Au Togo, les prix se stabilisent progressivement de mois en mois. Selon les données récemment publiées par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), le taux d’inflation est tombé à 0,8 % en septembre 2025, contre 1,1 % en août. Une bonne nouvelle pour les ménages, dans un contexte où la stabilité des prix reste une priorité des autorités économiques.
Cette baisse confirme une tendance amorcée depuis la fin de 2024. Sur les neuf premiers mois de l’année, le taux d’inflation est resté sous la barre des 3 %, seuil fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) dans le cadre de ses critères de convergence. En décembre 2024, le pays affichait encore 2,9 % d’inflation ; depuis, la décrue a été régulière, sur toute la période.
Derrière ces chiffres, c’est avant tout le repli des prix des produits alimentaires qui explique la détente générale. Septembre correspond à la période des premières récoltes, notamment dans les zones agricoles du nord et du sud du pays. Les marchés ont ainsi vu les prix de plusieurs denrées reculer nettement : l’igname, le manioc, la tomate, le poivron, le maïs ou encore le riz local.
Selon l’INSEED, certaines variations sont spectaculaires : l’igname pour fufu, par exemple, a chuté de plus de 40 % sur un mois, tandis que les tomates locales ont baissé de près de 20 %. On a aussi le poivron (-25,2 %), le manioc (-15,3 %) ou encore le maïs blanc (-9,7 %). Même tendance pour les plats traditionnels comme le fufu ou le wokoumé — plat de pâte de maïs —, dont les prix ont reculé de 5 à 7 %.
Cette évolution reflète aussi les efforts du gouvernement togolais pour contenir les prix à la consommation. Lomé a multiplié les mesures de soutien à la production agricole, les politiques fiscales favorables et les dispositifs d’aide ciblés aux ménages. Objectif : préserver le pouvoir d’achat et éviter toute flambée des prix sur les produits de base, alors que plusieurs pays voisins restent confrontés à des taux d’inflation supérieurs à 5 %.
Avec une inflation moyenne inférieure à 3 % depuis janvier, Lomé consolide donc un peu plus sa stabilité économique, un atout non négligeable pour la crédibilité du pays vis-à-vis des bailleurs et investisseurs. Le taux d’inflation, tombé de 2,9 % en décembre 2024 à 0,8 % en septembre 2025, traduit une désinflation quasi continue sur neuf mois, après les pics de 2022 et 2023.
Reste à savoir si cette tendance pourra être maintenue à l’approche de la fin d’année, période souvent marquée par une hausse saisonnière de la demande et des prix.
Fiacre E. Kakpo
Les coopératives de cacao togolaises certifiées commerce équitable sont désormais éligibles à un nouveau mécanisme de financement lancé dans le cadre du programme Équité 3, cofinancé par l’Agence française de développement (AFD) et le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM).
L’appel, coordonné par Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF), vise à soutenir la transition agroécologique et la lutte contre la déforestation dans les filières équitables d’Afrique de l’Ouest, précisément au Togo, au Ghana et en Côte d’Ivoire.
Les coopératives intéressées ont jusqu’au 12 novembre 2025 pour soumettre leurs notes conceptuelles.
Dans le cadre de ce mécanisme, chaque projet pourra bénéficier d’une subvention allant jusqu’à 60 000 euros, pour une durée de 24 à 36 mois.
Dans le détail, les actions attendues incluent la traçabilité « zéro déforestation », la diversification des cultures, l’adoption de technologies de transformation durable et l’inclusion des femmes et des jeunes producteurs.
Selon le document de l’appel, au moins six coopératives cacao et huit coopératives d’autres filières (anacarde, karité, fruits, artisanat) seront retenues. L’objectif est de renforcer la durabilité économique et environnementale des organisations paysannes tout en favorisant l’émergence de modèles reproductibles à l’échelle régionale.
Pour les acteurs togolais, ce mécanisme représente une opportunité de consolider la compétitivité d’un secteur encore marginal mais porteur.
Au Togo, l’opportunité s’inscrit dans un secteur qui, malgré sa petite taille et des défis structurels tels que le vieillissement des vergers, est en relance. En témoigne la croissance de 50 % des exportations lors de la campagne 2024-2025, avec 4400 tonnes contre 2 618 tonnes en 2023-2024.
Pour le pays, la nouvelle stratégie nationale oriente justement vers la qualité, avec un accent sur la production biologique et équitable, la valorisation locale et la diversification des marchés d’exportation.
Consulter l’appel d’offres du Programme Équité 3 d’AVSF
Ayi Renaud Dossavi
Campagne 2024 – 2025 : les exportations du café – cacao en hausse de 50% - Togo First
Annoncée récemment par TogoFirst, TogoTech, plateforme née d’une initiative collective réunissant une quinzaine de start-up technologiques togolaises, a officialisé son lancement le vendredi 24 octobre dernier. C’était sous la houlette de la ministre de la Transformation numérique, Cina Lawson, autorité de tutelle, en présence notamment de représentants de partenaires tels que la GIZ, du secteur privé et de plusieurs entrepreneurs.
« Nous, entrepreneurs du numérique togolais, souhaitons parler d’une seule voix et construire un environnement propice à l’innovation, à la création d’emplois et à la compétitivité », a déclaré Gaëlle Matina Egbidi, présidente de TogoTech.
La nouvelle plateforme revendique plus de 2 milliards FCFA de revenus cumulés et une centaine d’emplois directs créés. Elle consolide la volonté des startups membres de transformer l’économie numérique togolaise en un moteur de croissance et d’innovation.
L’association, qui regroupe des entreprises actives dans la santé, la finance, l’éducation, la logistique ou la cybersécurité, entend servir de pont entre les startups, les institutions publiques et les investisseurs.
Lors du lancement, un accord de partenariat a été signé avec Cyber Defense Africa pour le renforcement de la cybersécurité, et un autre avec le cabinet Acquereburu & Partners pour assurer un cadre juridique fiable aux entreprises numériques togolaises.
La ministre Cina Lawson a salué la création de cette synergie qu’elle qualifie d’« acte de maturité » pour le secteur. « Cet événement marque une étape importante dans la structuration de l’écosystème tech et des startups au Togo. Il incarne la maturité d’une génération d’entrepreneurs décidés à contribuer activement à la transformation numérique du pays », a-t-elle ajouté.
Pour la GIZ, partenaire central du projet à travers son programme ProDigiT, TogoTech représente l’aboutissement d’un long processus de structuration. « Il y a trois ans, il n’existait pas d’association capable de représenter le secteur privé numérique au Togo. Aujourd’hui, nous avons enfin un interlocuteur fort pour les startups », a souligné Bettina Maier Neme, Project Manager à la GIZ.
L’institution allemande prévoit de poursuivre son appui à la plateforme et à l’Agence Togo Digital pour renforcer la collaboration entre startups et institutions publiques.
En clôture des travaux, Edem Adjamagbo, vice-président de TogoTech et fondateur de SEMOA, a insisté sur la nécessité de bâtir la crédibilité du secteur numérique togolais : « Notre plaidoyer est simple, une politique pour des champions nationaux fondée sur la performance. Quand une solution locale fait mieux, plus vite, au bon coût, elle doit être choisie en priorité », a-t-il indiqué.
Rappelons que TogoTech compte des acteurs de l’innovation, comme Gozem actif dans le VTC, Semoa dans les fintechs, Édolé, présent dans le numérique appliqué au BTP, ou encore Solimi, MiaPay, Kondjigbalé, Anaxar et Clinicaa, dont les activités couvrent des pans variés tels que la santé digitale, la logistique et les paiements électroniques.
À moyen terme, la plateforme prévoit d’élargir son réseau à de nouvelles startups et d’intensifier les collaborations avec les partenaires internationaux.
« Le numérique togolais a désormais une voix unie. Nous avançons vers un écosystème solide, structuré et compétitif », a conclu Gaëlle Matina Egbidi, invitant les startups du pays à rejoindre l’initiative pour « transformer ensemble l’avenir du Togo ».
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo a mobilisé 27,5 milliards FCFA ce vendredi 24 octobre 2025 sur le marché des titres publics de l’UMOA, à l’issue d’une émission simultanée d’obligations assimilables du Trésor (OAT) et de bons assimilables du Trésor (BAT). L’opération, qui visait initialement à lever 25 milliards FCFA, s’est conclue avec un léger dépassement des prévisions.
Selon le rapport publié par l’Agence UMOA-Titres, les soumissions sont ressorties à 53,3 milliards FCFA, correspondant à un taux de couverture de 213,31 %. À l’issue de la sélection, le Trésor public togolais a retenu 8,1 milliards FCFA sur les 32,2 milliards FCFA proposés pour les BAT émis sur une maturité de 364 jours à taux multiples. En ce qui concerne les OAT, émises sur une maturité de 3 ans à un taux d’intérêt fixe de 6,25 %, le pays ouest africain a s’est contenté de 19,4 milliards FCFA sur les 20,1 milliards FCFA proposés.
Il s’agit de la première opération du Togo sur le marché financier régional pour le compte du dernier trimestre 2025, période durant laquelle le Trésor prévoit de mobiliser 100 milliards FCFA.
Avec cette levée, le cumul des émissions du Togo depuis le début de l’année s’établit à 292 milliards FCFA, soit environ 88 % de l’objectif annuel fixé à 332 milliards FCFA. Cette performance témoigne de la confiance soutenue des investisseurs régionaux dans la signature souveraine du Togo et de la solidité de sa stratégie de gestion de la dette publique.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la campagne de commercialisation du soja et de ses produits dérivés pour le compte de la saison 2025-2026, a été officiellement lancée le jeudi 23 octobre 2025. L’événement, marqué par une cérémonie à Lomé, a été couplé avec la signature d’accords entre les acteurs du secteur sur les conditions d’exportation du soja togolais.
Les accords ont été signés entre les trois principales familles professionnelles de la filière : la Fédération nationale des coopératives productrices de soja (FNCPS), l’Association togolaise des transformateurs de soja (ATTS) et l’Association nationale des commerçants-exportateurs de soja (ANCES). Ces ententes portent sur le volume de soja à commercialiser, les prix de vente, les procédures d’acheminement, les postes de contrôle ainsi que les dispositions techniques pour la réussite de la campagne 2025-2026.
Les parties prenantes sont convenues de fixer le prix d’achat du kilogramme de soja à 220 F CFA, contre 250 F CFA lors de la campagne précédente. Selon le président du Comité interprofessionnel de la filière soja du Togo (CIFS-Togo), Koriko Mounirou, cette révision à la baisse s’explique par la tendance observée sur les marchés internationaux, où les cours du soja ont connu une diminution ces derniers mois. Le volume à commercialiser est, pour sa part, établi à 200 000 tonnes.
À travers ces nouveaux accords, le CIFS-Togo ambitionne de stabiliser durablement le marché national du soja grâce à des mécanismes transparents et équitables. L’objectif est notamment de sécuriser les revenus des producteurs, renforcer les capacités financières des commerçants et transformateurs via un meilleur accès au crédit et à l’investissement, et consolider la gouvernance de la filière par une organisation plus unie et proactive.
Notons qu’au terme de la campagne 2024-2025, la production nationale de soja est estimée à un peu plus de 260 000 tonnes. Les acteurs du secteur affichent désormais l’ambition de porter ce volume à 500 000 tonnes pour la prochaine saison agricole, afin de confirmer la position du Togo comme l’un des principaux producteurs de soja de la sous-région ouest-africaine.
Esaïe Edoh
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Un vent de changement souffle à la tête de l’Office Togolais des Recettes (OTR). Ce vendredi 24 octobre 2025, Yawa Chantal Tségan a succédé à Philippe Kokou Tchodié à la tête de l’institution chargée de la mobilisation des recettes fiscales, douanières et locales au Togo.
Ancienne présidente de l’Assemblée nationale et titulaire d’un diplôme d’inspecteur des impôts de l’École nationale des impôts de Clermont-Ferrand, Yawa Tségan arrive avec un profil alliant technocratie et ancrage politique. Elle a travaillé au sein de la Direction des Grandes Entreprises puis comme chef de cabinet au ministère des Transports avant de faire son entrée au Parlement en 2013.
Pleinement entrée dans ses nouvelles fonctions à l’issue d’une cérémonie de passation de charges tenue au siège de l’OTR, en présence du ministre des Finances et du Budget, Essowè Barcola, Yawa Tségan devra dorénavant conduire l’OTR dans un contexte exigeant, marqué par des objectifs tels que l’amélioration de la collecte, la lutte contre la fraude et l’optimisation de la qualité du service aux usagers.

Philippe Tchodié, quant à lui, avait été nommé commissaire général de l’OTR en février 2019 après avoir dirigé les services généraux. Sous sa direction, l’Office a engrangé des résultats solides. Les recettes budgétaires collectées par l’OTR se sont ainsi élevées à 779,6 milliards FCFA en 2021, puis à environ 865,3 milliards en 2022. Pour l’exercice 2023, elles ont atteint 990,1 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 108,6 % de l’objectif et une hausse de 14,5 % (source : OTR). Plus récemment, à fin août 2025, l'Office Togolais des Recettes (OTR) collectait plus de 737,2 milliards FCFA, soit 61 % de l'objectif annuel fixé à plus de 1200 milliards FCFA.
Au Togo, ce changement de direction intervient à un moment charnière, alors que le pays entre de plain-pied dans une nouvelle République, avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle Constitution. Après les défis posés par la pandémie de Covid-19, le pays mise sur une dynamique de croissance et de consolidation des finances publiques, avec l’OTR comme cheville ouvrière de cette ambition de mobilisation des ressources internes.
Les défis fiscaux sont nombreux et illustrent l’ampleur de la tâche : élargissement de l’assiette fiscale, contrôle renforcé des droits de douane, digitalisation des services, et développement du recouvrement local.
Tségan hérite ainsi d’une institution modernisée mais confrontée à d’importants enjeux. Il s’agit notamment de maintenir la trajectoire de croissance des recettes et d’accroître la part des impôts directs, qui restent relativement modestes (environ 25 % des recettes budgétaires en 2023), selon le rapport de performance de l’OTR.
Ayi Renaud Dossavi
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En 18 mois de mise en œuvre, le Fonds régional pour la stabilisation et le développement (FRSD), un programme régional lancé par la CEDEAO en mai 2024 a permis à plus de 130 jeunes togolais, hommes et femmes, d’acquérir des compétences pratiques dans la transformation et la commercialisation des produits agropastoraux. Parmi eux, 65 ont obtenu un financement direct pour renforcer leurs activités dans les filières laitière, maraîchère, piscicole et avicole.
Le FRSD est actif dans les zones les plus vulnérables et rurales du pays (les régions de la Kara, des Savanes et de la Centrale). Ses résultats ont ainsi fait l’objet de discussions lors d’un atelier de capitalisation tenu le mercredi 22 octobre 2025 à Kara, où les bénéficiaires, autorités locales et partenaires techniques ont dressé le bilan du projet. Les acteurs impliqués ont salué l’impact du FRSD sur la création d’emplois, la formation technique, la cohésion sociale et la réduction de la vulnérabilité économique dans les zones rurales.
Selon Francis Nadjombé, chef d’antenne GIZ pour la Kara et les Savanes, ces résultats « démontrent que la stabilisation économique et la formation professionnelle peuvent devenir des instruments durables de paix et de développement dans la sous-région ».
Pour rappel, le Programme est financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ, en partenariat avec VSF-Suisse et GEVAPAF. Il s’agit d’une initiative couvrant également le Bénin et la Guinée-Bissau, après une phase pilote en Gambie, dotée d’un financement global de 25,2 millions d’euros.
R.E.D
Le Togo est devenu, depuis le jeudi 23 octobre 2025, le premier pays africain à lancer l’assurance maladie destinée aux travailleurs non-salariés (TNS). L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme d’Assurance Maladie Universelle (AMU) déployé en janvier 2024.
L’enrôlement officiel de cette catégorie personne a été lancé à la suite de la mise en service d’une plateforme numérique conçue par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Cet outil offre aux artisans, commerçants, agriculteurs et autres acteurs du secteur informel la possibilité d’intégrer la base des assurés de la CNSS-AMU en fournissant leurs informations personnelles et en choisissant leur mode de cotisation.
Les travailleurs peuvent ainsi contribuer selon différentes formules : 10 000 FCFA par mois, 28 500 FCFA par trimestre, 54 000 FCFA par semestre ou 102 000 FCFA par an.
Une fois enrôlés, les assurés recevront leur carte, qui leur donnera accès aux prestations prévues dans le cadre de l’AMU, sur toute l’étendue du territoire national.
« Cette initiative permettra à chaque travailleur non salarié, quel que soit son revenu ou son secteur d’activité, de bénéficier de soins de base sans craindre la ruine financière », a déclaré le ministre de la Santé, Jean-Marie Tessi.
Selon le directeur général de la CNSS, Ingrid Awadé, l’extension de l’AMU aux TNS « marque l’accomplissement de la promesse d’une sécurité sociale solidaire, équitable et durable ». Elle a également assuré que sa structure veillerait à ce qu’aucun travailleur indépendant ne soit laissé de côté.
Cette étape vient s’ajouter à l’élargissement récent de l’AMU aux veuves, veufs et orphelins. La CNSS prévoit d’étendre progressivement le dispositif à d’autres catégories socioprofessionnelles dans les prochains mois.
Esaïe Edoh
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Un nouveau pas vient d’être franchi sur le projet de renforcement de la formation technique et professionnelle au Togo. Le mercredi 22 octobre 2025, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et Planet One Education Togo ont officiellement signé un accord de financement de 50 millions d’euros (32,79 milliards FCFA), confirmant un engagement déjà annoncé en juillet dernier.
Cette ligne de crédit servira à la construction et à l’équipement de six centres de formation technique et professionnelle répartis entre Tandjouaré, Danyi Akpéyémé, Kougnohou, Guérin-Kouka, Agoé-Nyivé et Tsévié.
Dans le détail, ces infrastructures, destinées à stimuler le développement du capital humain, offriront 3481 places de formation par an, avec des laboratoires, ateliers et résidences étudiantes pour favoriser un apprentissage complet, selon les prévisions initiales.
Pour Dr George Agyekum Donkor, président de la BIDC, cette signature marque « une avancée concrète dans la stratégie régionale d’investissement dans le capital humain », essentielle pour améliorer la compétitivité industrielle de la CEDEAO. De son côté, Deepak Balaji, directeur de Planet One, a salué « un partenariat décisif pour former une main-d’œuvre qualifiée, moteur de la croissance togolaise ».
Avec cette signature, les engagements cumulés de la BIDC au Togo atteignent désormais près de 362 millions de dollars.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les rideaux sont tombés sur la 5ème édition de 'Heal by Hair' ("Soigner par les cheveux"), un projet de la Bluemind Foundation, portant sur la santé mentale à travers les soins capillaires. C’était à la faveur d’une cérémonie de clôture organisée le mercredi 22 octobre à l’Université de Lomé, partenaire de l'événement.
Pendant quatre jours, 400 coiffeuses du Grand Lomé ont été formées pour devenir des ambassadrices de la santé mentale, capables d’écouter, de soutenir et d’orienter leurs clientes vers des structures de soins adaptées. Les sessions ont porté sur la détection précoce des troubles psychologiques, la communication bienveillante et les techniques d’accompagnement en situation de détresse.

Pour Marie-Alix de Putter, fondatrice de la Bluemind Foundation, « chaque salon formé devient un havre de dignité et de soutien. Nos coiffeuses sont désormais des relais communautaires essentiels pour promouvoir la santé mentale et briser la stigmatisation autour de ces troubles ».
Le programme, né à Lomé en 2022, a déjà permis de former plus de d’accompagner plus de 100.000 femmes dans plusieurs pays africains (Togo, Cameroun, Côte d’Ivoire). Dès juillet prochain, la fondation prévoit l'extension du programme à Kara, avec pour objectif d’atteindre un million de femmes togolaises soutenues d’ici à fin 2026, dont 230.000 bénéficiaires directes dans les régions de la Kara, Centrale et des Savanes.

L’initiative intervient dans un contexte préoccupant. Selon une étude menée par la fondation, au Togo comme dans le reste de l’Afrique, près de 10 % de la population souffre de troubles mentaux. Le pays ne dispose que de 7 psychiatres pour 8 millions d’habitants, et moins de 20 % de la population africaine peut accéder à des services adaptés, en raison d’obstacles financiers. Les salons de coiffure, lieux de confiance et de sociabilité, deviennent ainsi des espaces stratégiques où des centaines de femmes peuvent être accompagnées chaque jour.