Togo First

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La commune d’Agoè-Nyivé 5 a officiellement enclenché, le mardi 29 juillet 2025 à Sanguéra, l’élaboration de son Plan de Développement Communal (PDC), sa feuille de route destinée à structurer les investissements locaux à moyen terme.

Le processus a été lancé sur fond de mobilisation collective en présence de divers acteurs comme des élus municipaux, représentants de l’État, autorités traditionnelles, société civile et diaspora. 

Il s’agissait notamment de définir, avec la population, les priorités de développement dans les domaines clés tels que l’accès à la santé, l’éducation, les infrastructures rurales, l’eau potable ou encore l’électrification.

Pour le maire, Mme Enyonam Afiwa Gbodzo, le PDC constitue surtout un important levier de gouvernance locale. « Sa rigueur conditionne son efficacité », a-t-elle affirmé, appelant à une appropriation active du document par les parties prenantes. 

Le préfet, Dr Tinaka Wédiabalo Kossi, s’est pour sa part, félicité de cette initiative « porteuse d’un avenir structuré pour la commune ».

Située dans le Grand Lomé, sur une superficie de 28 km² pour près de 39 000 habitants, la commune d’Agoè-Nyivé 5, est une municipalité qui regroupe 19 villages autour de Sanguéra.

Notons que ce lancement s’inscrit dans une dynamique nationale soutenue par la GIZ via le ProDeG IV, déjà déployé dans les communes de Wawa 1, Tchaoudjo, Doufelgou ou encore Golfe 7, qui ont également initié l'élaboration de leur PDC cette année.

Au Togo, le gouvernement veut renforcer la gouvernance rurale par une meilleure gestion des plaintes et requêtes liées à la transhumance. Le ministère de tutelle a officiellement lancé à Lomé, mercredi 30 juillet 2025, le centre d’appel national dédié à la gestion des incidents liés aux déplacements de troupeaux.

Le dispositif est symbolisé par un numéro vert, le 8424, désormais accessible gratuitement et en continu, sur l’ensemble des réseaux mobiles du pays.

Opérationnel 24h/24 et 7j/7, ce canal vise à prévenir les tensions récurrentes entre éleveurs et agriculteurs.

« La rapidité d’intervention limite les conséquences des incompréhensions », a déclaré le ministre d’État, Général Yark Damehame, insistant sur l’importance d’une communication réactive et structurée en milieu rural.

Le centre, géré par une équipe dédiée d’opérateurs formés à l’écoute active, est l’un des derniers développements initiés pour professionnaliser la gestion de la transhumance, un enjeu agricole et sécuritaire majeur dans le pays, en particulier dans les régions du Nord.

Outre l’assistance directe aux populations, cette plateforme vise également à favoriser la collecte de données, faciliter la planification territoriale, et appuyer le fonctionnement des comités intercommunautaires déjà actifs dans plusieurs localités.

Ayi Renaud Dossavi

L’Institut de formation fiscale et douanière (IFFD) de l’Office Togolais des Recettes (OTR) apportera son expertise à l’administration gabonaise dans le cadre d’un nouvel accord de coopération signé le mercredi 30 juillet 2025 à Lomé. Le partenariat a été scellé entre le ministre togolais de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, et la ministre gabonaise de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Marcelle Ibinga. 

Via cet accord, les agents de l’administration fiscale du Gabon qui seront admis à cette formation, seront formés en fiscalité, douane, audit, gestion publique, recouvrement, afin d'améliorer leur performance et leur professionnalisme.

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Ces compétences leur permettront de booster la mobilisation des recettes à l'heure où le Gabon fait face à un défi de collecte de d’importantes ressources pour financer ses projets de développement économique.

Pour Essowè Barcola, l’initiative dépasse le simple cadre administratif : « cette convention est l’illustration concrète d’une coopération agissante et stratégique. Elle reflète notre volonté commune de renforcer les capacités administratives, de bâtir des institutions plus performantes, et de faire de la formation continue un levier de transformation de nos administrations », a-t-il déclaré.

Le ministre a également salué l’expertise de l’IFFD, qu’il décrit comme un « vivier de compétences capables de répondre aux défis contemporains de la mobilisation des ressources et de la bonne gouvernance économique ».

De son côté, Marcelle Ibinga a exprimé sa confiance dans le potentiel de cette coopération. « Je suis persuadée qu’elle peut aboutir à la mise en place de programmes conjoints de formation, à des échanges de bonnes pratiques, et à la création d’une plateforme régionale de renforcement des capacités en administration publique », a-t-elle indiqué. Elle a par ailleurs réaffirmé l’engagement du Gabon à construire un partenariat durable fondé sur la compétence, la transparence et la solidarité panafricaine.

Notons que l’IFFD joue un rôle clé dans la professionnalisation de l’administration fiscale et douanière au Togo, tout en s’imposant comme un centre de référence dans la sous-région ouest-africaine en matière de formation dans les domaines de la fiscalité et des douanes.

Esaïe Edoh

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En 2023, le Togo a récolté 49,9 milliards FCFA de recettes touristiques en provenance des autres pays membres de l’UEMOA, selon des données de la BCEAO sur les flux touristiques intra-communautaires. Dans l’ensemble, le document place le Togo parmi les principaux bénéficiaires de cette mobilité régionale.

Côte d’Ivoire, Burkina Faso et Bénin

Dans le détail, les trois plus importants contributeurs aux rentrées de fonds au Togo sont la Côte d’Ivoire (17,7 milliards FCFA), le Burkina Faso (13 milliards) et le Bénin (10,5 milliards). Ces pays, frontaliers ou proches, représentent à eux seuls 82 % des recettes touristiques intra-UEMOA du Togo.

Le Sénégal, le Mali, le Niger et la Guinée-Bissau complètent la liste des pays émetteurs.

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Dépenses togolaises

Notons que dans le même temps, les dépenses des touristes togolais dans la région se sont élevées à 41 milliards FCFA, principalement à destination du Bénin (18,3 milliards), du Sénégal (8,2 milliards) et de la Côte d’Ivoire (5,8 milliards). Globalement, le solde reste donc positif de 8,9 milliards FCFA pour le Togo, qui bénéficie d’un afflux net de devises dans ce secteur.

Rappelons par ailleurs qu’en dépit de sa taille relativement modeste, le pays mise, en matière de tourisme, sur une diversité de paysages, de cultures et de sites naturels répartis sur l’ensemble de son territoire : du Koutammakou classé à l’UNESCO aux plages de sable fin bordant le golfe de Guinée, en passant par les cascades de Kpimé, les savanes du Nord, les festivals équestres de la Centrale ou encore les rites initiatiques Evala dans la Kara.

Au-delà du tourisme de loisirs, le Togo mise, ces dernières années, sur le tourisme d’affaires, une ambition encore à concrétiser.

Ayi Renaud Dossavi

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À Lomé, une centaine d’acteurs communaux (exécutifs municipaux, techniciens, OSC et représentants des universités publiques) participent depuis hier, mardi 29 juillet, jusqu’à demain 31 juillet 2025, à un atelier sur la démocratie participative et la redevabilité locale.

Organisée par le Programme de décentralisation et gouvernance (ProDeG IV), avec l’appui de la GIZ et le financement du ministère fédéral allemand de la Coopération économique (BMZ), la rencontre vise à renforcer la capacité des communes togolaises à intégrer les citoyens au cœur des décisions publiques.

Au programme : participation citoyenne, contrôle citoyen de l’action publique à travers les « Bureaux du citoyen » et les chartes de collaboration, mais aussi intégration de la lutte contre la corruption dans les curricula universitaires. Des expériences concrètes seront également partagées lors d’une foire dédiée.

Pour Eliane Tete, conseillère technique au ProDeG, il s’agit d’« armer les élus locaux et leurs équipes d’outils concrets pour construire une gouvernance participative durable ». Un enjeu d’autant plus important que les attentes des populations augmentent, alors que la confiance dans les institutions locales reste fragile.

Dans le pays, ces travaux se déroulent dans un contexte de décentralisation en cours, notamment dans le sillage des dernières élections municipales, qui ont eu lieu le 17 juillet 2025.

A Aného, le Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC) accueille, pour les six mois à venir, une nouvelle formation aux métiers du numérique dédiée aux jeunes.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet “D-CLIC dans les CLAC”, porté par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et mis en œuvre par l’incubateur CUBE (Centre urbain de business et d’entrepreneuriat), avec le soutien de la municipalité d’Aného et du ministère en charge de la Culture au Togo.

Lancé le mardi 29 juillet 2025, le programme vise à former 90 jeunes aux métiers du digital, avec une approche orientée vers l’emploi et l’auto-emploi. Trois parcours sont proposés : développement web et mobile, communication et marketing digital, et un nouveau parcours spécifique à Aného, intitulé “animateur de communauté”, conçu pour répondre aux besoins concrets du marché local.

Le CLAC d’Aného a été sélectionné, aux côtés de celui d’Iconi aux Comores, pour cette phase pilote, parmi plus de 300 centres à travers le monde.

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« Le CLAC d’Aného a été choisi en raison du dynamisme de la ville, de la présence d’un écosystème numérique en pleine croissance, et de sa proximité avec Lomé, le cœur du numérique togolais », a précisé Thi Hoang Mai TRAN, Représentante de l’OIF pour l’Afrique de l’Ouest.

« Nous avons reçu plus de 400 candidatures pour cette session », a indiqué Urbain Amoussou, coordinateur de CUBE.

Pour Alexis Aquereburu, maire de la commune Lacs 1, « c’est une opportunité précieuse qui ouvre la jeunesse locale au monde et renforce leurs compétences à l’ère du numérique ».

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Cette nouvelle session s’inscrit dans la continuité du programme D-CLIC, qui a déjà permis de former plus de 300 jeunes entre décembre 2024 et juin 2025 à Lomé, Kara, Dapaong et Aného, et devrait également connaître une prochaine extension. 

Ayi Renaud Dossavi

La nouvelle ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, a officiellement pris fonction mardi 29 juillet 2025, à la suite de la remise de sa lettre de créance au Président de la République, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, à Lomé. Cette accréditation marque le début officiel de sa mission diplomatique dans le pays, dans une dynamique de renforcement de la coopération sino-togolaise.

« Lors du Sommet du FOCAC à Beijing en septembre dernier, le Président Xi Jinping et le Président Faure Gnassingbé ont porté la coopération au niveau de partenariat stratégique global. Les deux parties s’emploient à mettre en œuvre les acquis de ce sommet. En tant que nouvelle ambassadrice de Chine au Togo, je travaillerai sans relâche pour faire avancer ce partenariat et rédiger de nouveaux chapitres de la communauté d’avenir partagé Chine-Afrique », a-t-elle déclaré.

Dans ce cadre, Wang Min est attendue sur plusieurs axes prioritaires dont le financement et le suivi de projets bilatéraux, la promotion des investissements chinois au Togo, ainsi que le renforcement des échanges culturels et éducatifs. Ce dernier volet inclut notamment l’octroi de bourses d’études aux étudiants togolais.

Pour rappel, lors du dernier sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), la Chine et le Togo ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur partenariat dans des secteurs clés tels que les infrastructures, la santé, l’agriculture, l’éducation, ainsi que les énergies renouvelables.

Esaïe Edoh

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Les Instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD) élargissent leur offre de formation. L’Agence Education-Développement (AED) a annoncé mardi 29 juillet, l’ouverture de formations de courte durée, certifiantes et qualifiantes, à compter de la rentrée académique 2025-2026. 

Les nouvelles formations, qui s’ajoutent à celles déjà existantes (cursus du Baccalauréat Professionnel), visent à donner sur une brève période, des compétences aux jeunes et adultes, désireux d’exercer un métier de leur choix. Concrètement, 14 offres, réparties dans les instituts d’Elavagnon (aquaculture), de Barkoissi (Elevage) et de Lomé (Bâtiment et Énergies renouvelables), sont disponibles, selon le choix et les effectifs, sur des durées comprises entre une semaine et un an. 

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Il s’agit d’assurer des formations professionnelles de qualité basées sur la pratique pour permettre aux jeunes et aux adultes d’intégrer les secteurs d’activités de leurs choix en ayant les compétences requises”, a expliqué le directeur de l’agence gouvernementale, Dammipi Noupokou, qui a par ailleurs indiqué que les inscriptions étaient ouvertes en ligne depuis plusieurs jours. 

Pour rappel, les IFAD, lancés il y a sept ans par le gouvernement, ont pour objectif d’offrir aux jeunes togolais, une formation plus complète et mieux adaptée aux exigences du marché du travail. Si quatre instituts sont déjà opérationnels à Elavagnon, Lomé et Barkoissi, deux nouveaux centres doivent sortir de terre prochainement à Avétonou et Agomé-Glozou, et un troisième, est envisagé pour le secteur de la logistique. À terme, un total de 10 instituts est prévu.

Octave A. Bruce

L’Université de Lomé (UL) et Beijing Forestry University (BFU), basée en Chine, ont scellé un accord de partenariat culturel, scientifique et pédagogique. La signature du mémorandum d’entente est intervenue en milieu de semaine dernière à Lomé, entre le 1er vice-président de l’UL, Komlan Batawila, et le vice-président de BFU, Guohui Zou.

Les deux institutions entendent renforcer la coopération en matière de formation, de recherche et d’innovation, dans une perspective de développement durable, indique-t-on.

Concrètement, le partenariat prévoit des échanges académiques permettant à deux étudiants par an, issus de chaque université, d’effectuer des séjours d’un semestre ou d’une année dans l’établissement partenaire. Les filières concernées sont notamment l’écologie, la foresterie et les technologies géospatiales.

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Au-delà de la mobilité étudiante, l’accord prévoit le développement de projets de recherche conjoints sur des thématiques telles que la préservation des écosystèmes tropicaux, la lutte contre le changement climatique ou encore la valorisation durable des bioressources.

La coopération s’étendra également au corps enseignant, à travers des échanges de professeurs, le partage de ressources pédagogiques et l’organisation conjointe de séminaires scientifiques. « Ces échanges permettront aux étudiants d’accéder à des technologies de pointe, comme celles développées par la BFU en matière de gestion forestière durable, tandis que nos chercheurs bénéficieront de nouveaux terrains d’étude et de réseaux académiques élargis », a indiqué Joseph Koffi Tsigbé, directeur de la Coopération à l’UL.

Ce nouvel accord s’inscrit dans la dynamique d’ouverture internationale de l’Université de Lomé, en phase avec sa vision 2030, qui met l’accent sur la modernisation pédagogique, l’innovation scientifique et la promotion de la mobilité académique.

Pour rappel, Beijing Forestry University, fondée en 1952, est reconnue comme l’une des meilleures institutions chinoises dans les domaines forestiers et environnementaux.

Esaïe Edoh

A fin juin 2025, la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Industrie et le Commerce (BSIC-Togo) affichait un total bilan de 331 milliards FCFA, sur fond de croissance, selon les informations partagées récemment par son top management. Cela marque une progression notable par rapport aux 207 milliards enregistrés en 2022. Ce bond propulse l’institution à la 6ᵉ place sur les 15 banques commerciales opérant au Togo, contre la 8ᵉ un an plus tôt.

Cette montée en puissance se traduit aussi par une part de marché de 6,7 %, selon son directeur général, Tjima Diabate.  « Afin d’adapter nos offres aux besoins de la clientèle, BSIC Togo a mis en place une plateforme digitale pour permettre à ses clients d’effectuer des opérations à distance et en temps réel », a révélé le directeur général, cité par l'ATOP. Pour ce dernier, le dynamisme est réel et se poursuit, pour renforcer les acquis ainsi que la position de la filiale togolaise.

Sur la période, BSIC revendique avoir renforcé ses services numériques pour mieux répondre aux attentes de sa clientèle, composée de particuliers, PME et entreprises. À fin 2024, les ressources clientèle s’élevaient à 161 milliards FCFA et les emplois clientèle à 115 milliards FCFA, correspondant à des parts de marché de 5,1 % et 4,9 %. Son Produit Net Bancaire est passé de 4,7 milliards FCFA en 2020 à 6,5 milliards en 2022, selon les données de la BCEAO.

Le prochain challenge pour cet acteur bancaire sera d’intégrer le top 5, après avoir retrouvé la rentabilité. A noter qu’en 2020, il avait enregistré des pertes. Pour ce faire, le groupe libyen veut affiner ses indicateurs de performance et élargir sa base clientèle dans un environnement bancaire en recomposition.

Ces défis s’annoncent de taille dans un secteur bancaire togolais dominé par des poids lourds comme Ecobank Togo (avec un total des actifs de près de 700 milliards FCFA à fin juin 2025, en hausse de 6 %, et des dépôts atteignant 525,3 milliards FCFA) et Orabank Togo (qui affichait un total bilan de 851 milliards FCFA en 2024).

Ayi Renaud Dossavi

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