Togo First

Togo First

Après près de deux mois d’absence sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), le Togo a renoué, ce début août, avec la mobilisation de l’épargne publique. Pour sa première opération du second semestre, le pays a levé 33 milliards FCFA à l’issue d’une émission de Bons assimilables du Trésor (BAT), clôturée le lundi 11 août 2025.

Selon les données publiées par l’Agence UMOA-Titres, le montant total des soumissions a atteint 60,09 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 200,32 %, pour un objectif initial fixé à 30 milliards FCFA.

Les fonds ont été mobilisés via des BAT d’une maturité de 91 jours, émis à taux d’intérêt multiples. 63% des souscriptions proviennent des investisseurs togolais (21 milliards FCFA), contre 37%, soit 12 milliards FCFA des autres pays membres de l’Union.

Avec cette opération, le Togo porte à 264,5 milliards FCFA le cumul de ses levées sur le marché financier régional depuis le début de l’année 2025, soit environ 79 % de son objectif annuel, fixé à 332 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Umoa-titres : le Togo a remboursé 302 milliards FCFA au premier semestre 2025

A compter du 1ᵉʳ janvier 2026, et jusqu’en décembre 2027, la Guinée équatoriale assurera la présidence tournante du Conseil des ministres de l’Observatoire économique et statistique d’Afrique subsaharienne (AFRISTAT). Elle prendra ainsi le relais du Togo, en poste depuis janvier 2024 et dont le mandat s’achèvera en décembre prochain.

L’élection du pays lusophone a été entérinée la semaine dernière, lors de la 32ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’organisation intergouvernementale, tenue par visioconférence. Les travaux, présidés par Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, au nom du Togo, ont porté sur le renforcement des systèmes statistiques pour le pilotage des politiques de développement des États membres. Les difficultés auxquelles l’institution est confrontée ont également été abordées.

« Point n’est besoin de démontrer l’importance de l’AFRISTAT pour le renforcement des systèmes statistiques et le pilotage des actions de développement de nos pays respectifs. Son rôle de promotion des outils et méthodes de production statistique harmonisés, utilisés par nos statisticiens, contribue à rehausser la crédibilité de nos données vis-à-vis de nos partenaires au développement, nationaux et internationaux », a rappelé l’officielle togolaise.

Créé pour coordonner les efforts statistiques et mobiliser des ressources multiformes au profit des systèmes nationaux et sous-régionaux, l’Observatoire joue un rôle clé dans l’harmonisation des données. Pour la période 2026-2035, le Conseil a adopté un budget de 12 milliards FCFA, destiné à soutenir le développement des statistiques économiques, sociales et environnementales dans les 22 États membres.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Statistiques nationales : Gentry Akoly prend les rênes de l’INSEED Togo

Le Togo bénéficiera d’un appui de la Banque africaine de développement (BAD) dans le cadre d’un don global de 5,3 millions USD (près de 3 milliards FCFA) accordé à quatre pays africains dont la Gambie, la Guinée-Bissau et Madagascar. 

Cet appui, décaissé par Facilité d’appui à la transition de la BAD, a pour but de renforcer l’environnement des partenariats public-privé (PPP) afin de stimuler l’investissement privé.

La mise en œuvre s’articulera autour de trois axes : amélioration du cadre réglementaire et institutionnel des PPP, renforcement de la participation du secteur privé local, et création d’une cellule de gestion de projet performante.

Selon Solomon Quaynor, vice-président de la BAD, ce programme « s’aligne sur les trois piliers du cadre stratégique des PPP et contribuera à leur pleine opérationnalisation ». 

Pour le Togo, ce projet qui offrira un soutien technique et institutionnel, est de nouveau une opportunité de consolider un cadre juridique et opérationnel déjà orienté vers des réformes structurelles (notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et des services publics).

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) étend la prise en charge des bénéficiaires de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) aux veufs, veuves, orphelins et ascendants directs (père-mère) relevant du régime des pensions civiles et militaires servies par la Caisse de Retraites du Togo (CRT). Cette décision fait suite à une mesure similaire engagée le mois dernier en faveur des ayants droit dépendant de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Annoncée dans un communiqué publié le mardi 5 août 2025, l’extension concerne les veuves et veufs bénéficiaires de pensions de survivants, les orphelins bénéficiaires de pensions de survivants, ascendants directs (père-mère) ainsi que les bénéficiaires supplémentaires déclarés par les assurés actifs, notamment les enfants à charge, conjoints non-salariés et parents dépendants.

Selon l’INAM, l’objectif est de garantir une couverture sanitaire adaptée à des ayants droit souvent confrontés à une situation de vulnérabilité. Cette mesure permettra aux personnes concernées d’obtenir une carte AMU leur donnant accès aux soins de santé essentiels.

L’institution justifie cette initiative par la nécessité de permettre aux bénéficiaires de pensions de survivants, souvent fragilisés économiquement après le décès d’un proche, ainsi qu’aux personnes à charge des assurés actifs, de disposer d’une protection sanitaire répondant à leurs besoins.

Les nouvelles catégories éligibles sont invitées à se rapprocher de l’INAM pour entamer les démarches nécessaires.

Mis en œuvre depuis janvier 2024 par l’INAM et la CNSS, le projet AMU vise à garantir l’accès aux soins de santé à l’ensemble de la population togolaise, quel que soit le secteur d’activité.

Esaïe Edoh

Lire aussi: 

AMU-CNSS : Aného accueille un centre de production de cartes d’assurés

Au Togo, dans un contexte où l’accès aux services bancaires reste encore limité dans plusieurs zones rurales, Ecobank et la Société des postes du Togo (La Poste) nouent un partenariat destiné à élargir l’inclusion financière sur le territoire. La cérémonie s’est déroulée jeudi 07 août 2025 à Lomé. Il en découle deux nouveaux produits : la carte prépayée Eco+, développée par La Poste avec l’appui technique d'Ecobank, et un service de transfert d’argent Point Xpress, désormais disponible dans les agences postales.

1 Xpress

La carte Eco+, adossée au réseau Visa, permettra à tout usager (même sans compte bancaire) d’effectuer des retraits, paiements et achats en ligne ou en magasin. Elle est disponible dans toutes les agences de La Poste. Quant au service Point Xpress, il transforme les guichets postaux en points de transaction Ecobank, facilitant les envois et réceptions d’argent à l’échelle nationale. Les deux institutions financières se complètent ainsi, Ecobank tirant notamment parti du vaste réseau d’agences de La Poste à travers le pays.

« Ce que nous lançons aujourd’hui, ce n’est pas seulement une carte ou un service. C’est une nouvelle manière de penser la banque », a souligné le Directeur de la Banque des Particuliers d’Ecobank Togo, représentant la Directrice Générale de la filiale togolaise. « Nous rapprochons la banque des communautés, même les plus éloignées. »

1 bureau

Avec ses 80 bureaux répartis sur le territoire, La Poste joue un rôle de catalyseur de proximité. Pour Awata Dissima, Chargé de produits à La Poste, cette coopération traduit « une vision partagée entre deux institutions solides : une banque panafricaine tournée vers la modernisation de la finance, et une entreprise publique ancrée dans les territoires. », dans une coopération qui capitalise sur la technologie d’Ecobank et sur la présence locale de La Poste.

1 awata

A terme, cette nouvelle alliance entre Ecobank Togo et La Poste pourrait renforcer la trajectoire ascendante du Togo en matière d’inclusion financière, notamment dans les zones moins desservies par les services financiers classiques. Entre 2014 et 2021, le pays a enregistré la plus forte progression de l’UEMOA, faisant passer son taux d’inclusion de 57,7 % à 85,72 %. 

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la 4ème édition du festival international ‘La Marmite’ (FESMA) a officiellement débuté le mercredi 06 août à Lomé. L’événement, initié depuis 2022, est dédié à la promotion et la valorisation de l’art culinaire togolais et africain. 

C’est parti pour une semaine d’activités diverses au cours desquelles restaurateurs, producteurs agricoles, transformateurs ou encore industriels s’efforceront de mettre en lumière la richesse gastronomique du pays, et de promouvoir toute la chaîne de valeurs de la ferme à l’assiette. L’édition 2025, axée autour du thème ‘Femme, agriculture et alimentation’, mettra un focus particulier sur le rôle central, mais marginalisé, que jouent les femmes en Afrique, et particulièrement au Togo, dans les systèmes agricoles, la cuisine locale et les économies domestiques. 

La démarche du FESMA est de créer un événement culturel inédit et fédérateur de référence au Togo, inscrit à l’agenda international, et de faire de Lomé, la capitale de la gastronomie africaine”, a d’ailleurs indiqué le Commissaire général du festival, Jean-Paul Agboh-Ahouélété, qui a par ailleurs souligné la présence effective de l’Union des Chefs et Cuisiniers du Togo (UCCT) et de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI-Togo) dans l’organisation de cette édition. 

Dans la continuité des éditions précédentes, le FESMA 2025 offrira une vitrine pour la présentation et la valorisation des mets emblématiques des cinq régions économiques du pays. Une attention particulière sera portée sur deux produits : le riz local dont la production fait l’objet d’un intérêt stratégique croissant, et le “Sodabi”, boisson traditionnelle longtemps stigmatisée, mais très consommée.

En tout, quelque 500.000 visiteurs sont attendus jusqu’au 10 août prochain. 

Octave A. Bruce 

Du 20 au 22 octobre 2025, la capitale togolaise abritera la troisième édition du Forum Biashara Africa, un événement économique majeur consacré au commerce et à l’investissement dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). L’annonce a été confirmée à l’occasion d’une rencontre tenue le mercredi 6 août à Lomé, entre le président du Conseil, Faure Gnassingbé, et Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAF, en visite de travail au Togo.

« Le but de notre visite aujourd’hui est d’évaluer l’offre du gouvernement togolais pour accueillir la troisième édition du Biashara Afrika, un forum continental sur le commerce et l’investissement. Nous sommes reconnaissants que le Togo ait accepté d’abriter cette rencontre d’envergure », a indiqué Wamkele Mene, saluant l’engagement de Lomé dans l’agenda d’intégration économique du continent.

Plateforme de dialogue entre décideurs publics et opérateurs privés, le Forum Biashara Africa ambitionne de devenir un espace de référence pour les discussions sur la mise en œuvre de la ZLECAF et le développement du commerce intra-africain. Ainsi, cette édition mettra particulièrement l’accent sur l’identification des opportunités d’investissement et les mécanismes de résolution des défis liés à l’accès aux marchés africains.

Selon les organisateurs, des renseignements commerciaux, des données sur l’accès aux marchés et des orientations réglementaires seront mis à la disposition des entreprises. L’objectif est de leur permettre de prendre des décisions stratégiques éclairées en matière d’entrée sur de nouveaux marchés et d’expansion, dans le cadre harmonisé de la ZLECAF. Il s’agit également de garantir une expérience commerciale fluide et conforme aux exigences de l’intégration continentale.

En marge de l’annonce du forum, les discussions entre le président du conseil togolais et le secrétaire général de la ZLECAF ont porté sur l’évolution du processus d’intégration économique à l’échelle africaine, les avancées dans la mise en œuvre de la zone de libre-échange, ainsi que les contributions spécifiques du Togo dans cette dynamique continentale.

« J’ai félicité le président pour l’implication du Togo dans ce processus. Le pays a été parmi les premiers à implémenter la ZLECAF. Il dispose d’infrastructures stratégiques, comme un port en eau profonde performant, et se positionne comme un hub logistique et de transport pour l’Afrique de l’Ouest et la région centrale », a précisé Wamkele Mene.

Pour rappel, la ZLECAF est une initiative de l’Union africaine (UA) qui vise à créer un marché unique pour les biens et services à travers le continent, en réduisant ou éliminant les barrières commerciales entre les États membres. Elle constitue aujourd’hui l’un des projets phares de l’agenda 2063 de l’UA, avec pour ambition de stimuler les échanges intra-africains, d’attirer les investissements et de renforcer la compétitivité des économies du continent.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

ZLECAf : la Namibie souhaite renforcer sa coopération commerciale avec le Togo

Plus de 200 exposants (artisans, agripreneurs, industriels et startups) participent à la sixième édition de la foire « Made in Togo », qui a démarré le 1er août 2025 au Centre des expositions et foires de Lomé (CETEF-Togo 2000), et officiellement ouverte en début de semaine par la ministre actuelle en charge du commerce, Rose Kayi Mivedor.

Placée sous le thème : « Consommons togolais pour une économie forte et durable », la rencontre s’affirme comme l’une des principales initiatives nationales de promotion de la consommation locale et de renforcement des chaînes de valeur.

L'événement ambitionne d’attirer près de 40 000 visiteurs.

Lors de l’ouverture officielle, Rose Kayi Mivedor-Sambiani a rappelé que « consommer local » est bien plus qu’un simple choix symbolique : il s’agit d’un acte structurant pour l’économie, générateur d’emplois, de résilience et de souveraineté industrielle.

Au-delà de l’exposition, la foire constitue une plateforme d’échanges entre producteurs, acheteurs et partenaires institutionnels, favorisant ainsi les synergies commerciales. Une vitrine stratégique pour un tissu économique qui se diversifie et se formalise à grande vitesse.

Le Togo obtient du Japon un nouvel appui d’une valeur de 800 millions FCFA, dans le cadre du projet d’assistance alimentaire KR 2025 (Kennedy Round). Ce programme, inscrit dans la coopération financière non remboursable du Japon, permettra l’acquisition de riz, distribué à prix subventionné aux populations vulnérables.

Au-delà de l’aide alimentaire, le projet KR agit comme un levier économique. Les recettes issues de la vente du riz sont reversées dans un fonds de contrepartie destiné à financer des projets structurants, notamment dans l’agriculture et l’éducation. Cette approche renforce la sécurité nutritionnelle tout en générant un impact socio-économique durable.

1 japon

« Le Japon soutient les efforts du Togo dans l’amélioration de la situation alimentaire, en particulier à travers le développement des ZAAP (Zones d'Aménagement Agricole Planifiées, ndlr) », a rappelé l’ambassadeur Junji Gomakubo.

Le ministre togolais de l’Agriculture, Antoine Lekpa Gbegbeni, a, quant à lui, salué un partenariat « crucial » dans un contexte de volatilité des prix alimentaires.
 « La vente du riz KR, au-delà de sa contribution au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, permet de stabiliser les prix sur le marché et de constituer des fonds de contrepartie qui servent à la réalisation de projets de développement pour le bien-être de nos populations », a-t-il indiqué.

Ce nouveau don s’ajoute à la cargaison de 2 275 tonnes de riz livrée en février dernier au titre du KR 2023, et à une autre attendue fin 2025 dans le cadre du KR 2024. À ce jour, les fonds de contrepartie ont permis, entre autres, l’acquisition de 130 tracteurs destinés à mécaniser les sites ZAAP.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Kennedy Round : le Japon offre une cargaison de 2275 tonnes de riz au Togo

 Le Japon offre en nature, plus de deux milliards FCFA au Togo

La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) veut jouer un rôle moteur dans l’exploitation des opportunités offertes par le projet d’agropole pilote de la Kara. L’institution consulaire a organisé, le lundi 4 août 2025, une rencontre d’information avec l’unité de gestion du projet, à Kara.

La rencontre a permis aux élus consulaires de se familiariser avec les objectifs, les filières prioritaires (maïs, riz, soja, volaille, noix de cajou, sésame), ainsi que les principales réalisations depuis le démarrage du projet en 2022. Les responsables de l’agropole ont également présenté les retombées attendues pour l’économie locale, ainsi que les opportunités et mécanismes d’accompagnement destinés aux opérateurs privés.

Une visite de terrain a suivi la séance d’échanges, permettant aux membres de la délégation de constater l’état d’avancement des infrastructures en cours de réalisation. Cette immersion a renforcé leur compréhension des investissements engagés et du potentiel de transformation agroalimentaire du site.

« En tant qu’opérateurs économiques, nous devons relayer l’information auprès des investisseurs nationaux et internationaux, en leur expliquant le concept d’agropole et les opportunités qu’il offre », a déclaré José Syménouh, président de la CCI-Togo. Il a souligné la nécessité pour le secteur privé de mieux s’approprier le projet afin d’en tirer pleinement profit.

Pour rappel, l’agropole de la Kara s’inscrit dans une stratégie de développement de pôles de croissance agricole à vocation industrielle. L’objectif est de stimuler la transformation locale, améliorer les revenus des producteurs, réduire la pauvreté et la dépendance alimentaire, tout en créant des emplois durables.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Togo : où en est l'Agropole de Kara ?

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.