Togo First

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Au Togo, des acteurs communaux se forment sur le développement économique local (DEL). C’est à la faveur d’un atelier qui se tient à Aného, jusqu’au 5 septembre 2025, à l’initiative du ministère de l’Aménagement et du Développement des Territoires.

La session de renforcement des capacités, qui réunit 77 acteurs communaux venus de tout le pays, bénéficie de l’appui technique et financier de la coopération allemande à travers le programme ProDeG IV, mis en œuvre par la GIZ.

L’objectif est de doter les communes d’outils leur permettant de planifier, mobiliser et mettre en œuvre des stratégies de dynamisation économique adaptées à leurs réalités. Les modules portent sur le cadre conceptuel du DEL, les approches filière, chaîne de valeur, sectorielle et territoriale, ainsi que sur les étapes de diagnostic, de planification et de suivi des actions.

Une visite de terrain dans la commune Lacs 1 permettra aux participants d’échanger avec les services techniques et le secteur privé.

À l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet du ministère, Lakougnon Essossima Koffi, a encouragé les participants à conduire avec pertinence les processus de planification économique locale. Pour la GIZ, représentée par Awume Yawo, cet appui vise à réduire les disparités territoriales et à promouvoir un développement harmonieux.

Selon le maire de Lacs 1, Me Aquéréburu Coffi Alexis, l’un des principaux défis reste la capacité des communes à valoriser leurs atouts, renforcer leur attractivité et mobiliser les ressources nécessaires pour l’investissement.

Ayi Renaud Dossavi

Quatre mois après le basculement du Togo dans la Ve République, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, nomme par décret lu mercredi 3 septembre 2025 sur les antennes de la Télévision nationale (TVT), Stanislas Baba au poste de ministre, secrétaire général du tout 1er gouvernement du pays, à l’ère du régime parlementaire.

En effet, cette nomination devrait être suivie de la formation du premier gouvernement de la Ve République, tant attendu par l’opinion. 

Ancien ministre et proche collaborateur du Président du Conseil, Stanislas Baba occupait jusqu’ici le poste de conseiller en sécurité maritime à la présidence. Spécialiste des questions de gouvernance et de développement, il a également coordonné le Millennium Challenge Account – Togo (MCA-Togo), un programme clé de coopération avec les États-Unis qui avait pris fin avec la fermeture du Millennium Challenge Corporation (MCC) par l’administration Trump.

Esaïe Edoh

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La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a marqué ce mercredi 03 septembre 2025, une étape majeure en admettant à sa cote le « Social Bond CRRH-UEMOA 6,00% 2025 – 2040 ». Une émission obligataire de 60 milliards FCFA consacrée au financement de logements décents, à coûts abordables pour les ménages à bas et moyen revenu dans l’UEMOA. C’était au siège de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), dans la capitale togolaise, Lomé.

Arrangée par Impaxis, la levée des fonds avait été conduite par appel public à l’épargne. Elle portait sur 60 millions d’obligations de 10 000 FCFA chacune, rémunérées à 6 % net l’an, pour une durée de 15 ans, dont une année de différé.

La vocation sociale de ce titre a été confirmée par l’agence internationale Moody’s, qui lui a attribué la notation SQS1 (Excellent), soit la meilleure note possible pour un instrument de finance durable. Ce label renforce la crédibilité du marché financier régional, indique-t-on, ainsi que l’attrait des investisseurs pour des produits orientés vers la finance inclusive et durable, arrimée aux besoins réels des populations, relève Dr Edoh Kossi Amenounve, DG de la BRVM. Celui-ci met en outre l’accent sur « le caractère innovant de cette émission pour notre marché » et souligne qu’elle « marque pour les pays de l’Union, une avancée vers une finance inclusive et durable … ». 

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Ceci, précise le Patron de la BRVM, dans un contexte où « les ménages à bas revenu et à revenu intermédiaire éprouvent du mal à s’offrir un logement décent, et une conjoncture marquée par une compression des dépenses publiques ainsi qu’un repli général des investissements dans plusieurs pays ». Ou encore, alors que les investissements dans la construction des logements sociaux sont de plus en plus au cœur des défis économiques en Afrique avec un accent sur la durabilité et l’inclusivité.

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Top manager de la CRRH – UEMOA, institution émettrice du Social Bond, Yedau Ogoundele affiche une fierté à l’occasion de la cotation à la BRVM de l’obligation sociale sursouscrite à 112% pour un montant total de 67,2 milliards FCFA dont 60 milliards FCFA avaient été finalement retenus. « Une 1ère dans notre sous – région », a-t-elle déclaré. Et d’enchaîner : « Ce que nous célébrons aujourd’hui, c’est bien plus qu’une opération financière. C’est la 1ère obligation sociale émise dans la zone UEMOA, entièrement dédiée au logement abordable, mais 13 années de constance et de confiance bâties auprès des investisseurs, des banques et des populations ». 

Un coup de boost donc à l’engagement de la CRRH -UEMOA de faciliter l’accès aux logements décents pour des ménages à revenu moyen et modeste grâce à un financement à long terme, structuré, sécurisé et désormais durable.

S. A

Au Togo, la Caisse de Retraites (CRT) a versé plus de 26,2 milliards FCFA en prestations sociales à fin juin 2025, contre des recettes globales de 24,5 milliards FCFA. Le déficit technique ressort ainsi à près de 2 milliards FCFA, selon le rapport statistique et financier semestriel de l’institution consulté par Togo First.

Au total, 41 775 bénéficiaires ont perçu des prestations au cours du premier semestre, dont 27 991 retraités, représentant la plus grande part. Les pensions de veuvage ont concerné 7287 bénéficiaires et les allocations temporaires pour orphelins 6206. À ces décaissements s’ajoutent plus de 1,1 milliard FCFA consacré aux prestations familiales et 22 millions FCFA aux rentes d’invalidité.

Dans le détail, 12,9 milliards FCFA ont été distribués au premier trimestre, contre 13,2 milliards FCFA au deuxième. L’évolution de l’enveloppe est principalement liée à la hausse du nombre de bénéficiaires, le volume des retraités passant de 27 883 à 27 991 entre les deux périodes. Les pensions de veuvage ont également progressé, atteignant 7287 contre 7159 au premier trimestre.

Côté recettes, la CRT a collecté 23,9 milliards FCFA au titre des cotisations pour pension à fin juin, soit plus de 97 % des entrées totales. Les produits financiers issus des placements et revenus d’actifs se chiffrent à 450 millions FCFA, tandis que les autres produits (subventions, remboursements ou produits exceptionnels) rapportent 220 millions FCFA.

Esaïe Edoh

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À Kpalimé, une cinquantaine d’acteurs institutionnels, privés et issus de la société civile se forment depuis le 1er septembre aux méthodes et outils d’estimation du bilan carbone. L’initiative, portée par le cabinet YFES Services en partenariat avec l’institut suisse Geo4Forest, vise à renforcer les compétences locales dans la mesure et la gestion des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Durant cinq jours, les participants explorent les techniques d’évaluation reconnues à l’international, l’élaboration de stratégies de réduction et les mécanismes de compensation carbone. Des visites de terrain dans les secteurs agricole et forestier permettent de collecter des données concrètes pour réaliser des estimations précises du bilan carbone.

Selon Audrey Yao Fetor, directeur de YFES Services, l’objectif est de rendre le concept de bilan carbone accessible et opérationnel. « Chacun devrait être capable de calculer sa propre empreinte carbone. C’est le point de départ pour identifier des mesures concrètes et tendre vers la neutralité », a-t-il déclaré.

Cette initiative intervient alors que le Togo renforce sa résilience climatique. Bien que ses émissions de carbone soient faibles, le pays subit déjà les conséquences du réchauffement global. Il s’attache à améliorer la collecte et l’analyse des données sur les GES, notamment à travers des inventaires nationaux, et à développer des mesures d’atténuation adaptées aux réalités locales.

Plus récemment, chacune des régions a été dotée d’un Plan d’adaptation climats (PRA), près de dix ans après l’adoption du Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNA). 

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a annoncé, le mardi 2 septembre 2025, le renforcement du dispositif de contrôle et de surveillance le long de la frontière ouest de Lomé, la capitale. La mesure, issue d’une récente évaluation de la situation sécuritaire dans la capitale, vise à consolider la protection du territoire face aux menaces internes et transfrontalières.

Selon le communiqué officiel, l’initiative cible la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes et la réduction des risques liés à l’immigration irrégulière, aux trafics illicites et aux atteintes à la sécurité publique. Les autorités citent notamment le trafic de stupéfiants et de produits prohibés, la traite des êtres humains, la contrebande de carburant, gaz, médicaments ou denrées, ainsi que la circulation d’armes, de munitions et de véhicules volés utilisés à des fins criminelles.

Pour y répondre, plusieurs mesures sont entrées immédiatement en vigueur. Tous les points de passage non autorisés et brèches clandestines ont été fermés. Le dispositif de surveillance est redéfini et renforcé. 

Afin de permettre la poursuite des activités des populations riveraines, huit postes d’immigration piétons ont été aménagés dans les zones de Ségbé et d’Aflao. Les passages motorisés restent quant à eux limités aux postes frontaliers officiels de Ségbé et d’Aflao.

« Tout franchissement en dehors des passages autorisés est désormais considéré comme une infraction et passible de sanctions prévues par la loi », souligne la note officielle.

Le ministère précise que ces mesures, expérimentées d’abord à Lomé, seront progressivement étendues aux autres régions du pays en fonction des priorités fixées par le gouvernement. Il invite par ailleurs les populations à coopérer avec les forces de sécurité et les services d’immigration, en signalant toute activité suspecte au numéro vert 1014.

Esaïe Edoh

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Lomé accueille, du 24 au 27 septembre 2025, la 10ᵉ édition des Joutes Verbales Francophones (JVF), qui promeuvent l’éloquence. Des délégations du Bénin, du Cameroun, d’Haïti, de Suisse et d’autres pays francophones sont attendues dans la capitale togolaise.

Placée sous le thème : « Bâtir le commun », cette édition veut promouvoir la parole comme outil de cohésion sociale, de solidarité et de créativité.

L’événement s’accompagne également de la 4ᵉ édition des Rencontres Internationales d’Éloquence et de Débat Francophone (RIDEF), qui renforcent la dimension internationale de ce rendez-vous.

Le programme inclut des ateliers de réflexion, des compétitions d’éloquence et des célébrations culturelles. Parmi les temps forts figurent le Symposium de Lomé sur les Arts Oratoires, la Nuit Tradi-Éloquente « À la Lueur des Mots » et le Procès des Nana Benz. La finale, prévue au Grand Rex de Lomé, marquera l’apogée des compétitions.

Pour rappel, les JVF sont une compétition internationale d’art oratoire créée en 2015 au Togo. Elles rassemblent chaque année des jeunes de plusieurs pays francophones autour de débats et de compétitions d’éloquence, avec pour objectif de promouvoir la prise de parole en public comme outil de citoyenneté, de dialogue et de cohésion sociale.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo Data Lab, appuyé par le ministère de l’Économie numérique et de la Transformation digitale, organise deux masterclass consacrées à l’intelligence artificielle (IA) les 10 et 12 septembre prochains, respectivement à Kara et à Lomé.

Ces sessions, placées sous le thème : « L’intelligence artificielle générative et les biens communs », visent à doter étudiants, chercheurs, professionnels du numérique et porteurs de projets des compétences nécessaires pour développer des solutions adaptées aux défis locaux. Santé, éducation, agriculture ou encore services financiers figurent parmi les domaines où les applications concrètes de l’IA peuvent accélérer la transformation.

Les ateliers seront animés par Paul Duan, président de Bayes Impact, reconnu au niveau international pour son engagement en faveur d’une IA au service de l’intérêt général. Au-delà de la théorie, les participants seront invités à concevoir et à prototyper des outils numériques susceptibles de contribuer à l’inclusion et au développement durable.

Rappelons qu’au Togo, en juin dernier, le gouvernement a lancé un programme pilote visant à former 15 000 étudiants à la programmation, à l’intelligence artificielle et à l’anglais numérique, avec l’ambition d’atteindre 50 000 étudiants chaque année via une plateforme en ligne gratuite et certifiée.

Les inscriptions aux masterclass se poursuivent jusqu'au 4 septembre.

Au Togo, un peu plus de 1,1 milliard FCFA a été mobilisé entre août 2024 et août 2025 pour assurer les transferts monétaires aux personnes vulnérables dans le cadre des programmes et projets de filets sociaux de base. L’information a été rendue publique en fin de semaine dernière par le ministère du développement à la base.

Selon l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), ce montant a bénéficié à 18 716 personnes, dont 12 514 nouveaux bénéficiaires. Avec ces nouvelles cibles, le total des personnes touchées depuis le lancement du dispositif s’élève désormais à 142 722.

Au total, les montants décaissés dans le cadre de ces transferts atteignent 12,6 milliards FCFA. Pour la seule année 2025, les autorités affichent l’ambition de couvrir 31 450 ménages vulnérables répartis sur l’ensemble du territoire. 

L’objectif est de renforcer les filets sociaux existants et de consolider la résilience des populations précaires. Le programme, placé sous la tutelle du ministère du Développement à la base, vise à offrir aux bénéficiaires les moyens de renforcer leur autonomie. 

Notons que l’extension du Projet de Filets sociaux de base (FSB) requiert un investissement global estimé à 18 milliards FCFA, financé conjointement par l’État togolais, la Banque mondiale et la Coopération française à travers l’AFD.

Esaïe Edoh

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Au deuxième trimestre 2025, la Côte d’Ivoire est restée le premier client du Togo, représentant 13,3 % des exportations pour une valeur de 29,8 milliards FCFA, selon les données de l’INSEED Togo. Elle est suivie de près par l’Inde (13,2 %, 29,4 milliards FCFA) et le Burkina Faso (11,1 %, 24,8 milliards FCFA).

Le Bénin (6,9 %), le Sénégal (6,2 %), la France (5,9 %) et le Ghana (5,6 %) complètent la liste des principaux partenaires. Au total, les dix premiers clients concentrent 77,9 % des exportations, confirmant la forte dépendance du Togo vis-à-vis de marchés spécifiques.

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Les produits exportés affichent une prédominance des phosphates (23,1 milliards FCFA, soit 10,3 % des ventes extérieures), suivis des “sacs et sachets plastiques” (19,4 milliards FCFA, 8,7 %) et l’huile de palme raffinée (14,7 milliards FCFA, 6,5 %), selon les statistiques officielles.

Exportations en baisse et déficit commercial en hausse

Sur le plan global, les échanges commerciaux traduisent un déséquilibre persistant. Les exportations se sont établies à 223,9 milliards FCFA, en baisse de 13,6 % en valeur par rapport au premier trimestre.

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Dans le même temps, les importations ont progressé à 461,3 milliards FCFA, en hausse de 3,7 % en valeur. Deux mouvements inverses qui se traduisent par un déficit commercial en forte hausse de 28 % par rapport au trimestre précédent, pour s’établir à 237,4 milliards FCFA.

En glissement annuel, les exportations progressent légèrement en valeur (+4,1 %), tout comme les importations (+4,9 %).

Ayi Renaud Dossavi

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