Togo First

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Au Togo, la construction du centre régional de mécanisation agricole (CRMA) de Tchitchao entre dans sa phase finale et devrait être prochainement effective, après près de trois ans de travaux. Le chantier a été visité récemment par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, lors d’une tournée dans la région de la Kara, consacrée à l’évaluation de plusieurs projets structurants dans la zone.

Selon les autorités, ce centre a vocation à faciliter l’ensemble des étapes de la production agricole, de la préparation des sols à la récolte, en passant par les opérations post-récolte. L’objectif est de réduire la pénibilité du travail agricole, d’améliorer les rendements et de soutenir la transition vers une agriculture plus productive, dans un contexte où le secteur reste fortement dépendant de pratiques manuelles.

À terme, les autorités attendent un impact sur les volumes produits, la sécurisation des campagnes agricoles et les revenus des ménages ruraux. Le centre s’inscrit, par ailleurs, parmi les initiatives engagées dans la localité, dans le cadre du déploiement de la stratégie nationale de modernisation de l’agriculture, axée sur la mécanisation, l’accès aux équipements et la professionnalisation des exploitations.

Pour rappel, les travaux du CRMA ont été lancés en avril 2023 en marge du premier forum national des producteurs agricoles (FOPAT). L’infrastructure devrait permettre aux producteurs de la zone et des localités environnantes de mutualiser l’usage de matériels agricoles, tout en limitant les coûts individuels d’investissement.

R.E.D

Au Togo, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a lancé mardi 27 janvier à Lomé, une formation dédiée aux nouvelles dispositions fiscales issues de la loi de finances 2026. Cette initiative ouvre une série d’actions visant à accompagner les entreprises dans l’appropriation des réformes en vigueur.

La session a pour objectif d’aider les opérateurs économiques à comprendre les innovations introduites par la loi de finances 2026, afin d’en assurer une application conforme et de limiter les risques de contentieux liés à une mauvaise interprétation des textes. Les échanges ont notamment porté sur les nouvelles mesures fiscales, les obligations déclaratives et les procédures applicables aux entreprises.

Adoptée définitivement le 29 décembre 2025, la loi de finances 2026 prévoit un budget initial de l’État équilibré à 2751,5 milliards FCFA, en hausse de 14,8 % sur un an. Elle introduit plusieurs mesures, dont l’exonération de TVA sur certains produits locaux de l’élevage et de la pêche, des facilités pour l’enregistrement des marchés publics au profit des jeunes et des femmes entrepreneurs, ainsi qu’un crédit d’impôt en faveur de l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap.

Pour le président de la CCI-Togo, José Kwassi Symenouh, la maîtrise de ces dispositions est essentielle pour assurer la conformité fiscale des entreprises et contribuer à une meilleure mobilisation des ressources internes. La formation est appelée à être déployée dans les autres régions du pays.

R.E.D

À Lomé, s’est ouverte le mardi 27 janvier 2026 la 8ᵉ édition de la rencontre du Marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Prévue pour s’achever ce mercredi 28 janvier 2026, cette rencontre réunit les principaux acteurs du marché régional des titres publics, notamment les Trésors nationaux, les investisseurs institutionnels et les spécialistes du secteur financier de l’UEMOA.

Placée sous le thème « Marché des titres publics : consolidation des acquis et stratégies d’adaptation aux défis émergents », la rencontre de Lomé se veut un cadre d’échanges et de dialogue pour les acteurs impliqués dans l’achat et la vente des titres publics. « Ces rencontres sont devenues, au fil des éditions, un rendez-vous de référence. Elles constituent un moment privilégié pour dresser avec lucidité l’état du marché, partager un diagnostic commun et surtout élaborer des solutions concrètes en vue de renforcer la capacité des États de l’Union à se financer durablement en monnaie locale, dans des conditions plus stables, plus lisibles et plus efficientes », a souligné Oulimata N’Diaye Diasse, directrice générale d’UMOA-Titres.

La rencontre de Lomé est également l’occasion de dresser le bilan des activités d’UMOA-Titres au titre de l’année 2025. Selon Oulimata N’Diaye Diasse, le marché des titres publics de l’UMOA est demeuré, au cours de l’année écoulée, le pilier du financement souverain en monnaie locale. Sur les douze derniers mois, les ressources mobilisées ont ainsi atteint 11 858 milliards de FCFA. « Le marché a connu une croissance régulière et une diversification des maturités », a-t-elle rappelé.

 

Des défis à relever

Malgré ces performances, le marché demeure confronté à plusieurs défis, notamment la persistance d’une liquidité limitée sur le marché secondaire. « Les rencontres visent à accélérer la mutation du marché vers davantage de transparence et de fluidité. Les objectifs portent notamment sur le renforcement de la transparence, des infrastructures de marché et des canaux d’investissement », a relevé la directrice générale d’UMOA-Titres.

Le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a pour sa part salué l’importance du marché des titres publics dans le financement des États membres, tout en mettant en avant les progrès réalisés, notamment l’augmentation de la part des titres émis par les États dans le PIB. Il a toutefois souligné que les défis à relever incluaient l’élargissement de la base des investisseurs, le développement du marché secondaire et la dynamisation de l’activité des spécialistes en valeurs du Trésor.

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Sur cette base, il a indiqué que ces rencontres visaient à définir des orientations communes afin de consolider la résilience du marché et de promouvoir les bonnes pratiques. « La banque centrale, dans l’exercice de ses missions de régulation, de supervision et de coordination, veillera avec constance à la cohérence d’ensemble du dispositif et à la bonne application des principes qui fondent la crédibilité du marché », a-t-il affirmé.

 

Les titres publics, un outil de développement pour le Togo

Pour le ministre togolais de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, la mobilisation de ressources sur le marché UMOA-Titres joue un rôle central dans la stratégie de financement du développement du pays. « La mobilisation de l’épargne intérieure s’impose comme un levier majeur de réappropriation des politiques de financement, indispensable pour limiter la dépendance à l’égard des capitaux extérieurs et asseoir un modèle de financement du développement plus endogène, plus résilient et durable », a-t-il déclaré.

Selon le ministre, le Togo se félicite du dynamisme de ce marché, qui lui a permis de mobiliser, sur la période 2021-2024, entre 500 et 700 milliards de FCFA par an.

Esaïe Edoh

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« Le marché des titres publics constitue aujourd’hui un instrument central de souveraineté financière. » C’est par ces mots que le Ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola a ouvert, mardi 27 janvier à Lomé, les Rencontres du marché des titres publics (REMTP), consacrées au financement des États de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA).

La rencontre, organisée sur deux jours (27 et 28) avec la participation de la BCEAO et de UMOA-Titres, a réuni responsables gouvernementaux, acteurs du marché financier régional et investisseurs institutionnels, dans un contexte de forte montée en puissance du marché régional, qui a mobilisé près de 11 900 milliards de francs CFA en 2025, contre un peu plus de 5000 milliards trois ans plus tôt.

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Un outil stratégique pour les politiques publiques

Pour les autorités togolaises, le marché régional des titres publics dépasse désormais le seul cadre budgétaire. « Dans le contexte actuel, le marché des titres publics revêt une portée résolument stratégique et politique. Il constitue un instrument central de souveraineté financière, en ce qu’il permet de soutenir, en toute autonomie, la mise en œuvre de politiques publiques structurantes et transformatrices », a déclaré le ministre.

Face au durcissement des conditions de financement internationales et à la volatilité des flux de capitaux, le gouvernement togolais met en avant la nécessité de renforcer le recours aux ressources internes. « La mobilisation de l’épargne intérieure s’impose comme un levier majeur de réappropriation des politiques de financement, indispensable pour limiter la dépendance à l’égard des capitaux extérieurs et asseoir un modèle de financement du développement plus endogène, plus résilient et plus durable », a-t-il ajouté.

 

Le marché régional, pilier du financement du Togo

Le Togo, à travers son ministre, souligne le rôle central joué par le marché régional dans le financement de sa politique économique. Sur la période 2021–2024, le Togo a mobilisé entre 500 et 700 milliards de francs CFA par an sur le marché des titres publics, selon Essowè Georges Barcola. Ces ressources ont permis de couvrir entre 50 % et 110 % des besoins annuels de financement de l’État, et ont surtout contribué au financement des investissements publics, des infrastructures et des dépenses sociales, dans un contexte de pressions budgétaires, a rappelé le ministre. 

En tant qu’émetteur souverain, le Togo affirme vouloir jouer pleinement son rôle dans la construction d’un marché régional plus intégré. « Aux côtés des autres États membres de l’Union, nous nous engageons à contribuer à la construction d’un marché régional intégré, profond et fondé sur la discipline, la transparence et la confiance mutuelle », a déclaré le ministre.

 

Élargir la base d’investisseurs : une priorité régionale

Cette orientation rejoint les priorités portées au niveau régional. La BCEAO met en effet l’accent sur l’élargissement de la base d’investisseurs, en s’appuyant notamment sur les progrès rapides de l’inclusion financière. À l’échelle de l’Union, le taux d’accès aux services financiers est passé de 45 % en 2016 à près de 75 % en 2025, avec un objectif supérieur à 90 % à l’horizon 2030, selon les données rappelées lors des échanges.

Pour le gouverneur Jean-Claude Kassi Brou, cette dynamique doit permettre de mobiliser davantage l’épargne régionale et de l’orienter vers le financement de l’économie et des finances publiques, dans un contexte de besoins de financement croissants. L’enjeu est de renforcer la capacité d’absorption du marché en diversifiant les profils d’investisseurs, au-delà du noyau bancaire traditionnel.

Longtemps largement dominantes — leur part dans l’encours ayant été proche de 90 % — les banques voient désormais leur poids reculer, autour de 80 %, à mesure que les investisseurs non bancaires gagnent en importance. Fonds de pension, compagnies d’assurance et autres investisseurs institutionnels de long terme voient ainsi leur part progresser, signe d’une diversification encore graduelle, mais jugée indispensable pour accompagner la montée en puissance du marché des titres publics.

 

L’enjeu du marché secondaire

Au-delà du marché primaire, qui permet de lever les ressources nécessaires, les échanges des REMTP ont mis l’accent sur le développement du marché secondaire, encore jugé insuffisamment liquide. En 2025, les volumes échangés sur ce segment ont toutefois atteint plus de 5400 milliards de francs CFA, un niveau record, signe d’un regain d’activité après le ralentissement observé en 2023.

« Si le marché primaire régional permet aujourd’hui de répondre aux besoins immédiats de financement des États, il appartient désormais aux gouvernements de créer les conditions institutionnelles, réglementaires et opérationnelles permettant au marché secondaire de jouer pleinement son rôle stratégique », a estimé le ministre.

Un marché secondaire plus actif est considéré comme essentiel pour renforcer la confiance des investisseurs et stabiliser les anticipations. « En assurant la liquidité des titres et des transactions, le marché secondaire renforce la confiance des investisseurs et favorise l’ancrage d’anticipations stables », a-t-il précisé.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, le Comité de concertation État-secteur privé entend instaurer un climat de confiance durable entre l’administration fiscale et les entreprises de la région de la Kara. Cette ambition était au centre d’une rencontre d’échanges organisée le lundi 26 janvier 2026 à Kara.

Placée sous le thème « Construire une relation de confiance entre l’administration fiscale et les entreprises de la région de la Kara », la rencontre a réuni des représentants de l’administration fiscale, des entreprises locales ainsi que des experts en fiscalité. Les discussions ont permis d’identifier des pistes visant à rendre les procédures fiscales plus transparentes, les démarches plus fluides et les interactions entre les parties plus efficaces, tout en garantissant un suivi régulier des préoccupations du secteur privé.

Selon le ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola, la restauration de la confiance entre les contribuables et l’administration fiscale est désormais indispensable. « L’Office togolais des recettes doit percevoir uniquement les montants légalement dus : ni plus, ni moins », a-t-il déclaré, soulignant que le sentiment d’injustice fiscale constitue souvent l’une des principales sources de tensions entre l’État et les opérateurs économiques.

Les échanges ont également porté sur l’élargissement de l’assiette fiscale, notamment en matière de taxes locales, ainsi que sur la nécessité de renforcer la concertation avec le secteur privé en amont de l’adoption des lois de finances.

De son côté, Moyeme Baniab, secrétaire exécutif du Comité de concertation État-secteur privé, a indiqué que ce renforcement du dialogue public-privé s’inscrivait dans la continuité des échanges déjà engagés dans d’autres régions du pays, avec pour objectif de consolider un cadre de collaboration plus inclusif et plus efficace.

Esaïe Edoh

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Togo : l’OTR et les opérateurs économiques s’engagent pour un partenariat plus constructif

Récemment nommés aux portefeuilles des transports et de l’économie maritime, Komlan Lokou Kadjé (comme ministre de plein exercice), et Edem Kokou Tengue, (comme ministre délégué chargé de l’économie maritime), ont pris fonction. Les cérémonies de passation de charges, présidées par le ministre secrétaire général du gouvernement, Stanislas Bamouni Baba, ont eu lieu le 26 janvier 2026 à Lomé, dans les différents départements concernés.

« Le secteur des transports est au cœur du développement économique et social. Il relie les territoires, facilite les échanges et soutient la croissance », a déclaré le nouveau ministre, Komlan Lokou Kadjé, lors de sa prise de fonction.

Pistes rurales : accessibilité et impact sur les économies locales

Au volet du désenclavement et des pistes rurales, le nouveau ministre a insisté sur la continuité des projets engagés, tout en annonçant une approche centrée sur l’efficacité des investissements.
« Les défis liés à l’état des infrastructures, à la mobilité et au coût du transport ne sont pas des obstacles, mais des priorités qui appellent des réponses concrètes », a-t-il souligné. Son action reposera sur « la transparence dans la gestion, l’efficacité dans l’action publique et la redevabilité vis-à-vis des citoyens ».

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Économie maritime : Tengue reprend les manettes

Parallèlement, Edem Kokou Tengue a été officiellement installé comme ministre délégué chargé de l’Économie maritime. Ancien titulaire du portefeuille entre 2020 et 2024, il retrouve un secteur qu’il a contribué à structurer.
« Le secteur maritime est un secteur important pour la croissance économique de notre pays. C’est aussi un produit d’appel pour les investisseurs », a-t-il rappelé à ses futurs collaborateurs, évoquant notamment l’intérêt suscité par le dynamisme portuaire togolais auprès de groupes internationaux au cours des années précédentes.

R.E.D

Le Togo a obtenu un financement de 400 millions FCFA de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour soutenir l’assistance aux réfugiés dans le pays, sous la mise en œuvre opérationnelle de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC). La cérémonie de remise symbolique du financement s’est tenue le lundi 26 janvier 2026.

Le programme cible principalement les régions des Savanes et de la Kara, où se concentrent les populations déplacées. Les ressources mobilisées sont destinées à l’achat de vivres et de biens non alimentaires, ainsi qu’à la construction d’infrastructures sociales de base, notamment des forages et des latrines.

Au-delà de l’assistance humanitaire, l’exécution du projet implique des fournisseurs et des prestataires locaux, générant une activité économique ponctuelle dans des zones déjà fragilisées par les chocs sécuritaires. Selon l’ANPC, il s’agira également de soulager les familles d’accueil, fortement sollicitées depuis l’arrivée des réfugiés.

« Ce projet vient renforcer les capacités des familles d’accueil et les soulager en appui aux actions du gouvernement, notamment à travers l’assistance alimentaire et la construction de commodités sociales », a indiqué Yaya Seyda, directrice de la planification des opérations d’urgence.

Initialement prévu pour s’achever en décembre 2025, le programme a été prolongé jusqu’à fin mars 2026 afin de tenir compte de contraintes opérationnelles. Les bénéficiaires ciblés relèvent du dispositif du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés.

R.E.D.

Au Togo, la mise en œuvre de la Solution automatisée de marquage (SAM) ne se fait pas sans défis, et les efforts d’implémentation révèlent des fragilités persistantes dans les circuits de distribution. Malgré le caractère obligatoire de la SAM depuis septembre 2020, de récentes missions de contrôle et de sensibilisation conduites sur l’ensemble du territoire, notamment dans les régions Centrale et de la Kara, ont mis en évidence des taux de conformité encore faibles.

Des taux de conformité encore faibles dans les régions

Dans la région Centrale, seuls 30 % des produits contrôlés étaient correctement marqués, selon les résultats présentés à Sokodé à l’issue d’une mission menée du 6 au 13 janvier 2026 dans l’ensemble des préfectures.
« Dans la région Centrale, la mission a scanné 67.506 produits et constaté que seulement 30 % sont marqués. Nous avons également noté une faible activation des vignettes et des cas d’importation frauduleuse, notamment de produits en provenance du Ghana », a indiqué Essotina Single, directeur exécutif de la commission chargée du suivi de la SAM.

Les contrôleurs ont ainsi relevé une faible activation des vignettes, ainsi que des cas d’importation frauduleuse, notamment en provenance du Ghana.
« Le taux de conformité de 30 % relevé dans la région Centrale est anormal. Nous sommes actuellement dans une phase pédagogique, mais si, après cela, les opérateurs ne se conforment pas, ils seront sanctionnés conformément à la loi en vigueur », a précisé Esso-Wavana Ahmed Adoyi, président de la commission chargée du suivi de la SAM.

Ces constats ont conduit la commission à formuler des recommandations à l’endroit des services déconcentrés, notamment les impôts et la douane, afin de renforcer l’application du dispositif.

35 % de conformité dans la région de la Kara

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Une situation similaire a été observée dans la région de la Kara, où une mission conduite du 15 au 21 janvier a permis de contrôler 103.801 produits. Parmi eux, 36.082 étaient conformes, soit un taux d’environ 35 %, laissant près de 65 % des produits en circulation hors normes.
« Les contrôleurs ont sillonné les préfectures, communes et villages pendant plusieurs jours, mais le constat montre que le taux d’appropriation de la réforme n’est pas encore atteint », a relevé Esso-Wavana Ahmed Adoyi lors de la restitution à Kara.

Un enjeu fiscal et sanitaire pour l’État

Il convient de rappeler que, pour l’État, le système de marquage pose des enjeux non seulement réglementaires, mais aussi économiques et fiscaux. Outre le renforcement de la traçabilité des produits et la lutte contre la fraude, le dispositif de vignettes vise à protéger la santé des consommateurs et à améliorer la mobilisation des recettes fiscales.
« Le marquage fiscal sécurisé doit être perçu non seulement comme une exigence réglementaire, mais surtout comme un outil de protection des activités, de valorisation des produits et de promotion d’une concurrence loyale sur le marché national », a indiqué à cet égard Tchimbiandja Yendoukoa Douti, préfet de Tchaoudjo assurant les fonctions de gouverneur de la région Centrale.

Vers un durcissement progressif des contrôles

Dans ce contexte, les autorités locales ont appelé les opérateurs économiques à adhérer pleinement au dispositif, présenté comme un outil de sécurisation des activités commerciales et de promotion d’une concurrence loyale. À mesure que la phase pédagogique touche à sa fin, les contrôles devraient s’intensifier, avec l’application progressive des sanctions prévues par la réglementation.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le projet de construction de 21 ponts modulaires, lancé en mars 2024, connaît des avancées sur plusieurs sites. Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, s’est rendu le lundi 26 janvier 2026, sur le chantier du pont métallique en construction sur la rivière Kéran, dans la région de la Kara, où les travaux de génie civil sont déjà achevés.

Accompagné d’une délégation ministérielle, le président du Conseil a pu constater l’achèvement des travaux de fondations et d’appuis. Le chantier est désormais à l’étape de la pose de la charpente métallique et de la finalisation de la superstructure de l’ouvrage.

 

Le pont en construction est un ouvrage mixte acier-béton de type Unibridge. Long de 102,6 mètres linéaires, large de 11 mètres et haut de 13,40 mètres, il comporte trois travées dotées de dalles de grande épaisseur. Il est implanté sur l’axe Kantè-Nadoba.

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À terme, ce chantier, qui mobilise un financement de 2,2 milliards FCFA, devrait permettre d’améliorer significativement la connectivité entre les communes de Kéran 1 et de Kéran 3, contribuant ainsi au désenclavement de cette zone au nord du pays.

Ce chantier s’inscrit dans le cadre du programme national de construction de 21 ponts modulaires répartis dans les cinq régions économiques du Togo. Le projet est financé à hauteur de 65 milliards FCFA, dont 50 milliards FCFA par la France et 15 milliards FCFA par l’État togolais. Il prévoit la réalisation de ponts modulaires mixtes de type Unibridge sur une longueur cumulée de 2 271,6 mètres linéaires.

À terme, ces infrastructures devraient faciliter l’accès des populations rurales aux services socioéconomiques de base et améliorer l’écoulement des produits agricoles, selon les autorités.

Esaïe Edoh

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La Chambre de commerce américaine au Togo (AmCham Togo) a été officiellement lancée lundi 26 janvier à Lomé, avec l’ambition de structurer et d’approfondir les relations économiques entre les États-Unis et le Togo, dans un contexte de recherche d’une hausse d’investissements privés et de diversification des partenariats internationaux.

La cérémonie de lancement a réuni des chefs d’entreprise, des représentants des autorités togolaises, dont le ministre des Mines et des Ressources énergétiques, Robert Koffi Messan Eklo, ainsi que des acteurs du secteur privé américain. Le chargé d’affaires des États-Unis, Richard C. Michaels, a salué « un nouveau chapitre des relations commerciales entre les États-Unis et le Togo », affirmant que la nouvelle chambre constituerait « une plateforme essentielle de dialogue, d’opportunités et de prospérité partagée ».

Dirigée par le secteur privé, AmCham Togo se veut un organe de liaison entre les entreprises et les décideurs publics. Elle est intégrée au réseau mondial des Chambres de commerce américaines et entend promouvoir la liberté économique, les pratiques commerciales éthiques, l’innovation et une croissance inclusive. Selon ses responsables, l’organisation vise à créer un environnement des affaires plus transparent, compétitif et favorable aux investissements responsables.

Le conseil d’administration fondateur rassemble des dirigeants issus de secteurs variés, disposant de réseaux d’affaires au Togo, aux États-Unis et en Europe, avec pour objectif de renforcer la crédibilité de la nouvelle structure auprès des investisseurs internationaux. AmCham Togo entend notamment jouer un rôle actif dans le plaidoyer économique, le dialogue public-privé, le développement des échanges commerciaux et le renforcement des capacités, en particulier dans le domaine de la transformation numérique.

Sur le terrain, cette relation économique se matérialise déjà par plusieurs implantations américaines. Plus d’une douzaine d’entreprises et d’organisations affiliées aux États-Unis sont actives au Togo, dans des secteurs clés tels que l’énergie, l’aviation, l’agriculture ou la logistique, selon l’ambassade américaine. ContourGlobal fournit près de 30 % de l’électricité du pays, tandis que des appareils Boeing sont utilisés sur des liaisons régionales opérées par ASKY Airlines. En 2025, la première cargaison d’engrais biologiques américains a également été importée au Togo.

Ces présences industrielles et commerciales se reflètent, dans une certaine mesure, dans les flux d’échanges entre les deux pays. Selon les données de TradeMap, les importations togolaises en provenance des États-Unis ont atteint environ 61 millions de dollars en 2024, dominées par les plastiques, les véhicules, les produits pétroliers et les équipements industriels. Les exportations togolaises vers le marché américain se sont élevées à près de 49 millions de dollars en 2024, contre moins de 12 millions quatre ans plus tôt. Elles restent toutefois majoritairement concentrées sur des produits à faible valeur ajoutée, tels que les résidus de l’industrie agroalimentaire et certaines huiles végétales, même si l’émergence récente d’activités de confection textile au sein de la Plateforme industrielle d’Adétikopé, portée par le groupe américain Star Garments Group, filiale de l’Américain Charles Komar & Sons, esquisse les premiers signes d’une montée en gamme encore limitée.

Toutefois, la dynamique bilatérale intervient dans un environnement devenu plus contraignant. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a replacé la doctrine « America First » au cœur de la politique commerciale américaine. L’instauration, à partir d’avril 2025, d’un droit de douane uniforme de 10 % sur les exportations togolaises vers les États-Unis a renchéri l’accès au marché américain, alors même que le régime préférentiel de l’AGOA venait d’expirer, avant d’être prolongé jusqu’à fin 2028 par le Congrès. Un signal ambigu pour les partenaires africains, entre maintien d’un cadre préférentiel et durcissement des conditions d’accès. Dans ce contexte, AmCham Togo apparaît moins comme une vitrine que comme un instrument de sécurisation et de montée en gamme des relations économiques, a indiqué un des membres du board du nouvel organe. 

Dans ce contexte, la nouvelle chambre prévoit également de lancer le programme « AmCham Togo CARES », une initiative d’impact social axée sur l’éducation, la préparation à l’emploi, l’inclusion numérique et le développement durable, afin de lier développement économique et renforcement des communautés locales.

Les autorités américaines ont indiqué vouloir élargir rapidement la base de membres d’AmCham Togo et encouragent les entreprises américaines et togolaises ayant des liens avec les États-Unis à rejoindre la structure, présentée comme un outil de dialogue et d’accompagnement dans un environnement commercial devenu plus exigeant.

Fiacre E. Kakpo

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