Le Togo s'apprête à lancer un nouveau projet de résilience climatique dans la région Centrale, avec l’appui du PNUD et dans le cadre de la 8e phase du Fonds pour l’environnement mondial (FEM-8).
L’initiative, en cours de formulation, vise à renforcer les écosystèmes naturels, les agroécosystèmes et les communautés rurales, particulièrement vulnérables face aux effets du changement climatique.
Les acteurs publics et communautaires se sont réunis à cet effet la semaine dernière à Sokodé (le 25 juillet), pour amorcer la phase préparatoire du projet. Les travaux étaient axés sur la collecte de données de terrain et l’identification de synergies avec les initiatives locales existantes. Il s’agit ainsi de finaliser la documentation technique d’ici à décembre 2025, en vue d’un démarrage effectif en janvier 2026, sur une période de cinq ans.
« Il est impératif de stopper la dégradation des terres et de restaurer nos écosystèmes pour garantir un développement agricole durable », a souligné le ministre de l’Environnement, Foli-Bazi Katari, en marge de ces travaux.
Pour le fonctionnaire, ce projet s’inscrit dans les ambitions de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, notamment la transformation agricole et la résilience face aux crises climatiques.
Au Togo, le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur se dote d’un document de politique publique et de son plan d’actions, deux textes attendus depuis 2023.
C’était à la faveur de travaux tenus à Kpalimé, du 22 au 26 juillet 2025, ayant réuni des acteurs publics, privés et de la société civile, où le département dirigé par le Professeur Robert Dussey a validé ces documents visant à appuyer les ambitions du pays de devenir un acteur régional influent, à l’interface du politique, de l’économique et du culturel.
Dans le détail, les travaux, soutenus financièrement par l’OIM et la coopération allemande (GIZ), ont permis d’enrichir le document à travers une approche participative. Il s’agissait notamment d’améliorer les tableaux budgétaires, d’affiner les indicateurs d’impact, d’intégrer une grille d’analyse des risques, ainsi que de procéder à une harmonisation juridique.
Pour le ministère, l’objectif est de se doter d’un appareil diplomatique robuste, capable de mieux promouvoir les intérêts, notamment économiques, du Togo à l’international, tout en assurant une coordination efficace des initiatives menées par les postes diplomatiques, les diasporas et les partenaires.
Le Secrétaire général du ministère, Ousmane Salifou, a salué une étape « décisive » dans la transformation du département.
La prochaine phase attendue est l’adoption officielle et la vulgarisation du document final, avant déploiement.
Ayi Renaud Dossavi
En 2023, le Togo a exporté pour plus de 433 milliards FCFA de biens vers ses voisins de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), selon les données de la BCEAO.
La performance est portée par des flux notables vers le Burkina Faso (100 Mds FCFA), le Bénin (98,3 Mds) et le Mali (94,8 Mds), qui représentent ensemble plus de 66 % des exportations régionales du pays.

Importations
Dans le même temps, les importations en provenance des six autres États de l’Union se sont élevées à 207,2 milliards FCFA, soit près de la moitié des volumes exportés, dégageant ainsi une balance commerciale excédentaire de plus de 226 milliards FCFA pour Lomé dans ses échanges intra-UEMOA.
Ce différentiel s’explique en partie par le rôle du Togo comme centre logistique et portuaire, et point d’entrée de produits d’importation pour ses voisins de l’hinterland (en particulier les pays du Sahel : Burkina Faso, Niger et Mali, formant l’actuel AES), avec des produits reconditionnés ou en transit à destination de l’hinterland sahélien.
À titre d’exemple, les exportations vers le Niger (38,4 Mds) et le Burkina (100 Mds) illustrent cette fonction de redistribution via le Port autonome de Lomé.
Ainsi, la Côte d’Ivoire, pourtant première économie de l’Union, arrive loin derrière avec 64,5 milliards FCFA d’exportations togolaises à destination d’Abidjan, et 60,3 milliards FCFA d’importations dans l’autre sens, ce qui illustre une relative parité des échanges.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’Institut national de formation agricole (INFA) de Tové projette d’élargir ses offres pédagogiques à travers l’introduction de cours en ligne. L’annonce a été faite récemment par le directeur général de l’institution, Bitang Bamazi, qui a évoqué l’examen de cette option dans le cadre de la stratégie de repositionnement de l’établissement.
Cette démarche vise à ouvrir l’école au-delà de ses frontières traditionnelles, afin de renforcer sa visibilité à l’international. « Il faut que l'INFA de Tové puisse davantage rayonner dans le monde en déployant ses prestations en ligne, pour que de très loin, tous ceux qui s’y intéressent puissent aussi en bénéficier », a déclaré le responsable.
Outre la digitalisation, l’institut prévoit de développer des offres de formation à l’intention des professionnels du secteur agricole. L’ambition est d’adapter les cursus aux besoins du terrain, en lien avec les évolutions du secteur.
Dans cette logique, l’INFA de Tové entend proposer une formation structurée en trois cycles, accessible dès le niveau BEPC, avec une durée de trois ans. Ces formations couvriront plusieurs filières : production végétale, élevage, agriculture, entre autres. Elles seront sanctionnées par un diplôme de Brevet professionnel (BP).
La nouvelle dynamique s’inscrit dans le cadre de la réorganisation de l’institut, en lien avec les orientations actuelles de la politique agricole nationale. L’objectif affiché est également de former des techniciens qualifiés, aptes à poursuivre leur cursus dans les établissements d’enseignement supérieur spécialisés pour une formation continue.
Esaïe Edoh
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La Région Grand Est (France) et le Conseil régional de la Centrale (Togo) entendent dynamiser leur coopération à travers un nouveau partenariat décentralisé. Une rencontre préparatoire s’est tenue à cet effet à Sokodé à la mi-juillet, entre les responsables des deux structures.
Ce partenariat, en cours d’élaboration, ambitionne de répondre aux priorités de développement des deux régions. Il devrait porter sur plusieurs axes notamment l’environnement, l'agriculture, la formation technique et technologique, la jeunesse et l'industrialisation de la région togolaise.
Une convention-cadre devrait formaliser cette collaboration. Elle intégrera notamment des volets liés au développement économique, à l’appui aux PME agro-industrielles, à la formation professionnelle, à la santé communautaire, ainsi qu’aux infrastructures durables. Des projets dans les domaines de l’énergie solaire, de la gestion des déchets, des échanges culturels et de la promotion du tourisme équitable sont également envisagés.
Selon l’Agence togolaise de presse (ATOP), la signature de cette convention est attendue d’ici à la fin de l’année 2025. Pour le président du Conseil régional de la Centrale, Omar Agbangba, ce cadre permettra aux deux parties de s’accorder sur les projets prioritaires.
Pour rappel, la Région Grand Est entretient une coopération décentralisée avec la région Centrale depuis 1987, axée sur le développement durable. Elle est représentée localement par la Délégation GESCOD (Grand Est Solidarités et Coopérations pour le Développement), chargée du suivi des actions sur le terrain.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le programme Tech Immersion Plus, lancé en novembre 2024 par l’Agence Togo Digital (ATD), a bouclé sa tournée nationale le vendredi 25 juillet 2025 à Lomé, après avoir sillonné les six régions du pays et formé 180 très petites et moyennes entreprises (TPME).
« L’objectif était de doter les TPME de compétences numériques concrètes pour renforcer leur compétitivité », explique Vivien Banlé Nagbal, responsable du programme Tech Immersion Plus.
De Tsévié à Dapaong, en passant par Vogan, les modules ont abordé la sécurité numérique, la gestion financière, le marketing digital ou encore l’analyse des données, avec l’appui de la coopération allemande GIZ, via son projet ProDigiT.
Parmi les bénéficiaires, Farid Akaya, médecin et entrepreneur dans le Grand Lomé, témoigne : « J’ai non seulement appris à valoriser ma présence en ligne, mais aussi et surtout à repenser mon modèle économique à l’ère digitale », en mettant notamment en avant des compétences comme l’analyse de données. Et d’ajouter : « Digitaliser mon activité, pour moi, est très important. Cela me permettra d’optimiser, mais aussi d’automatiser et de synthétiser toutes les données que j’ai à recueillir dans l’exercice quotidien de mon travail. »
Edem Fiadjoe, formateur au sein du dispositif, insiste sur l’importance du pragmatisme dans l’approche pédagogique, en particulier en ce qui concerne les entrepreneurs loin des centres urbains comme Lomé et Kara : « Nous avons adapté les contenus aux profils des bénéficiaires, souvent éloignés des outils numériques, avec un accent fort sur l’appropriation terrain. »
Le programme ne s’arrête pas à la formation. Une phase de suivi post-formation est en cours pour mesurer l’impact, identifier les obstacles et envisager des renforcements ciblés, selon les responsables. L’ambition est de créer un effet domino dans l’écosystème entrepreneurial local.
« Ce ne sont pas juste quatre jours de formation et puis on les abandonne. Après la formation, il y a un suivi, un rapprochement, un accompagnement spécifique à ces entrepreneurs », ajoute le chargé de programme, Vivien Banlé Nagbal.
Pour rappel, l’initiative, sous la houlette du Ministère de l’Économie Numérique et de la Transformation Digitale (MENTD), est également le fruit d’une collaboration avec la CCI-Togo (Chambre de commerce et d’industrie du Togo).
Ayi Renaud Dossavi
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Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a effectué vendredi 25 juillet à Lomé, une visite de travail. Plusieurs questions bilatérales et sous-régionales ont été évoquées avec le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, à l’occasion de leur tête-à-tête.
Les échanges ont porté sur la paix et la sécurité, l’économie, la jeunesse, l’intégration régionale, ainsi que la culture. Autant de sujets sur lesquels le Togo et le Sénégal entretiennent des relations de longue date.
J’ai le plaisir d’accueillir ce jour, à Lomé, mon frère, Président de la République du Sénégal, SEM Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, @PR_Diomaye.
— Faure Essozimna GNASSINGBÉ (@FEGnassingbe) July 25, 2025
Nous avons évoqué plusieurs sujets au nombre desquels la paix et la sécurité, l’économie, la jeunesse, l’intégration régionale, et la… pic.twitter.com/Ny93iF7bXJ
Si les détails des discussions n’ont pas été rendus publics, il ressort que sur le plan sécuritaire, les deux pays partagent une même préoccupation face à la progression de l’extrémisme violent dans la sous-région, notamment dans le Sahel et le golfe de Guinée. Bien que non frontaliers, Lomé et Dakar collaborent dans le cadre de la CEDEAO et de l’Union africaine pour encourager des approches concertées face aux défis sécuritaires.
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Sur les plans culturel et éducatif, la jeunesse reste un levier important de rapprochement. Le Sénégal accueille chaque année de nombreux étudiants togolais dans ses universités, notamment à Dakar, Saint-Louis et Ziguinchor. « Ces échanges académiques favorisent la circulation des compétences et le brassage interculturel », indique-t-on.
À travers cette rencontre, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer la coopération bilatérale et de bâtir un avenir partagé au service de la paix, de la stabilité et du développement durable en Afrique de l’Ouest.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) a lancé, le 24 juillet 2025, un appel à candidatures pour le placement en stage de 1000 étudiants, dans le cadre d’un partenariat avec des entreprises du secteur privé. C’est une initiative qui vise à leur offrir une première immersion professionnelle aux étudiants.
Ces stages, d’une durée d’un mois, se dérouleront entre août et septembre 2025. Ils permettront aux bénéficiaires d’acquérir des compétences pratiques en milieu de travail, de se familiariser avec la réalité du monde professionnel et de développer leur savoir-être.
« Ces stages d’immersion en entreprises, d’une durée d’un (01) mois, visent à permettre aux bénéficiaires de découvrir le monde professionnel et de développer des compétences pratiques et relationnelles », précise l’ANPE.
Pour postuler, les candidats doivent être de nationalité togolaise, âgés de 18 à 35 ans, et régulièrement inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur reconnu par l’État pour l’année académique 2024-2025. Les candidatures sont à soumettre en ligne, via le formulaire disponible surwww.anpetogo.org, au plus tard le 03 août 2025 à minuit.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la commune de Wawa 1, située dans la région des Plateaux, vient de lancer officiellement (le mercredi 23 juillet à Badou) l’élaboration de son Plan de Développement Communal (PDC).
Le document de planification quinquennal, soutenu techniquement par la GIZ dans le cadre du programme ProDeG IV, vise à structurer et harmoniser les actions de développement à l’échelle locale.
En plus de définir les grandes priorités sociales, économiques et environnementales de la commune, le processus entend renforcer la gouvernance participative. Autorités traditionnelles, ONG, syndicats et services déconcentrés ont été mobilisés pour garantir une démarche inclusive.
« L’élaboration du PDC est une étape clé pour la mobilisation des ressources, la cohérence des actions locales et l’attractivité économique des territoires », a souligné Alli Essossinam, directeur régional de la planification.
Avec ce lancement, Wawa 1 rejoint la liste des communes togolaises ayant entamé l’élaboration de leur PDC, avec l’appui de la GIZ. C’est notamment le cas de Tchaoudjo 3 et 4, Sotouboua 2, Doufelgou 1 ou encore Golfe 7 en début d’année.
Ayi Renaud Dossavi
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C'est un changement dans le secteur togolais de l'assurance-vie : Belife Insurance, nouvelle identité portée par la famille Brown, a officiellement pris le relais des opérations de Prudential Beneficial dans le pays d'Afrique de l'Ouest. Ceci fait suite à un rachat intégral des actifs de la joint-venture Prudential Plc – Beneficial Group, scellé ce mois de juillet 2025.
Cette acquisition confère à Belife Insurance le contrôle de la filiale togolaise de Prudential, forte de plus de 52 000 clients, 11 agences (dont 8 à Lomé) et un réseau de plus de 600 agents commerciaux. Ceci intervient alors que Prudential Plc réorganise ses activités dans l'espace francophone et se recentre sur des marchés comme ceux d'Afrique anglophone (Ouganda, Zambie, Nigeria, Ghana et Kenya).
« Ce n'est pas une simple transition, mais le début d'une nouvelle dynamique africaine, portée par l'agilité et la proximité », souligne Eddie Brown, président-directeur général de Belife Insurance, dans un communiqué.
Présente également au Cameroun et en Côte d'Ivoire, Belife veut s'appuyer sur plus de 50 ans d'expérience et revendique une approche inclusive, numérique et centrée client. Au Togo, la stratégie de croissance entend miser sur les canaux mobiles, les produits accessibles et une meilleure couverture du territoire.
En 2022, Prudential Beneficial Assurances (issue de la fusion depuis 2019 entre Prudential et Beneficial Insurance) avait réalisé un chiffre d'affaires de 5 milliards FCFA, avec une part de marché au Togo estimée à 14 %. La société se positionnait alors au 4e rang du secteur, derrière GTA Assurances, Sunu et NSIA.
Ayi Renaud Dossavi