L’Allemagne a soutenu le secteur de la santé au Togo à hauteur de 484,59 millions d’euros, soit environ 318 milliards FCFA, sur la période allant de 2014 à 2025. L’information ressort d’une rencontre de suivi tenue le mardi 4 novembre 2025 sur la coopération sanitaire entre le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Tessi, et l’ambassadeur d’Allemagne au Togo, Claudius Fischbach.
Cette séance de travail a permis de faire le point sur l’état d’avancement des projets financés par la coopération allemande et d’explorer de nouvelles pistes de partenariat. L’enveloppe mobilisée a servi à financer plusieurs projets allant de la réhabilitation, à l’extension et à l’équipement de plusieurs formations sanitaires dans la région de la Kara, dans le cadre du « Programme de renforcement du système sanitaire - santé reproductive et droits sexuels, phase II ».
L’appui allemand a également été déterminant durant la pandémie de Covid-19, à travers la fourniture d’équipements médicaux, le renforcement des capacités du personnel de santé et la contribution à la riposte nationale.
Les échanges ont également porté sur le Centre des maladies infectieuses de Kara, l’appui budgétaire prévu pour la période 2024-2026, ainsi que les initiatives en cours pour consolider le système de santé et améliorer la couverture sanitaire universelle. Les deux parties ont mis l’accent sur la nécessité d’accélérer les procédures administratives et logistiques afin de garantir la continuité des activités et d’optimiser les résultats sur le terrain.
« Le gouvernement reste pleinement engagé à lever les obstacles et à renforcer la coordination des actions, afin d’assurer la mise en œuvre efficace des projets de santé au bénéfice de nos populations », a déclaré le ministre Jean-Marie Tessi.
Il convient de rappeler que hormis la santé, l'Allemagne appuie le Togo notamment dans les domaines de l’environnement, la décentralisation, et l’éducation.
Esaïe Edoh
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Si la 5G apparaît désormais dans les tableaux de bord de l’ARCEP, elle reste encore un phénomène marginal. Selon les données croisées des observatoires trimestriels du régulateur, à peine 1 % des terminaux actifs au Togo est compatible 5G, contre 39 % pour la 4G, 16 % pour la 3G et 44 % pour la 2G. Un contraste frappant, mais qui illustre bien la transition progressive d’un marché encore en structuration technologique.
Une modernisation freinée par le parc d’appareils
Entre la fin de 2024 et la mi-2025, le parc total de terminaux a poursuivi sa progression, porté par l’explosion du nombre d’abonnés mobiles : 7,69 millions au 4e trimestre 2024, 7,99 millions au premier trimestre 2025, selon les rapports de l’ARCEP. Mais cette croissance s’accompagne d’une forte hétérogénéité technologique : la majorité des utilisateurs restent sur des équipements 2G ou 3G, souvent issus du marché gris.
L’Autorité note d’ailleurs une hausse de 66 % des terminaux non identifiés au 2e trimestre 2025, après une baisse spectaculaire observée au cours des 3 premiers mois de l’année (-60,9 %) — preuve que la régulation des importations d’appareils non homologués demeure un défi.
Une adoption de la 5G encore symbolique
Lancé dès novembre 2020 — le Togo devenait le premier pays à déployer la 5G en Afrique de l’Ouest via Togocom, la 5G ne représente encore qu’un signal de modernisation plus qu’une réalité d’usage. Les opérateurs YAS Togo (ex-Togo Télécom/Togo Cellulaire) et Moov Africa Togo privilégient toujours l’extension de la 4G : sur un an, le nombre d’abonnés 4G a bondi de 38 % en 2024, puis encore de 10 % au T1-2025, pour atteindre près de 2,9 millions d’utilisateurs.
Ce basculement rapide vers la 4G tire la consommation de données : le trafic data mobile a progressé de 68 % sur un an au 2e trimestre 2025 et de 33 % par rapport au trimestre précédent. Pourtant, la 5G reste absente des usages quotidiens, faute d’écosystème compatible et de modèle économique clairement établi.
Des obstacles multiples à lever
Le principal frein demeure le coût des smartphones 5G, encore inabordables pour une majorité de ménages, ainsi que la disponibilité du spectre radio. À cela s’ajoutent des investissements en recul : -34 % sur un an au deuxième trimestre 2025, une tendance qui limite la capacité des opérateurs à préparer la bascule technologique.
2026 – 2030 : le vrai tournant ?
D’ici à 2030, le Togo espère créer les conditions d’une 5G économiquement viable : extension de la fibre pour l’interconnexion des antennes, harmonisation du spectre et ouverture à des services industriels (IoT, cloud, smart cities).
Mais pour que cette ambition prenne forme, il faudra stabiliser les investissements, mieux encadrer les terminaux importés et stimuler la demande en usages numériques avancés.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, la délégation de l’Union européenne (UE) apporte un nouvel appui à la protection des populations résidant au nord, une zone confrontée aux menaces terroristes. Fin octobre dernier, elle a remis au Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) et aux forces de défense et de sécurité un important lot d’équipements d’environ 115 millions FCFA.
Le matériel, acquis à travers une facilité mondiale mise en œuvre avec les Nations Unies, comprend des équipements informatiques, des outils pédagogiques et surtout une soixantaine de détecteurs de mines. Ces dotations viennent compléter les actions de formation et de sensibilisation déjà menées ces dernières années dans la partie septentrionale du pays, visant à prémunir les populations contre les engins explosifs improvisés (EEI) utilisés par les groupes armés.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’appui de l’UE au Programme d’urgence pour la région des Savanes, qu’elle soutient depuis 2022. Ce programme gouvernemental vise à renforcer la résilience des populations locales dans plusieurs secteurs sociaux, notamment la santé, l’eau, l’électricité, l’éducation et l’agriculture.
En 2022, dans une démarche conjointe avec la République fédérale d’Allemagne, l’Union européenne avait déjà annoncé une contribution de 5 millions d’euros, soit un peu plus de 3 milliards FCFA, en faveur du PURS. Plusieurs actions avaient alors été engagées pour améliorer les conditions de vie des communautés affectées.
Plus récemment, l’UE a sélectionné le Togo parmi quatre pays côtiers d’Afrique de l’Ouest aux côtés du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Ghana pour bénéficier d’un nouveau financement de 10 millions d’euros. Ce fonds vise à aider ces pays à faire face à la pression migratoire croissante liée aux conflits qui secouent le Sahel central.
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Au Togo, les démarches administratives au ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières entreront progressivement dans une phase de digitalisation. Un programme de dématérialisation a été lancé à cet effet, le mercredi 5 novembre 2025, à Lomé.
Pour la phase pilote, 31 services ont été recensés auprès de cinq entités sous tutelle du ministère, parmi lesquelles la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), l’Agence Togolaise d’Électrification Rurale et des Énergies Renouvelables (AT2ER) et l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARSE). L’objectif est d’offrir aux citoyens des services plus efficaces et simplifiés.
Selon les ministères de l’Efficacité du service public et de l’Énergie, cette digitalisation contribuera à accroître la productivité des équipes en remplaçant les processus manuels par des outils numériques, permettant de gagner du temps et de réduire les coûts. Notamment en supprimant les flux de documents papier et en facilitant l’accès aux informations via le Cloud.
Dans le cadre de la transformation digitale et de la modernisation des administrations, le Ministère de l’Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique propose un plan d’action qui vise à digitaliser les processus internes ainsi que la totalité des démarches… pic.twitter.com/oZBqYJuIAV
— Ministère de l'Efficacité du Service Public ?? (@NumeriqueTG) November 5, 2025
Dans le cadre de cette initiative, l’opérateur Yas assurera la connectivité à travers l’installation des outils de travail collaboratif tels que l’intranet et la messagerie. L’Agence Togo Digital (ATD) prendra en charge la digitalisation des services destinés au public afin de permettre aux citoyens d’y accéder en ligne, tandis que Cyber Defense Africa (CDA) veillera à la sécurité des réseaux et des applications mises en place.
Pour la ministre de l’Efficacité du Service public et de la Transformation numérique, Cina Lawson, « digitaliser un ministère, c’est améliorer l’efficacité. La plupart du temps, lorsque le citoyen a affaire à l’État, c’est tout un parcours du combattant. Le souhait est donc de simplifier les procédures, d’améliorer la relation à l’État pour plus d’efficacité, mais aussi de convivialité ».
Le ministre délégué chargé de l’Énergie, Robert Koffi Messan Eklo, a pour sa part, souligné : « Si nous ne disposons pas aujourd’hui d’outils numériques à la mesure de nos besoins pour rendre des services aux citoyens, le travail ne sera pas bien fait ».
Ce programme s’inscrit dans la politique gouvernementale visant la digitalisation progressive des services publics. Selon l’agenda officiel, 75 % des démarches administratives devraient être digitalisées d’ici à fin 2025. Après le ministère de l’Énergie, d’autres départements suivront le mouvement. À partir de janvier, trois ministères seront numérisés chaque mois, selon les autorités.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les communes sont appelées à renforcer la mobilisation et la gestion des ressources locales, alors que les financements de l’État pour ces collectivités continuent de progresser dans un contexte de décentralisation et de renforcement de la gouvernance locale.
Le rappel a été fait en marge de la Journée nationale de la commune togolaise (JNCT), ouverte le mercredi 5 novembre 2025 à Lomé. Les échanges portaient notamment sur la mobilisation des ressources et les stratégies permettant aux collectivités territoriales de jouer pleinement leur rôle de moteur du développement local.
Selon le ministre de l’Administration territoriale, Hodabalo Awaté, le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT), principal mécanisme de financement du processus, a connu une hausse continue depuis 2020. Doté de 2,63 milliards FCFA à sa création, il atteint désormais 9,5 milliards FCFA en 2025. Ses ressources ont permis de financer plusieurs infrastructures de base (sanitaires, scolaires, routières et hydrauliques) tout en réduisant les inégalités territoriales.
La Faîtière des communes du Togo (FCT), organisatrice de l’événement avec l’appui de la coopération allemande (GIZ/ProDeG IV) et du soutien de l’Ambassade de France, appelle également à une meilleure mobilisation des financements internes et externes.
Pour sa présidente, Yawa Kouigan, la décentralisation financière demeure essentielle pour permettre aux communes de mettre en œuvre leurs plans locaux de développement et d’atteindre les Objectifs de développement durable liés à la gouvernance urbaine et à la résilience.
Quelque 300 acteurs, venus du Togo et d’autres pays africains, ont pris part à cette première édition de la JNCT.
R.E.D
En vue d’améliorer la compétitivité des filières végétales, le Togo veut se doter d’outils technico-économiques capables d’orienter les investissements, d’optimiser la production et de renforcer la viabilité des chaînes de valeur agro-industrielles.
C’est dans cette optique que l’Agence de Développement des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (ADTPME) a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour recruter un expert chargé de l’élaboration de référentiels technico-économiques dans les filières végétales.
L’appel intervient dans le cadre du Projet d’Accompagnement des Jeunes Entrepreneurs sur les Chaînes de Valeurs (PAJEC), financé par la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds fiduciaire YEI MDTF.
L’expert, basé à Lomé, appuiera l’ADTPME dans l’identification des filières à fort potentiel, la caractérisation des emplois et la proposition de plans de développement pour les clusters agro-industriels, en particulier au profit des jeunes et des femmes.
Ces référentiels devraient permettre d’améliorer la planification économique, de faciliter l’accès au financement pour les TPME agricoles et de renforcer la compétitivité du secteur.
Les candidatures sont attendues jusqu’au 17 novembre 2025.
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R.E.D
Une mission économique et commerciale tunisienne est annoncée au Togo du 2 au 6 décembre 2025, à la faveur de la 20e édition de la Foire internationale de Lomé.
Organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCI Tunis) en partenariat avec la CCI-Togo, la visite a pour but de renforcer la coopération économique entre les deux pays et de dynamiser les échanges sud-sud.
Le programme prévoit des rencontres B2B entre opérateurs économiques tunisiens et togolais afin d’explorer des opportunités de partenariats dans les secteurs du commerce, de l’industrie, de la digitalisation et de l’innovation. Les entreprises tunisiennes prendront également part à la “Journée du Togo”, consacrée aux nouvelles dynamiques entrepreneuriales africaines, indique-t-on.
De même, des visites du Port autonome de Lomé et à la Plateforme industrielle sont prévues pour permettre aux participants d’appréhender les atouts logistiques et industriels du pays.
Pour rappel, la Foire internationale de Lomé, qui servira de cadre à cette mission économique, en est à sa 20e édition (du 28 novembre au 14 décembre 2025). Avec la Chine comme pays invité d’honneur, ce rendez-vous accueillera des acteurs économiques de la sous-région et d’ailleurs, plus de 1300 exposants attendus pour environ 700 000 visiteurs.
R.E.D
La ville de Kara accueille cette semaine, plus précisément jusqu’au 7 novembre un atelier régional de formation dédié aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME), à l’initiative du ministère délégué auprès du ministère de l’Économie, chargé de la Promotion des investissements, de l’Industrie et de la Souveraineté économique.
La rencontre, inscrite dans le cadre du Projet d’appui à la promotion des investissements et au développement des partenariats public-privé (PAPIDPPP), vise à doter les acteurs économiques de la région (artisans, commerçants, femmes, chefs d’entreprise et jeunes porteurs de projets) d’outils pratiques pour mieux structurer leurs activités, améliorer leur compétitivité et faciliter l’accès au financement.
Les modules abordent notamment la création et la gestion d’entreprise, le marketing, la comptabilité de base, ainsi que l’usage des technologies numériques pour accroître la visibilité commerciale. Il s’agit ainsi de contribuer à la professionnalisation du tissu entrepreneurial local et à la consolidation du secteur privé, pilier du développement économique et social du pays.
Ces travaux bénéficient du soutien financier de la Banque africaine de développement (BAD) à travers la Facilité d’appui à la transition (FAT).
Au Togo, les villes d’Aného, Atakpamé, Kpalimé, Kara, Sokodé et Dapaong bénéficient actuellement de travaux de modernisation de leurs réseaux électriques, selon une annonce récente du ministère délégué chargé de l’Énergie. Ces travaux sont financés à hauteur de 6 milliards FCFA par la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC).
Le projet prévoit la réhabilitation de 61 km de lignes moyenne tension, l’installation de 61 postes de transformation et la pose de 234 km de lignes basse tension. À terme, environ 10 000 ménages et petites entreprises devraient être raccordés au réseau dans les six localités concernées, d’après les précisions du ministère.
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— Ministère des Mines et des Ressources Énergétiques (@mineenergie_tg) November 3, 2025
Aného, Atakpamé, Kpalimé, Kara, Sokodé et Dapaong : ces six villes bénéficient actuellement de travaux importants pour moderniser leur réseau… pic.twitter.com/0gPqGGx8AL
Ces travaux visent également à corriger les faiblesses d’un réseau vieillissant dans ces villes, où la croissance démographique soutenue de ces dernières années a souvent provoqué des baisses de tension et des coupures récurrentes.
Avec cette initiative, le Togo poursuit sa stratégie d’accès universel à l’électricité d’ici 2030, avec un objectif intermédiaire de 75 % de taux de couverture d’ici 2025.
Esaïe Edoh
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La capitale togolaise va accueillir du 12 au 13 novembre prochain, le forum Royaume-Uni-Afrique francophone de l’Ouest et du Centre (UK-WCAF) consacré au commerce et à l’investissement. Plus de 600 participants, parmi lesquels des décideurs publics, des investisseurs et des chefs d’entreprise de plusieurs pays, sont attendus à cette rencontre.
Organisé conjointement par le gouvernement togolais, le département britannique chargé de la croissance économique, ainsi que leurs partenaires, dont UK Export Finance et DMA Invest, l’événement mettra l’accent sur les opportunités d’investissement, les partenariats commerciaux et les mécanismes de financement susceptibles de renforcer la coopération économique entre le Royaume-Uni et les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Les échanges porteront également sur les priorités économiques des États participants et sur les réformes engagées pour améliorer l’attractivité de leurs économies.
Ce rendez-vous intervient dans un contexte marqué par les efforts du Togo visant à améliorer son climat des affaires et attirer davantage d’investisseurs étrangers. Pour Lomé, il s’agira d’une occasion de mettre en valeur ses atouts logistiques et commerciaux, notamment son port en eau profonde et ses réformes fiscales incitatives, afin de renforcer ses partenariats avec les acteurs économiques britanniques.
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