Togo First

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Au Togo, le gouvernement togolais, à travers l’Agence nationale du volontariat (ANVT), recrute 1000 Volontaires Nationaux de l’Éducation pour la rentrée scolaire 2025-2026. 

Cette mobilisation, pilotée en collaboration avec le ministère des Enseignements primaire et secondaire (MEPS), vise à renforcer la couverture éducative dans les zones rurales et semi-urbaines.

Les volontaires seront déployés sur tout le territoire pour appuyer l’enseignement dans les matières clés comme les mathématiques, les sciences, les lettres ou encore la philosophie. Les candidats doivent être âgés de 18 à 35 ans et titulaires d’au moins une licence ou d’un master selon le niveau enseigné.

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Si, pour le gouvernement, il s’agit de répondre aux déficits d’enseignants, ces recrutements interviennent dans un contexte où les classes surchargées et le manque de personnel qualifié continuent de freiner la progression des indicateurs scolaires.

Outre une allocation mensuelle et une assurance, les volontaires bénéficieront d’un accompagnement sur 12 mois, renouvelable sur évaluation. Les candidatures doivent être déposées en ligne, exclusivement via l’application ou la plateforme de l’ANVT, au plus tard le 15 août 2025 avant 23h GMT.

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Ayi Renaud Dossavi

Le Conseil régional de la région Maritime du Togo et la province chinoise du Shandong projettent de nouer prochainement un partenariat de coopération décentralisée. Dans ce cadre, une délégation chinoise est actuellement en visite à Lomé pour explorer les pistes de collaboration.

Au cours de cette visite, la délégation est informée des atouts économiques de la région Maritime qui compte environ 3,5 millions d’habitants, selon les données du recensement de 2022, et représente ainsi un important marché de consommation. 

Les autorités locales ont également présenté les principaux secteurs pouvant faire l’objet d’un partenariat. Il s’agit notamment de l’agriculture, de l’élevage, des infrastructures, de l’énergie, de l’environnement, de la santé et du développement institutionnel.

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La partie chinoise a, pour sa part, présenté les caractéristiques de la province du Shandong, l’une des plus importantes de Chine. Située sur la côte Est, la province est réputée pour son dynamisme économique et culturel. 

Elle compte plus de 100 millions d’habitants et couvre l’ensemble des 41 catégories industrielles définies par les Nations Unies. En 2023, le produit intérieur brut (PIB) du Shandong a atteint 1400 milliards d’euros, selon Fan Huaping, vice-président du comité permanent de l’Assemblée populaire de la province et chef de la délégation.

À l’issue des échanges, les deux parties sont convenues d’approfondir les discussions en vue d’une coopération décentralisée active, s’inscrivant dans la dynamique des relations bilatérales des deux pays, renforcées à l’occasion du dernier Forum économique sino-africaine (FOCAC 2024).

Esaïe Edoh

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La compagnie panafricaine ASKY Airlines, basée à Lomé, a étendu son réseau régional avec une nouvelle liaison directe vers Nouakchott, la capitale mauritanienne. Depuis le samedi 2 août 2025, cette ligne, opérée au départ de sa base de Lomé, marque la 30e destination africaine desservie par la compagnie.

Le vol inaugural a été effectué par un Boeing 737-800 d’une capacité de 154 passagers, dont 16 en classe Affaires. Cette ouverture de ligne s’inscrit dans la stratégie de renforcement de la connectivité régionale d’ASKY, notamment vers l’Afrique du Nord.

« Cette nouvelle liaison renforce davantage le rôle stratégique du hub de Lomé comme plateforme de connectivité continentale, permettant des temps de parcours raccourcis entre l’Afrique de l’Ouest, Centrale et Australe. Il est désormais possible de relier Nouakchott à des villes telles que Nairobi, Luanda, Brazzaville, Johannesburg, Cotonou, Libreville, Niamey, et bien d'autres, trois fois par semaine », a déclaré Martial Tévi-Bénissan, directeur commercial d’ASKY, sur LinkedIn.

Jusqu’à présent, les passagers à destination de Nouakchott devaient transiter par Dakar, avec parfois une nuitée imposée. La nouvelle ligne offre donc un gain de temps significatif et une réduction des coûts pour les voyageurs.

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Cette desserte est en alignement avec les ambitions des autorités togolaises de faire de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma un hub logistique régional. En 2024, l’aéroport a accueilli environ 1,5 million de passagers. Les projections visent désormais les 2 millions de voyageurs, en transit ou au départ et à l’arrivée à Lomé. La ligne vers Nouakchott devrait contribuer à l’atteinte de cet objectif.

La nouvelle ligne ouverte s’inscrit également dans le cadre de la stratégie de modernisation de la compagnie panafricaine mis en place depuis juin 2024, visant à accroître sa capacité opérationnelle, avec pour objectif l'ajout de deux avions par an, principalement des Boeing 787, pour atteindre un total de vingt appareils d'ici à 2027 et l'ouverture de deux nouvelles destinations chaque année.

Esaïe Edoh

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Sept institutions financières togolaises ont intégré la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI) de l’UEMOA, selon un communiqué de la BCEAO qui pilote le projet sous-régional. 

Il s’agit de Banque Atlantique, BOA, COFINA, BIAT, CORIS Bank, Ecobank et Orabank.

Cette infrastructure dont le lancement officiel est prévu le 30 septembre 2025, ambitionne de transformer l’écosystème des paiements dans la sous-région. Elle permettra des transferts de fonds et paiements en temps réel, 24h/24 et 7j/7, quel que soit le type de compte (bancaire, microfinance ou mobile money).

La plateforme vise à réduire les délais et les coûts des transactions, tout en facilitant l’interopérabilité entre les différents acteurs. Au Togo, Ecobank et Orabank avaient déjà participé, il y a quelques mois, à la phase de test du dispositif, conçu pour accélérer les échanges régionaux dans un contexte de digitalisation accrue des services financiers. 

Depuis le 5 juin 2025, des tests en conditions réelles sont menés avec un échantillon de clients, afin d’évaluer la solidité, la sécurité et la fluidité du système. Ces essais valident progressivement les performances de la plateforme avant sa généralisation.

À terme, cette innovation devrait révolutionner les paiements dans l’espace UEMOA, en renforçant l’efficacité des flux financiers et en stimulant l’inclusion financière, particulièrement dans les pays où l’accès aux services bancaires reste limité.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, 30 nouveaux Collèges d’Enseignement Général (CEG) devraient voir le jour à travers le pays, pour la prochaine rentrée scolaire 2025-2026.

Ceci, dans le cadre d’une initiative pilotée par le ministère des Enseignements primaire et secondaire, visant à étendre l’offre éducative nationale, particulièrement dans les zones rurales et périurbaines.

Selon le ministre de tutelle, Dodzi Kokoroko (photo), il s’agit de répondre « à la demande croissante en places scolaires », sur fond de pression démographique et de surcharge des établissements existants.

Les nouveaux établissements seront répartis dans les sept Directions régionales de l’éducation (DRE), du Grand Lomé (4 CEG) à la région des Savanes (2 CEG), en passant par la Centrale (5 CEG) ou encore les Plateaux Est et Ouest (10 au total). Des localités comme Toklolo, Chyimé ou Barkossi, souvent en marge des grandes infrastructures, bénéficieront ainsi d’équipements scolaires modernes.

Outre les bâtiments, le plan prévoit le déploiement de plusieurs centaines d’enseignants formés, ainsi que la dotation en ressources pédagogiques, afin de garantir un démarrage effectif en septembre.

Au Togo, Clinicaa, une solution informatisée lancée depuis trois ans, essaie d’apporter la réponse adéquate aux problèmes de gestion des structures de santé, confrontées à de multiples défis et à un manque de coordination. Conçu pour fonctionner sans internet, l’outil séduit, et se lance à la conquête du continent, où les réalités se partagent. Togo First a rencontré Hector Ablam Kabu Occansey, son cofondateur et manager. 

Togo First : Clinicaa, c'est quoi ? Quelle est l'histoire derrière ?
Hector OCCANSEY : Clinicaa est né de mon parcours de gestionnaire de structures de santé après des études de droit. Confronté à la lenteur de la prise en charge des patients, au manque de coordination des soins et à la mauvaise gestion qui gangrène nos structures de santé, j’ai réalisé l’urgence de digitaliser nos établissements. En analysant ceux qui faisaient l’effort de se moderniser, j’ai constaté qu’ils utilisaient plusieurs logiciels différents pour différents services hospitaliers : un pour la caisse, un autre pour le laboratoire, un autre encore pour la pharmacie etc.

Ce système d’informations fragmenté créait plus de complications qu’il n’en résolvait. Il fallait un système d’informations intégré.

Ces types de systèmes, qui sont des ERP (Progiciel de gestion intégrée), sont pour la plupart importés à prix d’or, et souvent inadaptés aux réalités africaines de gestion hospitalière. Ils nécessitent une infrastructure technique lourde, une expertise difficile à mobiliser localement, et un budget très élevé que peu d’établissements peuvent supporter.

Clinicaa se veut pour sa part, une solution africaine tout-en-un, donc plus adaptée aux réalités de fonctionnement de nos structures, issue de plus de 12 ans d’expérience de terrain en tant que gestionnaire de structures de santé, et accessible financièrement aux structures locales. 

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T.F : Ces dernières années, plusieurs solutions de e-santé comme les carnets de santé numérique, ou les dossiers de patients mobiles, ont vu le jour au Togo, certaines soutenues par les pouvoirs publics. En quoi Clinicaa diffère-t-elle ?
H.O. : C’est vrai, il y a une effervescence autour de la digitalisation de la santé, ce qui est très encourageant. Mais Clinicaa se distingue sur plusieurs plans. D’abord, par sa philosophie globale : il s’agit d’un ERP hospitalier entièrement intégré, qui relie tous les services – de l’accueil à la comptabilité en passant par la consultation, le laboratoire, l’imagerie, la pharmacie, etc. Notre approche ne se limite pas à digitaliser un segment, mais bien à transformer l’ensemble du parcours patient de manière fluide et cohérente.

Ensuite, Clinicaa va au-delà de la simple informatisation hospitalière. Il s’agit d’un véritable écosystème numérique : en plus de la version dédiée à l’hôpital, une version mobile est proposée au patient. Celle-ci se synchronise automatiquement avec la plateforme hospitalière pour lui permettre de recevoir ses données de santé, facilitant ainsi le suivi post-consultation et l’observance thérapeutique.

Enfin, Clinicaa a été conçue pour fonctionner même sans connexion Internet. Cela garantit la continuité des soins dans les zones où les coupures sont fréquentes, un paramètre crucial pour de nombreux établissements en Afrique.

T.F : Rencontrez-vous des difficultés particulières dans le déploiement ou auprès des établissements sanitaires ?
H.O : Bien sûr, chaque changement de paradigme rencontre des résistances. La principale difficulté reste l’accompagnement au changement : rassurer les gestionnaires, démontrer l’utilité au quotidien, accompagner le personnel utilisateur. Certaines structures hésitent à investir dans le digital parce qu’elles pensent que c’est réservé aux grands hôpitaux, ce qui est faux. Clinicaa est justement conçue pour s’adapter aux petites structures comme aux grandes.

Mais au-delà de cela, nous faisons parfois face à des résistances plus profondes. Certains membres du personnel, ayant mis en place des systèmes de détournement ou de malversations, comprennent très vite la transparence que Clinicaa va introduire. Ils perçoivent la solution comme une menace à leur fonctionnement opaque, ce qui peut freiner son adoption.

Par ailleurs, plusieurs structures qui avaient essayé des solutions numériques avant nous, ont eu de très mauvaises expériences : logiciels instables, assistance technique inexistante, coûts cachés. Cela a laissé un sentiment de méfiance que nous devons souvent déconstruire, en rétablissant la confiance étape par étape.

“Certains perçoivent la solution comme une menace à leur fonctionnement opaque.”

Il faut aussi reconnaître que beaucoup de personnels hospitaliers n’ont jamais été formés à l’utilisation du digital dans leur cursus initial. Leur résistance est donc compréhensible. C’est pourquoi nous plaidons activement pour que les autorités introduisent l’usage des outils numériques dans les programmes de formation en santé. La transformation digitale des hôpitaux ne peut réussir que si elle est accompagnée d’un effort structurel de montée en compétences dès la base.

T.F : Récemment, nous avons eu vent d'une implantation en Afrique Centrale. À part le Togo, où est déployé le progiciel ?
H.O : En effet, nous avons récemment posé nos valises au Cameroun, avec de belles perspectives. 3 structures de santé déployées à Yaoundé et une à Douala : La Clinique FROT, le Centre de santé Florence de Nightingale, le service d’imagerie médicale de l’hôpital public de NKOLBISSON et la clinique Hope & Blessing.

Avec le Cameroun, Clinicaa est aujourd’hui déployée dans sept pays africains. Les six autres sont le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, la RDC, le Burkina Faso et le Sénégal.

Notre approche repose beaucoup sur le partenariat local avec des distributeurs et des Certifiés Clinicaa locaux qui sont des supports de proximité qui rassurent les Clients pour un meilleur accompagnement à l'adoption et la maîtrise du Logiciel. 

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T.F : Quelles sont les ambitions de Clinicaa ?

H.O : Notre ambition est claire : devenir la référence panafricaine en matière de gestion numérique des structures de santé. Nous voulons faire de Clinicaa, un levier de transformation structurelle de la santé en Afrique. 

Nous élargissons de plus en plus notre écosystème : Une plateforme de téléradiologie baptisée X-RayVision sera bientôt lancée à partir du Cameroun en partenariat avec la direction de la  santé militaire au ministère de la Défense. Nous développons également Clinicaa Link, un module dédié aux interopérabilités avec les structures externes qui gravitent autour de l’Hôpital : Compagnies d'assurance, Ministère de santé, Etat Civil, Pharmacies externes, Caisses nationales de sécurité ou de prévoyance sociale, etc...

D'ici à 2030, nous ambitionnons d’être présents dans 10 pays d'Afrique francophone et à partir de 2032, de nous intéresser aux pays anglophones. Avec Clinicaa, nous voulons contribuer à la mise en place d’une organisation étatique de santé plus efficace, centrée sur une prise en charge holistique du patient.

“Notre ambition est claire : devenir la référence panafricaine en matière de gestion numérique des structures de santé”.

Cela implique que toutes les données médicales soient centralisées dans un seul et unique dossier par patient. À terme, Clinicaa a vocation à devenir un véritable outil national de données fiables, au service d’une meilleure planification sanitaire et d’une politique épidémiologique fondée sur des indicateurs concrets.

Interview réalisée par Octave A. Bruce

A Kara, les cadres administratifs des 22 communes de la région participent jusqu’à ce vendredi 1er août 2025, à un atelier sur la planification et la budgétisation sensibles au genre (PBSG).
Les travaux, initiés par le PNUD en collaboration avec la Faîtière des communes du Togo (FCT) et l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales  (ANFCT), bénéficient du soutien des ministères chargés de la Femme et des Finances.
Il s’agit notamment d’outiller les planificateurs, Secrétaires généraux et gestionnaires financiers locaux à mieux intégrer l’égalité de genre dans les politiques publiques, à travers une allocation budgétaire équitable et ciblée.
Pour les autorités locales, cette approche est considérée comme un levier désormais incontournable pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), notamment l’autonomisation des femmes et des filles.
Les participants sont ainsi initiés à des concepts tels que les stéréotypes de genre, l’équité et l’analyse budgétaire sous l’angle genre. 

« Une meilleure maîtrise de ces outils renforcera l’efficacité des politiques locales », a souligné Adam Moumouni, représentant la FCT.
Cette initiative qui fait suite à une formation similaire dans les Savanes, s’inscrit dans une dynamique de gouvernance territoriale inclusive, dans un contexte où la décentralisation exige des communes une plus grande rigueur dans l’allocation et la gestion des ressources.

Au Togo, les acteurs nationaux du secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) multiplient des initiatives pour un meilleur accès aux marchés publics. Réunis au sein du Groupement National des Entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics (GNEBTP-Togo), ils plaident pour une participation plus équitable aux projets d’infrastructures, dans un contexte marqué par une forte présence d’entreprises étrangères.

Selon le groupement, les défis du secteur dépassent la seule question de l’accès aux marchés. Les entrepreneurs pointent notamment une concurrence jugée déloyale de certaines firmes étrangères, des difficultés d’accès au financement pour les PME locales, un déficit de formation technique et managériale, ainsi qu’un environnement réglementaire perçu comme complexe et peu transparent.

À ces obstacles s’ajoutent la faible application des normes techniques, la cherté des matériaux de qualité, et des difficultés d’approvisionnement, qui affectent la bonne exécution des projets.

Face à ces contraintes, le GNEBTP-Togo a entamé une série d’actions structurantes. Parmi elles, figurent des rencontres de concertation avec les autorités nationales et des partenaires internationaux, ainsi que la création d’une commission conjointe chargée d’identifier et de traiter de manière coordonnée les principaux blocages du secteur.

« Dans un environnement marqué par une concurrence acharnée, notre réussite dépend, plus que jamais, d’une synergie forte entre tous les acteurs. La solidarité, la fraternité, l’unité… sont des piliers sur lesquels nous devons bâtir l’avenir », a déclaré Yawo Agbéssi Tsogbé, président du groupement, à l’occasion d’une rencontre tenue à Lomé le mardi 29 juillet 2025.

Cette démarche intervient alors que le marché togolais du BTP, bien que dynamique, reste majoritairement dominé par des entreprises étrangères. Parmi les plus actives figurent le burkinabè Ebomaf, le tunisien Soroubat, ou encore le chinois CRBC, qui remportent une part significative des appels d’offres publics.

Le GNEBTP entend ainsi repositionner les entreprises locales comme des acteurs clés de la mise en œuvre des projets d’infrastructures, en phase avec les ambitions du gouvernement en matière de développement inclusif et de renforcement du tissu économique national.

Esaïe Edoh

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En 2023, les exportations togolaises de produits textiles et d’articles d’habillement ont atteint 31,8 milliards FCFA, selon les données de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) consultées par Togo First. Ce volume représente une hausse de 30,7 % par rapport aux 24,34 milliards FCFA enregistrés en 2022.

Les principaux débouchés de ces produits se trouvent dans l’espace UEMOA, notamment au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Mali. La progression est soutenue par les premières expéditions réalisées vers les États-Unis fin 2023, via le Garment Training Center (GTC), pour une valeur de 343 millions FCFA.

La reprise des activités de l’ancienne usine textile TOGOTEX en octobre 2023 sous la marque Benart Afrique, a également contribué à cette dynamique. Située à Datcha, l’unité spécialisée dans la confection d’uniformes militaires a, depuis sa remise en service, produit plus de 30 000 uniformes et totalisé plus de 60 000 articles textiles, selon les chiffres communiqués en avril 2025. Ce redémarrage a nécessité un investissement de 6 milliards FCFA.

Cette embellie conforte les ambitions des autorités togolaises en matière de relance du secteur textile, considéré comme un levier stratégique de création de valeur et d’emplois. La tendance devrait se renforcer dans les prochains mois, avec l’entrée en production en juin dernier de l’usine STAR Garments Togo, propriété du groupe Komar, ainsi que le démarrage attendu d’Africa Textile Management Services (ATMS), un acteur industriel majeur, dont les installations au sein de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) sont portées par un investissement de 57 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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Le rapport de l’étude sur l’urbanisation non maîtrisée du Grand Lomé, lancée en mars dernier par le District Autonome du Grand Lomé (DAGL), a été officiellement validé mercredi 30 juillet 2025 à Lomé. Ce document technique vise à doter la capitale togolaise et sa périphérie d’un outil d’aide à la décision pour une gestion plus cohérente et durable de l’espace urbain.

L’étude, conduite sur une période de quatre mois, a permis de collecter des données géospatiales, socio-économiques et infrastructurelles, et de constituer un référentiel complet sur l’étalement urbain dans la région du Grand Lomé. Elle s’inscrit dans le cadre du Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) à l’horizon 2045, qui ambitionne de promouvoir un développement équilibré à l’échelle nationale.

Les résultats obtenus permettront, selon les autorités, d’analyser la répartition spatiale des infrastructures socio-économiques, d’identifier les zones sous-desservies et de proposer des recommandations pour de futures implantations ou la réhabilitation d’équipements publics. L’objectif est d’optimiser la localisation des services de base, tout en répondant aux enjeux croissants liés à l’urbanisation.

Le rapport met en évidence les principaux facteurs de l’urbanisation non planifiée, ainsi que leurs impacts sur l’environnement et la qualité de vie des populations. Il ressort notamment qu’entre 2010 et 2022, la population du Grand Lomé est passée de 1,57 million à 2,18 millions d’habitants, enregistrant une croissance annuelle moyenne de 2,7 %, alors que la superficie de la zone, estimée à 373 km², est restée inchangée.

Cette forte pression démographique a entraîné une périurbanisation rapide, marquée par l’extension désordonnée des zones d’habitation sur d’anciennes terres agricoles. Ce phénomène a engendré plusieurs défis notamment l’accès limité aux infrastructures essentielles, le déséquilibre dans la distribution des services publics, la saturation des réseaux de transport, et la fragmentation des tissus urbains.

Pour le District, l’ambition affichée à travers cette démarche est de faire du Grand Lomé, une métropole multipolaire, résiliente et adaptée aux besoins d’une population en constante augmentation.

Esaïe Edoh

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