les importations de logiciels, en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, et de la révision de l’assiette de la taxe sur les entreprises de télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (TETTIC).

Parmi les autres avancées figurent la suppression de la TVA sur les intrants du secteur de la pêche, de l’aquaculture et de l’élevage, afin de soutenir ces filières stratégiques, ainsi que la mise en œuvre de réformes destinées à accélérer les remboursements de crédits de TVA pour alléger les charges financières des entreprises. Le comité relève également l’instauration d’un échelonnement des droits d’enregistrement des marchés publics, au profit des TPME.

Pour le ministre des Finances, ces résultats sont obtenus grâce à la culture de dialogue fiscal instaurée entre l’État et le secteur privé. « Cet acquis doit être préservé et consolidé », a souligné Georges Barcola.

De son côté, le président de l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET), Jonas Daou, a insisté sur l’importance de l’action collective, dans un contexte marqué par l’entrée du pays dans une nouvelle république. Faisant référence au message du président du Conseil, Faure Gnassingbé devant le Congrès, le président de l’AGET a relevé que dans la nouvelle République, « l’action collective et la collaboration entre les secteurs public et privé sont indispensables pour relever les défis et propulser notre pays vers un modèle de développement à la fois économiquement dynamique et socialement équitable », a-t-il déclaré.

Au cours de la séance, le comité s’est également penché sur les actions à mener pour renforcer la transparence, lutter contre la corruption et améliorer l’environnement des affaires, en vue de stimuler l’investissement et la compétitivité des entreprises au Togo.

Rappelons que le CCESP est créé en 2017 et a pour vocation d’instaurer le dialogue et favoriser une meilleure compréhension mutuelle entre les acteurs publics et privés. 

Esaïe Edoh

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La startup Gozem, basée à Lomé, annonce une nouvelle étape dans son développement avec l’entrée de Belife Insurance (ancien Prudential) à son capital, dans le cadre de sa Série B (une deuxième phase de financement qui intervient dans le développement d’une entreprise et sert à accélérer sa croissance).

L’assureur, présent au Togo, en Côte d’Ivoire et au Cameroun, cherche à accroître son ancrage dans les services digitaux et à toucher un public plus large en Afrique francophone.
Belife Insurance, issu du rachat des activités de Prudential, veut proposer des produits d’assurance simples et accessibles. Son investissement vise à accélérer la distribution de solutions couvrant les besoins des chauffeurs, commerçants et travailleurs informels, apprend-on. La Super App de Gozem, utilisée au Togo, Bénin, Gabon et Cameroun, est considérée comme un relais naturel pour cette stratégie.

Depuis 2018, Gozem a élargi ses activités du transport vers une offre intégrée comprenant paiement, livraison, billetterie et financement de véhicules. Il est attendu que l’arrivée d’un investisseur du secteur de l’assurance lui permette d’ajouter un volet supplémentaire à cet écosystème. Les deux entreprises y voient une opportunité d’étendre l’accès à des services encore sous-représentés dans la région.

Selon la direction de Gozem, cette prise de participation est un “partenariat stratégique” plutôt qu’un simple apport financier. Elle doit renforcer la capacité de la plateforme à proposer des services essentiels adaptés aux réalités locales, dans une logique de montée en échelle.

Réunis à Abidjan dimanche 7 décembre 2025, les ministres en charge de l’Énergie de la Côte d’Ivoire, du Togo et du Bénin ont acté la création d’un cadre tripartite destiné à sécuriser l’approvisionnement régional en gaz naturel. La rencontre, appuyée par le groupe de la Banque mondiale, vient répondre à un défi énergétique commun aux trois pays côtiers dont la production électrique dépend de plus en plus du gaz.

C’est notamment le cas du Togo, représenté à ces travaux par le ministre Robert Koffi Eklo. Le pays fait face à une pression croissante sur son approvisionnement énergétique, avec des coûts de production élevés liés à l’usage de combustibles liquides. Le ministre a rappelé l’importance d’une coopération élargie et évoqué la création, à terme, d’une institution régionale du gaz sur le modèle du WAPP pour l’électricité.

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a souligné l’intérêt d’une coordination régionale pour renforcer la crédibilité de la demande et améliorer les conditions de négociation avec les fournisseurs internationaux. L’institution se dit prête à accompagner les trois États, notamment via l’IFC et la MIGA.

Trois mesures clés

La déclaration finale prévoit trois axes prioritaires, à savoir mutualiser l’importation de GNL, créer sous un mois un groupe de travail technique chargé d’étudier le modèle opérationnel, puis structurer un projet jugé bancable avec l’appui de la Banque mondiale. L’objectif est de réduire les coûts, améliorer la sécurité d’approvisionnement et soutenir la transition vers des sources moins polluantes.

La Côte d’Ivoire, potentiel pôle gazier régional

Notons que la nouvelle dynamique ainsi engagée s’inscrit dans un contexte où la Côte d’Ivoire renforce rapidement son potentiel gazier, avec d’importantes ressources avérées. Le gisement Baleine (qui contient environ 3,3 trillions de pieds cubes de gaz), entré en production en 2023, alimente déjà des centrales électriques nationales. Une nouvelle phase d’exploration a démarré il y a quelques mois avec le navire de forage Deepwater Skyros, chargé de forer trois puits supplémentaires dans les zones Civette, Calao et Caracal.

En parallèle, un projet de gazoduc bidirectionnel reliant la Côte d’Ivoire au Ghana reste à l’étude. Les deux pays ont réaffirmé leur volonté d’avancer vers une interconnexion gazière qui servirait la production électrique, les engrais et l’industrie. Ce projet s’inscrira en ligne avec l’intégration énergétique régionale et pourrait, à terme, alimenter davantage le West African Gas Pipeline reliant le Ghana, le Togo et le Bénin.

Ce second pôle gazier en Afrique de l’Ouest diminuerait notamment la dépendance structurelle au gaz nigérian et renforcerait la diversification des approvisionnements pour le Togo et le Bénin.

Ayi Renaud Dossavi

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