Togo First

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Au Togo, après les préfectures du Golfe, d’Agoè-Nyivé et celles de la région des Savanes, les populations de la région maritime pourront, dès le samedi 22 novembre, se faire enrôler pour obtenir leurs cartes biométriques. L’opération est annoncée par l’Agence nationale d’identification (ANID), en charge de la mise en œuvre du projet e-ID (identification biométrique).

Les enregistrements débuteront dans la zone 1 de la région maritime, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), qui assure le déploiement du personnel sur le terrain. Cette zone regroupe les préfectures de Vo, Yoto, Bas-Mono et des Lacs.

Comme dans les autres préfectures déjà couvertes, l’opération vise à attribuer à chaque résident un Numéro d’identification unique (NIU). Ce numéro servira, à terme, de clé d’accès à divers services publics, privés et sociaux : éducation, Sécurité sociale, pension, finance, santé, vaccination, transferts monétaires, entre autres. Le dispositif permettra également de consolider une base de données centrale, sécurisée et fiable.

Tous les citoyens sont éligibles au projet e-ID Togo, y compris les enfants de zéro à cinq ans, qui peuvent être enregistrés à partir du NIU d’un parent.

Financé par la Banque mondiale, l’enregistrement biométrique est réalisé dans le cadre du projet WURI-Togo et vise à doter chaque citoyen d’une identité unique et sécurisée.

L’Université de Lomé figure parmi les institutions partenaires mobilisées sur un nouveau chantier de santé publique, dans le cadre d’un financement européen. Les fonds, obtenus par l’Université de Limoges, ouvrent une nouvelle phase de coopération scientifique en Afrique de l’Ouest, en lien avec le projet Empower.

Soutenu sur quatre ans dans le programme Partenariats académiques Afrique-France, il vise à renforcer la prévention et la prise en charge des maladies non transmissibles (MNT) au Bénin et au Togo.

Les MNT, telles que le diabète, l’hypertension ou certains troubles mentaux, sont aujourd’hui les principales causes de mortalité dans le monde. Or, au Togo comme au Bénin, plus de 80 % des personnes concernées n’ont pas accès à un suivi adapté. Le projet Empower veut ainsi améliorer cette situation par un double volet : formation des soignants et outils numériques pour faciliter le dépistage précoce.
Le programme prévoit notamment un appui en faveur des agents de santé communautaires et le déploiement d’une application dédiée au diagnostic et à la continuité des soins.

L’Université de Lomé occupera une place opérationnelle dans la mise en œuvre du dispositif. Elle contribuera notamment à la formation locale, à l’adaptation des outils numériques aux réalités togolaises et à l’encadrement des futurs doctorants recrutés dans la région.

Deux thèses supplémentaires seront financées au Togo dans le cadre du projet, intégrant le pays dans un réseau de recherche élargi reliant Limoges, Abomey-Calavi, le Luxembourg, l’Italie et la Suisse.

Selon les informations disponibles, Empower s’inscrit dans la continuité du précédent programme Inspire-UAC, centré sur la formation en santé publique. Ensemble, les deux initiatives totalisent 24 projets de thèses, dont treize déjà engagés. La poursuite des collaborations permettra de renforcer les capacités locales dans un domaine où les besoins restent importants.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la lutte contre la peste des petits ruminants (PPR) est réorganisée afin d’obtenir des résultats plus tangibles. Le pays s’est en effet doté d’un plan stratégique couvrant la période 2025-2030.

Validé lundi 17 novembre 2025 à Lomé, le document prévoit des actions visant à harmoniser les initiatives de lutte contre la maladie, renforcer la surveillance épidémiologique et protéger les revenus des éleveurs. Il comprend également un volet consacré au renforcement des capacités des services vétérinaires, à la vaccination systématique des troupeaux et à la mise en place d’un système d’alerte rapide.

Au Togo, les petits ruminants, essentiellement les chèvres et les moutons, constituent une source essentielle de revenus pour des milliers de ménages ruraux. Mais la PPR, l’une des maladies animales les plus mortelles (avec une mortalité de 80 à 90 % et une morbidité pouvant atteindre 100 % dans un troupeau non vacciné), entraîne d’importantes pertes économiques : chute de la production, baisse de la consommation locale de viande, réduction des disponibilités pour les fêtes et rituels communautaires, ainsi que des pertes commerciales sur les marchés à bétail.

« La peste des petits ruminants est une maladie dévastatrice pour les cheptels ovins et caprins, qui provoque de lourdes pertes économiques pour les éleveurs. Grâce à ce plan, nous espérons prévenir efficacement sa propagation et protéger durablement les moyens de subsistance des communautés rurales », a souligné Damitoti Yempabou, directrice des Services vétérinaires.

Selon les autorités, cette nouvelle stratégie devrait permettre de sécuriser l’économie pastorale, de renforcer la sécurité alimentaire et de soutenir le commerce régional du bétail.

Il convient de rappeler qu’en 2024, le Togo comptait 2,24 millions d’ovins et 6,36 millions de caprins répartis sur l’ensemble du territoire, confirmant l’importance de cette filière pour les communautés rurales.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le processus de renouvellement des équipes municipales se poursuit sur l’ensemble du territoire. Depuis mi-novembre, les cérémonies de passation de service s’effectuent dans les cinq régions, marquant l’entrée en fonction des nouveaux maires pour la seconde mandature du processus de décentralisation lancé en 2019.

Dans les Plateaux-Ouest, plusieurs communes ont installé leurs nouveaux exécutifs. À Kloto 2, Kodzo Mawuena Eho succède à Mensah Abotsi-Dzegbla, comme le rapporte l’Agence togolaise de presse (ATOP). 

À Kloto 3, Yawo Asagbé prend la relève. À Agou 1, la tête de la commune revient à Kodjovi Patrick Sénam Bolouvi, tandis qu’à Agou 2, Séssimé Koofi Sakpa est réinstallé. À Danyi 1, Kossivi Wonyra entre en fonction, et à Danyi 2, Amavi Alovor prend la suite de Bawa Sémedo. À Kpélé 1, Dodzi Abotsi succède à Batchey Komla Apédo. À Kpélé 2, Mme Yawa Tségan prend les commandes en remplacement de Dotsou Komlan Holali.

Dans les Plateaux-Est, les passations ont concerné les communes de l’Ogou, Haho, Est-Mono, Moyen-Mono, Amou, Akébou, Anié et Wawa. Parmi les nouveaux installés, Agbo Koudjo prend la tête de Wawa 3. Les préfets ont rappelé le rôle de la participation citoyenne et de la gestion rigoureuse des ressources locales.

Dans la région de la Kara, la transition a été finalisée dans l’ensemble des communes. À Kozah 1, N’Djelle Abby Eddah devient maire, et à Kozah 2, Batchassi Essonanna prend la gestion municipale. Dans le Doufelgou, Barima Étienne Massoka dirige désormais Doufelgou 1, Mme Koubonou Touni Atiota est reconduite à Doufelgou 2, et Mme Kounté Anguiga prend la tête de Doufelgou 3. À Dankpen, Antoine Lékpa Gbégbéni (Dankpen 1), Kampo Nicolas (Dankpen 2) et Oninborla N’yadjaname (Dankpen 3) entrent en fonction. À Binah, Egbadé Bessegrou (Binah 1) et Mme Wélabalo Tchanda (Binah 2) assument leurs mandats. À Bassar, Adedokou Adessonkain (Bassar 2) et Damsa Tagba Walla (Bassar 4) sont installés, tout comme Abou-Bakari Nouhoum Salissou (Assoli 1), Mme Tchadizindé Djamilatou (Assoli 2) et Assima Idrissou (Assoli 3).

Dans la Centrale, les nouvelles équipes ont pris leurs fonctions entre le 12 et le 15 novembre. À Tchaoudjo, Ouro-Sama Mohamed Sad (Tchaoudjo 1), Kiliou Kokolou (Tchaoudjo 2), Ouro-Bodi Dissadama (Tchaoudjo 3) et Tchagnao Kpégouni (Tchaoudjo 4) ont été installés. À Blitta, le Prof. Batchana Essohanam (Blitta 1), Malou Kodjo (Blitta 2) et Kotokoli Koami (Blitta 3) prennent leurs postes. 

À Sotouboua, Gnanguissa Plibam (Sotouboua 1), Paneto Bèguèdouwè (Sotouboua 2) et Banguina Kékéou André (Sotouboua 3) entrent en fonction. À Tchamba, Titikpina Hamza (Tchamba 1), Amogou Atiodé (Tchamba 2) et Ebeh Yao (Tchamba 3) sont installés. À Mô, Patchélé Koudjoukabalo Padasiwé (Mô 1) et Attah N’gissa (Mô 2) prennent la relève.

Dans la Maritime, les communes des Lacs, Yoto, Bas-Mono, Vo et Avé ont également renouvelé leurs exécutifs. Dans les Lacs, Anani Messan (Lacs 3), Anenou Ayikoé Martin (Lacs 4), Benoît Amavi (Lacs 2) et Me Aquéréburu Coffi Alexis (Lacs 1) sont investis. Dans Yoto, les nouveaux maires sont Leguéde Yaovi Mémé (Yoto 1), Assiogbon Koffi Elom Mase (Yoto 2) et Dégbe Kokou (Yoto 3). Dans Bas-Mono, Agbassou Agossa (Bas-Mono 1) et Afangbédji Komlanvi Sédoufia (Bas-Mono 2) prennent fonction. Dans Vo, Dr Kalipé Kossi (Vo 1), Tomégah Dominique (Vo 2), Kloutsè Elom Yao (Vo 3) et Sodoli Kokouvi (Vo 4) sont installés. Dans l’Avé, Nomenyo Kokouvi (Avé 1) et Ayawli Kwaku (Avé 2) entament leur mandat.

Ces nouvelles installations ouvrent la voie à la deuxième vague de maires dans le pays, depuis le processus de décentralisation et les élections municipales de 2019. Le défi sera maintenant pour les collectivités locales de transformer ces transitions institutionnelles en de véritables leviers opérationnels, avec des impacts concrets sur le développement économique et social des territoires. Ceci, dans un contexte souvent marqué par des ressources limitées.

Ayi Renaud Dossavi

Au Sommet régional sur la transformation numérique tenu cette semaine (du lundi 17 au mardi 18 novembre) à Cotonou, la ministre togolaise en charge de l’Efficacité du Service public et de la Transformation numérique, Cina Lawson, a présenté les priorités du Togo en matière d’intelligence artificielle.
 Son intervention a mis l’accent sur l’éducation, les infrastructures de données, la réglementation et la transformation numérique de l’administration.

La ministre a indiqué que le Togo planchait sur une innovation dans le secteur éducatif. « Nous envisageons de mettre un agent d’IA dans le système éducatif. C’est une étape importante pour préparer les écoles à l’ère de l’intelligence artificielle », indique-t-elle.

Rappelons qu’un agent IA est un logiciel capable d’exécuter des tâches de façon autonome. Il analyse notamment des données, prend des décisions simples et interagit avec l’utilisateur. Cet outil, émergeant avec les récents développements fulgurants des IA génératives, sert à assister, automatiser ou personnaliser des services dans un domaine précis.

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Ce projet s’appuie en amont sur les initiatives en matière de connectivité, notamment le déploiement en cours de la fibre optique dans onze communes du pays. De même, le raccordement des écoles et des centres de santé au haut débit sera un préalable au développement de nouveaux services numériques.

Infrastructures et solidarité sous-régionale

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Les infrastructures de calcul ont également été au centre des discussions.
 Pour Cina Lawson, aucun pays de la région ne peut supporter seul le coût d’un centre de données dédié à l’IA. « Aucun pays ne financera seul un centre de données pour l’IA. Nous devons nous organiser en région pour créer un cluster commun. »
 L’autorité togolaise table ainsi sur une approche collective, déjà amorcée avec la mise en service du data center Tier III+ financé avec l’appui de la Banque mondiale.

« Le Togo s’est engagé à transformer numériquement tous ses ministères dans les dix-huit prochains mois. Cela produira beaucoup de données qui devront être encadrées et valorisées », selon la ministre, tout en insistant sur la nécessité d’un cadre clair pour organiser l’usage, l’accès et la mise à disposition de ces données.

Cette démarche pose la question de la réglementation régionale. « Il n’existe pas encore de norme unique pour le partage de données en Afrique de l’Ouest. Nous devons construire un cadre clair pour permettre l’innovation et la souveraineté numérique. »
 Pour Cina Lawson, le partage de données et la gouvernance de l’IA doivent être harmonisés au niveau régional pour soutenir l’émergence d’un marché numérique intégré.

Les priorités mentionnées s’inscrivent dans l’esprit de la Déclaration de Cotonou, adoptée à l’issue du sommet coorganisé par la Banque mondiale. Le texte engage les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre à harmoniser la gouvernance des données, développer des capacités régionales en IA et accélérer le déploiement des services numériques essentiels, notamment dans l’éducation et l’administration.

Ayi Renaud Dossavi

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Innovation et technologie au cœur d’une conférence internationale à Lomé

En visite officielle à Moscou, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, s’entretiendra ce mercredi 19 novembre 2025 avec le président russe, Vladimir Poutine, au Kremlin. La rencontre portera sur le renforcement de la coopération entre les deux pays, avec un accent particulier sur la paix, la sécurité et le développement.

Les deux dirigeants évoqueront notamment l’élargissement du partenariat bilatéral dans des domaines prioritaires tels que la diplomatie, le commerce, l’agriculture, l’énergie, la formation et la sécurité alimentaire. Les enjeux internationaux d’intérêt commun, dont la sécurité régionale, la lutte contre le changement climatique et les Objectifs de développement durable (ODD), seront également abordés.

Cette visite intervient dans un contexte où la Russie intensifie sa présence diplomatique sur le continent africain. Moscou avait déjà manifesté son intérêt pour le Togo à travers la visite à Lomé, en juin 2018, de Mikhaïl Bogdanov, représentant spécial du président Vladimir Poutine pour l’Afrique.

Depuis lors, les échanges se sont multipliés entre les deux pays. Le renforcement du capital humain constitue l’un des axes majeurs de cette coopération : la Russie offre chaque année des bourses d’État aux étudiants togolais. Selon les données officielles, 86 bourses ont été attribuées pour l’année académique 2024-2025, contre une dizaine seulement deux ans plus tôt.

Sur le plan sécuritaire, un accord-cadre de coopération militaire a été ratifié en octobre 2025 par Moscou. Celui-ci prévoit, entre autres, des exercices conjoints, des programmes de formation, des échanges de renseignement et une assistance médicale d’urgence.

Cette rencontre au sommet devrait ainsi permettre aux deux pays de consolider leurs acquis et d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration.

Esaïe Edoh

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Les entreprises et des fournisseurs de solutions informatiques togolais peuvent désormais accéder à un espace développeurs (sandbox publique) de l’API-Business de la BCEAO, ouvert pour accompagner le développement de solutions autour de la plateforme interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI). 

Cet espace de test offre un environnement sécurisé pour simuler des opérations, vérifier la conformité technique et préparer l’intégration des paiements instantanés dans les services financiers.

Pour les startups fintech, la sandbox fournit documentation technique, guides d’intégration et assistance. Les entreprises peuvent y tester des solutions de paiement marchand, des services de transfert transfrontalier ou des produits d’agrégation reliant mobile money, banques et microfinance. L’enjeu à terme est de réduire les délais de déploiement et de soutenir l’adoption de nouveaux usages numériques dans l’Union.

Rappelons que la plateforme PI-SPI, lancée à Dakar en septembre 2025, vise à rendre possibles des transferts en moins de dix secondes entre banques, institutions de microfinance et services de monnaie électronique. Au Togo, sept institutions financières sont déjà engagées dans le dispositif. Ecobank, Orabank, BOA, Coris Bank, COFINA, la Banque Atlantique et la BIAT préparent l’interconnexion nécessaire pour soutenir les paiements instantanés 24h/24.

R.E.D

Au Togo, une nouvelle convention collective interprofessionnelle entrera en vigueur prochainement. Le patronat et les organisations syndicales ont annoncé le samedi 14 novembre 2025 dernier avoir trouvé un accord sur son contenu.

Les discussions, qui ont duré un peu plus d’un mois, ont permis d’aboutir à un texte destiné à moderniser les relations de travail. Élaboré sur la base du Code du travail, le nouveau cadre réglementaire prévoit des dispositions visant à adapter les conditions professionnelles aux réalités économiques actuelles. La convention couvre plusieurs volets, notamment la rémunération, les conditions de travail, la sécurité, la formation ainsi que les procédures de règlement des différends.

Le projet sera transmis à la Direction générale du Travail, chargée d’en vérifier la conformité à la législation. Une fois validé, il servira de référence légale pour les relations professionnelles.

Pour le président du Patronat, Coami Sédolo Tamegnon, le processus de dialogue ayant permis cet accord constitue « un signal encourageant pour la consolidation des relations sociales au Togo ».

Après l’avis de la Direction générale du Travail, les parties procéderont à la signature officielle de la nouvelle convention, qui remplacera celle en vigueur depuis décembre 2011.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), co-pilote de la mise en œuvre du programme d’Assurance maladie universelle (AMU), a lancé le lundi 17 novembre 2025 une campagne nationale d’information, de sensibilisation et de souscription destinée aux travailleurs non-salariés. La tournée, démarrée à Dapaong dans la région des Savanes, se poursuivra dans les autres villes du pays jusqu’au 30 décembre 2025.

L’objectif est de permettre à l’ensemble des travailleurs non-salariés de bénéficier d’une couverture maladie. Il s’agit principalement de les informer sur le fonctionnement de l’AMU et sur ses modalités d’accès, en vue d’enrôler le plus grand nombre de travailleurs indépendants.

La campagne intervient quelques semaines après l’extension du programme aux personnes non-salariées notamment les artisans, commerçants, agriculteurs et autres acteurs du secteur informel, sous l’appellation AMU-TNS. L’enrôlement officiel de cette catégorie a été lancé à la suite de la mise en service d’une plateforme numérique dédiée, développée par la CNSS.

Dans le cadre de l’AMU-TNS, les travailleurs peuvent souscrire selon plusieurs formules : 10 000 FCFA par mois, 28 500 FCFA par trimestre, 54 000 FCFA par semestre ou 102 000 FCFA par an. Une fois enrôlés, ils reçoivent une carte leur donnant accès aux prestations prévues dans le cadre de l’assurance maladie universelle sur tout le territoire national.

Cette campagne, qui vise enregistrer un grand nombre de travailleurs indépendants, constitue selon le secrétaire général du gouvernorat des Savanes, Kégbéro Latifou Seigneur, « une avancée majeure dans la quête collective d’équité sociale, de dignité et de progrès ».

Pour la représentante du directeur général de la CNSS, Sédo Kossiwa, « l’AMU est plus qu’un programme social ; c’est un projet de société voulu et porté par les autorités togolaises pour assurer le bien-être et la santé de chaque citoyen ».

Il convient de rappeler que, bien qu’ils représentent une force vive de l’économie nationale, les travailleurs non-salariés étaient jusque-là exclus des dispositifs de protection sociale.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le ministère en charge de l’Urbanisme et la Banque mondiale préparent le terrain pour le Programme de Développement urbain des grandes agglomérations (DUGAn). Une mission conjointe des deux acteurs a réalisé à cet effet une visite technique dans la commune Zio 1 (localité de Tsévié) en fin de semaine écoulée, en vue de préparer les premiers axes d’investissement du programme, qui couvre Kara, Tsévié et Lomé.
 Doté d’une enveloppe totale de 100 millions de dollars, soit près de 56,7 milliards FCFA sur dix ans, DUGAn vise la modernisation des infrastructures de base, l’assainissement, la mobilité et les services publics dans ces localités.

À Tsévié, la délégation a échangé avec les autorités locales sur les besoins prioritaires de l’agglomération. Les discussions ont porté sur la collecte de données techniques, l’analyse des zones inondables, la gestion des eaux pluviales et l’état des infrastructures socioéconomiques. Les équipes ont ensuite visité plusieurs sites, dont le bassin Adovou, les quartiers Dévé et Kpatéfi ainsi que les marchés de Tsévié.

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Pour l’équipe de pilotage, cette étape permet d’établir un premier diagnostic pour orienter les investissements à venir. Les constats préliminaires ont été partagés lors d’une réunion avec les services techniques de l’État et les responsables municipaux. L’accent a été mis sur la coordination entre communes, ministères et partenaires.

Selon le directeur général des infrastructures urbaines, une équipe multisectorielle mènera la suite de l’étude afin de définir les priorités pour Zio 1. Le gouverneur de la région maritime a pour sa part salué l’appui de la Banque mondiale et rappelé que ces travaux devaient renforcer l’attractivité et la résilience des villes togolaises.

R.E.D

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