Togo First

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Afriland First Holding (AFH), société d’investissement filiale du groupe Afriland First Group qui s’apprête à lancer ses activités au Togo, ambitionne également de jouer un rôle clé dans la mobilisation des investisseurs au profit du pays ouest africain. C’est ce qu’a laissé entendre le patron du Groupe, le magnat camerounais Paul Kammogne Fokam, lors d’une rencontre avec le président Conseil Faure Gnassingbé, le lundi 10 novembre 2025, en marge du Forum sur le commerce et l’investissement au Tchad, organisé à Abu Dhabi.

« Je crois que dans tous les domaines, on peut faire quelque chose en apportant aussi d’autres partenaires pour intervenir dans différents secteurs, en fonction de la vision du Président du Conseil et des besoins de la population », a déclaré l’homme d’affaires à l’issue des échanges.

Selon la Présidence togolaise, cette ambition s’inscrit dans la vision de l’exécutif, qui travaille à renforcer les partenariats économiques et financiers avec les acteurs majeurs du secteur bancaire africain, afin de soutenir une croissance durable et inclusive du pays.

Basée prochainement à Lomé, Afriland First Holding couvrira l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. La société concentrera ses activités sur la prise de participations dans des entreprises et projets d’investissement. 

Elle proposera également des services de conseil et d’assistance dans plusieurs domaines, notamment l’administration, la comptabilité, le commerce, la gestion des ressources humaines et les services techniques. Ces activités devraient contribuer à attirer davantage d’investisseurs vers le Togo.

Pour rappel, Afriland First Holding est enregistré au Centre de formalités des entreprises (CFE) depuis septembre 2022, avec un capital de 100 millions FCFA, et sera la première filiale du groupe Afriland First Group dédiée exclusivement à l’investissement.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le secteur tertiaire, marqué par les activités de services, renforce progressivement sa place dans l’économie nationale. Entre 2022 et 2024, sa contribution au produit intérieur brut (PIB) est passée de 61,3 % à 61,9 %, sur fond de progression qui traduit l’expansion des services comme moteur de la croissance du pays d’Afrique de l’Ouest. C’est ce que révèlent les données de la BCEAO dans son Bulletin trimestriel des Statistiques pour le deuxième trimestre 2025.

Cette évolution s’est accompagnée d’une légère contraction du secteur primaire, passé de 18,7 % à 18 %, et d’une stabilité relative du secteur secondaire autour de 20 %. L’économie togolaise repose ainsi majoritairement sur les activités de commerce, de transport, de télécommunications et de services financiers, ce qui reflète la dynamique d’urbanisation et de digitalisation observée notamment à Lomé, la capitale, et dans ses périphéries, ainsi que dans les autres centres urbains.

Pour rappel, le secteur primaire regroupe les activités liées à l’exploitation directe des ressources naturelles (comme l’agriculture, la pêche, l’élevage, la foresterie et les mines), le secteur secondaire concerne la transformation des matières premières issues du primaire (incluant notamment l’industrie, la construction, l’artisanat et les activités manufacturières), et le tertiaire englobe les services (tels que le commerce, le transport, la banque, l’éducation, la santé, les télécommunications et l’administration).
Comparativement aux autres pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le Togo affiche l’un des profils les plus tertiarisés. En 2024, la part du tertiaire y atteint 61,9 % selon les données provisoires de la Banque centrale, contre 58,4 % au Bénin, 55 % au Burkina Faso et 39,6 % au Sénégal. Seule la Côte d’Ivoire, avec 62,3 %, présente un niveau légèrement supérieur, en ligne avec sa position de première économie de services de l’Union. Globalement, la moyenne régionale du tertiaire s’établit à 56,2 %.

Pour le Togo, cette progression lente mais soutenue des services souligne la nécessité de renforcer la productivité dans ce segment, dominé notamment par les services de transport. À titre d’illustration, le pays a concentré à lui seul près de 30 % des recettes issues des services de transport en 2024. L’impératif reste également de soutenir la transformation industrielle et agricole afin d’assurer une croissance plus équilibrée.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, les maires et leurs adjoints élus à l’issue des dernières élections municipales prendront officiellement fonction à partir du mercredi 12 novembre 2025. Selon une note du ministère de l’Administration territoriale, les cérémonies de passation de service se tiendront dès lors jusqu’au 15 novembre dans les 117 communes du pays, sous la supervision des préfets.

Cette étape marque le renouvellement effectif des équipes municipales sur l’ensemble du territoire. Les nouveaux élus entameront un mandat de six ans, au cours duquel ils devront collaborer avec les conseillers municipaux pour impulser le développement local de leurs communes. Ils auront également la mission de renforcer la participation citoyenne et de promouvoir la transparence dans la gestion des affaires publiques locales.

Ce passage de relais s’inscrit dans la continuité du processus de décentralisation initié par le gouvernement togolais, qui vise à rapprocher davantage l’administration des citoyens. Lancé avec les élections municipales de 2019, après plus de trente ans d’interruption, ce processus traduit la volonté des autorités de consolider la démocratie locale et d’accélérer le développement équilibré du territoire, indique-t-on.

Esaïe Edoh

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Réunis à Lomé en fin de semaine écoulée pour la 23e session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil de l’Entente, les représentants des cinq États membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger et Togo) ont réaffirmé leur engagement à renforcer la coopération régionale et à explorer de nouveaux mécanismes de financement pour soutenir les projets communs.

Les discussions, présidées par le ministre togolais des Affaires étrangères, Prof. Robert Dussey, ont porté sur le rapport annuel de performance 2024, les comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2024, et le Projet annuel de performance (PAP) 2026, équilibré à 7,7 milliards FCFA.

Face à un solde déficitaire de 434 millions FCFA, le Conseil mise sur la mobilisation de ressources internes et de financements extérieurs pour maintenir la mise en œuvre des projets communautaires. Une attention particulière a été portée à la réforme de la Tranche Commune Entente (TCE), issue d’un partenariat rénové entre le Conseil et les loteries nationales des États membres, afin d’assurer un financement alternatif et pérenne des programmes régionaux.

« Cette session marque une étape décisive dans la recherche de mécanismes de financement innovants, capables de renforcer l’autonomie financière du Conseil », a indiqué le ministre délégué Adama Dosso.

Les ministres ont en outre exprimé leur solidarité envers le Burkina Faso et le Niger, confrontés à la menace terroriste, et appelé à poursuivre le dialogue politique pour préserver la stabilité et la cohésion dans l’espace Entente.

Le Conseil de l’Entente, fondé en 1959, regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo.

R.E.D

À Lomé, les travaux techniques de la 11ᵉ revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont débuté le lundi 10 novembre 2025. L’exercice, qui s’achèvera le 12 novembre, permettra d’évaluer la mise en œuvre des réformes communautaires au Togo pour le compte de l’année 2025.

Cette revue s’inscrit dans la dynamique de suivi de l’application des décisions prises au sein de l’Union, afin de mesurer les progrès accomplis par les États membres et d’identifier les défis qui subsistent. Elle sera axée sur la collecte de manière factuelle, des preuves attestant du niveau d’exécution des politiques et projets communautaires, dans la perspective de rendre compte de façon transparente aux instances de l’UEMOA en 2026.

Les travaux s’appuient sur la grille de pondération adoptée à Dakar plus tôt cette année. Les conclusions, consignées dans un mémorandum consensuel, mettront en relief les performances du Togo dans la mise en œuvre des réformes communautaires au titre de l’année 2025. 

Les recommandations issues des travaux seront transmises aux départements ministériels concernés, afin de lever les obstacles identifiés dans la mise en œuvre des politiques communautaires.

Pour le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Togo, Alioune Sène, le Togo fait des efforts constants pour le respect de ses engagements régionaux. En effet, lors de la précédente revue, conduite en 2024, le Togo avait enregistré un taux moyen de mise en œuvre des réformes de 77,89 %, contre 76 % en 2023.

Esaïe Edoh 

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La PME togolaise Chom Factory, fondée par Kossiwa Midjresso-Amouzou, a récemment inauguré son site de production à Dakar (Sénégal). Spécialisée dans la transformation de céréales, tubercules et fruits en biscuits et snacks nutritifs, l’entreprise amorce ainsi une nouvelle étape de son développement, avec des visées d’expansion régionale.

« Nous avons choisi le Sénégal pour son dynamisme économique, sa stabilité et la maturité de son écosystème entrepreneurial », explique la promotrice. Le marché sénégalais, caractérisé par une population jeune et une forte demande de produits locaux, offre selon elle, un terrain favorable à l’innovation alimentaire et à la consommation de proximité.

L’installation du site a nécessité environ 25 millions FCFA, financés par des fonds propres, des associés sénégalais et la diaspora. Le projet a aussi bénéficié de l’appui technique du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD Togo) à travers son initiative d’appui à l’entrepreneuriat féminin, dans le contexte de la ZLECAF, indique-t-on.

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Chom Factory adapte désormais sa production au goût local en valorisant des ingrédients sénégalais comme le mil, le bissap et la poudre de baobab. « Installer une production locale nous permet de répondre rapidement aux attentes des consommateurs et de contrôler la qualité de nos produits », souligne Kossiwa Midjresso-Amouzou.

Dans le cadre de cette expansion sénégalaise, la PME s’appuie sur un réseau de partenaires locaux, dont BIOSENE et le Club Thiossane, pour atteindre une capacité mensuelle de 5 tonnes. Chom Factory prévoit de distribuer ses produits dans 500 points de vente d’ici à fin 2026 et envisage à terme une extension vers le Bénin, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la production céréalière s’est établie à 1,53 million de tonnes pour la campagne 2024-2025, selon de récentes données de la BCEAO. Ce niveau marque un léger recul par rapport au 1,56 million de tonnes enregistré un an plus tôt, après cinq années consécutives de croissance.

Entre 2019 et 2024, la production céréalière nationale est passée de 1,26 à 1,56 million de tonnes, traduisant une hausse moyenne annuelle de 4,3 %. Le maïs reste la principale céréale cultivée au Togo, suivi du riz paddy, du mil et du sorgho, essentiellement destinés à la consommation locale.

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Cette évolution reflète notamment les efforts publics en matière d’accès aux intrants et de modernisation de la production agricole. Ainsi, dans la perspective de la campagne 2025-2026, le gouvernement prévoit de renforcer cet élan en mettant à disposition 85 000 tonnes d’engrais, contre près de 78 000 tonnes l’année précédente. Près de 40 % de cette dotation seront orientés vers la région des Savanes, qui concentre les plus grands besoins agricoles.

Dans le détail, ce dispositif d’appui inclut également la distribution de semences vivrières améliorées, adaptées aux conditions climatiques locales, afin d’accroître la productivité des petits exploitants. Ces derniers constituent la base de la production nationale et un maillon important de la sécurité alimentaire du pays.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo et l’Algérie se préparent à renforcer leur coopération économique, notamment dans les domaines de l’agro-industrie, de l’énergie, de la logistique et des services. Cette dynamique s’appuie sur la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) et l’Organisation du Patronat Algérien (OPA), qui entendent jeter les bases d’un partenariat plus structuré entre les milieux d’affaires des deux pays.

Les pistes de cette collaboration ont été au centre d’une rencontre tenue la semaine dernière à Lomé entre les deux organisations. La délégation algérienne, conduite par le président du patronat, Sidi Saïd, a échangé avec le président de la CCI-Togo, José Kwassi Syemenouh, sur les conditions et procédures de création d’entreprises au Togo, ainsi que sur les dispositifs d’accompagnement mis en place pour faciliter l’installation et le développement des opérateurs économiques étrangers.

Pour parvenir à cet objectif, les deux entités tablent sur l’exploitation des zones industrielles disponibles dans les deux pays, la mise en réseau des acteurs privés, la promotion des investissements croisés et la création d’un environnement des affaires attractif et compétitif. Ces initiatives visent à renforcer la coopération économique et commerciale entre Lomé et Alger, indique-t-on.

Selon les données de la plateforme Comtrade des Nations unies, les échanges commerciaux entre les deux pays sont encore modestes. En 2024, les exportations du Togo vers l’Algérie sont estimées à environ 506 000 dollars, tandis que les importations de biens algériens vers le Togo avoisinent 2 millions de dollars.

Pour rappel, dans le cadre du renforcement de leurs relations bilatérales, les deux États ont entamé, il y a près de quatre ans, des discussions autour de la suppression des visas diplomatiques et de service, ainsi que de la création d’un Conseil algéro-togolais des affaires pour encourager les investissements entre les deux pays.

Esaïe Edoh

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Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, prend part depuis ce lundi 10 novembre à un forum international sur le commerce et l’investissement au Tchad, organisé à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis.

L’événement réunit plusieurs chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des représentants d’institutions financières, de banques de développement et d’organisations patronales. Les discussions portent sur la mobilisation d’investissements pour soutenir la transformation structurelle des économies africaines, notamment à travers le Plan national de développement du Tchad « Tchad Connexion 2030 ».

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Le Togo, représenté par son président, met en avant son expérience en matière de partenariats public-privé, issus du Plan national de développement (PND 2018-2022) et de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025. Ces cadres ont permis de concrétiser plusieurs projets structurants, tels que la centrale de Blitta et des infrastructures routières.

Pour le pays, cette participation permet notamment d’illustrer son positionnement en faveur de la coopération sud-sud et de l’intégration économique régionale.

R.E.D

Au Togo, le Conseil régional de la Maritime s’est doté, en fin de semaine dernière, d’une feuille de route qui fixe les orientations, priorités et actions à mettre en œuvre pour stimuler le développement de la région sur la période 2025-2027. L’ensemble des initiatives identifiées nécessitera un financement global de 4 milliards FCFA.

Le document stratégique met en exergue les atouts économiques et humains de la Maritime, tout en identifiant les principaux défis à relever pour renforcer la compétitivité du territoire. Trois axes majeurs structurent cette feuille de route : la promotion du capital humain, de la gouvernance locale et de l’inclusion sociale ; le développement économique et la promotion de l’entrepreneuriat ; ainsi que l’amélioration des infrastructures et du cadre de vie.

Dans sa mise en œuvre, le plan d’action devrait contribuer à améliorer les conditions de vie des populations, notamment à travers des interventions dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, de la production agricole, de l’artisanat et du commerce.

Pour le gouverneur de la région Maritime, Taïrou Bagbiegue, cette feuille de route se veut un instrument de pilotage du développement local. « Elle constituera un catalyseur de changement et un cadre de référence pour l’action publique régionale », a-t-il indiqué.

En complément, un Plan de développement régional (PDR) est en cours de finalisation. Ce document permettra de coordonner plus efficacement les initiatives issues de la feuille de route et de définir d’autres projets structurants en faveur du développement durable de la région Maritime.

Esaïe Edoh

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