Au Togo, le secteur de la santé s’est enrichi la semaine dernière avec l’inauguration, le 12 septembre 2025, d’un pôle Mère-Enfant au sein de l’hôpital Ordre de Malte d’Elavagnon, dans la région des Plateaux.
Présidée par le ministre de la Santé, le professeur Tchin Darré, représentant le président du Conseil, la cérémonie a réuni plusieurs autorités locales et nationales. On a compté également la présence de l’ambassadeur de France, Augustin Favereau, et de Cédric Chalret du Rieu, président de l’Association de l’Ordre de Malte France, qui appuie le projet.
L’infrastructure, équipée de matériels modernes, vient renforcer les services de maternité, de pédiatrie et de néonatalogie, avec pour objectif de réduire la mortalité maternelle et infantile.
Cette nouvelle infrastructure intervient dans un contexte marqué par des besoins considérables. En 2024, l’hôpital a enregistré près de 2000 accouchements, dont plus de 500 césariennes. Depuis janvier 2025, 402 césariennes ont déjà été pratiquées. Le nouveau pôle vise ainsi à améliorer la prise en charge de cette demande croissante, tout en offrant un cadre sécurisé aux mères et aux nouveau-nés.
Selon le ministre de tutelle, cette réalisation illustre la priorité donnée par le gouvernement à la santé maternelle et infantile, en ligne avec la feuille de route nationale. Elle s’ajoute aux efforts engagés pour moderniser le système hospitalier et renforcer la qualité des soins de proximité.
Au-delà de son rôle régional, l’inauguration pose également la question de l’extension de ce type d’investissement à l’échelle nationale, afin de garantir un accès universel aux soins de santé de base. Pour les autorités, le pôle d’Elavagnon doit servir de modèle dans la stratégie de consolidation du système sanitaire togolais.
En prélude à la 30ᵉ Conférence des Parties sur le climat (COP30), prévue du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, au Brésil, le Togo a entamé sa préparation. Du 8 au 12 septembre dernier, le ministre chargé de l’Environnement, Foli-Bazi Katari, a tenu une série de rencontres avec plusieurs partenaires afin de mobiliser leur accompagnement.
Six institutions internationales participent à ce processus : la FAO, l’OIM, l’UNICEF, l’OMS, le Programme alimentaire mondial (PAM) ainsi que l’ambassade d’Allemagne. Les échanges ont porté sur les propositions que le Togo envisage de soumettre à la COP30 et sur les stratégies de négociation pour en tirer le meilleur profit en matière de protection de l’environnement.
« On ne doit pas aller à la COP, encore moins en revenir, les mains vides », a insisté le ministre.
Les suggestions recueillies feront l’objet d’un examen par un comité interministériel, chargé d’élaborer un document-cadre regroupant les priorités que le Togo défendra au Brésil. Ce document sera ensuite soumis à une nouvelle rencontre avec les partenaires, en vue de sa validation.
Esaïe Edoh
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Au Togo, un peu plus de 3 millions d’élèves des établissements publics, privés et confessionnels ont repris le chemin de l’école ce lundi 15 septembre 2025. Cette rentrée, marquée par la fin de plus de deux mois de vacances, s’accompagne d’un ensemble de réformes destinées à redynamiser le secteur éducatif.
Parmi les nouveautés, figure l’extension de l’enseignement de l’anglais aux classes de CM1 et CM2, avec une généralisation prévue à l’ensemble du préscolaire et du primaire dès la rentrée 2025-2026. L’objectif, selon les autorités, est de mieux préparer les apprenants à un environnement mondialisé où la maîtrise des langues étrangères, notamment l’anglais, constitue un atout.
Autre innovation, les classes de CM1 et CM2 seront désormais encadrées par deux enseignants spécialisés : l’un en lettres et l’autre en sciences. Cette réforme vise à renforcer les acquis et à réduire les taux de redoublement, encore élevés au passage en 6ᵉ, particulièrement dans certaines régions.
Dans la même dynamique, le gouvernement annonce le recrutement de 5000 nouveaux enseignants, la mobilisation d’un millier de volontaires, ainsi que la construction et la réhabilitation de 7000 salles de classe à travers le pays. Quinze nouveaux jardins d’enfants publics seront également ouverts pour renforcer l’offre en préscolaire.
Sur le plan sécuritaire, une opération spéciale baptisée « Rentrée Sûre 2025 » est déployée par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Elle vise à garantir une rentrée paisible en réduisant les risques liés à la sécurité routière, à la petite délinquance et aux perturbations autour des établissements scolaires.
Enfin, plusieurs mesures sociales sont reconduites. Elles concernent notamment la prise en charge sanitaire via le programme School AMU, la gratuité des frais de scolarité et la poursuite des cantines scolaires dans certaines localités.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le nouvel ambassadeur de l’Inde, Shri Sayed Razi Haider Fahmi annonce une dynamique de renforcement des relations économiques entre Lomé et New Delhi. La question était au cœur d’une rencontre entre le diplomate indien et le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé le jeudi 11 septembre 2025 à Lomé.
Le renforcement des relations sera essentiellement axé sur la coopération économique, commerciale et en matière de formation entre Lomé et New Delhi.
Le Président du Conseil, @FEGnassingbe s’est entretenu ce 11 septembre 2025 avec l’Ambassadeur de l’Inde au Togo, Shri Sayed Razi Haider Fahmi.
— Présidence du Conseil du Togo (@presidencecstg) September 11, 2025
Au centre des échanges, le renforcement des relations politiques ainsi que l’intensification de la coopération économique, commerciale… pic.twitter.com/rp86rG6D2r
« Nous avons discuté du partenariat dans plusieurs domaines notamment politique, économique, de l’exportation et du commerce, de renforcement des capacités, et de la façon dont l’Inde et Togo peuvent travailler ensemble au profit des peuples togolais et indien », a précisé le diplomate indien.
Un forum économique Inde-Togo est d’ailleurs attendu en octobre prochain à Lomé. L’événement vise à rapprocher les acteurs privés des deux pays et à stimuler les investissements dans plusieurs secteurs clés, dont l’agriculture et la mécanisation.
Notons que l’Inde est aujourd’hui l’un des principaux partenaires commerciaux du Togo. Le pays figure régulièrement dans le top 3 des clients de Lomé et occupe la 2ᵉ place au deuxième trimestre de l’année en cours.
Esaïe Edoh
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La filiale togolaise de NSIA Assurance a procédé, le jeudi 11 septembre 2025, au lancement officiel de “FAFA”, un nouveau produit de micro-assurance solidaire destiné aux acteurs du secteur informel. L’initiative bénéficie de l’appui de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).
Conçu pour protéger les populations les plus vulnérables, notamment les femmes entrepreneures, “FAFA” vise à rendre l’assurance accessible aux personnes à faibles revenus, souvent exclues des couvertures classiques. Le produit propose des garanties essentielles, telles que la prise en charge en cas d’hospitalisation, d’accident, de décès, ainsi qu’une indemnité journalière en cas d’immobilisation prolongée.
(1/3) ? Lancement officiel de FAFA
— Banque Ouest Africaine de Développement (@BOAD_official) September 12, 2025
Le 11 septembre 2025, la BOAD, en partenariat avec @NsiaAssuranceTg, a lancé une micro-assurance solidaire pour les acteurs du secteur informel, avec un accent particulier sur les femmes entrepreneures. pic.twitter.com/MmPhlZiRWO
Dans le cadre de ce partenariat, la BOAD prend en charge 50 % du coût des 500 premières souscriptionsapprend-on.
À la différence des assurances traditionnelles jugées onéreuses, la micro-assurance se caractérise par des primes réduites, adaptées aux revenus irréguliers des travailleurs informels. Elle constitue également un levier d’inclusion financière. En effet, les assurés pourraient bénéficier plus facilement de microcrédits, le risque de non-remboursement étant limité.
Perçue comme une innovation dans le paysage assurantiel togolais, “FAFA” se positionne à la fois comme un outil de sécurité économique, un vecteur d’inclusion financière et un moteur de développement local.
Esaïe Edoh
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Le paysage des paiements numériques en Afrique de l’Ouest continue de s’enrichir de nouveaux acteurs. La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a agréé en septembre dix nouveaux établissements de paiement dans l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), dont Ollo Africa, première fintech togolaise à obtenir cette reconnaissance.
Basée à Lomé, la jeune fintech rejoint un cercle encore restreint d’opérateurs autorisés à proposer des services financiers numériques dans l’espace UEMOA. Elle déploie Ohana Africa, une application qui modernise l’épargne collective en l’intégrant dans le système bancaire formel. La solution ambitionne d’offrir à des milliers de Togolais un accès sécurisé et transparent à l’épargne et aux paiements digitaux.
Selon la direction d’Ollo Africa, l’objectif est d’atteindre rapidement un million d’utilisateurs au Togo, avant d’étendre le modèle à d’autres pays de la région.
« Le Togo s’est déjà imposé comme un leader de l’inclusion financière en Afrique, et cet agrément vient renforcer les efforts du pays pour bâtir une économie plus inclusive », déclare Mawuna Koutonin, Directeur général d’Ollo Africa. « Cette autorisation nous permet de créer un écosystème financier plus inclusif et accessible pour les communautés mal desservies, avec la garantie de la supervision bancaire », ajoute-t-il.
Des partenariats avec des institutions financières comme Ecobank visent à consolider cette expansion.
Du côté de la BCEAO, cette nouvelle série d'homologations est la plus récente illustration de ce qui semble être une politique d’ouverture graduelle du marché régional à de nouveaux acteurs et de nouveaux outils financiers ; avec pour effet à terme de stimuler l’innovation dans un secteur en grande demande. Ceci, tout en garantissant la solidité financière et la transparence des acteurs agréés.
Ayi Renaud Dossavi
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L’économie togolaise a connu un véritable coup d’accélérateur à la fin de l’année 2024. Selon les estimations que vient de publier l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), le produit intérieur brut (PIB) a bondi de 17,7 % au quatrième trimestre par rapport à la même période de 2023. Une performance qui tranche avec le ralentissement observé en début d’année et qui a permis au pays d’atteindre finalement une croissance annuelle de 6,5 %, contre 6,2 % en 2023.
Une reprise contrastée mais solide
Le parcours de l’économie togolaise en 2024 a été marqué d’abord par un premier trimestre qui s’était ouvert sur une contraction de 5,8 %, reflet de tensions persistantes dans certains secteurs et de la fragilité conjoncturelle. Mais au fil de l’année, la dynamique s’est inversée : +9,3 % au deuxième trimestre, +3,8 % au troisième, avant le rebond spectaculaire du dernier trimestre.
Trois moteurs : agriculture, construction et services
Tous les secteurs ont contribué à cette envolée. Le secteur primaire a progressé de 10,8 % grâce à de bonnes récoltes agricoles, soutenues par les zones agricoles planifiées (ZAAP), la distribution d’engrais subventionnés et des efforts de mécanisation.
Le secteur secondaire affiche une hausse de 18,2 %. La construction, en particulier, a connu une croissance spectaculaire, portée par les grands chantiers publics et privés, ainsi que par l’activité de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Les industries extractives ont également rebondi, avec une progression de plus de 25 % sur l’année.
Le secteur tertiaire reste le pilier de l’économie, avec une croissance de 19,4 % au dernier trimestre. Le commerce a bénéficié des fêtes de fin d’année et de l’intensification des flux d’import-export. Les services numériques et de communication ont poursuivi leur essor (+11,4 % sur l’année), tandis que les services aux entreprises ont affiché une croissance de 18,5 %.
Des fragilités persistantes
Mais derrière ces performances globales, certaines branches ont accusé de sévères contre-coups. La production et la distribution d’électricité et de gaz se sont effondrées de 42 % en 2024. L’hébergement et la restauration ont, eux aussi, reculé de 8,6 %. Quant à l’administration publique, sa contribution a diminué de 8,9 %.
Le rôle de la feuille de route gouvernementale
Les autorités attribuent ces résultats aux réformes engagées dans le cadre de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025. Celles-ci visent à diversifier la base productive, renforcer la logistique et moderniser les infrastructures. Parmi les mesures phares figurent l’appui aux PME agroalimentaires, la digitalisation des services, ou encore la modernisation du port de Lomé, qui reste un hub stratégique pour la sous-région.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, l’inflation est ressortie à 1,1 % en août 2025, contre 1,5 % en juillet, selon les données de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED). Ce ralentissement s’explique par une baisse généralisée des prix au niveau de plusieurs postes de consommation, en particulier l’alimentation et le transport.

Des prix alimentaires en recul marqué
Les produits alimentaires et boissons non alcoolisées, qui représentent près de 28 % de l’indice, ont reculé de 0,9 % en glissement annuel. La baisse est accentuée par la chute des prix des tubercules et plantains (-11,3 %) et des légumes frais (-36 %), notamment l’igname (-26,7 %) et les tomates (-30 % à -38 % selon les variétés). À l’inverse, certaines denrées comme la viande (+9,1 %) et les huiles végétales (+28,7 %) enregistrent de fortes hausses.
Inflation contenue depuis début 2025
Depuis le début de l’année, l’évolution des prix confirme une tendance baissière relativement stable. Après un pic en juin (+2,0 % en glissement annuel), la décélération s’est poursuivie, traduisant une baisse des pressions inflationnistes. Sur trois mois, l’indice a reculé de 0,7 %.

Autres postes de consommation
En dehors de l’alimentation, les divisions « Transports » (-2,3 %) et « Loisirs et culture » (-4,7 %) contribuent à la désinflation. En revanche, les coûts du logement, de l’eau et de l’énergie (+5,7 %), ainsi que ceux des restaurants et services d’hébergement (+5,3 %), restent orientés à la hausse, reflétant des pressions persistantes sur les services et l’énergie.
Globalement, le pays évolue dans un contexte de stabilité relative, soutenu par une bonne disponibilité alimentaire, même si des risques subsistent sur les prix des produits importés et de l’énergie.
Ayi Renaud Dossavi
L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP Togo) a pris part, du mardi 9 au jeudi 11 septembre 2025 à Accra, à une réunion bilatérale de coordination des fréquences avec la National Communications Authority (NCA) du Ghana. La rencontre visait à renforcer la coopération transfrontalière dans la gestion des services de télécommunications, indique-t-on.
Pour Lomé, cet échange s’inscrit dans un contexte de forte croissance des usages numériques et de déploiement accéléré des technologies avancées. Mais la proximité géographique avec le Ghana pose des défis techniques récurrents : chevauchement de signaux, propagation non contrôlée des fréquences et interférences pour les opérateurs et les consommateurs installés le long de la frontière.

Dans ce cadre, le chef de délégation de l’ARCEP Togo, Awutey Dodji Sylvanus, a rappelé que des discussions techniques étaient déjà en cours depuis plusieurs mois. Il a exprimé son optimisme quant à l’adoption de révisions à apporter au cadre de coordination actuel, afin de garantir une meilleure qualité de service et d’assurer une gestion équitable du spectre, en conformité avec les recommandations de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et les directives régionales de la CEDEAO et de l’Union africaine des télécommunications (UAT).
La présence des principaux opérateurs des deux pays, dont Moov Africa et YAS Togo, illustre l’importance d’un cadre solide de coordination. Leur implication vise à sécuriser les investissements du secteur et à répondre aux attentes croissantes des consommateurs.
En complément de cette coopération technique, la question du roaming illustre également l’intégration progressive des marchés télécoms régionaux. Avec l’entrée en vigueur des accords de free-roaming entre le Togo et le Ghana, les usagers bénéficient de communications transfrontalières gratuites, comme c’est déjà le cas avec le Bénin et plus récemment le Burkina Faso. Toutefois, un rapport des organisations de consommateurs publié en avril 2025 souligne des disparités persistantes : coût des appels voix plus élevé au Ghana (175 FCFA/min contre 90 FCFA/min au Bénin), services data indisponibles et performances inégales selon les opérateurs.
Ces enjeux rappellent que, parallèlement aux discussions sur la coordination des fréquences, l’harmonisation des tarifs et l’amélioration de la qualité des services télécoms demeurent parmi les missions et priorités assignées à l’ARCEP.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la brigade motorisée de la police nationale a renforcé ses capacités opérationelles avec la réception de nouveaux équipements destinés à améliorer la gestion de la circulation dans le Grand Lomé. Selon les détails de l’ATOP, la dotation comprend 14 podiums hexagonaux et 4 kiosques, remis officiellement mercredi 10 septembre 2025 par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Calixte Batossi Madjoulba, au directeur général de la police, le colonel Babarime Akatao.
Les podiums sont conçus pour résister aux intempéries et équipés de toits ainsi que d’un éclairage solaire automatique. Les équipements seront placés aux carrefours stratégiques de la capitale togolaise. Ils visent à renforcer la visibilité des agents et à fluidifier le trafic, notamment aux heures de pointe.
Les kiosques offrent pour leur part, un espace de repos et de surveillance, permettant aux agents de se protéger des conditions climatiques et de rester en contact avec leurs supérieurs grâce à des dispositifs de communication.
Selon le commissaire divisionnaire Kpatcha Tchendo, ces infrastructures répondent à trois besoins essentiels : la protection des agents, la visibilité pour les usagers et l’utilité pratique pour les policiers en mission.
Présentée comme une phase pilote, déjà testée avec succès aux carrefours GTA et Novissi, l’initiative pourrait être étendue à l’ensemble du territoire.