Togo First

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Au Togo, le ministère de l’Administration territoriale a lancé, depuis le jeudi 28 août 2025, une série de sessions de formation et d’orientation à l’endroit des cadres des services d’état civil des communes. Ces rencontres qui se poursuivront jusqu’au 5 septembre prochain à travers tout le pays, s’inscrivent dans le cadre de la réforme engagée pour améliorer la collecte et l’exploitation des données statistiques d’état civil.

La réforme vise à mettre en place un dispositif moderne, fiable et continu permettant de recueillir, traiter, conserver et exploiter efficacement toutes les informations relatives aux naissances, décès, mariages et autres événements vitaux. Les formations portent notamment sur le remplissage et la tenue des registres, les indicateurs de qualité des statistiques vitales, ainsi que sur les actions déjà menées et les perspectives de cette réforme.

Selon le ministère, l’amélioration du système d’état civil doit contribuer à renforcer la gouvernance, garantir les droits des citoyens et soutenir le développement socio-économique du pays. « Les systèmes d’enregistrement des faits d’état civil sont essentiels pour établir l’identité juridique », a rappelé Elise Kakam, représentante résidente du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Togo, partenaire de cette initiative aux côtés de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).

Notons que pour disposer de données démographiques fiables, l’État togolais a déjà recours à des recensements périodiques dans divers secteurs. 

Esaïe Edoh

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Le Togo vient de se doter de deux cliniques mobiles, l’une en ophtalmologie et l’autre en santé bucco-dentaire, afin de faciliter l’accès aux soins spécialisés, notamment dans les zones rurales. Les équipements ont été réceptionnés officiellement le mercredi 27 août 2025 à Lomé par le ministre de la Santé, Professeur Tchin Darré.

« Ces cliniques mobiles incarnent notre volonté de rapprocher les soins de qualité des citoyens, où qu’ils se trouvent », a déclaré le ministre de la Santé.

Ce sont en effet des unités mobiles entièrement équipées, qui devraient permettre de diagnostiquer et traiter directement les pathologies oculaires et dentaires, offrant ainsi aux populations éloignées des centres hospitaliers, un meilleur accès à des soins spécialisés. 

Cet investissement, estimé à 810 082 dollars américains (près de 490 millions FCFA), a été réalisé grâce à la Banque Islamique de Développement (BID), avec l’appui opérationnel du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Ceci, dans le cadre du Programme d’Appui au Renforcement des Unités de Soins Communautaires et de la Santé (PARUSCT).

Selon le ministre de tutelle, cette acquisition de nouveaux équipements s’inscrit dans le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS), qui vise à réduire les inégalités d’accès aux services de santé et à renforcer l’équité dans la prise en charge médicale.

Lomé accueillera le mois prochain la 2ème édition de la Maritimafrica Week, un forum international consacré aux opportunités économiques liées aux mers, océans et cours d’eau. La rencontre dédiée à l’économie bleue se tiendra du 10 au 12 septembre 2025, à l’Hôtel Sarakawa, autour du thème : « Un avenir bleu rayonnant en Afrique ».

L’événement rassemblera des représentants du secteur public et de la société civile, des experts, des entreprises, des incubateurs ainsi que des partenaires internationaux. Pendant trois jours, les participants débattront de grands enjeux tels que la gouvernance maritime, la sécurité et la sûreté portuaires, la performance logistique, ou encore la transformation numérique des ports africains. Expositions, panels techniques, rencontres B2B et visites d’infrastructures du Port autonome de Lomé viendront compléter le programme.

Pour le Togo qui dispose du seul port en eau profonde de la sous-région, la rencontre constitue une vitrine de son positionnement dans l’économie bleue. La conférence inaugurale, intitulée : « La gouvernance et les politiques pour une économie bleue intégrée en Afrique », ouvrira les débats, suivie de panels sur la protection des écosystèmes, la résilience climatique et la transformation digitale des corridors logistiques.

Pour rappel, la première édition de la Maritimafrica Week s’est tenue dans la capitale togolaise en 2023.

Ayi Renaud Dossavi

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Du 1er au 3 septembre 2025, le Centre International des Conférences de Lomé (CICL) vibrera au rythme de la deuxième édition du Di-kéti, une rencontre consacrée à l’entr  epreneuriat.

À l’initiative du Ministère du Développement à la base, de l’Inclusion financière, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, l’événement réunira pendant trois jours les acteurs de l’écosystème entrepreneurial autour des défis actuels et des opportunités offertes par l’innovation et l’économie numérique.

L’événement cible en particulier les jeunes porteurs de projets, start-up innovantes, PME, structures d’accompagnement, investisseurs et partenaires techniques. 

Le programme prévoit des conférences animées par des experts nationaux et internationaux, des panels sur les enjeux stratégiques de l’entrepreneuriat en Afrique de l’Ouest, ainsi que des ateliers pratiques pour renforcer les compétences des jeunes entrepreneurs.

Des sessions B2B viendront notamment compléter le dispositif afin de faciliter l’émergence de nouveaux partenariats et la conclusion d’opportunités d’affaires.

Au Togo, l’Hôtel 2 Février, unique établissement 5 étoiles du pays, a obtenu la certification ISO 9001 version 2015. La distinction, qui atteste du respect des normes internationales en matière de management de la qualité, lui a été officiellement remise le jeudi 28 août 2025 à Lomé.

L’obtention de cette qualification intervient à la suite d’un audit ayant évalué plusieurs volets comme l’hébergement, l’accueil, le confort des clients. L’audit a également pris en compte a restauration, la sécurité alimentaire, la qualité culinaire ainsi que la gestion des ressources humaines, notamment l’épanouissement et la formation des équipes.

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« C’est une certification sur le management de la qualité, à travers la mise en place de processus couvrant l’ensemble des activités de l’Hôtel 2 Février. Pour nous, c’est un succès, car nous avons travaillé pendant plusieurs années pour atteindre ce niveau de reconnaissance. Ce n’est toutefois qu’une étape, car nous voulons aller plus loin », a déclaré Serge Messan, directeur commercial et marketing de l’établissement.

Délivrée par TUV Algeria, la certification confirme que l’Hôtel 2 Février n’est pas seulement le fleuron du secteur hôtelier togolais, mais qu’il répond désormais à des standards de qualité reconnus à l’échelle internationale. Une reconnaissance qui devrait renforcer son image, attirer une clientèle plus exigeante, notamment internationale, et faciliter de nouveaux partenariats avec des agences de voyages, des compagnies aériennes ou des entreprises.

La plus grande infrastructure hôtelière du pays avait réalisé, en 2022, un chiffre d’affaires de 8,7 milliards FCFA, selon les données du ministère du Tourisme et de la Culture consultées par Togo First. L’établissement demeure également l’un des principaux lieux d’accueil des grandes conférences et rencontres internationales à Lomé.

Esaïe Edoh

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Au Togo, l’élection des maires, initialement prévue les 2, 3 et 4 septembre 2025, se tiendra finalement une semaine plus tard (du 10 au 12 septembre). L’annonce a été faite ce jeudi 28 août par le ministre de l’Administration territoriale, Awaté Hodabalo (photo).

Si les raisons de ce report n’ont pas été invoquées, le ministre a invité les 1527 conseillers municipaux élus lors du scrutin du 17 juillet dernier à prendre impérativement part à ces élections internes, qui permettront de désigner les maires des 117 communes ainsi que leurs adjoints. « Il est impératif que tous les conseillers élus répondent présents afin d’assurer la mise en place des exécutifs municipaux », a-t-il indiqué dans une note officielle.

Ce rendez-vous électoral intervient après une série de rencontres destinées à harmoniser l’interprétation des textes et à préparer le terrain pour une transition municipale sans heurts.

La désignation des maires et de leurs adjoints marquera officiellement le début de la nouvelle mandature des conseillers municipaux, inscrite dans le processus de décentralisation engagé par le pays depuis 2019.

Esaïe Edoh

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En 2024, le Système des Nations Unies (SNU) a mobilisé 15 millions de dollars, soit environ 8 milliards FCFA, pour accompagner la politique environnementale du Togo. L’annonce a été faite par la Coordonnatrice résidente, Sow Dieng Coumba, lors d’une rencontre de suivi avec le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, Foli-Bazi Katari.

Les financements ont été orientés en priorité vers la lutte contre le changement climatique et les projets d’adaptation, avec notamment l’introduction de la mobilité verte. Des véhicules électriques ont été commandés pour le ministère de l’Environnement et la mairie Golfe 3, dans une démarche expérimentale visant à susciter l’intérêt des opérateurs économiques et des populations.

Une partie des fonds a également été affectée au reboisement, ainsi qu’à l’assistance humanitaire au profit de plus de 50 000 réfugiés et familles hôtes dans la région des Savanes.

En perspective, le SNU entend concentrer son appui sur la préservation de l’environnement, en accompagnant la mesure d’interdiction progressive des sachets plastiques annoncée par le gouvernement. L’appui portera sur le renforcement de la production de sachets biodégradables, la création d’unités de fabrication de sacs en papier recyclables et leur promotion auprès des consommateurs, afin de favoriser une transition rapide.

Le SNU ambitionne par ailleurs de soutenir le Togo dans la préparation de sa participation à la COP 30, prévue en novembre 2025 au Brésil, notamment à travers l’élaboration des documents techniques nécessaires à la mobilisation de financements climat. « Les partenaires financiers sont là et vous pouvez lever les fonds avant de quitter la COP. C’est possible, c’est une question de préparation », a insisté Sow Dieng Coumba.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le projet « Café-Lumière » est officiellement entré en phase opérationnelle depuis le mardi 26 août 2025, avec un déploiement pilote dans six villages de la préfecture de Haho (à 90 km au nord de Lomé).

Portée par l’ONG Électriciens sans frontières, en partenariat avec le ministère togolais chargé des Énergies renouvelables et avec l’appui financier de l’Agence française de développement (AFD), l’initiative cible plusieurs localités. Dans la commune Haho 1, les villages de Guèdèglèlè, Agoto et Hounon Copé bénéficient d’installations destinées à alimenter les ménages et micro-entreprises. Dans les communes Haho 2 et 3, le projet couvre Agbédougbé, Somoné Copé et Aboudikpé, où l’électricité servira principalement aux services publics communautaires, écoles et usages collectifs.

Le dispositif repose sur l’installation de mini-réseaux photovoltaïques capables d’alimenter à la fois les foyers, les activités génératrices de revenus et les infrastructures collectives. Selon Sérena Barès, coordinatrice de programmes à Électriciens sans frontières, « Café-Lumière » constitue « un modèle innovant, autonome et durable, complémentaire aux schémas classiques d’électrification », avec pour ambition d’améliorer durablement les conditions de vie et de soutenir le développement économique des communautés rurales.

Basées sur l’énergie solaire, les installations offrent une gamme de services allant de l’éclairage domestique à l’alimentation des centres de santé et établissements scolaires, en passant par les ateliers artisanaux. Elles intègrent également des services marchands tels que la réfrigération, la bureautique, la recharge d’appareils ou encore la coiffure. L’objectif est de répondre aux besoins individuels, communautaires et productifs, tout en favorisant l’émergence d’une dynamique économique locale.

Déjà expérimenté au Bénin et à Madagascar, le concept « Café-Lumière » vise ainsi à combler le déficit d’accès à l’électricité dans les localités isolées et à contribuer à l’inclusion énergétique en Afrique. Au Togo, il va jouer un rôle essentiel dans la politique nationale d’accès universel à l’énergie.

Esaïe Edoh

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A  Amou-Oblo, la commune Amou 2 a lancé, les mercredi 27 et jeudi 28 août 2025, l’élaboration de son Plan de développement communal (PDC), un document destiné à guider les investissements et priorités locales pour les prochaines années. La municipalité rejoint ainsi la liste croissante des communes togolaises qui se dotent d’un tel outil de planification, au cœur de la dynamique de décentralisation.

Les travaux, organisés avec l’appui du ministère du Développement des territoires et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), sont pilotés par le cabinet ACEM-Consulting Sarl. Le processus s’articule autour d’un diagnostic multisectoriel, d’une priorisation concertée des projets et d’une budgétisation sensible au genre et à l’environnement. Objectif : tracer une trajectoire claire pour améliorer les infrastructures locales, stimuler l’emploi et renforcer la gouvernance économique.

« Le PDC ne doit pas être un simple exercice administratif, mais un processus dynamique et participatif, centré sur les aspirations des citoyens », a insisté Waharé Yaovi, représentant le ministère. De son côté, l’adjoint au maire, Tchalla Kossi Mawuli, a salué « un moment fondateur pour la refondation stratégique de notre commune », soulignant l’importance de la planification participative comme levier de développement.

Compétitivité territoriale et investissements

Au-delà de la gouvernance locale, le PDC vise à renforcer la compétitivité territoriale et attirer des investissements dans des secteurs clés comme l’agriculture, le commerce ou les services. Plusieurs communes, dont Tchaoudjo 3 et 4 (région Centrale), Wawa 1 (Plateaux) et Agoè-Nyivé 5 (Grand Lomé), ont déjà entamé des processus similaires, souvent avec l’appui de la coopération internationale, notamment de la GIZ.

A Kpalimé, la Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain (COPAGEN-Togo) a organisé, les lundi 25 et mardi 26 août 2025, des travaux de réflexion réunissant chercheurs, organisations paysannes, ONG et représentants de l’administration sur la question de la souveraineté alimentaire et de la protection des semences locales face aux organismes génétiquement modifiés (OGM) et à l’accaparement des terres.

Dans un pays où l’agriculture représente plus de 40 % du PIB et demeure le premier pourvoyeur d’emplois, les participants ont mis l’accent, pendant les travaux, sur l’importance de préserver le patrimoine génétique local. Ils estiment que le développement de semences paysannes et de pratiques agroécologiques peut réduire la dépendance extérieure, sécuriser les revenus ruraux et stimuler des chaînes de valeur plus résilientes.

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« COPAGEN dispose de potentiels et de capacités qui peuvent aider à transformer les conditions de vie et d’activités de nos populations », a déclaré Iyatan Sabi, point focal de la Coalition au Togo.

Au-delà des considérations agricoles, les débats ont souligné la nécessité de cadres réglementaires renforcés afin de protéger les ressources locales et de faciliter l’accès à la terre pour les communautés rurales. Selon les acteurs, une meilleure valorisation des semences locales pourrait contribuer à réduire les coûts d’importation et à ouvrir la voie à des labels de qualité compétitifs sur les marchés régionaux et internationaux.

Relancer la veille stratégique

Créée en 2004, la COPAGEN a déjà contribué à l’élaboration de la loi sur la biosécurité et de la loi d’orientation agricole. Mais ses activités de veille avaient ralenti ces dernières années, l’atelier de Kpalimé a permis de relancer cette dynamique. « Bien qu’on ait eu des acquis, des victoires, la lutte n’est pas finie. Nous devons continuer à veiller », a rappelé Pierre Bediye, président du réseau Jinukun au Bénin.

Les orientations adoptées devront encore être traduites en actions concrètes dans les prochains mois.

Ceci étant, cette nouvelle mobilisation pourrait signaler une tendance de fond : face aux pressions foncières et aux enjeux alimentaires mondiaux, la défense des semences locales devient autant une question de survie agricole qu’un facteur potentiel de compétitivité économique pour le Togo.

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