En visite officielle à Moscou, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, s’entretiendra ce mercredi 19 novembre 2025 avec le président russe, Vladimir Poutine, au Kremlin. La rencontre portera sur le renforcement de la coopération entre les deux pays, avec un accent particulier sur la paix, la sécurité et le développement.
Les deux dirigeants évoqueront notamment l’élargissement du partenariat bilatéral dans des domaines prioritaires tels que la diplomatie, le commerce, l’agriculture, l’énergie, la formation et la sécurité alimentaire. Les enjeux internationaux d’intérêt commun, dont la sécurité régionale, la lutte contre le changement climatique et les Objectifs de développement durable (ODD), seront également abordés.
Cette visite intervient dans un contexte où la Russie intensifie sa présence diplomatique sur le continent africain. Moscou avait déjà manifesté son intérêt pour le Togo à travers la visite à Lomé, en juin 2018, de Mikhaïl Bogdanov, représentant spécial du président Vladimir Poutine pour l’Afrique.
À l’invitation du Président de la Fédération de Russie, Son Excellence Monsieur Vladimir Poutine, Son Excellence Monsieur @FEGnassingbe, Président du Conseil de la République Togolaise, effectue ce 18 novembre 2025 une visite officielle à Moscou.
— Présidence du Conseil du Togo (@presidencecstg) November 18, 2025
Les détails dans le communiqué… pic.twitter.com/5gytAvvZoS
Depuis lors, les échanges se sont multipliés entre les deux pays. Le renforcement du capital humain constitue l’un des axes majeurs de cette coopération : la Russie offre chaque année des bourses d’État aux étudiants togolais. Selon les données officielles, 86 bourses ont été attribuées pour l’année académique 2024-2025, contre une dizaine seulement deux ans plus tôt.
Sur le plan sécuritaire, un accord-cadre de coopération militaire a été ratifié en octobre 2025 par Moscou. Celui-ci prévoit, entre autres, des exercices conjoints, des programmes de formation, des échanges de renseignement et une assistance médicale d’urgence.
Cette rencontre au sommet devrait ainsi permettre aux deux pays de consolider leurs acquis et d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration.
Esaïe Edoh
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Les entreprises et des fournisseurs de solutions informatiques togolais peuvent désormais accéder à un espace développeurs (sandbox publique) de l’API-Business de la BCEAO, ouvert pour accompagner le développement de solutions autour de la plateforme interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI).
Cet espace de test offre un environnement sécurisé pour simuler des opérations, vérifier la conformité technique et préparer l’intégration des paiements instantanés dans les services financiers.
Pour les startups fintech, la sandbox fournit documentation technique, guides d’intégration et assistance. Les entreprises peuvent y tester des solutions de paiement marchand, des services de transfert transfrontalier ou des produits d’agrégation reliant mobile money, banques et microfinance. L’enjeu à terme est de réduire les délais de déploiement et de soutenir l’adoption de nouveaux usages numériques dans l’Union.
Rappelons que la plateforme PI-SPI, lancée à Dakar en septembre 2025, vise à rendre possibles des transferts en moins de dix secondes entre banques, institutions de microfinance et services de monnaie électronique. Au Togo, sept institutions financières sont déjà engagées dans le dispositif. Ecobank, Orabank, BOA, Coris Bank, COFINA, la Banque Atlantique et la BIAT préparent l’interconnexion nécessaire pour soutenir les paiements instantanés 24h/24.
R.E.D
Au Togo, une nouvelle convention collective interprofessionnelle entrera en vigueur prochainement. Le patronat et les organisations syndicales ont annoncé le samedi 14 novembre 2025 dernier avoir trouvé un accord sur son contenu.
Les discussions, qui ont duré un peu plus d’un mois, ont permis d’aboutir à un texte destiné à moderniser les relations de travail. Élaboré sur la base du Code du travail, le nouveau cadre réglementaire prévoit des dispositions visant à adapter les conditions professionnelles aux réalités économiques actuelles. La convention couvre plusieurs volets, notamment la rémunération, les conditions de travail, la sécurité, la formation ainsi que les procédures de règlement des différends.
Les négociations en vue de l’adoption d’une nouvelle convention collective au Togo ont pris fin ce 14 novembre au siège du Conseil National du Patronat du Togo dans un climat apaisé. Lire l'article (2min): https://t.co/EbbCPhUE9Q pic.twitter.com/rGWIBBzjYs
— Conseil National du Patronat du Togo (@CnpTogo) November 15, 2025
Le projet sera transmis à la Direction générale du Travail, chargée d’en vérifier la conformité à la législation. Une fois validé, il servira de référence légale pour les relations professionnelles.
Pour le président du Patronat, Coami Sédolo Tamegnon, le processus de dialogue ayant permis cet accord constitue « un signal encourageant pour la consolidation des relations sociales au Togo ».
Après l’avis de la Direction générale du Travail, les parties procéderont à la signature officielle de la nouvelle convention, qui remplacera celle en vigueur depuis décembre 2011.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), co-pilote de la mise en œuvre du programme d’Assurance maladie universelle (AMU), a lancé le lundi 17 novembre 2025 une campagne nationale d’information, de sensibilisation et de souscription destinée aux travailleurs non-salariés. La tournée, démarrée à Dapaong dans la région des Savanes, se poursuivra dans les autres villes du pays jusqu’au 30 décembre 2025.
L’objectif est de permettre à l’ensemble des travailleurs non-salariés de bénéficier d’une couverture maladie. Il s’agit principalement de les informer sur le fonctionnement de l’AMU et sur ses modalités d’accès, en vue d’enrôler le plus grand nombre de travailleurs indépendants.
La campagne intervient quelques semaines après l’extension du programme aux personnes non-salariées notamment les artisans, commerçants, agriculteurs et autres acteurs du secteur informel, sous l’appellation AMU-TNS. L’enrôlement officiel de cette catégorie a été lancé à la suite de la mise en service d’une plateforme numérique dédiée, développée par la CNSS.
Dans le cadre de l’AMU-TNS, les travailleurs peuvent souscrire selon plusieurs formules : 10 000 FCFA par mois, 28 500 FCFA par trimestre, 54 000 FCFA par semestre ou 102 000 FCFA par an. Une fois enrôlés, ils reçoivent une carte leur donnant accès aux prestations prévues dans le cadre de l’assurance maladie universelle sur tout le territoire national.
Cette campagne, qui vise enregistrer un grand nombre de travailleurs indépendants, constitue selon le secrétaire général du gouvernorat des Savanes, Kégbéro Latifou Seigneur, « une avancée majeure dans la quête collective d’équité sociale, de dignité et de progrès ».
Pour la représentante du directeur général de la CNSS, Sédo Kossiwa, « l’AMU est plus qu’un programme social ; c’est un projet de société voulu et porté par les autorités togolaises pour assurer le bien-être et la santé de chaque citoyen ».
Il convient de rappeler que, bien qu’ils représentent une force vive de l’économie nationale, les travailleurs non-salariés étaient jusque-là exclus des dispositifs de protection sociale.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le ministère en charge de l’Urbanisme et la Banque mondiale préparent le terrain pour le Programme de Développement urbain des grandes agglomérations (DUGAn). Une mission conjointe des deux acteurs a réalisé à cet effet une visite technique dans la commune Zio 1 (localité de Tsévié) en fin de semaine écoulée, en vue de préparer les premiers axes d’investissement du programme, qui couvre Kara, Tsévié et Lomé.
Doté d’une enveloppe totale de 100 millions de dollars, soit près de 56,7 milliards FCFA sur dix ans, DUGAn vise la modernisation des infrastructures de base, l’assainissement, la mobilité et les services publics dans ces localités.
À Tsévié, la délégation a échangé avec les autorités locales sur les besoins prioritaires de l’agglomération. Les discussions ont porté sur la collecte de données techniques, l’analyse des zones inondables, la gestion des eaux pluviales et l’état des infrastructures socioéconomiques. Les équipes ont ensuite visité plusieurs sites, dont le bassin Adovou, les quartiers Dévé et Kpatéfi ainsi que les marchés de Tsévié.

Pour l’équipe de pilotage, cette étape permet d’établir un premier diagnostic pour orienter les investissements à venir. Les constats préliminaires ont été partagés lors d’une réunion avec les services techniques de l’État et les responsables municipaux. L’accent a été mis sur la coordination entre communes, ministères et partenaires.
Selon le directeur général des infrastructures urbaines, une équipe multisectorielle mènera la suite de l’étude afin de définir les priorités pour Zio 1. Le gouverneur de la région maritime a pour sa part salué l’appui de la Banque mondiale et rappelé que ces travaux devaient renforcer l’attractivité et la résilience des villes togolaises.
R.E.D
Le Togo dispose désormais d’un Observatoire national du numérique (ONN) dont la plateforme est opérationnelle depuis jeudi 13 novembre 2025. L’outil, conçu par le ministère de l’Efficacité de l’action publique et de la Transformation numérique avec l’appui de la GIZ, s’inscrit dans la dynamique de modernisation de l’action publique et du pilotage optimal des projets de digitalisation.
L’ONN se veut un instrument de référence pour offrir une lecture précise et actualisée de l’écosystème numérique national. Il centralise les données essentielles du secteur et propose des analyses permettant d’apprécier l’impact des initiatives digitales au niveau national.
Ouvert aux citoyens, chercheurs, entreprises, décideurs publics et partenaires techniques et financiers, l’observatoire est destiné à éclairer les politiques publiques dans le secteur numérique et devrait permettre aux utilisateurs de surveiller en permanence la transformation numérique dans le pays.
Dans le cadre de la modernisation de l’action publique et du pilotage optimal des projets de digitalisation, le Togo se dote d’un outil national de pilotage du numérique : l’Observatoire National du Numérique (0NN).
— Ministère de l'Efficacité du Service Public ?? (@NumeriqueTG) November 13, 2025
Conçu pour offrir une lecture précise et actualisée de… pic.twitter.com/s0Zt6uHhdy
Selon le ministère, l’objectif est de mieux positionner le Togo dans un contexte mondial de transformation numérique. Dans cette perspective, l’ONN prévoit la publication d’un rapport annuel qui dressera un état des lieux complet de l’évolution du secteur numérique au Togo afin de renforcer l'efficacité des projets digitaux.
La création de cet observatoire vient s’ajouter aux initiatives engagées pour renforcer le développement du numérique au Togo. On peut notamment citer le lancement, en décembre 2024, de deux plateformes de diffusion de données publiques : Open Data et le Géoportail Open Data. Pilotées par l’Agence Togo Digital, ces plateformes visent à améliorer l’accès aux données publiques à des fins stratégiques et de planification. Elles devraient contribuer également à améliorer la transparence gouvernementale, tout en accélérant la transformation numérique du pays.
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Le Togolais Dr Morris Malik Mouzou, président du Conseil International de l’Intelligence Artificielle (CONIIA) et directeur général de Liksoft pour l’Afrique, a reçu le Prix Africain de Développement (Padev 2025) à Kigali dimanche 16 novembre 2025. Pour l’acteur togolais, cette distinction s’ajoute au Prix Panafricain de l’Intelligence Artificielle au service du Développement, obtenu lors de la 7ᵉ édition des Awards de la Bonne Gouvernance en Côte d’Ivoire.
Ces distinctions saluent notamment son engagement dans la promotion de l’intelligence artificielle (IA) au service de la transformation économique et sociale sur le continent. À la tête de Liksoft pour l’Afrique, entreprise basée à Lomé avec des représentations en Europe et aux États-Unis, Dr Mouzou développe des solutions numériques adaptées aux besoins des institutions africaines, notamment dans les secteurs bancaire, hospitalier et de la sécurité sociale.
En 2024, il a organisé la première Semaine de l’Intelligence Artificielle à Lomé. Inventeur du LIK PC, premier ordinateur conçu au Togo, et des LIKbots, robots utilisés dans les services hospitaliers, il milite pour une IA responsable et inclusive. À travers le CONIIA, il œuvre pour une meilleure intégration des technologies émergentes dans les politiques publiques africaines.
R.E.D.
La 54ᵉ session ministérielle du Conseil d’administration de l’École inter-États des sciences et médecine vétérinaires (EISMV) s’est ouverte ce lundi 17 novembre 2025 à Lomé, par une réunion des experts des 14 pays membres.
Les travaux, présidés par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji, marquent le début d’une semaine d’échanges sur la gouvernance et les perspectives de développement de cette institution régionale basée à Dakar.
Selon le directeur général de l’EISMV, Pr Yalacé Yamba Kaboret, les discussions porteront sur les rapports administratifs et financiers 2024-2025, ainsi que sur le projet d’extension et de modernisation de l’école. Il s'agit de renforcer les capacités d’accueil et d’accroître le nombre de vétérinaires formés chaque année.
Le ministre togolais a pour sa part, rappelé que le choix du Togo pour abriter cette session reflétait les avancées du pays dans le secteur de la formation agricole et vétérinaire, illustrées notamment par la création des IFAD et du Centre d’excellence régional sur les sciences aviaires (CERSA).
Créée en 1968, l’EISMV a déjà formé plus de 1600 vétérinaires issus d’Afrique de l’Ouest, du Centre, ainsi que de pays partenaires comme Madagascar et la France. Les conclusions de la session ministérielle sont attendues le 21 novembre.
Au Togo, la 15ᵉ édition de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat (SME) s’est ouverte ce lundi 17 novembre 2025, à la faveur d’une conférence de presse inaugurale à Lomé.
Sous le thème : « Ensemble, construisons », l’évènement est coorganisé par le Global Entrepreneurship Network Togo (GEN-Togo), l’Agence de Développement des Très Petites et Moyennes Entreprises (ADTPME) et l’ON-IJD ; et bénéficie de l’appui conjoint de l’Union européenne et de la coopération allemande (GIZ).
Pendant une semaine, des ateliers, conférences, concours de pitch, séances de formation et espaces de réseautage se tiendront à Lomé et dans les chefs-lieux de régions. L’objectif : renforcer la culture entrepreneuriale et offrir aux jeunes porteurs de projets des outils concrets pour développer leurs activités.
Selon Pascal Edoh Agbové, directeur général de GEN-Togo, cette édition « vise à inspirer la nouvelle génération d’entrepreneurs et à reconnaître le rôle essentiel des PME dans l’économie nationale ». L’Union européenne, partenaire stratégique de l’événement, mobilise notamment deux programmes régionaux : IYBA SEED, centré sur le financement des jeunes entreprises, et IYBA Women Empowerment for Africa, dédié à l’entrepreneuriat féminin.
Au-delà de la sensibilisation, la SME se positionne comme un levier d’opportunités économiques. Elle contribue à structurer l’écosystème entrepreneurial togolais et à promouvoir l’innovation locale, dans un contexte où les PME représentent plus de 80 % du tissu économique et une part importante des emplois formels.
R.E.D
Au Togo, la provenderie bénéficiera d’une exonération de taxes à l’importation à compter de 2026. La mesure, prévue dans le projet de loi de finances adopté en fin de semaine dernière en Conseil des ministres, entrera en vigueur après son adoption par les deux chambres du Parlement.
Selon l’exécutif, cette disposition vise à encourager davantage la production carnée locale. La provenderie, aliments destinés au bétail et à la volaille, constitue en effet l’un des principaux postes de dépenses pour les éleveurs.
L’exonération annoncée devrait ainsi jouer un rôle clé dans la stratégie gouvernementale de renforcement de la sécurité alimentaire et de compétitivité des filières animales, dans un contexte marqué par la promotion du consommer local. Concrètement, cet allègement fiscal permettra aux éleveurs d’accéder à des intrants à des prix plus abordables, d’améliorer leurs marges et de stabiliser leurs activités malgré la volatilité des coûts des matières premières sur le marché international.
La mesure devrait également stimuler la production nationale de viande, d’œufs et de volaille, entraînant une baisse des prix pour les consommateurs et une réduction des importations de volailles congelées et d’autres produits carnés.
Cet allègement fiscal attendu s’inscrit dans la continuité des actions menées ces dernières années pour soutenir les producteurs locaux. En effet, en plus des programmes de formation des acteurs du secteur, le gouvernement a réactivé, par un arrêté du ministère des Ressources halieutiques et animales en février 2025, l’obligation faite aux importateurs de poissons, de viandes de volaille et de leurs dérivés d’acquérir au moins 10 % de leurs volumes demandés en produits locaux avant d’obtenir une autorisation d’importation.
Esaïe Edoh
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