En vue d’améliorer la compétitivité des filières végétales, le Togo veut se doter d’outils technico-économiques capables d’orienter les investissements, d’optimiser la production et de renforcer la viabilité des chaînes de valeur agro-industrielles.
C’est dans cette optique que l’Agence de Développement des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (ADTPME) a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour recruter un expert chargé de l’élaboration de référentiels technico-économiques dans les filières végétales.
L’appel intervient dans le cadre du Projet d’Accompagnement des Jeunes Entrepreneurs sur les Chaînes de Valeurs (PAJEC), financé par la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds fiduciaire YEI MDTF.
L’expert, basé à Lomé, appuiera l’ADTPME dans l’identification des filières à fort potentiel, la caractérisation des emplois et la proposition de plans de développement pour les clusters agro-industriels, en particulier au profit des jeunes et des femmes.
Ces référentiels devraient permettre d’améliorer la planification économique, de faciliter l’accès au financement pour les TPME agricoles et de renforcer la compétitivité du secteur.
Les candidatures sont attendues jusqu’au 17 novembre 2025.
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R.E.D
Une mission économique et commerciale tunisienne est annoncée au Togo du 2 au 6 décembre 2025, à la faveur de la 20e édition de la Foire internationale de Lomé.
Organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCI Tunis) en partenariat avec la CCI-Togo, la visite a pour but de renforcer la coopération économique entre les deux pays et de dynamiser les échanges sud-sud.
Le programme prévoit des rencontres B2B entre opérateurs économiques tunisiens et togolais afin d’explorer des opportunités de partenariats dans les secteurs du commerce, de l’industrie, de la digitalisation et de l’innovation. Les entreprises tunisiennes prendront également part à la “Journée du Togo”, consacrée aux nouvelles dynamiques entrepreneuriales africaines, indique-t-on.
De même, des visites du Port autonome de Lomé et à la Plateforme industrielle sont prévues pour permettre aux participants d’appréhender les atouts logistiques et industriels du pays.
Pour rappel, la Foire internationale de Lomé, qui servira de cadre à cette mission économique, en est à sa 20e édition (du 28 novembre au 14 décembre 2025). Avec la Chine comme pays invité d’honneur, ce rendez-vous accueillera des acteurs économiques de la sous-région et d’ailleurs, plus de 1300 exposants attendus pour environ 700 000 visiteurs.
R.E.D
La ville de Kara accueille cette semaine, plus précisément jusqu’au 7 novembre un atelier régional de formation dédié aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME), à l’initiative du ministère délégué auprès du ministère de l’Économie, chargé de la Promotion des investissements, de l’Industrie et de la Souveraineté économique.
La rencontre, inscrite dans le cadre du Projet d’appui à la promotion des investissements et au développement des partenariats public-privé (PAPIDPPP), vise à doter les acteurs économiques de la région (artisans, commerçants, femmes, chefs d’entreprise et jeunes porteurs de projets) d’outils pratiques pour mieux structurer leurs activités, améliorer leur compétitivité et faciliter l’accès au financement.
Les modules abordent notamment la création et la gestion d’entreprise, le marketing, la comptabilité de base, ainsi que l’usage des technologies numériques pour accroître la visibilité commerciale. Il s’agit ainsi de contribuer à la professionnalisation du tissu entrepreneurial local et à la consolidation du secteur privé, pilier du développement économique et social du pays.
Ces travaux bénéficient du soutien financier de la Banque africaine de développement (BAD) à travers la Facilité d’appui à la transition (FAT).
Au Togo, les villes d’Aného, Atakpamé, Kpalimé, Kara, Sokodé et Dapaong bénéficient actuellement de travaux de modernisation de leurs réseaux électriques, selon une annonce récente du ministère délégué chargé de l’Énergie. Ces travaux sont financés à hauteur de 6 milliards FCFA par la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC).
Le projet prévoit la réhabilitation de 61 km de lignes moyenne tension, l’installation de 61 postes de transformation et la pose de 234 km de lignes basse tension. À terme, environ 10 000 ménages et petites entreprises devraient être raccordés au réseau dans les six localités concernées, d’après les précisions du ministère.
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— Ministère des Mines et des Ressources Énergétiques (@mineenergie_tg) November 3, 2025
Aného, Atakpamé, Kpalimé, Kara, Sokodé et Dapaong : ces six villes bénéficient actuellement de travaux importants pour moderniser leur réseau… pic.twitter.com/0gPqGGx8AL
Ces travaux visent également à corriger les faiblesses d’un réseau vieillissant dans ces villes, où la croissance démographique soutenue de ces dernières années a souvent provoqué des baisses de tension et des coupures récurrentes.
Avec cette initiative, le Togo poursuit sa stratégie d’accès universel à l’électricité d’ici 2030, avec un objectif intermédiaire de 75 % de taux de couverture d’ici 2025.
Esaïe Edoh
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La capitale togolaise va accueillir du 12 au 13 novembre prochain, le forum Royaume-Uni-Afrique francophone de l’Ouest et du Centre (UK-WCAF) consacré au commerce et à l’investissement. Plus de 600 participants, parmi lesquels des décideurs publics, des investisseurs et des chefs d’entreprise de plusieurs pays, sont attendus à cette rencontre.
Organisé conjointement par le gouvernement togolais, le département britannique chargé de la croissance économique, ainsi que leurs partenaires, dont UK Export Finance et DMA Invest, l’événement mettra l’accent sur les opportunités d’investissement, les partenariats commerciaux et les mécanismes de financement susceptibles de renforcer la coopération économique entre le Royaume-Uni et les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Les échanges porteront également sur les priorités économiques des États participants et sur les réformes engagées pour améliorer l’attractivité de leurs économies.
Ce rendez-vous intervient dans un contexte marqué par les efforts du Togo visant à améliorer son climat des affaires et attirer davantage d’investisseurs étrangers. Pour Lomé, il s’agira d’une occasion de mettre en valeur ses atouts logistiques et commerciaux, notamment son port en eau profonde et ses réformes fiscales incitatives, afin de renforcer ses partenariats avec les acteurs économiques britanniques.
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A Lomé, les autorités environnementales et leurs partenaires tiennent depuis mardi 04 novembre 2025, un atelier de validation du plan d’action national sur la gestion des produits et déchets plastiques. Les travaux, pilotés par le ministère chargé de l’Environnement, doivent à terme doter le pays d’un cadre de référence pour réduire les impacts sanitaires et écologiques liés à l’usage du plastique.
Selon les estimations officielles, plus de deux millions de sachets plastiques sont rejetés chaque jour sur le territoire togolais, avec un taux de recyclage encore très faible. Cette situation accentue la pollution des sols et des cours d’eau et accroît la vulnérabilité des populations face aux risques environnementaux.
Pour Meba Toyi, juriste environnementaliste, chef de la division « lutte contre les changements climatiques » à la direction de l’Environnement, l’enjeu est d’adapter le cadre juridique aux volumes réels de pollution identifiés. L’inventaire en cours doit permettre de mesurer les quantités de plastiques produits et mis en décharge afin d’orienter les politiques publiques.
Depuis 2011, le Togo renforce la gestion des déchets plastiques à travers plusieurs initiatives nationales et régionales. Le pays participe entre autres, au projet de renforcement des capacités pour la gestion du plastique, soutenu notamment par les Nations Unies, anciennement l’USAID.
Le secrétaire général du ministère, colonel Dimizou Kofi, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes en faveur d’une économie circulaire et d’un environnement plus sûr.
Les conclusions de l’atelier sont attendues vendredi.
R.E.D
Le Conseil d’administration du Dépositaire Central/Banque de Règlement (DC/BR) a approuvé, le 21 octobre à Abidjan, la réduction du délai de règlement et de livraison des transactions de titres sur le marché financier régional de trois à deux jours.
Cette mesure, effective dès décembre 2025, aura pour but de renforcer la liquidité du marché et d’améliorer son efficacité opérationnelle.
Selon le DC/BR, l’ajustement du cycle de règlement de J+3 à J+2 permettra de diminuer les risques liés aux transactions et d’aligner les pratiques régionales sur les standards internationaux. Cette évolution s’inscrit dans le cadre de la modernisation des infrastructures financières de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Le Conseil, présidé par Faman Touré, a également validé les modalités du règlement tardif, afin d’encadrer les retards éventuels dans le traitement des opérations post-bourse. L’ensemble du dispositif a reçu l’autorisation préalable de l’Autorité des Marchés Financiers de l’UMOA (AMF-UMOA).
Basé à Abidjan, le DC/BR centralise la conservation des valeurs mobilières pour les acteurs du marché et veille au bon déroulement des règlements post-transaction, contribuant ainsi à la stabilité et à la sécurité du système financier régional.
R.E.D
La ville d’Aného abritera, le 24 novembre 2025, un forum économique entre le Togo et l’Égypte. L’événement se tiendra en marge de l’édition 2025 du Festival international d’histoire d’Aného (FIHA).
Initiée par le ministère délégué chargé de la Promotion des investissements, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo), cette rencontre vise à renforcer la coopération économique entre les deux pays. Elle fait suite au forum économique Togo-Turquie organisé en 2024 dans le même cadre.
Selon les organisateurs, le forum sera axé sur plusieurs secteurs clés : l’agro-industrie, le textile, la santé, l’énergie, les infrastructures et l’industrie pharmaceutique. Il réunira des opérateurs économiques togolais et égyptiens, ainsi que des représentants d’institutions publiques des deux pays.
À l’instar du précédent forum avec la Turquie, cette rencontre servira de plateforme d’échanges et de partenariats pour stimuler les investissements et favoriser de nouvelles opportunités d’affaires. Elle intervient dans un contexte marqué par la volonté commune de Lomé et du Caire de consolider leurs relations économiques.
En novembre 2024, l’ambassadeur d’Égypte au Togo, Ahmed Mohamed Eid Moustapha Ahmed, avait exprimé l’intérêt des entreprises égyptiennes pour le marché togolais, notamment dans les domaines de l’agroalimentaire, des infrastructures et du textile.
Notons que dans le cadre de leur coopération bilatérale, le Togo et l’Égypte ont récemment signé plusieurs accords de partenariat couvrant les secteurs de l’énergie, de l’urbanisme, de l’habitat, de l’assainissement et de la culture. L’objectif pour les deux pays : renforcer davantage leurs liens économiques et diplomatiques.
Esaïe Edoh
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A Lomé, une rencontre régionale réunit depuis lundi 03 novembre 2025 les représentants de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest autour d’un même enjeu : comment renforcer la résilience budgétaire des communes face aux crises sécuritaires, sanitaires et climatiques.
L’événement, organisé par la Faîtière des communes du Togo (FACT) en collaboration avec ses partenaires, doit permettre d’identifier et partager les bonnes pratiques en matière de décentralisation et de gestion locale.
Les discussions s’articulent autour du rôle des budgets communaux dans la continuité des services essentiels (eau, assainissement et santé) en période de tension économique. Selon Éric Talardia Kondia, secrétaire permanent du Conseil des Collectivités Territoriales de l’UEMOA, la rencontre doit aboutir à « un cahier de bonnes pratiques et une feuille de route » pour faciliter la vulgarisation des modèles de gouvernance budgétaire performants à l’échelle régionale.
Pour le Togo, l’atelier s’inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis la création du Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT). Ce mécanisme, rappelle Robert Bakaï, directeur de cabinet du ministère de l’Administration territoriale, finance les projets communaux dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des infrastructures.
Les participants, venus du Mali, du Bénin, du Niger, du Burkina Faso, du Cameroun, du Sénégal et du Togo, clôturent leurs travaux ce mardi, avec pour objectif d’améliorer la gestion des finances locales en période de crise.
Le Togolais Guema Batama, concepteur d’une machine récolteuse et décortiqueuse de courges, a remporté le premier prix dans la catégorie 1 des innovations visant à améliorer la production et la productivité agricoles dans le cadre du Prix Abdoulaye Touré de l'Innovation Agricole. La distinction lui a été décernée lors de la 5ᵉ édition du Marché des innovations et technologies agricoles (MITA), tenue la semaine dernière à Bamako, au Mali.
Son innovation a séduit le jury par son originalité et son utilité pratique. Elle permet notamment d’alléger les tâches des femmes et des producteurs de courges lors de la récolte et du traitement post-récolte, améliorant ainsi l’efficacité et la rentabilité de la filière. En remportant ce prix, le jeune inventeur togolais décroche une enveloppe de 10 000 dollars, soit près de 6 millions FCFA.
L’initiative de Guema Batama visant à résoudre les difficultés rencontrées lors des travaux post-récolte des courges a été rendue possible grâce à l’appui du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), lancé par la CEDEAO. Selon le concepteur, ces extracteurs ont une capacité d’entre 7 et 10 m³ pour traiter des courges sans altérer la qualité des graines.
Le deuxième prix du concours a été attribué à Faye Mariama du Sénégal pour son biostimulant Silico Derma, un produit innovant à base d’acide orthocyclique qui agit efficacement contre les insectes et les pathogènes. Elle repart avec une récompense de 5000 dollars.
Selon Kalifa Traoré, président du conseil d’administration du CORAF, ces innovations méritent un accompagnement soutenu des pouvoirs publics. « Pour que les technologies développées dans les laboratoires et les start-up atteignent les producteurs sur le terrain, il faut renforcer les passerelles entre la recherche, la vulgarisation, les politiques publiques et le secteur privé », a-t-il souligné.
Esaïe Edoh
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