L’exécution du Projet d’extension des réseaux électriques des centres urbains du Togo (PERECUT) dans la région de la Kara est évaluée à 34 %, au 24 novembre 2025. L’information a été relevée lors d’une visite de terrain effectuée par Benjamin Neumann, directeur pays de l’Agence française de développement (AFD), l’un des bailleurs du projet.
La mission, conduite dans trois préfectures (Kozah, Kéran et Assoli) a permis aux équipes de l’AFD, accompagnées de responsables de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), de constater l’état d’avancement des travaux.
À ce stade, les entreprises en charge sont appelées à accélérer la cadence afin de permettre le lancement d’autres initiatives pour répondre aux besoins croissants des populations. « Sur le terrain, j’ai constaté qu’il restait encore des besoins importants, et l’enjeu est d’y répondre au plus vite pour atteindre la vision d’électrification à 100 % envisagée par le gouvernement », a indiqué Benjamin Neumann.
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— Ministère des Mines et des Ressources Énergétiques (@mineenergie_tg) November 25, 2025
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Les travaux devraient s’achever à la mi-2026. Le PERECUT couvre 53 localités à travers le pays, dont 9 situées dans la région de la Kara (Bafilo, Bassar, Guérin-Kouka, Kabou, Kandé, Kara, Kétao, Niamtougou et Pagouda), avec plus de 6500 branchements attendus. Le projet prévoit notamment la construction de 1681 km de réseau basse tension, 200 km de réseau moyenne tension et 371 postes transformateurs, pour un coût global de 46 milliards FCFA.
Financé par l’AFD, la Coopération financière allemande (KfW) et l’Union européenne (UE), le PERECUT ambitionne d’améliorer significativement la couverture électrique et l’accès à l’énergie dans les centres urbains de l’intérieur du pays. Il devrait contribuer à l’atteinte de l’objectif de couverture universelle en électricité que le Togo vise à l’horizon 2030.
Esaïe Edoh
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Le Togo avance dans la révision de sa stratégie nationale de transhumance. Deux ateliers se sont tenus simultanément cette semaine à Dapaong et à Tsévié à cet effet, rapporte l'ATOP. Ces travaux ont réuni les acteurs locaux, les autorités administratives, les services techniques et les représentants de la FAO pour examiner le projet de Plan de gestion de la transhumance (PGT) 2026-2030.
Cette phase de pré-validation s’inscrit dans le Programme de coopération technique de la FAO, qui appuie le pays dans la gestion durable du pastoralisme et la sécurisation foncière. Les travaux portent sur l’actualisation du PGT adopté en 2014, afin de l’adapter aux pressions liées aux conflits agriculteurs-éleveurs, aux évolutions climatiques et aux nouvelles contraintes socio-économiques.
Tône : Les acteurs régionaux de la transhumance des Savanes pré-valident le Plan de gestion de la transhumance 2026-2030https://t.co/juySTcgy4A pic.twitter.com/BmQSlVC7as
— Ministère de la Communication (@CommunicationTg) November 26, 2025
À Dapaong, les participants ont analysé les réalités locales et formulé des amendements pour améliorer le document. Le représentant du ministère de l’Agriculture, Dr Lamboni Matéyendou, a rappelé les réformes engagées, notamment l’aménagement des zones pastorales, la délimitation des couloirs de transhumance et l’introduction des zones d’aménagement pour la production bovine. « Ces efforts visent à renforcer la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs et à réduire les tensions récurrentes », a-t-il souligné.
À Tsévié, l’expert filières animales de la FAO, Kohoe Yawovi, a insisté sur la nécessité d’une mise à jour du dispositif. « Le plan doit refléter les défis institutionnels et environnementaux actuels. L’objectif est d’aboutir à une transhumance apaisée et durable », a-t-il déclaré. La FAO accompagne également l’élaboration d’une politique nationale de déclaration foncière et d’un avant-projet pour une zone de production bovine à Namiélé.
Les consultations se poursuivront à Kara, Sokodé, Atakpamé et Kpalimé afin d’intégrer l’ensemble des réalités du territoire.
Le document final servira de cadre pour organiser les flux pastoraux, prévenir les conflits et renforcer la sécurité des communautés rurales.
R.E.D
Le Togo veut travailler sur 42 normes prioritaires dans le secteur agroalimentaire. Le pays a lancé cette semaine, le mardi 25 novembre 2025 à Lomé, un atelier de cinq jours à cet effet.
Les travaux rassemblent des experts de l’Agence togolaise de normalisation (ATN), de la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement, des partenaires techniques, des ONG et des instituts de recherche.
Quatre filières sont concernées : le riz, le soja, la volaille et ses dérivés, ainsi que l’horticulture.
Pour ces travaux, les comités techniques devront examiner et valider 42 normes ayant déjà fait l’objet d’enquêtes publiques et d’analyses externes.
Selon le directeur général de l’ATN, Essot’na Héyou Bodjona, l’objectif est d’intégrer les commentaires reçus et de retenir les dispositions fondées sur la science. « Trois comités techniques sont mobilisés : le premier sur les céréales et légumineuses, le deuxième sur les produits carnés et un comité dédié à l’horticulture », précise-t-il.
Ces normes visent à structurer les filières et à renforcer la compétitivité des produits locaux.
Pour la consultante internationale en normalisation, Ndeye Maguette Diop, elles constituent un levier pour sécuriser les marchés. « Elles définissent les exigences de qualité pour le riz, le soja, la viande ou les produits horticoles. Elles protègent aussi le consommateur, car le producteur reste responsable de la conformité des produits mis sur le marché », indique l’experte.
À l’issue de l’atelier, les normes validées entreront dans le dispositif national et serviront de référence aux acteurs économiques. Elles doivent accompagner la montée en qualité des chaînes de valeur agricoles et répondre aux besoins de régulation du marché intérieur.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le programme « Women And Finance » a lancé récemment à Lomé sa quatrième cohorte composée de 31 entrepreneures.
L’initiative, portée par la Fondation SEPHIS en partenariat avec African Guarantee Fund (AGF) et Ecobank Togo, doit au total soutenir accompagner 125 dirigeantes, en renforcement des capacités et préparation à l’accès au crédit.
Depuis son arrivée au Togo en mai 2025, le dispositif combine formation technique, structuration financière et mise en relation avec des institutions bancaires. Il s’agit notamment d’améliorer la qualité des projets et faciliter leur financement. Ce positionnement s’inscrit dans un contexte où l’accès au financement demeure l’un des principaux freins rencontrés par les PME féminines.
Sefora Kodjo, présidente du conseil d’administration de la Fondation SEPHIS, a rappelé aux participantes l’importance de maintenir un standard élevé dans leurs activités. « Votre crédibilité repose sur la constance de la qualité du produit ou du service », a-t-elle souligné, insistant sur le rôle déterminant de la discipline entrepreneuriale.
Ecobank Togo, partenaire financier du programme, souhaite pour sa part renforcer l’accès au crédit pour les PME portées par des femmes. « Nous voulons soutenir les structures qui contribuent activement à l’économie nationale », a déclaré Laurinda Amevor, responsable du programme Ellever.
African Guarantee Fund complète le dispositif en apportant des solutions de garantie pour réduire les risques liés au financement des entreprises.
Depuis 2016, son partenariat avec SEPHIS et Ecobank a permis de mobiliser plus d’un milliard FCFA de crédits dans d’autres pays.
Notons que la cinquième cohorte, prévue pour janvier 2026, constituera la dernière étape du programme au Togo.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 20 décembre 2025.
Pour apprendre davantage sur le programme
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo a été élu lundi 24 novembre 2025 à Paris pour siéger au Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le pays intègre ainsi, pour la première fois, cette instance chargée de la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial culturel et naturel, pour la période 2025-2029.
En tant que membre du comité, il participera aux rencontres annuelles consacrées notamment à l’utilisation du Fonds du patrimoine mondial et à l’allocation de l’assistance financière sollicitée par les États parties.
Le pays prendra également part aux décisions relatives à l’inscription de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial, ainsi qu’à celles portant sur leur éventuel retrait.
Moment de fierté nationale! Le Togo est élu pour la 1ère fois au Comité du #Patrimoine mondial de l @UNESCO. Une étape majeure qui renforce notre engagement pour la #préservation et la #valorisation des #trésors #culturels et #naturels de l’#humanité. le Togo s'engage à porter la… pic.twitter.com/NGEDwbGpqv
— Robert Dussey (@rdussey) November 24, 2025
« Le Togo s’engage à porter la voix de l’Afrique et à œuvrer pour une meilleure représentativité géographique et thématique de la Liste du patrimoine mondial, à promouvoir des approches innovantes en matière de conservation et de gestion des sites », a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, à l’annonce de l’élection.
Cette reconnaissance intervient alors que le Togo intensifie ses efforts pour développer son secteur touristique et culturel. Plusieurs initiatives sont en cours pour protéger les sites historiques notamment Koutammakou qui est inscrit au patrimoine culturel de l’UNESCO.
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Le Togo s’est doté d’un cadre national d’identification et de formulation des projets destinés au Fonds Vert pour le Climat (FVC). L’initiative a été entérinée en fin de semaine dernière à Lomé par le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, lors d’une rencontre avec les acteurs nationaux du secteur.
Le dispositif rassemble des acteurs issus de plusieurs entités, notamment la Présidence du Conseil, le Haut-Conseil pour la Mer, des ministères sectoriels, des organisations de la société civile ainsi que des structures de recherche des universités publiques. Ce nouveau cadre vise à structurer, harmoniser et sécuriser l’ensemble du processus d’élaboration des projets soumis au FVC.
Il permettra de mettre en place une procédure standardisée d’analyse, de sélection et de hiérarchisation des initiatives, ainsi que d’évaluation des résultats en matière d’adaptation aux effets du changement climatique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Le mécanisme accompagnera également les porteurs de projets dans la préparation des notes conceptuelles et des propositions détaillées, conformément aux exigences, normes et standards des mécanismes de financement climatique du FVC.
Selon le ministre Dodzi Kokoroko (photo), la démarche permettra de renforcer la coordination des initiatives relevant du partenariat public-privé (PPP) pour une mise en œuvre plus efficace sur le terrain. Ce volet demeure un défi majeur pour le département, qui souligne qu’une meilleure structuration du PPP contribuera également à optimiser la participation du Togo aux conférences internationales sur le climat, notamment les COP.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la ville d’Aného (40 km à l’est de Lomé) réunit quinze pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre dans le cadre d’une revue technique ouverte mardi 25 novembre 2025, sur leurs projets financés par les fonds verticaux, principalement le Fonds vert pour le climat (FVC) et le Fonds mondial pour l'environnement (FEM).
L’atelier, organisé par la FAO, vise à améliorer l’accès à ces mécanismes internationaux et à renforcer l’efficacité des financements déjà engagés.
Pendant six jours, les représentants nationaux examinent leurs performances, identifient les blocages et formulent des propositions pour optimiser la gestion des financements climatiques.
Selon le docteur Zohende Henri-Noël Bouda, chargé de la Foresterie pour l’Afrique de l’Ouest, un paradoxe persiste dans la région, « Aucun pays n’a utilisé entièrement les allocations qui lui sont réservées. Les ressources existent, mais l’enjeu est de savoir aller les chercher. Notre rôle, c’est d’appuyer techniquement les États pour qu’ils mobilisent ces fonds et structurent leurs programmes. »
L’atelier se tient sous la houlette du ministère en charge de l’environnement. A cet égard, le ministre de tutelle, Prof Dodzi Kokoroko, insiste sur la complémentarité entre financements internationaux et ressources nationales.
« Les fonds verticaux n’auront d’impact que si les fonds horizontaux, qui reflètent la volonté de nos États, sont au rendez-vous. L’action climatique doit reposer sur cette articulation. », indique-t-on.
Les travaux abordent notamment la résilience des systèmes agro-pastoraux, un enjeu central dans une région où le changement climatique fragilise l’élevage et les productions rurales. Un projet régional de résilience agro-pastorale doit être validé à l’issue des échanges, avec pour objectif d’améliorer l’adaptation des communautés, des éleveurs et des exploitants agricoles.
Au Togo, la FAO pilote depuis 2020 plusieurs initiatives financées par les fonds verticaux. Ces programmes concernent la gestion durable des mangroves de la région Maritime, la restauration des forêts communautaires, la gestion des écosystèmes fragiles, mais aussi des activités génératrices de revenus pour renforcer l’adaptation climatique des ménages ruraux.
Diwa Oyetunde, chargé de programme à la FAO Togo, précise les résultats obtenus : « Nous avons touché près de 38 000 élèves à travers des actions de sensibilisation. Nous avons accompagné plus de 300 femmes dans l’élevage d’escargots, appuyé des groupements dans l’apiculture et soutenu des activités d’adaptation sur l’île d’Aného. L’objectif, c’est d’intégrer la protection de l’environnement dans les pratiques agricoles et communautaires. »
Il faut du reste relever que l’accès aux fonds verticaux demeure un défi pour les pays africains, en raison des exigences techniques, de la complexité des procédures et du manque de capacités nationales. L’atelier d’Aného veut ainsi combler cet écart, en renforçant les compétences et en favorisant une meilleure structuration des propositions de projets.
Pour la FAO, l’enjeu est central. L’accès aux financements climatiques conditionne la capacité des États de la région à répondre aux effets croissants du changement climatique sur l’agriculture, la foresterie et les ressources pastorales. L’organisation onusienne rappelle que les financements existent, mais que leur mobilisation dépend d’une meilleure coordination institutionnelle et d’une planification soutenue.
Le rapport final attendu à l’issue des travaux servira de référence pour les prochaines demandes de financement, mais aussi pour la mise en œuvre des stratégies nationales d’adaptation climatique.
Ayi Renaud Dossavi
L’Université de Lomé a accueilli les lundi 24 et mardi 25 novembre 2025 la première édition du Dialogue Chine-Afrique sur la gouvernance, organisée en partenariat avec l’ambassade de Chine.
La rencontre a réuni une soixantaine de participants, dont une délégation de quinze experts venus de plusieurs institutions chinoises, pour examiner les enjeux contemporains de gouvernance, de développement et de coopération académique.
Les échanges ont porté sur deux axes structurants. Le premier concernait les perspectives de coopération issues de la quatrième session du 20ᵉ Comité central du Parti communiste chinois, notamment dans les domaines des infrastructures, de la science et de la technologie. Le second axe portait sur l’Initiative pour la gouvernance mondiale et son articulation avec le partenariat stratégique global sino-togolais. Les discussions ont mis en avant les convergences entre Pékin et Lomé sur la sécurité, la stabilité institutionnelle et la coopération multilatérale.

Intervenant en ouverture, l’ambassadeur de Chine au Togo, Wang Min, a rappelé le poids démographique des deux partenaires et les orientations du 15ᵉ plan quinquennal chinois axé sur l’innovation et l’ouverture.
La partie togolaise a pour sa part, insisté sur l’intérêt d’un dialogue permettant de rapprocher la recherche universitaire, la diplomatie et les politiques publiques. Selon le professeur Gado Tchangbédji, cette rencontre doit contribuer à définir de nouvelles pistes de recherche sur les relations sino-togolaises.
Pour rappel, la coopération sino-togolaise repose sur une base académique construite depuis 2009, avec plus de 5000 apprenants formés par l’Institut Confucius de l’Université de Lomé. En 2024, l’université a créé une cellule dédiée pour structurer ses partenariats avec les institutions chinoises. Ce travail s’inscrit dans un cadre diplomatique établi depuis 1972 et appuyé par plusieurs projets dans l’éducation, la recherche et les infrastructures. Le Dialogue Chine-Afrique organisé à Lomé s’inscrit dans cette continuité, avec notamment pour ambition d’ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’échanges scientifiques.
R.E.D.
Au Togo, le Sénat récemment installé se met en ordre de bataille pour entamer l’étude du budget 2026, son premier exercice du genre. L’institution parlementaire a en effet tenu, hier mardi 25 novembre 2025, sa deuxième séance plénière de la session ordinaire, consacrée à la ratification de ses sept commissions permanentes. Ceci marque la dernière phase organisationnelle avant l’examen du projet de loi de finances 2026, actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale.
Réunis au Palais des congrès, les sénateurs ont validé à l’unanimité la composition des commissions, conformément aux articles 32 et 35 du règlement intérieur.
Selon le président de l’institution, Barry Moussa Barqué, ces structures constituent « le moteur central de l’activité parlementaire » et garantissent la qualité des travaux législatifs. Les bureaux des commissions ont également été installés, rendant la chambre haute opérationnelle pour l’analyse des textes qui lui seront transmis.
Cette mise en ordre intervient alors que l’Assemblée nationale examine déjà le budget 2026, projeté à 2 740,5 milliards FCFA, soit une progression de 14,4 % par rapport à l’exercice précédent. Les députés ont amorcé une revue détaillée des allocations et des priorités, en présence des ministres chargés du Budget, des Finances et de l’Économie.
Une fois adopté par la première chambre, le projet sera transmis au Sénat pour une seconde lecture, conformément au bicamérisme égalitaire instauré par la Constitution.
La chambre haute devra pour sa part s’assurer de la cohérence des orientations budgétaires avec les besoins de la population et les objectifs de développement économique et sécuritaire.
R.E.D.
Coris Bank International Togo fait désormais partie des actionnaires de la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA (CRRH-UEMOA). L’institution régionale a officialisé l’entrée au capital de trois nouvelles filiales du Groupe Coris : Coris Bank International Togo, Bénin et Sénégal.
Cette opération porte à cinq le nombre d’entités du groupe présentes dans l’actionnariat de cette institution, aux côtés des filiales du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire déjà présentes. Avec cette prise de participation, le Groupe Coris détient désormais 3,5 % du capital de la CRRH-UEMOA, devenant ainsi le sixième groupe bancaire de l’Union à intégrer cette structure.
Au total, la CRRH-UEMOA compte désormais 64 banques commerciales actionnaires réparties dans les huit pays membres, ainsi que plusieurs partenaires institutionnels tels que la BOAD, la SFI, la BIDC et Shelter Afrique.
Selon l’institution sous-régionale, l’entrée de Coris Bank International Togo vise à renforcer la capacité de refinancement de la banque dans le segment du crédit immobilier. Le partenariat entre la CRRH-UEMOA et le Groupe Coris a déjà permis d’accompagner l’octroi de prêts au logement depuis 2016 dans plusieurs pays de la zone.
Créée en 2010, la CRRH-UEMOA a mobilisé plus de 475 milliards FCFA depuis son lancement, finançant près de 100 000 ménages. Pour Coris Bank International Togo, cette participation ouvre l’accès à des instruments de refinancement destinés à soutenir l’inclusion financière et à élargir l’offre de crédit immobilier au Togo.
Ayi Renaud Dossavi