Le Togo va lancer mardi 09 septembre 2025, une vaste campagne de distribution de kits scolaires destinée à plus de 100 000 filles. Une nouvelle étape dans ses efforts visant à promouvoir l’éducation et l’égalité des chances. L’opération, placée sous le haut patronage du président du Conseil de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, devrait être officiellement lancée à Djémégni, dans la région des Plateaux.
La cérémonie rassemblera des autorités nationales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants des communautés locales. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet régional SWEDD+ (Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel élargi), financé avec l’appui de la Banque mondiale.
Selon les organisateurs, plus de 100 000 kits, comprenant fournitures scolaires de base et équipements, seront distribués dans 64 cantons à travers le pays. Les bénéficiaires sont exclusivement des filles inscrites dans les écoles primaires, collèges et lycées publics.
« L’éducation des filles n’est pas une option, c’est une priorité nationale », a déclaré un responsable du projet à Togo First en amont de la cérémonie. « En leur offrant les moyens de réussir, le gouvernement traduit dans les faits la vision du Président du Conseil, qui place l’investissement dans le capital humain au cœur de la construction d’un Togo inclusif et prospère. »
Le pays, où l’accès à l’éducation reste marqué par des disparités régionales et sociales, mise sur de tels programmes pour réduire les abandons scolaires, souvent liés à des difficultés financières ou à des mariages précoces. Selon une note de synthèse publiée par l’UNESCO en janvier 2024, le taux d’achèvement de l’enseignement primaire atteignait 87 % pour les filles et 91 % pour les garçons en 2022. Mais ce chiffre chute fortement au premier cycle du secondaire, avec 59,9 % pour les filles contre 66,8 % pour les garçons. Le taux brut de scolarisation dans le secondaire était estimé à 58 % pour les filles contre 70 % pour les garçons, tandis que dans le supérieur, seules 11 % des jeunes femmes étaient inscrites, contre 19 % des hommes. Ces écarts traduisent encore une forte disparité entre les sexes dans la poursuite des études. Les autorités espèrent ainsi renforcer la scolarisation des filles et améliorer leurs perspectives d’avenir.
Le projet SWEDD+ Togo ne se limite pas à la distribution de kits. Il comprend également des actions de sensibilisation en faveur du maintien des jeunes filles à l’école, ainsi que des programmes d’appui aux familles et aux communautés pour lutter contre les freins culturels et économiques à l’éducation.
Pour la Banque mondiale, qui co-finance l’initiative, investir dans l’éducation des filles est un levier essentiel de développement.
Avec ce programme, les autorités togolaises réaffirment leur volonté de garantir l’égalité des chances et de préparer une nouvelle génération de femmes leaders.
Fiacre E. Kakpo
Trois jeunes entrepreneurs togolais issus de différents secteurs d’activités, figurent parmi les 20 lauréats de la 5ème édition du programme panafricain “L’Afrik De Demain” (ADD). La liste a été dévoilée en fin de semaine écoulée avec 17 autres personnes de diverses nationalités.
Ces jeunes porteurs de projets togolais exercent dans des domaines tels que l’immobilier, l’EdTech et l’économie circulaire. Il s’agit de Adanou Kossi (ImmoAsk by Omnisoft Africa), Adou Ayélé Sévérine (Africa Ecoworld) et Henyo Epse Kossi-Titrikou Edem Aoussi (KonnecTEd).
“Les candidats ont été évalués sur l’e-réputation, l’innovation et la pertinence de leurs projets pour leurs communautés”, indique-t-on.
Cette nouvelle promotion, baptisée “Constant Djeket”, bénéficiera d’un accompagnement comme les années précédentes. Le programme prévoit notamment une formation intensive en marketing digital, storytelling entrepreneurial, finance, levée de fonds, management d’entreprise et droit des affaires.
En plus de ces modules, les lauréats auront accès à un mentorat personnalisé et à une campagne médiatique de trois mois destinée à renforcer leur visibilité sur le marché africain et à l’international.
La clôture de cette 5ème édition interviendra en novembre prochain à Lomé à travers la Conférence ADD, un rendez-vous qui réunit chaque année PME africaines, acteurs de l’écosystème entrepreneurial et investisseurs. Les échanges porteront sur les enjeux majeurs liés à l’entrepreneuriat et à l’innovation sur le continent.
Initié en 2021 par le magazine Ocean’s News, le programme « L’Afrik De Demain » se veut un levier de transformation pour la jeunesse africaine. Il accompagne chaque année vingt entrepreneurs dans le développement de leurs projets et dans le renforcement de leur leadership. En quatre éditions, l’initiative a déjà permis de soutenir 80 entrepreneurs.
À fin août 2025, l’Office togolais des recettes (OTR) a collecté 737,2 milliards FCFA, soit 61 % de l’objectif budgétaire annuel de 1208,4 milliards FCFA qui lui a été assigné. Ce bilan a été présenté en marge du deuxième séminaire de management de l’année organisé par l’administration fiscale le jeudi 4 septembre 2025 à Kara.
Cette mobilisation correspond à un taux de réalisation de 92,5% de sa prévision pour les huit premiers mois de l’année, soit 797,3 milliards FCFA. Elle représente par ailleurs une progression de 4,8% en glissement annuel.
D’après le commissaire général de l’OTR, Philippe Tchodié, ce résultat démontre que « l’OTR a su maintenir un rythme soutenu de performance dans la collecte des impôts et taxes, avec des chiffres qui témoignent des efforts conjugués des différents services des impôts, de la douane et du cadastre ».
Pour atteindre sa cible annuelle, le Fisc entend se concentrer sur la fiscalisation des particuliers, l’élargissement de l’assiette aux plateformes numériques, la lutte contre la fraude douanière et la contrebande, ainsi que la mise en œuvre de la nouvelle gouvernance de l’OTR issue de la loi modificative adoptée cette année.
Notons que lors de ce séminaire, l’OTR a entamé l’élaboration d’un plan stratégique 2026-2030, qui prévoit de doter l’institution d’outils digitaux plus performants visant à renforcer la transparence fiscale et à consolider la confiance entre l’administration et les contribuables.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’enseignement de l’anglais sera étendu aux classes de CM1 et CM2 et généralisé à l’ensemble des établissements préscolaires et primaires du pays à partir de la rentrée 2025-2026. En prélude à cela, le ministère des Enseignements primaire et secondaire a lancé depuis juillet 2025 une série d’activités, dont la formation des inspecteurs et conseillers pédagogiques, dans toutes les directions régionales de l’éducation.
Cette extension fait suite à une phase pilote initiée en 2023, qui a permis l’introduction de l’anglais dans les classes de CP1, CP2, CE1 et CE2. Selon le ministère, cette mesure répond à la volonté politique de préparer les jeunes générations à un environnement mondialisé, où la maîtrise des langues étrangères, en particulier l’anglais, constitue un atout.
L’initiative s’inscrit dans les objectifs du Plan sectoriel de l’éducation, axé sur une école inclusive, équitable et de qualité. Elle s’aligne également sur l’adhésion du Togo au Commonwealth, en posant les bases d’un bilinguisme fonctionnel dès le primaire.
Parallèlement à la formation des acteurs, des manuels et ressources numériques ont été élaborés pour faciliter l’apprentissage de l’anglais dès le plus jeune âge et seront déployés dans les établissements.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le ministère en charge de la Consommation locale a annoncé la tenue, du 1er au 31 octobre 2025, de la 6ᵉ édition du « Mois de Consommer Local ». Cette année, l’événement se déroulera sous le thème : « Compétences et innovations au service de la compétitivité des produits locaux », selon l’Agence togolaise de presse (ATOP).
Selon le département ministériel, cette édition servira notamment à dresser le bilan des cinq précédentes campagnes et à définir de nouvelles stratégies pour accroître la compétitivité des entreprises togolaises sur les marchés nationaux et régionaux.
Au programme, figurent une cérémonie officielle de lancement à Lomé, des communications, des visites d’entreprises, des expositions-ventes de produits locaux ainsi que des campagnes médiatiques. Les acteurs de la chaîne de valeur, de la production à la distribution, sont invités à saisir cette opportunité pour accroître la visibilité et l’attractivité de leurs produits.
Rose Kayi Mivedor, ministre en charge du Commerce et de la Consommation locale, a exhorté les administrations publiques à privilégier les biens et services locaux dans leurs approvisionnements, conformément à la circulaire gouvernementale du 7 octobre 2020.
Pour rappel, le Mois de Consommer Local est une initiative organisée en partenariat avec la Commission de l’UEMOA. Il s’inscrit dans la feuille de route gouvernementale avec l’ambition de stimuler la consommation locale, de créer des emplois décents et de renforcer l’autonomie économique du pays, en particulier pour les jeunes et les femmes, tout en valorisant la production nationale et sous-régionale.
Au Togo, le ministère en charge de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle veut renforcer les formations de courtes durées (FCD) à travers un nouveau schéma directeur. Jeudi 4 septembre 2025, à Lomé, le ministre Isaac Tchiakpé a lancé un atelier de validation de la note méthodologique pour l’élaboration de ce document stratégique. Les travaux, appuyés par la coopération allemande via la GIZ à travers le projet ProEmploi+, visent à encadrer et amplifier un dispositif déjà expérimenté depuis 2022.
Fort de plus de 500 bénéficiaires formés, le programme entre désormais dans une phase d’extension à grande échelle. Le schéma directeur servira de cadre pour harmoniser la mise en œuvre de ces formations, qui durent de deux à six mois et ciblent des secteurs porteurs comme le numérique, la transformation agricole, l’agriculture et les services à la personne.
Selon le ministre, ce dispositif doit permettre de mieux arrimer la formation professionnelle aux besoins du marché, afin de lutter contre le chômage et le sous-emploi. Les FCD visent à doter les jeunes de compétences pratiques directement valorisables, avec la possibilité d’obtenir un titre professionnel reconnu par l’État.
Le projet prévoit également des campagnes foraines pour élargir l’accès à ces formations, notamment en zones rurales. Pour la GIZ, représentée par Dr Bettina de Campos, ce partenariat constitue une nouvelle avancée dans la coopération germano-togolaise, avec l’ambition de transformer les résultats en opportunités concrètes d’insertion économique pour les jeunes et les femmes.
Au Togo, le ministère en charge du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale vient de rendre publique cette semaine, la mise en ligne de six nouveaux services accessibles via la plateforme nationale « Services publics ».
Parmi ces innovations figurent la demande d’agrément pour le tabac et ses dérivés, la demande d’autorisation de mise sur le marché des produits du tabac, mais aussi des procédures liées à la commercialisation des denrées alimentaires, à la promotion commerciale, ou encore à l’importation de produits sensibles. Le certificat de conformité commerciale est également désormais disponible en ligne. Ces démarches, jusque-là effectuées sur papier, sont accessibles en quelques clics via l’adresse officielle service-public.gouv.tg.
Pour les autorités, il s’agit de poursuivre dans la simplification, les formalités pour les opérateurs économiques et améliorer la transparence. Ceci, alors que la digitalisation réduit le contact direct entre usagers et administration, limitant ainsi les risques de corruption et de lenteur, tout en générant des gains de temps et de coûts.
Une centaine de services en ligne

Avec ces ajouts, le nombre total de services publics en ligne atteint 98, couvrant des domaines variés tels que le commerce, la sécurité, l’énergie, les télécoms, l’état civil, le transport, l’éducation ou encore l’environnement.
Pour les acteurs économiques et les citoyens, ceci devrait fluidifier davantage les affaires et les démarches administratives, dans le sillage des ambitions affichées de rendre l’environnement des affaires plus digitalisé.
Ayi Renaud Dossavi
C’est la nouvelle rentrée diplomatique (2024-2025) au Togo. Le mercredi 3 septembre 2025 à Lomé, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur, Pr Robert Dussey, a présidé la cérémonie officielle, placée sous le thème : « Nouvelles rivalités géopolitiques et autonomie stratégique de l’Afrique ».
La session, qui a rassemblé diplomates, universitaires, acteurs de la société civile et personnalités politiques, a permis au chef de la diplomatie togolaise de souligner l’urgence pour l’Afrique de définir elle-même les termes de sa relation avec le reste du monde, dans un contexte marqué par la résurgence des tensions géopolitiques. Selon lui, la stabilité et le développement du continent passent par une capacité renforcée à agir de manière indépendante.

Le conférencier principal, Abderaman Koulamallah, ancien ministre tchadien des Affaires étrangères, a rappelé que l’Afrique était au centre des rivalités mondiales. La jeunesse, connectée et exigeante, pousse vers une souveraineté plus affirmée, illustrée par les changements politiques récents au Sahel. De nouveaux acteurs (comme Turquie, Émirats arabes unis, Qatar, Inde, Brésil) multiplient leurs investissements sur le continent, attirés par ses ressources stratégiques, du lithium à l’uranium. A l’aune de tout ceci, le conférencier plaide pour des choix collectifs ambitieux : consacrer 5 % du PIB à l’éducation et 1 % à la recherche afin d’outiller les jeunes pour la révolution technologique et numérique.
Au-delà de cette réflexion géopolitique, Lomé inscrit sa diplomatie dans une logique de résultats. Fin juillet à Kpalimé, le ministère avait validé une feuille de route de la diplomatie économique, avec pour but de renforcer la capacité du Togo à promouvoir ses intérêts économiques à l’international, en coordonnant les actions des postes diplomatiques, de la diaspora et des partenaires. Il s'agit, selon les autorités, de faire de la diplomatie un levier direct du développement national.
Au Togo, les initiatives se multiplient pour renforcer le soutien aux très petites et moyennes entreprises (TPME). Le gouvernement vient de se doter d’une doctrine nationale d’accompagnement des TPME, destinée à redéfinir les actions de soutien à ce segment clé de l’économie. Le document a été lancé le mardi 2 septembre 2025, en marge du programme Di-kèti, par la ministre du Développement à la base, Mazamesso Assih.
Cette doctrine trace les nouvelles orientations du gouvernement afin de faire des TPME de véritables moteurs de création d’emplois stables, de croissance inclusive et de prospérité durable. L’exécutif entend transformer son dispositif d’appui, avec l’ambition de renforcer l’autonomie des petites entreprises et de leur permettre de jouer pleinement leur rôle d’acteurs économiques à part entière.
La démarche met également l’accent sur la rentabilité des TPME et la viabilité des mécanismes d’appui, en intégrant des critères de performance économiques et financiers. L’objectif affiché est de stimuler l’emploi, notamment pour les jeunes et les femmes, d’améliorer la compétitivité des entreprises et de faciliter leur accès au financement.
Dans la mise en œuvre, l’Agence de développement des TPME (ADTPME) jouera un rôle central. Elle sera chargée de coordonner les actions des différents acteurs impliqués dans le développement et l’accompagnement du secteur.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des réformes engagées ces derniers mois. En février 2025, le gouvernement avait déjà publié le Livre blanc des TPME, qui met en évidence les défis auxquels elles sont confrontées et propose des solutions pour renforcer leur contribution à l’économie nationale. S’y sont ajoutés des guides pratiques de certification et de traçabilité pour faciliter la conformité des entreprises aux normes et leur intégration dans les chaînes de valeur.
Notons qu’au Togo, les TPME représentent plus de 90 % du tissu entrepreneurial formel.
Esaïe Edoh
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Togo : des guides pratiques de certification et de traçabilité pour les TPME
Le Togo administre officiellement le vaccin antipaludique R21/Matrix-M dans son Programme élargi de vaccination (PEV) depuis le 1er septembre 2025, devenant le 22ᵉ pays en Afrique à intégrer ce vaccin, après ses voisins comme le Ghana, le Bénin ou le Nigéria.
Dans le pays d’Afrique de l’Ouest, le paludisme reste un défi sanitaire et économique majeur. Selon le ministère de la Santé, il représente 40 % des consultations externes et 25 % des admissions hospitalières, touchant particulièrement les enfants de moins de cinq ans, qui constituent la cible principale de cette campagne. En 2022, cette tranche d’âge comptait pour 64 % des cas confirmés et 65 % de la mortalité hospitalière liée à la maladie.
Le calendrier vaccinal prévoit quatre doses entre 5 et 15 mois. L’objectif est de vacciner environ 269 000 enfants par an (couvrant simultanément les 39 districts sanitaires du pays), soit 3,1 % de la population, avec un taux de couverture visé de 80 % pour la première dose et de 70 % pour la quatrième.
Cette campagne s’appuie sur un partenariat entre le gouvernement, l’OMS, l’UNICEF et Gavi, l’Alliance du vaccin. Les autorités sanitaires togolaises ambitionnent de réduire de 65 % la morbidité et la mortalité infantiles dues au paludisme d’ici à 2030. Pour y parvenir, il faudra relever plusieurs défis, notamment assurer l’adhésion des parents, combattre la désinformation et mobiliser durablement les ressources nécessaires.
Ayi Renaud Dossavi