Togo First

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Ecobank Transnational Incorporated (ETI) a enregistré de solides résultats au troisième trimestre 2025. Selon un récent rapport, à fin septembre, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé a réalisé un bénéfice net de 460,6 millions de dollars, en hausse de 34 % sur un an, et un résultat avant impôts de 656,6 millions de dollars, soit une progression de 33 %.

Dans la même veine, le produit net bancaire a atteint 1,75 milliard de dollars contre 1,48 milliard à la même période de 2024, en croissance de 18 %. 

Cette performance découle, selon la direction, du « succès de la stratégie axée sur la croissance, la transformation et le rendement », soutenue par la hausse des revenus dans tous les segments. 

La banque de financement et d’investissement (CIB) a notamment progressé de 18 %, portée par une meilleure discipline d’origination et de gestion des comptes, tandis que la banque de détail et PME a crû de 13 %, tirée par l’expansion de la clientèle et des dépôts.

Les dépôts de la clientèle s’établissent à 24,1 milliards de dollars (+23 %), et les prêts à 11,3 milliards (+17 %). Le total du bilan grimpe ainsi à 32,4 milliards de dollars, en hausse de 22 % sur un an, tandis que les fonds propres atteignent 2,49 milliards (+54 %). 

Cependant, la dynamique de rentabilité s’accompagne d’un coût du risque en nette augmentation (+38 %), à 254,7 millions de dollars, signe d’une exposition accrue dans un contexte de tension sur les marchés de crédit africains. Par ailleurs, le rapport d’activité ne détaille pas les performances régionales, notamment celles du Nigeria et du Ghana, deux marchés clés, souvent affectés par la volatilité des devises.

Malgré ces zones d’ombre, le groupe Ecobank continue d’afficher une solidité financière soutenue, à la faveur de la diversification de ses revenus et de la modernisation de ses services numériques sur ses 35 marchés africains.

R.E.D

La Grande Rencontre de l’Innovation Technologique (GRIT) a officiellement ouvert ses portes ce mercredi 29 octobre 2025 au Centre international des conférences de Lomé (CICL). Prévu sur deux jours, l’événement a été lancé par Cina Lawson, ministre de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique.

Le rendez-vous réunit de nombreuses startups, investisseurs et leaders du numérique venus de divers pays africains. Son objectif : stimuler les échanges autour du développement technologique sur le continent, à un moment où la jeunesse africaine s’impose comme un puissant moteur d’innovation et de transformation.

« De Casablanca à Cape Town, de Nairobi à Lomé, une nouvelle génération de visionnaires croit que l’avenir de l’Afrique sera numérique, inclusif et audacieusement africain », a déclaré Cina Lawson à l’ouverture des travaux. Dans cette optique, le GRIT se veut une plateforme où les idées s’échangent, où naissent des partenariats, et où l’innovation devient un langage commun.

La rencontre intervient alors que le Togo mise résolument sur l’intelligence artificielle et la valorisation des données comme leviers majeurs de sa croissance économique. Grâce au Géoportail national (GeoData), les startups, chercheurs et institutions disposent désormais d’un accès élargi à des données publiques dans des domaines variés (santé, éducation, énergie, infrastructures) constituant ainsi un terreau favorable à la conception de solutions africaines adaptées aux réalités locales.

Pour la ministre, cette orientation traduit la volonté du gouvernement de positionner le Togo comme un véritable hub numérique africain, un espace où se croisent talents, idées et capitaux pour bâtir l’économie du futur. « L’histoire de l’innovation africaine se construit ici, à Lomé », a conclu Cina Lawson.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le gouvernement veut instaurer des passerelles entre les différents sous-secteurs de l’éducation, afin de faciliter la mobilité des apprenants, et renforcer la cohérence du système de formation. 

C’est ce qu’annonce un décret publié au Journal officiel le 23 octobre 2025, comme l'indique le ministère de tutelle. Le texte, inscrit dans le déploiement du Plan sectoriel de l’éducation, définit un cadre intégré permettant aux élèves, apprentis et étudiants de circuler entre l’enseignement général, technique, professionnel et supérieur, sur la base des compétences acquises, qu’elles soient formelles, non formelles ou issues de l’expérience professionnelle.

Les conditions d’accès aux différents diplômes, du Certificat initial de fin d’apprentissage (CIFA) au Baccalauréat professionnel, sont harmonisées. Ainsi, par exemple, l’évaluation repose sur l’approche par compétences, combinant contrôle continu (60 %) et examen final (40 %), avec la participation des professionnels dans les jurys.

D’un point de vue opérationnel, deux instances de gouvernance sont créées pour encadrer la mise en œuvre de ce nouveau cadre réglementaire : le Comité de pilotage des passerelles (CPP) et le Comité interministériel des passerelles (CIP). Ces structures veilleront à la cohérence du dispositif et à la qualité des formations.

Notons qu’une phase pilote d’un an précédera la généralisation du système, qui prévoit également des incitations pour les entreprises formatrices et un appui spécifique pour les publics vulnérables.

R.E.D

A l’occasion d’une séance plénière, l’Assemblée nationale togolaise a procédé, mardi 28 octobre 2025, à l’installation de quatorze nouveaux députés, désignés par la Cour constitutionnelle pour remplacer des élus ayant quitté l’hémicycle en raison d’incompatibilités ou de renonciations volontaires.

En effet, selon une décision de la Cour en date du 25 octobre 2025, plusieurs figures politiques majeures ont cédé leur siège à la suite de nouvelles responsabilités gouvernementales ou administratives. Parmi elles, Kodjo Adédzé, ancien président du Parlement et actuel ministre de l’Aménagement du territoire, Yawa Djigbodi Tsègan, aujourd’hui commissaire générale de l’OTR, Dodzi Kokoroko, ministre de l’Environnement, ou encore Atcha-Dédji Affoh, gouverneur de la région des Savanes.

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Les suppléants désignés par la Cour ont été installés officiellement au cours de la séance.

Rappelons que, dans la même journée, les parlementaires ont élu le professeur Komi Sélom Klassou à la présidence de l’Assemblée nationale, à l’unanimité des voix. Il succède ainsi à Kodjo Adédzé à la chambre basse du parlement devenu bicaméral, avec le passage du Togo à la Vème République.

R.E.D

A Lomé, le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) a réuni, les mardi 28 et mercredi 29 octobre 2025, plus d’une centaine de leaders religieux de toutes confessions autour d’un séminaire inédit consacré à leur rôle dans la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme (LBC/FT). L’événement, organisé à l’Hôtel Sancta Maria, s’inscrit dans la stratégie régionale de sensibilisation communautaire portée par l’institution basée à Dakar.

La foi comme rempart moral contre la criminalité financière

Dans un message lu en son nom par Timothy Melaye, responsable principal de la communication, le directeur général du GIABA, Edwin W. Harris Jr., a rappelé que la religion « peut et doit être une force d’unité et de résilience », mais qu’elle peut aussi, à son insu, devenir une cible d’instrumentalisation par les réseaux criminels. Il a souligné l’importance d’un partenariat actif entre institutions publiques et autorités religieuses pour « renforcer la vigilance collective » face aux menaces de blanchiment, de financement d’activités extrémistes ou de propagande idéologique.

Selon le GIABA, les organisations religieuses jouent un rôle déterminant dans la cohésion sociale et la prévention des dérives violentes : leurs sermons, leurs œuvres caritatives et leur proximité avec les fidèles en font des acteurs incontournables de la prévention. Mais cette influence les expose aussi à des risques d’abus : « des fonds de charité peuvent être détournés ; des associations humanitaires peuvent servir, parfois à leur insu, de canaux de financement illicite », a averti le responsable.

L’État togolais renforce sa vigilance

Présidant la cérémonie d’ouverture, Koudjoou Esso, représentant le ministre de l’Administration territoriale, Colonel Hodabalo Awaté, a salué cette initiative du GIABA, rappelant l’engagement du Togo dans la lutte contre les flux financiers clandestins. Il a souligné que « le terrorisme et le crime organisé se nourrissent souvent de la dissimulation derrière des activités légitimes » et que les lieux de culte, les associations caritatives et les œuvres religieuses doivent demeurer « des havres de paix, non des passerelles pour des flux financiers opaques ».

Le ministre a également évoqué la vision du président Faure Essozimna Gnassingbé, qui appelle à une approche « globale et concertée » de la lutte contre le terrorisme, citant les récents forums régionaux sur la paix et la sécurité organisés à Lomé.

Les leaders religieux appelés à l’action

Pour Tchaa Bignossi Aquiteme, président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF-Togo) et correspondant national du GIABA, cette rencontre vise à bâtir « un pont de confiance entre les autorités et les guides spirituels ». Il a encouragé les participants à « intensifier la sensibilisation dans leurs communautés » et à promouvoir la transparence financière au sein de leurs institutions.

Les discussions ont permis d’aborder les signes d’alerte du blanchiment, les mécanismes de signalement et les pratiques de bonne gouvernance au sein des structures religieuses.

Fiacre E. Kakpo

Depuis le Togo, sa base, le Groupe Gozem continue de renforcer son empreinte dans le paysage technologique ouest-africain. En sept ans, la startup a pu mobiliser plus de 90 millions de dollars (environ 55 milliards FCFA) au profit de 40.000 champions, ses partenaires conducteurs qui participent à la réussite de son modèle.

Parallèlement, plus de 7000 véhicules ont été financés pour une valeur totale de 20 millions de dollars (environ 12 milliards FCFA). Ces chiffres, dévoilés par le directeur du Groupe, Jean-Martial Moulaud, à la faveur de l’inauguration des nouveaux locaux à Lomé, traduisent l’ampleur de l’activité de Gozem et les retombées économiques générées.

Concrètement, depuis ses débuts en 2018, la startup, partie d’une simple application de réservation de taxi-moto, a su bâtir un véritable écosystème numérique mêlant mobilité, commerce électronique et services financiers.

Ses services ont été d’abord étendus dans plusieurs villes togolaises, notamment Kara, Kpalimé, Atakpamé, Aného, Tsévié et Sokodé, avant de se tourner vers la sous-région ouest-africaine et centrale. La startup, qui a bénéficié d’un financement de la SFI en 2022, a également renforcé sa stratégie de croissance par l’acquisition de deux startups, l’une au Togo et l’autre au Bénin, afin de consolider  son implantation dans le commerce électronique et la monnaie électronique.

« Ces résultats démontrent que notre vision de créer un écosystème numérique complet au service des populations et de nos partenaires est en marche. Avec les nouveaux bureaux, nous voulons offrir à nos équipes un cadre de travail moderne qui favorisera l’innovation et attirera les meilleurs talents pour continuer à grandir depuis le Togo », a indiqué Jean-Martial Moulaud, Directeur du Groupe Gozem.

De nouveaux locaux pour soutenir l’innovation

Le Togo abrite désormais le siège régional du Groupe Gozem. L’infrastructure a été inaugurée le mardi 28 octobre 2025 en présence du ministre chargé de l’Administration territoriale, Hodabalo Awate, et du ministre délégué chargé des Sports et de la Jeunesse, Abdul-Fahd Fofana.

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Cet immeuble moderne à plusieurs étages a été conçu pour offrir un environnement de travail innovant. Il comprend une salle de suivi des véhicules en temps réel, permettant de contrôler et d’optimiser toutes les opérations sur le terrain.

Les étages abritent des espaces de coworking pour favoriser la collaboration entre équipes et partenaires. Les premier et deuxième niveaux sont spécialement dédiés à l’accueil de startups qui souhaitent intégrer l’écosystème Gozem, offrant ainsi un tremplin pour de jeunes entreprises technologiques.

« Ce siège symbolise notre engagement envers nos collaborateurs et notre volonté de construire un hub technologique au Togo », a souligné Ange Amegnikpo, Directeur général de Gozem Togo.

Cette initiative intervient dans un contexte où le Togo voit émerger de nombreuses startups dans plusieurs secteurs innovants, notamment la mobilité, la FinTech, le commerce électronique, l’agritech et les technologies numériques. L’ambition des autorités est de faire du pays un hub technologique régional en facilitant l’accès au financement pour les jeunes entreprises.

Gautier Agbekodovi

Désormais, les clients d’Ecobank Togo peuvent transférer de l’argent de leur compte vers leur portefeuille Mixx. Ceux de Mixx Togo peuvent également transférer de l’argent de leur portefeuille Mixx vers leur compte bancaire Ecobank.

Le lancement de ce service dénommé Mbanking était au cœur d’une cérémonie ayant réuni les top managers, cadres et clients des deux sociétés ce mardi 28 octobre 2025 au siège d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), à Lomé.

Ainsi, la plateforme d’interopérabilité, déjà accessible et opérationnelle, devrait faciliter aux clients d’Ecobank et aux abonnés de Mixx Togo, en dehors des transferts, diverses opérations, depuis leur téléphone, avec ou sans connexion internet. Notamment, la consultation de solde, l’historique des transactions, la demande de mini-relevé. Ceci, via l’onglet « Service Bancaire » de la Super App Mixx Togo, l’application Mobile Ecobank ou en faisant la syntaxe *145*6*1*3#. Il s’agit donc d’une possibilité offerte à des milliers de personnes d’accéder à leur banque sans avoir à franchir la porte d’une agence. Une démonstration de cette évolution technologique, de sa fiabilité et de sa sécurité, a d’ailleurs été faite in situ, avec succès.

Avec un smartphone ou un simple téléphone, le Mbanking est accessible, souligne-t-on, même dans les zones rurales bénéficiant d’un accès limité aux services bancaires.

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Ce partenariat qui se veut gagnant-gagnant entre Ecobank Togo et Mixx Togo, répond, de l’avis de Estelle Fafa Akue-Komlan, Directeur Général de Ecobank Togo, « à un besoin réel » : celui de « faciliter la vie à tous leurs clients : familles, commerçants, petites entreprises », soulignant également en cette occasion que « le Mobile Money est devenu un outil de tous les jours ».

« Ce nouveau partenariat avec Ecobank est un partenariat qui nous manquait, surtout au service Mixx. On va pouvoir relier les comptes bancaires chez Ecobank avec nos portefeuilles Mixx. Ceci est exceptionnel ; nous avions déjà ces types de partenariat avec d’autres banques et il nous manquait celui-ci. Ecobank est une grande banque, avec un réseau important. Mixx va donc bénéficier de ce réseau et permettre à ses abonnés de profiter de ce réseau », déclare Catherine Savery, Directeur Général de Mixx Togo.

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Et selon les statistiques les plus récentes, le groupe Ecobank, ce sont plus de 24 millions de clients dans les secteurs de la banque des particuliers, la banque commerciale et la banque de grande clientèle dans 35 pays africains

Il est à noter que les transactions prises en compte dans le cadre de ce service d’interopérabilité Ecobank – Mixx et Mixx – Ecobank Togo devraient porter, au maximum, sur les plafonds autorisés pour chaque client Mixx, selon qu’il a un portefeuille élargi ou non, a précisé Jean-Claude Kponoume, Chef des Produits monétiques à YAS.

S.A

Au Togo, l’Assemblée nationale, première chambre du Parlement, a un nouveau président en la personne de Sélom Klassou. Il succède à Kodjo Adédzé, à qui les portefeuilles de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat ont été confiés le 8 octobre 2025 au sein de ce qu’il convient d’appeler le tout premier gouvernement de la Ve République.

Député de l’Union pour la République (UNIR) et ancien Premier ministre entre 2015 et 2020, Sélom Klassou a été porté à la tête de l’institution lors de la deuxième séance plénière de la 2e session ordinaire de l’année, tenue ce mardi 28 octobre 2025 au siège du Parlement. Natif de Notsè, dans la préfecture du Haho, il devient ainsi le 15e président de l’Assemblée nationale dans l’histoire politique du pays.

Plusieurs fois ministre sous Eyadéma et Faure Gnassingbé, Sélom Klassou est un fin connaisseur de l’institution parlementaire ; il y avait déjà occupé le poste de vice-président avant sa nomination comme Premier ministre en 2015.

Conformément aux dispositions en vigueur, il dirigera le Parlement pour un mandat de trois ans et sera assisté par un bureau composé de six vice-présidents, trois questeurs et trois secrétaires parlementaires.

En rappel, le Togo à la faveur de son entrée dans le régime parlementaire, a adopté le bicaméralisme, conduisant à un Sénat que préside Barry Moussa Barqué, et à une assemblée nationale dont Komi Sélom Klassou vient de prendre les commandes.

De l’avis d’un analyste politique, spécialiste du pays ouest africain, sous le sceau de l’anonymat, « au plan institutionnel, tout est désormais en place afin que le Togo lance les grands chantiers de la Vème république ».

Esaïe Edoh

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Le 3e Sommet de Luanda sur le financement des infrastructures en Afrique s’ouvre ce mardi 28 octobre 2025 dans la capitale angolaise. L’événement, qui réunit plusieurs dirigeants africains, enregistre la participation du président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé.

Organisée conjointement par la Commission de l’Union africaine et l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), cette rencontre se tient autour du thème : « Capitaux, corridors, commerce : investir dans les infrastructures pour la ZLECAf et la prospérité partagée ». Les discussions devraient permettre de réfléchir aux stratégies de développement des infrastructures, levier essentiel pour renforcer le commerce intra-africain et accélérer l’intégration économique du continent.

Les chefs d’État, de gouvernement et investisseurs devraient explorer différentes pistes de financement des projets d’infrastructures sur l’ensemble du continent. Selon un communiqué de la Présidence du Conseil, « les dirigeants africains vont explorer les opportunités d’investissement stratégiques alignées sur le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) et le Plan directeur de l’Union africaine pour la connectivité régionale et continentale ».

Pour le Togo, cette participation revêt une importance particulière. Elle intervient à un moment où le pays multiplie les initiatives pour moderniser ses infrastructures routières et logistiques, renforcer son attractivité auprès des investisseurs et tirer pleinement profit des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

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L’Hôpital Dogta-Lafiè de Lomé a intégré le Focal One, une technologie robotisée française de traitement du cancer de la prostate par ultrasons de haute intensité. Le Togo devient ainsi le premier pays d’Afrique à adopter ce dispositif médical, conçu pour offrir une alternative moins invasive aux méthodes traditionnelles comme la chirurgie et la radiothérapie.

Le Focal One permet de cibler avec précision les tissus cancéreux sans incision ni rayonnement, limitant les risques de complications post-opératoires. Selon le professeur Kodjo Tengue, spécialiste en urologie à Dogta-Lafiè, « cette technologie représente une avancée majeure dans la prise en charge des cancers localisés, car elle réduit les séquelles tout en accélérant la récupération des patients ».

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L’acquisition de cet équipement s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation du système de santé et de renforcement de la médecine de précision. Un programme de formation et de transfert de compétences est, du reste, prévu avec des partenaires français, afin d’assurer la maintenance et la maîtrise du dispositif par les équipes locales.

L’initiative accompagne aussi les efforts de prévention. En parallèle, l’hôpital a lancé un centre de dépistage précoce des cancers du sein dans le cadre de la campagne « Octobre Rose ». L’objectif est de promouvoir le diagnostic anticipé et de renforcer la lutte contre les cancers au Togo, où la mortalité liée à ces maladies reste relativement élevée.

R.E.D

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