Togo First

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Au Togo, un concours d’arts plastiques est lancé afin de promouvoir les potentialités culturelles du pays et de raviver l’intérêt des jeunes pour les expressions artistiques. Ouvert le lundi 19 janvier, le concours prendra fin le 23 janvier 2026 et est soutenu par l’Institut français et l’Université de Kara.

Portée par l’Espace Partenariat Togo-France, en collaboration avec le club d’arts plastiques de l’Université de Kara, cette initiative vise à stimuler la créativité, favoriser l’expression personnelle et renforcer l’attrait des jeunes pour les arts plastiques. Cette compétition réunit des jeunes talents issus des clubs d’art de la ville de Kara. 

Selon l’Institut français du Togo, « ce concours s’inscrit dans une démarche de valorisation des pratiques artistiques locales, tout en offrant un cadre structurant, pédagogique et inclusif ». De fait, il a pour objectif de détecter, accompagner et valoriser les talents artistiques, souvent peu visibles malgré leur créativité et leur fort ancrage culturel.

Au-delà de sa dimension artistique, l’initiative entend positionner la culture comme un véritable levier de développement. Dans un contexte où les arts plastiques occupent une place importante, mais encore insuffisamment structurée dans le paysage culturel togolais, ce concours ambitionne de placer les jeunes au cœur de la dynamique et de contribuer à l’émergence durable du secteur.

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L’État togolais anticipe une chute marquée des dons-projets entre 2026 et 2028. Selon les prévisions de recettes sur la période, les dons des institutions internationales passeraient de 166,9 milliards FCFA en 2026 à 70,9 milliards FCFA en 2027, puis à 31,6 milliards FCFA en 2028.

En deux ans, ces financements spécifiques seraient ainsi divisés par plus de cinq. En valeur absolue, la perte atteindrait près de 135 milliards FCFA entre 2026 et 2028.

Ces dons-projets, constitués d’aides extérieures parfois assimilées à des ressources non fiscales au sens large, se composent essentiellement des dons des institutions internationales, notamment la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, dans le cadre de leurs différents programmes.

Incidemment, pour l’exercice 2026, l’État togolais a prévu des comptes d’affectation spéciale afin de canaliser des financements de l'institution de Bretton Woods, pour un montant global fixé à 48,68 milliards FCFA. Ces fonds sont destinés à trois programmes. Le premier est le Programme national de la protection sociale non contributive, devant financer l’Assistance sociale transformatrice pour la résilience au Togo (ASTRE), qui couvre notamment les transferts monétaires aux ménages vulnérables. Le deuxième, le programme de modernisation et de renforcement des capacités de l’administration pour la délivrance des services (PMADS), axé sur l’amélioration de la performance administrative, de la qualité des services publics et de la gouvernance. Le troisième, le programme de transformation durable de l’agriculture au Togo (PTDAT), qui accompagne la mise en œuvre du Programme de modernisation de l’agriculture au Togo (ProMAT) 2025-2034.

S’agissant du FMI, le pays bénéficie d’une Facilité élargie de crédit, FEC, de 42 mois, soit 3 ans et 6 mois, approuvée en mars 2024, pour un montant total d’environ 240 milliards FCFA (quelque 400 millions de dollars).

L’un dans l’autre, les dons projets représentent encore plus de 10 % des recettes budgétaires en 2026. Ils tomberaient à moins de 2 % en 2028, selon les projections actuelles, sauf changement majeur d’ici là.

Dans le même temps, à côté de la baisse anticipée des dons-projets, les recettes fiscales sont, pour leur part, prévues en légère hausse. Elles devraient représenter 1338 milliards FCFA en 2026, puis 1474 milliards FCFA en 2027 et 1620 milliards FCFA en 2028.

Une telle trajectoire soulève naturellement la question de la capacité de l’État à financer les investissements publics sans appui extérieur massif, de même que celle de la soutenabilité sociale d’un effort fiscal accru sur les ménages et les entreprises.

Quoi qu’il en soit, les prochains mois et les prochaines projections budgétaires indiqueront si ces évolutions traduisent la fin de cycles de projets sans renouvellement équivalent, ou si le gouvernement assume un recentrage progressif vers l’autonomie budgétaire.

Ayi Renaud Dossavi

A Lomé, les acteurs communaux des communes Golfe 1 et Golfe 4 achèvent ce mardi 20 janvier 2026 une formation sur leurs rôles et responsabilités dans le cadre de la décentralisation. Ceci, dans le cadre des travaux portés par l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT), avec l’appui de l’ambassade de France au Togo.

La session démarrée lundi, a réuni maires, adjoints, conseillers municipaux, secrétaires généraux et autorités préfectorales et est organisée dans un contexte caractérisé par la prise de fonction des nouveaux conseils municipaux issus des élections locales de juillet 2025.

Les modules portent sur les principes de la décentralisation et de la déconcentration, les compétences des communes et des maires, le fonctionnement des conseils municipaux et les interactions entre élus, administration communale et services déconcentrés de l’État. D’autres thèmes incluent l’élaboration du budget communal, l’état civil et le contrôle de légalité.

Selon le directeur général de l’ANFCT, Komi Dodzi Denyo, il s’agit de doter les élus des bases nécessaires pour exercer efficacement leur mandat. 

 36 ateliers préfectoraux depuis décembre

Notons qu’avant l'étape de Lomé, cette formation, démarrée depuis le 8 décembre 2025, s'est déroulée à Kara, Dapaong, et Cinkassé.  À l’échelle nationale, 36 ateliers préfectoraux ont déjà été organisés pour accompagner les 1527 conseils municipaux installés après les élections de 2025.

« Dès leur entrée en fonction, il est crucial de doter les élus des bases fondamentales relatives à leurs rôles, responsabilités, au fonctionnement du conseil municipal et aux interactions avec les autres acteurs du développement territorial », a-t-il indiqué.

L’ambassadeur de France, Augustin Favereau, a rappelé pour sa part que cette action s’inscrivait dans un projet d’appui à la gouvernance territoriale financé par la France sur la période 2025 à 2027. Le partenariat entre l’ANFCT et le Centre national de la fonction publique territoriale en France soutient la formation des formateurs et la production de contenus adaptés au contexte togolais.

Pour les communes concernées, l’enjeu est notamment d’améliorer la gestion budgétaire, la mobilisation des ressources locales et la coordination avec les services de l’État. À terme, ces formations doivent renforcer l’efficacité de l’action publique locale et la qualité des services rendus aux populations.

R.E.D

Au Togo, la commune Sotouboua 2 s’est dotée d’un Plan de développement communal (PDC). Le document, qui couvre la période 2026-2030, a été validé en fin de semaine dernière à Adjengré, chef-lieu de la commune, lors d’un atelier réunissant les conseillers municipaux et les acteurs locaux.

D’un coût global estimé à 2,26 milliards FCFA (2.261.779.000 FCFA), la mise en œuvre de ce plan quinquennal nécessitera un important effort de mobilisation de ressources. Le PDC s’articule autour de quatre programmes et quatorze projets, visant à améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Les interventions prévues ciblent plusieurs secteurs prioritaires, notamment la santé, l’éducation, les infrastructures rurales, l’accès à l’eau potable, ainsi que l’électrification. À travers ces actions, les autorités communales entendent impulser un développement économique et social inclusif, tout en renforçant la gouvernance locale et la protection de l’environnement.

Avec la validation du document, la commune entre désormais dans la phase opérationnelle. La mobilisation des financements et l’exécution des projets devraient se faire de manière participative, avec l’implication de l’ensemble des couches sociales. Selon le premier adjoint au maire de Sotouboua 2, Akata Atchozou, cette approche inclusive est essentielle pour garantir l’appropriation et la réussite du plan sur les cinq prochaines années.

Esaïe Edoh

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Le Togo prévoit de renforcer le développement local en 2026. Selon la loi de finances, le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) atteindra 12 milliards FCFA cette année. Ceci marque une progression de 20% par rapport aux 10 milliards FCFA de 2025, dans la poursuite de la politique de décentralisation engagée ces dernières années. 

Cette enveloppe doit notamment aider à consolider les capacités financières des communes et des régions. Les ressources du FACT servent principalement au financement de projets d’investissement, notamment dans les infrastructures de base, l’éducation, la santé et l’assainissement.

Notons que sur les cinq dernières années, un montant cumulé de 41,8 milliards FCFA a été mobilisé au profit des collectivités territoriales, alors que les collectivités sont invitées à améliorer leur planification et leur exécution budgétaires.

L’augmentation du FACT intervient alors que les communes élaborent ou actualisent leurs plans de développement, outils clés pour structurer les priorités d’investissement et attirer des financements complémentaires. Le fonds joue ainsi un rôle d’effet levier, en permettant aux collectivités de lancer des projets et de renforcer leur crédibilité auprès des partenaires techniques et financiers.

Pour rappel, le Togo est structuré en 117 communes, unités de base pour la gouvernance locale et le développement territorial, elles-mêmes réunies en 39 préfectures et 5 régions. 

R.E.D

En 2026, le Togo table sur 1338,9 milliards FCFA de recettes fiscales, selon la loi de finances. Comme les années précédentes, l’essentiel des recettes attendues repose sur un noyau restreint d’impôts, mais à fort rendement pour le pays.

En particulier, des impôts indirects comme la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la douane portent l’essentiel de l’effort fiscal. 

Dans le détail, la TVA intérieure est projetée à 189,4 milliards FCFA, tandis que la TVA douanière est attendue à 351,2 milliards FCFA.

Les droits de douane et taxes assimilées forment le deuxième bloc majeur, sur fond de positionnement portuaire du pays et de son rôle de point d’entrée de produits vers l’hinterland ouest-africain. Ils sont projetés par les autorités publiques à 211,5 milliards FCFA. Les droits indirects liés au commerce extérieur continuent ainsi de peser lourdement dans les prévisions de l’Office togolais des recettes (OTR).

À côté, l’impôt sur les sociétés viendra compléter le trio de tête, projeté à 201,1 milliards FCFA. L’impôt sur les traitements et salaires, prélevé à la source, assure également une base régulière de recettes, soutenue par la progression de l’emploi formel.

Derrière ces postes de recettes principaux, plusieurs impôts restent relativement marginaux dans la structure globale. Les taxes foncières et immobilières, malgré leur potentiel, continuent de générer des montants limités (3,7 milliards de FCFA attendus en 2026). Il en est de même pour les droits d’enregistrement et de timbre (18 milliards FCFA de projection) et certaines taxes spécifiques sur des produits ciblés, qui affichent un poids modeste dans les prévisions. Les autres recettes fiscales diverses, incluant amendes, pénalités et taxes sectorielles (2,28 milliards FCFA), complètent l’architecture budgétaire sans en modifier l’équilibre général.

Recette non fiscales

En comparaison, les recettes non fiscales occupent globalement une place secondaire dans la structure des ressources de l’État togolais. 

En 2026, elles sont projetées à environ 88,9 milliards FCFA, soit une part limitée du total des recettes budgétaires, largement dominées par la fiscalité. Elles regroupent principalement les redevances, les produits des participations de l’État, les dividendes des entreprises publiques, ainsi que certaines recettes administratives.

Dans le détail, les redevances issues du secteur extractif et des infrastructures stratégiques restent modestes. Les redevances minières sont attendues à 10,38 milliards FCFA en 2026, tandis que celles liées aux activités aéroportuaires sont estimées à 3,97 milliards FCFA. Les revenus tirés des entreprises publiques et des participations de l’État ne compensent pas cette faiblesse structurelle et demeurent inférieurs aux recettes issues de la TVA ou des droits de douane.

Dons et appuis extérieurs

On compte également les dons et aides extérieures, parfois assimilés aux ressources non fiscales au sens large, et projetés à 166,9 milliards FCFA. 

Ils se composent essentiellement des appuis des institutions internationales, notamment la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, dans le cadre de leurs différents programmes.

463,5 milliards FCFA en titres publics

Rappelons que hormis ces ressources, l’État togolais prévoit de mobiliser 463,5 milliards FCFA sur le marché régional des titres publics de l’UEMOA, soit environ 17 % du budget annuel. 

Au total, les recettes fiscales devraient représenter 48,7 % du budget général, arrêté à 2751,5 milliards FCFA, en progression de 14,8 % par rapport à l’exercice précédent, avec un rôle central confié à l’OTR dans la mobilisation des ressources internes.

Ayi Renaud Dossavi

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La jeunesse et l’innovation occuperont une place centrale dans la stratégie 2026 de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo). L’institution prévoit la mise en place d’un fonds d’investissement dédié aux start-up, avec comme finalité d’accompagner les projets portés par de jeunes entrepreneurs évoluant dans des secteurs à fort potentiel.

Le numérique, l’agro-industrie, l’artisanat ou encore les services figurent parmi les domaines ciblés par ce mécanisme, selon l’annonce faite dans la parution de décembre 2025 du Magazine “Entrepreneurs Mag”, une revue trimestrielle de l’institution. L’objectif est de contribuer à combler le déficit de financement auquel font face de nombreuses jeunes entreprises innovantes, souvent limitées à la phase de démarrage ou dans leur croissance.

Si les ressources à mobiliser pour ce fonds ne sont pas encore dévoilées, , la CCI-Togo entend, au-delà de l’appui financier, proposer un accompagnement technique et stratégique aux bénéficiaires. Celui-ci devrait inclure du mentorat, la structuration des modèles économiques, l’amélioration de la gouvernance ainsi que l’accès aux marchés. Un soutien jugé essentiel, dans la mesure où de nombreuses start-up togolaises peinent encore à consolider leur stratégie commerciale et leur organisation interne.

En combinant financement et accompagnement, le fonds ambitionne de professionnaliser les porteurs de projets, d’améliorer la viabilité des entreprises et de réduire leur taux d’échec. Selon le président de la CCI-Togo, José Syménouh, cette initiative vise à « bâtir un écosystème entrepreneurial dynamique, fondé sur l’innovation, la créativité et la prise d’initiative ».

Pour la chambre consulaire, la création de ce fonds traduit également sa volonté de jouer pleinement son rôle d’incubateur de talents et de catalyseur de croissance, dans un contexte encore marqué par les difficultés d’accès au financement pour les jeunes entreprises au Togo.

Esaïe Edoh

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En 2025, le Togo a amorcé un mouvement de désendettement sur le marché financier régional de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Selon les données consolidées publiées par UMOA-Titres, l’encours de la dette togolaise détenue par les investisseurs régionaux a reculé de 5,6 % sur l’année, à 1810,5 milliards de francs CFA, faisant du pays l’un des rares États de l’Union à afficher une contraction de son stock de dette sur le marché des titres publics.

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Cette évolution contraste avec la dynamique observée dans la plupart des autres pays de l’Union, où les encours sont restés orientés à la hausse en 2025. À l’échelle régionale, l’encours total de la dette UMOA s’est certes légèrement replié (-3,7 %), mais cette baisse masque de fortes disparités nationales. Tandis que la Côte d’Ivoire a vu son encours diminuer plus nettement (-15,4 %), plusieurs États, dont le Niger (+7,2 %), le Mali (+2,2 %) ou encore le Sénégal (+2 %), ont continué d’accroître leur exposition aux investisseurs régionaux.

Lomé a mobilisé 411 milliards de francs CFA en 2025, un niveau nettement inférieur à celui de 2024, déjà en repli par rapport aux exercices précédents. Ce recul ne traduit pas un désengagement du marché régional, mais un ajustement de la stratégie de financement. Le Togo a progressivement réduit son recours aux adjudications classiques d’UMOA-Titres pour privilégier des financements de maturité plus longue, en s’appuyant davantage sur l’autre segment du marché régional lié à la BRVM, notamment à travers des opérations de syndication. Cette orientation vise à mieux étaler les échéances et à limiter la pression de refinancement, dans un contexte où plusieurs États de l’Union ont dû faire face, en 2025, à un mur de maturités hérité des années de forte tension sur la liquidité bancaire.

À l’inverse, l’année 2025 a été marquée par une activité particulièrement soutenue sur le marché régional. Au total, les États de l’UEMOA ont levé près de 11 860 milliards de francs CFA, en hausse de 45,9 % sur un an, avec un net regain des émissions obligataires (+89,5 %), reflet d’une volonté d’allonger les maturités et de lisser les profils de remboursement. 

Fiacre E. Kakpo

Comme annoncé il y a quelques jours, Lomé a accueilli samedi 17 janvier 2026, une réunion de haut niveau consacrée à la cohérence et à la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs. La rencontre s’inscrivait dans le cadre de la médiation conduite par le Togo, sous l’égide de l’Union africaine.

Présidée par Faure Essozimna Gnassingbé, médiateur de l’UA sur le dossier, la réunion a rassemblé le panel des facilitateurs africains, composé d’Olusegun Obasanjo, Uhuru Kenyatta, Mokgweetsi Masisi, Catherine Samba-Panza et Sahle-Work Zewde, ainsi que des représentants de la RDC, du Rwanda, de l’Angola, du Burundi, de l’Ouganda, des États-Unis, du Qatar et de la France. Le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, et plusieurs organisations régionales et partenaires internationaux, y ont également pris part.

Les travaux ont porté sur l’alignement des différentes initiatives de paix, africaines et internationales, afin d’éviter la dispersion des médiations et de renforcer la centralité du processus conduit par le Togo. 

A la faveur de ces travaux, les participants ont acté la révision de l’architecture de la médiation, avec la mise en place d’un secrétariat conjoint indépendant en appui technique au panel des facilitateurs.

En parallèle, Washington a réaffirmé son soutien au leadership africain, représenté sur ce dossier par Faure Gnassingbé. Présent à Lomé, Keith R. Gilges, directeur du Bureau des affaires de l’Afrique centrale au département d’État américain, a salué le rôle du Togo et la coordination avec les médiations de Washington et de Doha. Les États-Unis rappellent leur appui aux accords conclus en 2025 entre la RDC et le Rwanda.

Au Togo, l’État prévoit de mobiliser 10,38 milliards FCFA de redevances minières en 2026, selon ses prévisions de recettes pour la période 2026 à 2028. Ce montant progresserait ensuite à 12,48 milliards FCFA en 2027, puis à 13,62 milliards FCFA en 2028.

Sur trois ans, les recettes issues des redevances minières augmenteraient ainsi de près de 31 %, selon les projections. Cette trajectoire laisse anticiper, sur les trois années à venir, une montée en régime progressive du secteur extractif dans les finances publiques.

Dans le contexte togolais, ces redevances viennent en baisse par rapport à celles perçues plus récemment, avec des revenus historiquement modestes, et contribuent faiblement au budget de l’État. Selon les données disponibles, les recettes minières totales pour 2021 se sont par exemple élevées à environ 19,84 milliards FCFA.

Et malgré la relative progression attendue de 2026 à 2028, le poids des redevances minières reste très modeste au regard des recettes budgétaires totales attendues, qui dépassent 1600 milliards FCFA en 2026. 

Quoi qu’il en soit, le paysage minier togolais est dominé par le phosphate, dont la production a dépassé 1,5 million de tonnes en 2022, exploité depuis plusieurs décennies et principal produit minéral d’exportation du pays. Le pays dispose aussi de gisements de calcaire et de clinker, utilisés notamment dans l’industrie cimentière, ainsi que de ressources aurifères et diamantifères encore peu développées à l’échelle industrielle.

A côté de ces ressources, les autorités misent aussi sur de nouveaux projets, dont la mine de manganèse de Nayega, dans le nord du pays. Avec un potentiel de production de plusieurs centaines de milliers de tonnes par an à pleine capacité, la mine représente l’un des principaux relais de croissance du secteur minier togolais.

Ayi Renaud Dossavi

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