Togo First

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Au Togo, l’appui de l’exécutif aux communes à travers le Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT) a permis de financer plusieurs infrastructures sociales de base dans les régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale. C’est ce qui ressort d’une mission de suivi-évaluation conduite par le Secrétariat technique de la Commission de gestion du FACT (ST-CG-FACT) dans ces localités.

Dans une note consultée par Togo First, l’équipe d’évaluation relève que les investissements ont notamment porté sur la construction de salles de classe, de forages, de latrines publiques, de hangars de marché, ainsi que sur l’extension du réseau électrique dans les communes visitées. Ces réalisations ont permis de combler un vide important, indique-t-on.

« Auparavant, les enfants étaient accueillis dans des appâtâmes de fortune. Dès cette rentrée, ils bénéficieront d’un cadre plus adapté et sécurisé », s’est réjoui Ousmanou Katafara, le maire de Tchamba 1

Au-delà des réalisations constatées sur le terrain, la mission a examiné la procédure de passation des marchés, afin de s’assurer du respect des règles en vigueur.

Démarrée le 1er septembre, la mission se poursuit jusqu’au 25 octobre prochain. Après les régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale, elle devrait s’étendre aux Plateaux et à la Maritime. Les conclusions attendues devraient contribuer à améliorer l’efficacité du FACT et à renforcer son rôle dans le développement local.

Pour rappel, en 2024, une enveloppe de 8,5 milliards FCFA avait été allouée aux communes au titre du FACT. Ces ressources étaient destinées à financer des projets de proximité dans plusieurs secteurs : éducation, santé, hydraulique, infrastructures routières, marchés, sport et culture.

Esaïe Edoh

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La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) maintient inchangés ses principaux taux directeurs : 3,25 % pour le taux de refinancement des banques commerciales, 5,25 % pour le guichet de prêt marginal et 3 % pour le coefficient des réserves obligatoires. Ces niveaux sont en vigueur depuis juin dernier. 

Le maintien de ces taux a été annoncé à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire (CPM) de l’institution, tenue mercredi 17 septembre 2025 à Dakar.

Cette décision s’appuie sur deux tendances favorables : la vigueur de l’activité économique et la baisse notable de l’inflation. Le PIB de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a progressé de 6,5 % au deuxième trimestre 2025, après 7 % le trimestre précédent. Sur l’ensemble de l’année, la croissance est attendue à 6,3 %, un rythme similaire à celui de 2024, porté par la consommation intérieure et les investissements dans l’énergie et les infrastructures. 

L’inflation s’est repliée à 0,6 % au deuxième trimestre, contre 2,2 % trois mois plus tôt. L’abondance des produits vivriers et la baisse des prix de l’énergie et de certains produits alimentaires expliquent cette tendance. En moyenne annuelle, elle devrait ressortir à 1,2 %, contre 3,5 % en 2024. 

Au Togo, elle est tombée à 1,1 % en août 2025, contre 1,5 % en juillet, selon l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED), grâce à la baisse généralisée des prix, surtout dans l’alimentation et le transport. 

La BCEAO reste toutefois vigilante : « Le Comité de Politique Monétaire continuera d’accorder une vigilance particulière aux risques susceptibles d’entraîner des hausses des prix et d’affecter les échanges extérieurs, notamment les conséquences du changement climatique, l’évolution de la situation sécuritaire au plan régional et les tensions commerciales internationales », souligne l’institution.

Ayi Renaud Dossavi

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Lomé, la capitale togolaise, accueille cette semaine une rencontre internationale de haut niveau consacrée à la lutte contre la criminalité financière : la 2ᵉ session de l’Académie francophone de l’OCDE sur la délinquance fiscale et financière. L’événement se tient pour la deuxième fois consécutive, après une première édition en 2024.

Organisée en partenariat avec l’Office togolais des recettes (OTR), la session réunit 30 experts venus de 17 pays d’Afrique et des Caraïbes.

Pendant cinq jours, magistrats, policiers, gendarmes, agents des finances publiques et spécialistes du secteur partagent leurs pratiques pour mieux contrer la fraude fiscale, le blanchiment de capitaux et les flux financiers illicites. Les discussions portent également sur des enjeux émergents tels que la régulation des cryptoactifs.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Stéphane Kpowbie Tchasso Akaya, secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, représentant le ministre Essowè Georges Barcola. « Cette rencontre, qui fait suite à la première édition tenue du 16 au 20 septembre 2024, confirme la vitalité et la continuité de l’engagement pris ensemble : renforcer nos capacités, harmoniser nos pratiques et intensifier notre coopération dans la lutte contre la criminalité financière », a-t-il déclaré.

Aux côtés du Commissaire des douanes, Atta-Kakra Essien, et de Mona Klein, responsable des formations à l’OCDE, il a réaffirmé la nécessité de consolider la coopération régionale.

Pour l’OCDE, cette académie est un outil stratégique de formation des experts francophones et de diffusion des bonnes pratiques. Elle confirme aussi le rôle de Lomé comme plateforme régionale d’expertise fiscale.

La session prendra fin le samedi 20 septembre.

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Lomé s’apprête à accueillir, du 24 au 26 septembre 2025, la 3ᵉ édition du Salon International des Professionnels de l’Économie Numérique (SIPEN-UEMOA). Co-organisé par le ministère togolais de l’Économie numérique et de la Transformation digitale, l’événement est présenté comme la principale vitrine technologique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Après Dakar en 2023 et Abidjan en 2024, la capitale togolaise réunira plus de 7000 participants attendus : décideurs publics, dirigeants d’entreprises, startups, investisseurs et chercheurs. Le salon mettra en avant des solutions numériques dans des secteurs stratégiques comme la finance, la santé, l’agriculture, l’intelligence artificielle et la cybersécurité.

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Le programme prévoit des panels de haut niveau, des ateliers thématiques, des colloques scientifiques et des rencontres B2B, afin de renforcer les partenariats public-privé et de fédérer les écosystèmes autour de la transformation digitale de l’espace UEMOA. Un espace d’exposition baptisé Innovation Show offrira une vitrine aux startups et PME, tandis qu’une soirée de gala distinguera les projets les plus innovants.

Pour le Togo, hôte de cette édition, c’est une nouvelle opportunité de consolider son positionnement régional. Premier pays ouest-africain à avoir déployé la 5G et premier à accueillir le câble sous-marin Equiano de Google, le pays ambitionne de devenir un hub numérique incontournable en Afrique de l’Ouest.

Le Togo mobilisera 1,5 milliard FCFA sur dix ans pour l’aménagement de la forêt classée de Missahöhe, située dans la préfecture de Kloto. Le plan d’aménagement, couvrant la période 2025-2035, a été validé le mardi 16 septembre dernier à Kpalimé (120 km au nord-ouest de Lomé.

Ce document vise à concilier la préservation du couvert forestier et le développement local, en impliquant les communautés riveraines à travers des activités génératrices de revenus. Dans cette dynamique, son élaboration a suivi une démarche participative, intégrant les contributions des parties prenantes locales.

L’action centrale du projet porte sur une exploitation raisonnée des espèces introduites par les riverains, afin de garantir la durabilité de l’écosystème. Classée depuis 1953, la forêt de Missahöhe joue un rôle essentiel dans la régulation climatique de Kpalimé et des localités voisines.

Notons que l’élaboration de ce plan a bénéficié de l’appui du Mécanisme Forêts et Paysans (FFF) de la FAO, en collaboration avec le comité local de gestion (CLG).

Esaïe Edoh

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Le Centre togolais d’exposition et de foire (CETEF) a conclu, le mardi 16 septembre 2025 à Lomé, un partenariat avec deux entités chinoises spécialisées dans la communication et la publicité:Sino-Africa-FENGCHI-Togo-Advertising Co et l’Association culturelle d’entreprises de la province de Hebei, (Chine).

L’accord vise à accompagner le CETEF dans ses efforts de visibilité et de promotion. « Ce partenariat nous permettra non seulement de mieux valoriser les activités du CETEF, mais aussi de mettre en place un dispositif innovant pour renforcer la diffusion de publicités et messages au profit du développement et du rayonnement économique de nos entreprises », a déclaré Alexandre de Souza, directeur général du CETEF.

Pour les partenaires chinois, cette collaboration constitue une opportunité de contribuer à la transformation du paysage urbain togolais en offrant aux entreprises locales des moyens de communication plus efficaces. « L’installation de cette société de publicité au Togo n’est qu’un pas », a indiqué Yan Liya, représentant l’association culturelle d’entreprise de la province du Hebei.

Dans le cadre de l’accord, Sino-Africa-FENGCHI-Togo-Advertising Co prévoit d’ici à fin 2027, l’installation de 20 écrans publicitaires extérieurs LED à Lomé. Deux panneaux de 40 m² sont déjà en cours d’installation pour promouvoir les activités du CETEF notamment la 20è Foire internationale de Lomé, avant un déploiement plus large dans d’autres zones stratégiques de la capitale.

Selon les responsables du centre d’exposition, ce partenariat ouvre la voie à d’autres conventions du même type qui devraient être annoncées dans les prochains jours. Ceci, dans le cadre des relations de coopération qui lient le Togo et la Chine. 

Esaïe Edoh 

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L’Université de Lomé est, depuis lundi 15 septembre, l’épicentre d’une rencontre scientifique d’envergure internationale avec l’ouverture de la 4ᵉ édition de l’African Conference on Fundamental and Applied Physics (ACP 2025).

Organisée conjointement par l’African School of Physics et l’Université de Lomé, cette édition rassemble physiciens, enseignants et décideurs autour de la physique fondamentale et appliquée. L’idée est de renforcer la recherche régionale, diffuser les innovations et préparer la jeunesse africaine aux défis technologiques et durables. Jusqu’au 20 septembre, chercheurs, étudiants et experts venus d’Afrique, d’Europe et des États-Unis échangeront sur le rôle central de la physique dans les enjeux du XXIᵉ siècle.1 conference

La cérémonie d’ouverture, présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Kanka-Malik Natchaba, a mis en avant la volonté du gouvernement togolais de faire des sciences un outil de développement durable. Le ministre a rappelé les efforts en cours pour renforcer l’enseignement scientifique, accroître la présence des jeunes filles dans les filières prioritaires et accompagner les secteurs stratégiques de l’économie nationale.

 

Pour sa part, le président de l’Université de Lomé, Adama Mawulé Kpodar, a souligné la vocation de l’institution d’être un catalyseur d’innovations et un foyer de rayonnement scientifique africain. De son côté, le comité d’organisation, conduit par le physicien togolais Kétévi Assamagan, a salué ce moment comme une avancée majeure dans la coopération académique régionale et mondiale.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo se prépare à adopter une Stratégie nationale de maintenance des équipements et infrastructures sanitaires 2026-2030. Ce document, qui se veut une référence en matière d’organisation de la maintenance à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, a fait l’objet d’une rencontre d’étude mardi 16 septembre 2025 à Lomé.

Conçue comme une feuille de route, la stratégie doit orienter les actions du ministère de la Santé, notamment en matière de formation et de recrutement de ressources humaines spécialisées, de mise à disposition d’outils, ainsi que de moyens matériels et financiers, afin de renforcer le secteur de la maintenance.

Elle prévoit également une planification des activités à chaque niveau du système de santé et un renforcement de la coordination entre acteurs publics, privés, société civile et partenaires techniques et financiers. « Des indicateurs de suivi de performance et des outils de gestion seront mis en place pour une meilleure capitalisation », indique le document.

Au-delà de la maintenance, la stratégie intègre le renouvellement pluriannuel des équipements. « Les équipements ont une durée de vie. Il faut penser à leur renouvellement afin que les actions ne s’arrêtent pas brusquement », a expliqué Desama Esso Banawe, chef division des équipements médico-techniques.

Pour Dr Josée Apetsianyi, directrice des Études, de la Planification et de l’Information sanitaire, cette initiative est indispensable. « Quelles que soient les interventions, il y a toujours eu un manque de cadrage. Or, le gouvernement a investi massivement ces dernières années dans l’acquisition d’équipements et la construction d’infrastructures. Il faut maintenant préserver ces acquis », a-t-elle souligné.

Avec ce référentiel, les autorités entendent réduire les coûts liés aux pannes imprévues, améliorer la disponibilité des équipements et renforcer la sécurité des patients comme du personnel médical.

Esaïe Edoh 

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Au Togo, les réunions des nouveaux conseils municipaux, initialement prévues du 17 au 19 septembre 2025 et consacrées à l’élection des maires et de leurs adjoints, sont reportées à une date ultérieure. L’annonce a été faite le mardi 16 septembre par le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière, Hodabalo Awate, dans une note officielle.

« Les premières réunions des nouveaux conseils municipaux consacrées aux élections des maires et adjoints au maire, conformément à l’article 123 de la loi relative à la décentralisation et aux libertés locales, initialement prévues du 17 au 19 septembre 2025, sont reportées à une date ultérieure », précise le communiqué.

La source n’invoque pas les raisons de ce nouveau report.

En rappel, les sessions avaient déjà été programmées pour les 2, 3 et 4 septembre, puis pour les 10, 11 et 12, avant d’être replanifiées aux 17, 18 et 19 du même mois. En attendant, les maires sortants poursuivent la gestion courante des affaires locales.

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Au Togo, la Banque de Développement du Mali (BDM) entend apporter son appui financier aux projets environnementaux. Le sujet était au centre d’une rencontre, en fin de semaine dernière à Lomé, entre le nouveau directeur général de la succursale togolaise, Daffé Moustapha, et le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, Foli-Bazi Katari.

Les deux parties ont passé en revue les grands projets en cours dans le secteur de l’environnement. L’objectif, selon l’institution bancaire, est de mieux identifier les initiatives sur lesquelles elle pourrait se positionner.

« Nous ne pouvons pas évoluer en marge de la coopération avec les autorités. C’est dans ce sens que nous sommes là pour voir dans quelle mesure établir des relations de partenariat à travers les structures du département ministériel et à travers les grands projets qui sont sous l’autorité de ce ministère », a déclaré Daffé Moustapha.

Cette orientation s’inscrit également dans l’ambition de la banque de renforcer sa présence au Togo. La BDM a en effet engagé une procédure visant à transformer sa succursale en filiale, rattachée à la maison mère basée à Bamako, au Mali.

Esaïe Edoh

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