Togo First

Togo First

Le Togo vient de se doter d’un nouvel instrument pour mesurer l’inflation. Derrière cette mise à jour technique de l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), adoptée à l’échelle de l’UEMOA, ce sont bien les nouvelles habitudes de consommation des Togolais que le nouvel indice des prix raconte.

L’alimentation perd du terrain

Depuis toujours, l’alimentaire domine le budget des ménages. C’est encore le cas, mais un peu moins. En 2014, il représentait près d’un tiers du panier (32,8 %). En 2023, il pèse 27,9 %. L’écart peut sembler faible, mais il est significatif : il indique que, malgré un pouvoir d’achat encore fragile, les familles consacrent une part croissante de leurs revenus à autre chose que la nourriture. Les prix des produits vivriers, eux, restent très volatils et continuent de dicter le rythme de l’inflation.

Des services en pleine expansion

Ce recul relatif de l’alimentaire ouvre la voie aux services. Les restaurants et l’hébergement grimpent de 14,9 % à 16,5 % du panier et deviennent le deuxième poste de consommation. Une progression qui reflète l’urbanisation, la multiplication des repas pris hors du domicile, les services de livraison avec l’essor du digital, mais aussi la place croissante des loisirs dans la vie quotidienne.

La communication suit la même trajectoire : de 5,9 % à 8,1 %. Téléphones portables, internet mobile, abonnements… Ces dépenses deviennent centrales, au point de peser plus que l’enseignement, resté stable à 2 %. La santé aussi prend une place nouvelle, avec un poids qui passe de 3,7 % à 5,7 %. Derrière ces chiffres, on devine un besoin croissant de soins, mais aussi une meilleure accessibilité des services médicaux.

Le transport en embuscade

Avec 12,1 % du panier contre 9,4 % en 2014, le transport monte sur le podium. Sa progression reflète une dépendance croissante aux déplacements motorisés et une sensibilité directe aux variations du prix des carburants. Sans oublier les services VTC qui se multiplient et drainent les prix vers le haut. La flambée des prix du carburant  de 2022 et 2023 avait déjà pesé lourd sur les budgets, avant que la tendance s’apaise en 2024.

L’énergie en recul statistique

Surprise : le logement, l’eau, l’électricité et les combustibles reculent de 12 % à 8,3 %. Non pas que la facture énergétique devienne plus légère – au contraire – mais parce que d’autres postes prennent plus de place. Ce glissement montre comment les priorités évoluent, sans effacer la réalité d’un poids toujours lourd pour de nombreux foyers.

Nouvelles pratiques, nouveaux postes

Pour la première fois, une ligne « assurances et services financiers » apparaît, même minime (0,1 %). C’est un signe que les pratiques changent, que l’épargne et la protection prennent timidement leur place dans la consommation. Dans l’ensemble, les produits importés reculent au profit de l’offre locale, tandis que le tertiaire double de poids en dix ans.

Une société en transition

En filigrane, le nouvel indice raconte un pays qui change. Moins centré sur la survie alimentaire, plus tourné vers les services, la mobilité, la santé, la communication. Plus urbain, plus connecté, plus diversifié. Derrière la courbe de l’inflation, ce sont les priorités et les modes de vie des Togolais qui se dessinent.

Fiacre E. Kakpo

 

Au Togo, le portefeuille actuel de la Banque africaine de développement (BAD) s'élève à environ 425 millions d'Unités de Compte (près de 343 milliards FCFA), couvrant 22 opérations, dont 16 projets nationaux et 6 régionaux, avec un taux de décaissement de 72,7 %.

Ces financements concernent l'agriculture, le transport, l'énergie, la gouvernance, la finance et le social.

Ces données ont été partagées avec le public et les experts hier lundi 22 septembre 2025, en marge de la revue à mi-parcours de la stratégie-pays 2022-2026.

L'exercice va durer quatre jours, pour se conclure le jeudi 25 septembre prochain ; et vise à confronter engagements et réalisations, identifier les contraintes et ajuster les priorités.

« Cet exercice nous offre l'occasion de revisiter nos acquis, d'identifier nos insuffisances et de formuler des solutions pragmatiques », a déclaré Wilfried Abiola, responsable-pays de la BAD.

Projets en cours et futurs

Parmi les initiatives phares figurent la réhabilitation de la RN2, le Projet de Transformation Agroalimentaire (PTA II) à 16,4 milliards FCFA, ou encore une garantie partielle de crédit de 130 milliards FCFA pour soutenir des investissements verts et sociaux.

Au-delà du portefeuille en cours, de nouveaux projets structurants se dessinent. La Banque travaille avec l'État sur le dédoublement de l'Autoroute de l'Unité (RN1) entre Lomé et Cinkassé, estimé à 2,9 milliards de dollars, qui renforcerait le rôle du Togo comme hub logistique régional. L'extension de l'aéroport de Lomé, évaluée à plus de 100 MUC (environ 80 milliards FCFA), est également en préparation pour accroître les capacités de fret et de passagers.

Pour le gouvernement, représenté par Stéphane Kpowbie Tchasso Akaya, cette revue est l'occasion d'assurer une convergence entre la feuille de route Togo 2025 et les interventions de la BAD. 

Ceci, dans un contexte mondial marqué par des crises persistantes mais aussi par des opportunités d'intégration régionale. En matière de mobilisation de ressources, le Togo a, du reste, centré sa stratégie sur les partenaires multilatéraux (comme la BAD et la Banque mondiale) avec des crédits à des taux concessionnels plus avantageux, dans un contexte financier globalement marqué par davantage de clivages et de tensions.

En effet, « malgré les conséquences néfastes des chocs exogènes survenus ces dernières années, notre pays a su rester résilient, grâce à l’appui de nos partenaires techniques et financiers », rappelle le secrétaire général du ministère de l'économie et des finances.

Ayi Renaud Dossavi

À Lomé, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a présenté lundi 22 septembre 2025, le Rapport sur le développement humain 2025, intitulé « Une affaire de choix : individus et perspectives à l’ère de l’intelligence artificielle ». Le document souligne une stagnation du progrès humain à l’échelle mondiale depuis trois décennies, mais identifie l’intelligence artificielle comme un levier majeur pour inverser la tendance, si elle est gouvernée de manière inclusive et éthique.

Selon Binta Sanneh, représentante résidente du PNUD au Togo, « l’optimisme qui avait animé les premières années de l’Agenda 2030 s’essouffle, mais ce n’est pas une fatalité. L’IA peut renforcer les capacités humaines à condition qu’elle s’inscrive dans une logique centrée sur les personnes ».

« L’IA, si elle est pensée et déployée dans une logique inclusive, peut être un formidable levier pour renforcer les capacités humaines, améliorer l’éducation, personnaliser les soins de santé, transformer la gouvernance publique, et stimuler la créativité entrepreneuriale », a-t-elle ajouté.

En ce sens, le Togo a déjà lancé plusieurs initiatives cette année dans le numérique en alignement avec les récents développements de l'intelligence artificielle, dont un programme national de formation à l’IA, au code et à l’anglais, visant à former 50 000 étudiants par an en partenariat avec la startup américaine Kira Learning. Parallèlement, 900 tuteurs sont recrutés pour accompagner les apprenants, illustrant une stratégie d’investissement dans le capital humain centrée sur la vision « Togo Digital ».

Rappelons, du reste, que le même rapport du Pnud indique que le Togo a marqué des progrès en matière d’IDH, passant de la catégorie des pays à faible développement humain à celle des pays à indice moyen. Avec un score de 0,571, il est deuxième dans l’UEMOA et 4ᵉ en Afrique de l’Ouest, juste derrière le Cap-Vert, le Ghana et la Côte d’Ivoire. 

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Développement humain : le Togo franchit le seuil des pays à IDH moyen et devient 2ᵉ dans l’UEMOA

La Société des Postes du Togo suspend temporairement l’expédition de colis vers les États-Unis. Une décision faisant suite à l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation douanière américaine qui impose le paiement préalable des droits de douane sur toutes les marchandises expédiées vers le pays de l’Oncle Sam.

Selon la réglementation, les envois doivent désormais être dédouanés avant leur acheminement, avec règlement immédiat des droits de douane. La collecte et le reversement de ces taxes sont confiés à des compagnies aériennes et prestataires agréés, qui ne sont pas encore opérationnels dans le pays ouest-africain. Une situation qui entraîne un blocage temporaire du transport postal vers les États-Unis.

La mesure affecte particulièrement les particuliers et entreprises qui recourent aux services postaux pour expédier des marchandises, des colis commerciaux ou encore des cadeaux à destination de leurs proches installés en Amérique. Pour les exportateurs, cette suspension pourrait engendrer des retards et compliquer les relations commerciales, avec un risque de perte de confiance de certains clients.

Elle intervient dans un contexte de durcissement commercial entre Lomé et Washington. Depuis avril 2025, l’administration Trump applique en effet une taxe de 10 % sur les exportations togolaises à destination du marché américain. Ce relèvement tarifaire pourrait ralentir la dynamique observée ces dernières années. Les exportations togolaises vers les États-Unis sont passées d’environ 20 millions $ en 2021, à plus de 90 millions $ en 2023, puis 97 millions $ en 2024, selon les données de la base de commerce international des Nations unies (COMTRADE), mises à jour en avril 2025.

Le Togo n’est pas un cas isolé. Près d’une vingtaine de pays ont également suspendu ou limité leurs expéditions vers les États-Unis, dans l’attente de clarifications sur la mise en œuvre de cette nouvelle réglementation douanière.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Donald Trump restreint "partiellement" l'accès des USA aux ressortissants togolais

Le Togo s’est doté, depuis la fin de la semaine dernière, d’une stratégie d’engagement citoyen pour la mise en œuvre du Projet d’Amélioration de la Sécurité Hydrique en Milieu Urbain (PASH-MUT). Ce document définit un ensemble d’actions destinées à garantir une exécution inclusive du projet.

La stratégie met l’accent sur la communication, la concertation et la diffusion d’informations auprès de l’ensemble des parties prenantes, en cohérence avec le Plan de Mobilisation des Parties Prenantes (PMPP). Elle prévoit notamment des campagnes de sensibilisation, la mise en place de mécanismes de gestion des plaintes et l’implication des comités locaux. Objectif : “passer d’une logique de bénéficiaires passifs à celle de citoyens pleinement acteurs”.

Elle intègre également les Normes environnementales et sociales (NES) de la Banque mondiale, en favorisant des mécanismes participatifs garantissant transparence et adhésion des populations.

Avec ce dispositif, la coordination du PASH-MUT entend renforcer la participation citoyenne et accélérer la mise en œuvre des activités afin d’atteindre les objectifs fixés : améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans le Grand Lomé, tout en optimisant la gestion des ressources hydriques et la performance des opérateurs de services.

Pour rappel, le PASH-MUT bénéficie d’un financement de la Banque mondiale de 46 milliards FCFA et s’exécute sur une durée de six ans.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Accès à l’eau : bientôt neuf nouveaux forages pour le Grand Lomé

Le Togo a présenté lundi à Lomé la nouvelle version de son Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), désormais calculé sur la base 2023. Cet outil statistique, utilisé pour mesurer l’inflation dans l’espace UEMOA, a été rénové afin de mieux refléter les réalités actuelles de consommation des ménages et d’assurer une comparabilité régionale et internationale.

L’IHPC est utilisé depuis 1998 par les pays de l’UEMOA dans le suivi de l’inflation et constitue un critère majeur de la surveillance multilatérale. Au Togo, l’indice avait été rénové en 2008 puis en 2014, sur la base des données de consommation disponibles à l’époque. Avec la rénovation engagée en 2023, le pays bascule d’une base 2014 à une base 2023. Dans son mot de bienvenue, l’INSEED a rappelé que l’élaboration de l’indice mobilise désormais sept équipes couvrant l’ensemble du territoire national. Celles-ci collectent quotidiennement les prix dans les marchés et points de vente représentatifs des habitudes de consommation.

« Le nouvel indice prend en compte les évolutions de la structure de consommation des ménages et les standards de la nomenclature internationale COICOP 2018 », a déclaré Akoly Gentry, directeur général de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), lors de l’ouverture du séminaire de dissémination des indices rénovés couvrant la période de janvier à août 2025.

IMAGE

Plus de produits, de points de vente et de relevés

Dans le nouveau système, le panier de biens et services suivis s’élargit de 647 à 810 produits, avec plus de 20 000 variétés collectées dans 4 790 points de vente, contre 1 520 auparavant. Près de 36 000 relevés de prix sont désormais effectués, répartis dans sept zones économiques. La collecte s’appuie sur l’application digitale Phoenix-UEMOA, déployée dans l’ensemble des pays de l’Union pour harmoniser les méthodes.

Santé, transport, communication : les nouvelles priorités des ménages togolais 

Les pondérations utilisées pour le calcul de l’indice proviennent de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM 2021). Elles traduisent une baisse relative du poids des produits alimentaires et du logement, et une augmentation notable de la santé, du transport, de la communication et des services.

Selon les graphiques présentés par l’INSEED, l’inflation annuelle a atteint un pic en 2022, proche de 7 à 8 %, avant de ralentir en 2023 (5 %) puis en 2024 (autour de 3 %). Cette évolution reflète à la fois la normalisation progressive des prix internationaux de l’énergie et des denrées alimentaires, et l’effet de la politique monétaire restrictive menée par la BCEAO.

Par fonction de consommation, les produits alimentaires et boissons non alcoolisées restent le premier poste de dépenses. Leur poids recule toutefois de 32,8 % en 2014 à 27,9 % en 2023. Ils demeurent le principal moteur de l’inflation, avec des variations sensibles et des pics récurrents observés en 2023 et 2024.

Les restaurants et services d’hébergement occupent désormais la deuxième place, avec une pondération en hausse de 14,9 % à 16,5 %. Cette progression traduit la montée en puissance du secteur des services dans le quotidien des ménages.

Le transport se hisse au troisième rang, avec une part portée à 12,1 % contre 9,4 % en 2014. Très sensible aux fluctuations des prix des carburants, il a fortement contribué à l’inflation en 2022 et début 2023, avant de refluer à partir de 2024.

Le logement, l’eau, l’électricité, le gaz et les combustibles reculent au quatrième poste. Leur poids passe de 12 % à 8,3 %. La facture énergétique continue pourtant de peser lourd dans le budget des ménages, même si son incidence statistique diminue dans le calcul de l’indice.

Viennent ensuite l’information et la communication, qui progressent de 5,9 % à 8,1 %, et la santé, en hausse de 3,7 % à 5,7 %. L’enseignement reste stable, autour de 2 %. Enfin, une nouvelle rubrique fait son entrée : les assurances et services financiers, encore marginale avec 0,1 % du panier.

Un instrument de référence

L’IHPC est utilisé pour plusieurs usages pratiques : indexation de salaires, pensions et contrats, ajustement en volume des agrégats macroéconomiques comme la consommation des ménages, et suivi des critères de convergence de l’UEMOA. « Les instituts nationaux de statistique sont de plus en plus sollicités pour fournir des informations fiables et à jour sur les prix », a indiqué le DG de l’INSEED.

Appui des partenaires

Le projet de rénovation, inscrit dans les Actions prioritaires 2022–2025 de la Commission de l’UEMOA, a bénéficié de l’appui de plusieurs partenaires techniques et financiers. La Commission de l’Union, la Banque mondiale via le projet PHASAO, AFRISTAT et le Fonds monétaire international ont contribué au financement et à l’assistance technique. La BCEAO assure un suivi régulier de la qualité des indices produits.

Fiacre E. Kakpo

Le Togo a rejoint la catégorie des pays à développement humain moyen, selon le Rapport 2025 du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), lancé ce lundi 22 septembre 2025 à Lomé.

Avec un Indice de développement humain (IDH) de 0,571 — contre 0,567 dans le précédent rapport —, soit au-dessus du seuil de 0,550 qui distingue les pays à faible IDH de ceux à IDH moyen, le Togo se classe désormais au 161ᵉ rang mondial. Il occupe la 4ᵉ place en Afrique de l’Ouest et le 2ᵉ rang dans l’UEMOA. Parmi les pays de l’UEMOA, seule la Côte d’Ivoire (0,582) se situe légèrement devant. Le Togo devance donc des pays comme le Sénégal, le Bénin, la Guinée-Bissau, le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

imag1

« Ce progrès illustre les efforts consentis pour améliorer le quotidien de nos populations », a déclaré Sandra Ablamba Johnson, ministre et secrétaire générale de la présidence du Conseil, lors de la cérémonie de lancement.

image2

Ces dernières années, le pays a enregistré des avancées notables : l’accès à l’eau potable est passé de 60 % à 86 % en quatre ans, et celui à l’électricité de 50 % à 74,5 %.

Le Togo entend investir davantage dans l’éducation, la santé et les infrastructures, afin de consolider ce progrès et transformer chaque avancée en levier de développement, dans un contexte mondial marqué par les inégalités et les incertitudes post-Covid.

image3

Le rapport, intitulé « Une affaire de choix : individus et perspectives à l’ère de l’IA », souligne que l’intelligence artificielle représente à la fois une opportunité et un défi. « L’IA n’est pas seulement une question de technologie, mais aussi une question de vision humaine », a rappelé Binta Sanneh, représentante résidente du PNUD

Fiacre Kakpo

Le Togo accueille depuis ce lundi 22 septembre 2025, une délégation de l’Agence de promotion des investissements du Cameroun (API-Cameroun). En séjour jusqu’au vendredi 26 septembre, la mission camerounaise échange avec l’Agence de promotion des investissements et de la Zone franche (API-ZF) ainsi qu’avec plusieurs opérateurs économiques togolais.

Les discussions portent notamment sur le rôle du ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements dans la facilitation des projets au Togo, le climat des affaires, les incitations offertes aux investisseurs (code des investissements, régime de la zone franche), ainsi que les services de l’API-ZF. La délégation s’intéresse également aux dispositifs mis en place par l’État togolais, dont le Guichet unique numérique et celui de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA).

Au programme figurent aussi des visites de terrain, notamment à la PIA, au Port autonome de Lomé, chez Jus Délice, ainsi qu’une découverte touristique du Palais de Lomé.

Cette mission s’inscrit dans la volonté du Togo de renforcer ses partenariats économiques avec d’autres pays africains, en particulier à travers la promotion du secteur privé et l’attraction d’investissements directs étrangers.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

26ᵉ Journée africaine de la propriété intellectuelle : depuis Lomé, la ministre Manuella Santos appelle à valoriser la propriété intellectuelle

La CEDEAO, à travers son Fonds Régional de Stabilisation et de Développement (FRSD), appuie cette semaine à Lomé, la formation de 25 techniciens électro-solaires togolais en vue d’obtenir la certification régionale ECSES (ECOWAS Certification of Sustainable Energy Skills) niveau 1.

Organisée à partir de ce lundi 22 septembre au vendredi 26 septembre 2025 et animée par Kya Energy Group, cette session regroupe des participants venus des cinq régions du pays. Elle constitue la première cohorte togolaise bénéficiant de cette certification sous-régionale. Pendant cinq jours, les bénéficiaires suivront des cours théoriques et pratiques préparatoires à l’examen portant sur les systèmes solaires photovoltaïques domestiques.

1 reunion

L’initiative s’inscrit dans le projet « Promotion du Nexus Eau-Énergie-Sécurité Alimentaire » financé par la GIZ dans le cadre du FRSD, et encadré par le Centre pour les Énergies Renouvelables et l’Efficacité Énergétique de la CEDEAO (ECREEE). L’objectif est de renforcer les compétences locales en installation, maintenance et dépannage de systèmes photovoltaïques. « Former une nouvelle génération de techniciens qualifiés, c’est garantir la durabilité des projets solaires et l’autonomie des communautés », souligne le Prof. Yao Azoumah, directeur général de Kya Energy Group.

Le système ECSES, coordonné par l’ECREEE, vise à professionnaliser et standardiser les compétences dans les énergies renouvelables. Notamment, le niveau 1 cible les installateurs hors réseau, tandis que le niveau 2 s’adresse à des profils plus avancés travaillant sur des mini-réseaux complexes.

Au-delà de l’enjeu technique, cette formation répond à des impératifs économiques. Elle s’articule notamment avec les ambitions du Togo de porter la part des énergies renouvelables à 50 % d’ici à 2030, avec un objectif de 400 MW solaires installés, dont une part importante hors réseau, pour élargir l’accès à l’électricité.

Ayi Renaud Dossavi

L’Office Togolais des Recettes (OTR) a récemment annoncé une nouvelle disposition visant à renforcer la vérification de l’origine des marchandises importées. La mesure a été rendue publique par le Commissaire général de l’institution, Philippe Tchodie, à travers une note adressée aux opérateurs économiques, notamment les commissionnaires en douane agréés, consignataires, importateurs et exportateurs.

Concrètement, l’Office a créé un champ bloquant dans le système SYDONIA pour toute utilisation d’un code additionnel ouvrant droit à des tarifs préférentiels lors de la saisie de la Déclaration en Douane Unique (DDU). Les opérateurs doivent désormais justifier obligatoirement l’origine réelle des marchandises dans le système SYDONIA avant de prétendre au bénéfice d’avantages douaniers tels que des réductions ou exonérations.

Pour ce faire, ils sont tenus de renseigner correctement le formulaire de déclaration, notamment en joignant une copie du Certificat d’origine (CO) et en indiquant le numéro correspondant. Faute de quoi, le système invalide automatiquement la procédure et bloque la déclaration. Ce mécanisme vise à empêcher les fausses déclarations destinées à profiter indûment de tarifs préférentiels.

L’OTR précise que cette mesure permettra de garantir une perception équitable des droits et taxes, qui varient selon l’origine des produits et les accords commerciaux en vigueur. Elle devrait également contribuer à protéger l’économie nationale, assurer le respect des engagements internationaux du Togo et limiter l’entrée de marchandises contrefaites ou prohibées.

« En contrôlant sérieusement, l’OTR limite les fraudes et sécurise les recettes fiscales qui financent le budget de l’État », souligne l’institution, qui insiste sur la nécessité de renforcer la traçabilité et la transparence dans l’application des régimes tarifaires préférentiels.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

OTR : plus de 737 milliards FCFA mobilisés à fin août 2025

 

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.