Le Togo va expérimenter un programme pilote pour le stockage de l’énergie verte. L’Agence française de développement (AFD) et la Global Energy Alliance for People and Planet (GEAPP) ont signé un accord de 112 millions FCFA (200 000 dollars) pour financer les études de faisabilité d’un projet pilote de stockage d’énergie par batteries (BESS). L’annonce a été faite en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, qui se tiennent à Washington.
Ce projet, d’une capacité envisagée de 55 MW, s’inscrit dans le cadre du Pacte énergétique national « Mission 300 », qui ambitionne un accès universel à l’électricité d’ici à 2030, alors que le Togo fait face au défi de fournir de l’électricité à environ 40 % de sa population. Le pays vise à porter la part des énergies renouvelables à 63 % de la capacité installée d’ici à 2030, contre environ 26 % actuellement.

Le stockage par batteries permettra de stabiliser le réseau et de pallier l’intermittence du solaire, souvent remplacé en soirée par des sources thermiques ou des importations régionales. Le projet prévoit également une feuille de route nationale pour le déploiement progressif de cette technologie, estimée à 156 MWh à l’horizon 2030.
Pour Rémy Rioux, directeur général du groupe AFD, « ce projet apporte des bénéfices tangibles aux populations : électricité fiable, sécurité énergétique et nouvelles opportunités économiques ». Selon Woochong Um, PDG de la GEAPP, l’initiative illustre le leadership du Togo en matière de transition énergétique en Afrique, en combinant innovation et impact social durable. « Les engagements ambitieux du Togo en matière d'énergie apporteront de l'énergie propre, de l'air pur, des emplois et des opportunités à des millions de personnes. C'est à cela que ressemble un véritable leadership : fixer des objectifs nationaux audacieux et des voies pratiques pour les atteindre », a-t-il notamment indiqué.
Rappelons que le Togo fait partie des 17 pays africains ayant adopté, le 24 septembre 2025 à New York, leur « pacte national pour l’énergie » dans le cadre de Mission 300, soutenue par la Banque mondiale et la BAD. L’objectif est de connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici à 2030.
Ayi Renaud Dossavi
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Une quinzaine de start-up togolaises réunies sous la bannière TogoTech lanceront officiellement, le vendredi 24 octobre à Lomé, la première plateforme commune dédiée à la promotion et à la structuration de l’écosystème technologique national. L’événement, baptisé Synergy Days, vise à connecter les acteurs de l’innovation, du financement et des politiques publiques.
Né d’une initiative collective, TogoTech vise à parler d’une seule voix pour les start-up togolaises et à mieux positionner le pays sur la carte de la tech africaine. Le collectif regroupe quinze jeunes entreprises innovantes, parmi lesquelles figurent Gozem, acteur majeur de la mobilité numérique en Afrique de l’Ouest, Semoa, pionnière des solutions fintech, Édolé dans le numérique appliqué au BTP, ou encore Solimi, MiaPay, Kondjigbalé, Anaxar et Clinicaa, actives dans des domaines variés allant de la santé digitale à la logistique et aux paiements électroniques.
Selon les chiffres communiqués par la plateforme, TogoTech représente déjà plus de 100 emplois directs, 2 milliards de francs CFA de chiffre d’affaires cumulé et plus de 40 distinctions nationales et internationales. Son ambition est claire : renforcer la visibilité des start-up locales, faciliter leur accès aux financements, encourager les partenariats stratégiques et stimuler la création d’emplois dans le secteur numérique.
Le programme de TogoTech s’articule autour de plusieurs axes d’action. D’abord, il comprend un plaidoyer pour un cadre fiscal et réglementaire adapté, notamment à travers le projet de Startup Act, qui vise à offrir un environnement plus favorable à la croissance des jeunes entreprises. Il prévoit également la création d’un fonds d’amorçage destiné à soutenir les start-up dans leurs premières phases de développement, souvent marquées par des difficultés d’accès au financement.
TogoTech met aussi l’accent sur la formation et le mentorat, afin de renforcer les compétences techniques et managériales des entrepreneurs et de leurs équipes. Enfin, la plateforme entend organiser régulièrement des événements structurants, comme un Salon annuel de la Tech et la publication d’un rapport numérique national, afin de mesurer l’évolution de l’écosystème, valoriser les innovations locales et favoriser les échanges entre les acteurs du secteur.
Pour Gaël Egbidji, présidente du collectif, « TogoTech se veut un catalyseur de l’innovation et un partenaire des pouvoirs publics ». Le bureau exécutif comprend également Edem Adjamagbo, vice-président, pour qui « TogoTech jouera un rôle essentiel de plaidoyer et de lobbying en faveur des start-up togolaises auprès des pouvoirs publics et des partenaires institutionnels », afin d’obtenir un cadre plus incitatif à l’innovation. A leurs côtés figurent aussi Yvon Koudam, secrétaire général, chargé de la coordination des activités et du suivi des programmes, ainsi que Kodjo Aïd Otou, trésorier, responsable de la gestion financière et du développement des partenariats stratégiques.
Fiacre E. Kakpo
Invité à prendre la parole lors de l’événement de haut niveau sur le Compact with Africa (CwA) à Washington, le Togo a été mis en avant comme l’un des pays africains les plus réformateurs dans l’amélioration du climat des affaires. La Ministre, Secrétaire générale de la Présidence, Sandra Ablamba Johnson, y a présenté les avancées du pays et les priorités pour la nouvelle phase du programme CwA 2.0.
Créée sous l’égide du G20 et coordonnée par la Banque mondiale, l’initiative Compact with Africa vise à stimuler les investissements privés en Afrique à travers des réformes structurelles et un partenariat renforcé entre gouvernements africains, bailleurs internationaux et secteur privé. En 2025, une nouvelle étape est engagée avec le Compact with Africa 2.0, soutenu par un fonds fiduciaire multi-donateurs hébergé par la Banque mondiale et doté de contributions de plusieurs partenaires du G20. Ce fonds ambitionne de renforcer l’assistance technique, de faciliter les projets d’investissement et de soutenir la transformation économique des pays membres.

Le Togo, membre du cercle restreint des « champions de la réforme »
Le Togo a adhéré à l’initiative en 2018, en rejoignant alors le cercle restreint des douze pays africains considérés comme meilleurs réformateurs ou “champions de réformes”. Cette sélection placait le pays parmi les États africains les plus engagés dans la mise en œuvre des politiques structurelles et des réformes économiques soutenues par le G20.
Huit ans plus tard, le Togo figure toujours dans la liste sélect des quatorze pays africains de la nouvelle phase du Compact with Africa 2.0. « Cette reconnaissance consacre les progrès de notre pays dans l’amélioration du climat des affaires et dans la promotion du secteur privé comme moteur du développement. Elle témoigne de la priorité que le gouvernement accorde aux réformes sous le leadership du président Faure Essozimna Gnassingbé », a rappelé Sandra Ablamba Johnson devant les ministres allemands des Finances et de la Coopération économique, ainsi que les présidents du Groupe de la Banque mondiale et de la BAD.
Le Togo s’est notamment engagé dans un Partenariat pour les réformes avec l’Allemagne, une coopération portée par le ministère fédéral allemand du Développement (BMZ). Ce partenariat soutient la mise en œuvre d’un agenda conjoint de réformes axé sur la création d’emplois, la transformation agro-industrielle, la bonne gouvernance et le renforcement de l’attractivité économique.
Des réformes reconnues
Les résultats sont visibles. En 2020, le Togo a bondi de 40 places dans le classement Doing Business de la Banque mondiale, atteignant le 97ᵉ rang mondial et la 8ᵉ place africaine. Plus récemment, selon le nouveau rapport Business Ready 2024, le pays figure parmi les 50 économies les plus performantes en matière de réglementation des affaires.
Autre indicateur de progrès : le score du Togo à l’évaluation CPIA (Country Policy and Institution Assessment) est passé de 3,0 en 2016 à 3,8 en 2024, ce qui ouvre droit à davantage de ressources concessionnelles de l’Association internationale de développement (IDA).

Une économie portée par le secteur privé
Ces réformes ont permis de concrétiser des projets structurants, comme la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), vitrine du développement industriel togolais. Le secteur privé y joue un rôle central : il contribue aujourd’hui à 76,8 % du PIB national et représente près de 98 % des emplois du pays.
« Notre ambition est de faire du secteur privé le moteur de la croissance et du développement », a souligné Sandra Ablamba Johnson. Le gouvernement compte désormais renforcer les cadres réglementaires et judiciaires, promouvoir de nouveaux instruments de financement, et investir dans des domaines stratégiques tels que les énergies durables, l’agriculture et la technologie, afin de créer des emplois pour les jeunes et les femmes.
Fiacre E. Kakpo
Depuis le lundi 20 octobre 2025, une délégation de la République du Congo séjourne à Lomé pour s’inspirer de l’expérience togolaise en matière d’intégration des enjeux climatiques dans la gestion des finances publiques. Conduite par le directeur général du Plan et du Développement, Franck Corneille Mampouya-M’Bama, la mission congolaise, qui séjournera dans la capitale togolaise jusqu’au vendredi 24 octobre, sera ponctuée par des échanges avec les acteurs de la planification et des finances publiques. Ceci, aux fins de comprendre les mécanismes qui ont permis au Togo de rendre son budget plus sensible aux impératifs environnementaux.
La délégation participera en outre, à des séances de travail avec les responsables du ministère des Finances et du budget, ceux du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, ainsi qu’avec d’autres institutions impliquées dans la mise en œuvre de la budgétisation verte. Il s’agira pour elle de capitaliser sur les acquis du Togo en matière d’intégration des politiques climatiques dans les processus budgétaires afin de concevoir son modèle propre.
Selon les responsables de la mission, cette démarche s’inscrit dans la volonté du Congo de renforcer la cohérence de ses politiques publiques avec les objectifs de développement durable (ODD). A l’issue de cette visite, un cadre d’action révisé devrait être élaboré pour guider la budgétisation sensible au climat dans le pays.
Pour rappel, le Togo a amorcé depuis plusieurs années une réforme visant à intégrer les considérations environnementales dans la planification budgétaire. Cette approche lui a permis d’améliorer la traçabilité des dépenses liées au climat et de renforcer la résilience de son économie face aux effets du changement climatique.
Notons qu’avant la délégation congolaise, une mission camerounaise avait déjà effectué un déplacement similaire à Lomé en mars dernier.
Esaïe Edoh
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Le Togo accueille cette semaine les acteurs du marché des assurances d’Afrique francophone. Depuis ce lundi 20 octobre, ces derniers sont à Lomé à la faveur de la 121e session ordinaire de la Commission régionale de contrôle des assurances (CRCA), organe de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA).
Pendant six jours, les experts venus des 14 pays membres examineront les demandes d’agrément, les plans de redressement et le fonctionnement technique des compagnies d’assurance. Il s’agit notamment d’assainir le marché, renforcer la solidité financière des acteurs et restaurer la confiance des assurés.

« Le secteur fait face à de nombreux défis qui entravent son bon fonctionnement », a rappelé Mamadou Sy, président de la CRCA, évoquant notamment les insuffisances de gouvernance et les retards dans la mise en conformité des entreprises.
Le ministre togolais, Jean-Marie Tessi, présent à l’ouverture des travaux, a pour sa part, insisté sur la nécessité d’une éthique professionnelle accrue, déplorant le non-paiement des sinistres et la lenteur administrative de certaines compagnies. « Il est inacceptable que des assureurs multiplient les artifices pour retarder les indemnisations dues aux assurés », a-t-il déclaré.
Les discussions de Lomé porteront également sur les risques climatiques, la digitalisation, et l’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans la gestion des assurances.
Les conclusions de cette rencontre prévue jusqu’au 25 octobre, devraient tracer la voie vers un marché régional plus transparent, inclusif et résilient.
R.E.D
Au Togo, vingt jeunes entrepreneurs issus de divers secteurs d’activités et installés dans la région des Savanes vont bénéficier d’un appui financier compris entre 50 000 et 1 million FCFA. Ces soutiens s’inscrivent dans le cadre de la troisième édition du forum régional « Carrefour Jeunes » des Savanes, organisé par le Conseil des jeunes entrepreneurs du Togo (CJET) les jeudi 16 et vendredi 17 octobre derniers à Dapaong.
Les bénéficiaires ont été sélectionnés à l’issue des travaux du forum pour renforcer leurs capacités de structuration ou consolider leurs activités. En plus de ce financement, les dix meilleurs d’entre eux prendront part à un voyage immersif à Lomé, où ils pourront rencontrer des partenaires, visiter des infrastructures économiques et nouer des collaborations stratégiques destinées à accélérer leur développement.
Selon la présidente du CJET, Mélissa Sama, cette initiative devrait contribuer à stimuler la dynamique entrepreneuriale dans la région des Savanes, confrontée à des défis sécuritaires et économiques. « Ce que nous visons, c’est de faire émerger des leaders capables de transformer durablement l’économie locale », a-t-elle expliqué.
Au-delà de l’appui financier, le CJET prévoit, avec le soutien de ses partenaires, de mettre en place des dispositifs d’accompagnement technique et de financement adaptés aux besoins des entrepreneurs régionaux. L’ambition est de favoriser une croissance économique inclusive et résiliente dans les Savanes.
En rappel, le CJET est une organisation nationale qui accompagne les jeunes entreprises et coopératives de moins de dix ans d’existence. Il facilite les relations avec les fournisseurs, les institutions financières et les autorités publiques, tout en appuyant la gestion des obligations légales et administratives. Son action repose sur la formation, la mise en réseau, la connexion avec les partenaires et le plaidoyer en faveur d’un environnement économique plus propice à l’initiative privée.
Esaïe Edoh
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Parmi les lauréats de la troisième édition du Forum BlueInvest Africa 2025 tenue à Lomé, figure la Togolaise Kplolali Ahama, fondatrice d’Aquaponie du Togo, récompensée pour son projet innovant de production durable intégrant l’élevage de poissons et la culture maraîchère.
Co-fondé avec Kokoevi Agbevenou, Aquaponie du Togo repose sur un système aquaponique qui valorise les déchets issus de l’élevage de tilapias et de poissons-chats pour fertiliser des légumes tels que les tomates, concombres et aromates. Installé sur un espace pilote de 40 m² à Lomé, le projet se distingue par sa modularité, pouvant être adapté à des parcelles d’un mètre carré seulement, ce qui rend la production accessible aux ménages urbains et aux écoles.

« Je tiens à remercier toute l’équipe de BlueInvest Africa et l’Union européenne pour cette opportunité qu’ils nous ont offerte de mettre en lumière notre société et son projet innovant, Aquaponie du Togo », a confié à Togo First la directrice générale de la startup.
Pour ses prochaines étapes, les deux entrepreneures ambitionnent d’implanter la première ferme aquaponique de 3000 m² à Lomé.

La directrice générale des Affaires maritimes et pêche de la Commission européenne (la DG MARE), Charlina Vitcheva, a salué « un projet à fort impact environnemental et social », illustrant selon elle, la vocation de BlueInvest Africa : connecter entrepreneurs et investisseurs autour de projets durables et inclusifs.
Pour Mme Vitcheva, cette innovation « démontre le potentiel de l’économie bleue africaine à créer des emplois, à améliorer la sécurité alimentaire et à promouvoir l’entrepreneuriat féminin ».
Primée dans la catégorie “Promotion de l’aquaculture”, Aquaponie du Togo, comme les quatre autres lauréats, bénéficiera d’un accompagnement de suivi jusqu’à la prochaine édition du forum, prévue en 2026 en Afrique du Sud.

Après les Seychelles (2022) et le Kenya (2023), le choix du Togo pour cette troisième édition marque une première en Afrique de l’Ouest. « Le succès de Lomé montre que l’économie bleue n’est plus une idée abstraite, mais une réalité économique porteuse d’emplois, d’innovation et d’investissement », a souligné Mme Vitcheva.
Le forum de deux jours a rassemblé plus de 200 participants venus de 30 pays, dont 24 startups africaines ayant présenté leurs projets devant des investisseurs, institutions financières et bailleurs européens.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, un guide national d’élaboration du Plan de développement régional (PDR) sera bientôt mis à la disposition des conseils régionaux. Le document, finalisé à l’issue d’un atelier organisé en milieu de semaine à Kpalimé, servira de référence pour les autorités locales dans la conception de leurs plans de développement.
Concrètement, ce guide permettra à chaque région de disposer d’un outil de planification adapté à ses spécificités, tout en intégrant les exigences du développement durable, les Objectifs de développement durable (ODD) et les priorités du Pacte de l’avenir. Il prend également en compte des thématiques transversales telles que la lutte contre les changements climatiques, la promotion de l’égalité de genre et le renforcement de la cohésion sociale.
Structuré en trois parties, le guide présente d’abord le cadre national de la planification locale, retrace son évolution depuis les années 1960 et définit les liens entre planification régionale et nationale. Il détaille ensuite les étapes clés de l’élaboration d’un PDR, de la phase préparatoire au diagnostic territorial, en passant par la définition d’une vision, la priorisation des projets et les modalités de mise en œuvre. Enfin, il précise les mécanismes de suivi, d’évaluation et de révision du plan.
« Le Togo a désormais des régions opérationnelles avec des élus. Il est donc essentiel de leur fournir un instrument qui oriente leurs priorités et leur planification territoriale », souligne le ministère délégué chargé du Développement local.
Avec ce document, les cinq conseils régionaux du pays disposent désormais d’un cadre méthodologique pour engager le processus d’élaboration de leurs Plans de développement régional, une étape importante dans la consolidation de la décentralisation et du développement équilibré des territoires.
Esaïe Edoh
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Le ministre togolais des Finances et du Budget, Georges Barcola, présent aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Washington, a eu plusieurs rencontres avec les responsables de ces institutions financières. Les discussions ont principalement porté sur les réformes économiques engagées par le Togo et sur les appuis nécessaires à leur mise en œuvre.
Le pays bénéficie, depuis mars 2024, d’un programme de 42 mois approuvé par le FMI dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC), d’un montant total de 293,6 millions de DTS, soit environ 400 millions de dollars. Ce programme vise à soutenir la mise en œuvre de réformes structurelles et de politiques macroéconomiques robustes destinées à assurer la stabilité budgétaire, à favoriser une croissance inclusive et à renforcer la résilience de l’économie togolaise. Les avancées enregistrées dans ces domaines figuraient au cœur des échanges entre le ministre et les partenaires techniques et financiers.
Lors de ces entretiens avec les responsables des institutions de Bretton Woods, Georges Barcola a présenté les principales orientations de la stratégie économique du Togo, axée sur la maîtrise de la dette publique, le renforcement de la mobilisation des recettes intérieures, l’amélioration de la qualité des dépenses publiques et la promotion d’un environnement propice au développement du secteur privé.
À ce jour, le Togo a bénéficié de décaissements cumulés d’environ 129 millions de dollars dans le cadre du programme FEC. Le pays espère de nouveaux décaissements à la suite de la mission du FMI qui s’est achevée début octobre à Lomé.
Dans cette perspective, le ministre a réaffirmé, au cours des Assemblées annuelles, la volonté du gouvernement togolais de poursuivre une gouvernance économique rigoureuse, en cohérence avec les objectifs de la Feuille de route gouvernementale 2025 et les réformes déjà engagées.
Esaïe Edoh
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À peine une semaine après sa nomination à la tête du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, le Professeur Komla Dodzi Kokoroko engage un premier chantier dans son nouveau département : l’actualisation de la base de données forestières du Togo.
Par un communiqué daté du jeudi 16 octobre, le ministre a invité tous les détenteurs de permis de coupe, d’autorisations d’importation ou de transport de produits forestiers à déposer, sous huit jours ouvrés, des copies certifiées de leurs documents auprès des directions régionales et préfectorales de l’environnement.
L’objectif affiché est de fiabiliser les statistiques forestières nationales et de renforcer la transparence dans la gestion des ressources naturelles, alors que l’exploitation du bois représente à la fois une ressource économique et une pression écologique pour le pays. Depuis 2020, l'Etat togolais s'est donné pour ambition d’étendre le couvert forestier national, avec à l’horizon la plantation d’un milliard d’arbres d’ici à 2030.
Ayi Renaud Dossavi