Togo First

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La Brasserie BB Lomé a annoncé un projet d’extension de son usine de production basée à Kara. Le projet a été officiellement présenté en milieu de semaine dernière à une délégation ministérielle composée des ministres en charge de l’Environnement, de l’Énergie, ainsi que de l’Eau et de l’Assainissement, respectivement Dodzi Kokoroko, Robert Eklo et Séna Alipui.

Si les détails relatifs au financement et à la durée n’ont pas encore été communiqués, la Brasserie BB Lomé, filiale du groupe français Brasseries et Glacières Internationales (BGI), indique que cette initiative s’inscrit dans la dynamique gouvernementale visant à faire de Kara un nouveau pôle de croissance industrielle. L’idée est de positionner le Nord comme un nouveau cœur économique du Togo.

Dans ce contexte, le projet d’extension vise une restructuration du modèle productif et territorial de l’entreprise. Il prévoit notamment le renforcement des capacités de production, avec l’installation prochaine d’une nouvelle ligne industrielle, capable de tripler l’efficacité du site tout en réduisant de 20 % la consommation énergétique. Le projet intègre également la mise en place d’un hub logistique, destiné à fluidifier la chaîne de distribution et à améliorer la disponibilité des produits sur l’ensemble du territoire national.

Par ailleurs, le développement d’un réseau de distributeurs locaux, formalisé et professionnalisé, est également envisagé. Celui-ci est appelé à devenir un levier important de création d’emplois et d’opportunités économiques au niveau local.

Pour le brasseur, cette nouvelle phase d’investissement à Kara traduit à la fois un choix d’ancrage territorial assumé et la volonté de contribuer à un partenariat public-privé en soutien aux ambitions gouvernementales de transformation de Kara.

Pour rappel, l’usine de la Brasserie BB à Kara est opérationnelle depuis 1982. L’entreprise dispose par ailleurs de sa plus grande unité de production à Lomé. Elle revendique plus de 1000 emplois directs et environ 25 000 emplois indirects.

Esaïe Edoh

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Lomé, la capitale togolaise, accueille depuis le lundi 9 février 2026, une rencontre régionale consacrée aux politiques fiscales sensibles au climat. Organisée par la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF), en partenariat avec le Forum des administrations fiscales de l’Afrique de l’Ouest (FAFAO), cette rencontre se tient sur cinq jours et se veut une plateforme d’échanges sur les mécanismes de mobilisation des ressources nationales au service de la cause environnementale.

À Lomé, les acteurs des finances publiques et de l’environnement, venus de huit pays africains (le Togo, la Gambie, le Rwanda, Djibouti, l’Ouganda, la Mauritanie, la République démocratique du Congo et la République centrafricaine) cherchent à renforcer leurs connaissances sur les politiques fiscales sensibles au climat. Les travaux portent notamment sur le partage des meilleures pratiques en matière de conception, de mise en œuvre et de suivi de ces politiques, ainsi que sur le renforcement des capacités des participants à utiliser des outils pratiques pour leur élaboration et leur gestion.

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Concrètement, les participants explorent les instruments de la fiscalité verte, analysent des expériences africaines et internationales, et travaillent à l’identification de pistes de réformes adaptées à leurs contextes nationaux respectifs. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet CADAST, porté par l’ACBF et la Banque africaine de développement (BAD), visant à accompagner les gouvernements africains dans la mise en place de politiques macroéconomiques intégrant les enjeux climatiques.

Selon Peguewinde Rodolphe Bance, chef de l’Unité gouvernance économique et sociale de l’ACBF, la rencontre de Lomé fait suite aux conclusions d’une étude analytique conduite par l’institution sur les défis des politiques fiscales en Afrique. Cette étude met en évidence des capacités techniques encore limitées pour concevoir des instruments fiscaux verts efficaces, des défis liés à l’administration et à la conformité fiscale, des insuffisances en matière de données et d’outils analytiques, ainsi qu’un besoin accru de coordination entre politiques fiscales, climatiques et budgétaires.

Pour la directrice de cabinet du ministère de l’Économie et des Finances du Togo, Mawussé Adetou Afidenyigba, cette rencontre intervient à un moment opportun pour aider les États à relever les défis liés à la fiscalité verte. « Les changements climatiques ne constituent plus une menace potentielle ou lointaine ; ils sont désormais une réalité économique et budgétaire majeure pour nos pays », a-t-elle souligné.

Face à cette réalité, le Togo a déjà engagé plusieurs initiatives, notamment à travers des réformes visant à renforcer la mobilisation des ressources nationales, à améliorer l’efficacité et l’équité du système fiscal, et à aligner les politiques publiques sur les objectifs de développement durable et de résilience climatique, a-t-elle précisé.

Esaïe Edoh

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En novembre 2025, l’activité des services marchands non financiers au Togo a progressé de 19,5 % en glissement annuel, l’une des hausses les plus élevées de l’UEMOA, selon la note de conjoncture économique de janvier 2026 de la BCEAO.

Cette performance annuelle est enregistrée toutefois dans un contexte de fortes variations à court terme.

Dans le détail, les services marchands non financiers, qui regroupent notamment le transport, l’hôtellerie-restauration, les services aux entreprises et certaines activités commerciales, ont connu une évolution heurtée en fin d’année. Après un recul mensuel de 12,0 % en octobre 2025, l’activité a rebondi de 10,3 % en novembre, traduisant un effet de rattrapage après un mois de contraction. À l’échelle de l’Union, la croissance annuelle de ces services ressort à 5,4 %, le Togo se situant nettement au-dessus de la moyenne régionale.

Services financiers 

De leur côté, les services marchands financiers, qui couvrent principalement les activités bancaires, de microfinance, d’assurance et de paiement, affichent aussi une trajectoire positive sur une période d’un an. 

En glissement annuel, leur chiffre d’affaires progresse de 15,0 % au Togo. En revanche, à court terme, l’activité a reculé de 4,0 % en novembre 2025, après une hausse de 8,1 % en octobre.

Dans l’ensemble, les données de la BCEAO indiquent que la dynamique des services au Togo reste solide sur un an, mais demeure marquée par des fluctuations mensuelles, en particulier dans les segments non financiers, qui semblent ainsi plus sensibles à la demande et aux effets saisonniers.

R.E.D.

Le Togo prépare la troisième édition de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM), qui permet d’affiner la mesure de la pauvreté, des inégalités et du bien-être des populations sur le territoire.

La phase préparatoire est en cours, avec notamment une formation des agents cartographes et des énumérateurs, qui démarre ce lundi 9 février à Lomé, sous la coordination de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED). Ceci, en lien avec les standards régionaux portés par l’UEMOA et la Banque mondiale.

Cette nouvelle enquête s’inscrit dans la continuité des éditions précédentes, menées respectivement en 2018-2019 et en 2021-2022. La dernière EHCVM avait permis de documenter une baisse progressive du taux de pauvreté monétaire, estimé autour de 45 % au niveau national, avec de fortes disparités entre zones urbaines et rurales, selon les résultats publiés par l’INSEED. Elle avait également mis en évidence le poids élevé des dépenses alimentaires dans le budget des ménages et la vulnérabilité persistante de certaines régions, notamment au nord du pays.

Une fois effectivement lancée, l’enquête couvrira l’ensemble du territoire national et collectera des données détaillées sur les revenus, la consommation, l’accès aux services sociaux, l’emploi et les conditions de logement.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les exportations se sont établies à 249,1 milliards de FCFA, pour un volume total de 1,03 million de tonnes, au troisième trimestre 2025, selon les données officielles de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).

En glissement annuel, les ventes extérieures progressent de 14,6 % en valeur, une embellie malgré un contexte commercial marqué par un déficit structurel.

La structure géographique des exportations demeure fortement concentrée. Dans le détail, les exportations du pays restent très concentrées, les dix premiers clients du Togo ayant absorbé 74,4 % des exportations en valeur sur la période, selon un schéma assez classique pour le pays. L’Inde conserve sa position de premier débouché, avec 21,3 % du total, soit 55,2 milliards de FCFA pour près de 455 000 tonnes exportées au cours du trimestre. Cette position s’explique notamment par les ventes de phosphates, premier produit d’exportation togolais.

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Plus du quart des exportations en Afrique de l’Ouest

Viennent ensuite les marchés régionaux, qui sont au cœur de la stratégie d’exportation du Togo. Le Burkina Faso arrive en deuxième position, avec 10,4 % des exportations, devant la Côte d’Ivoire, 9,1 %, et le Ghana, 6,8 %.

À eux seuls, ces partenaires ouest-africains concentrent plus d’un quart des recettes d’exportation. Autre signe de l’importance du commerce intrarégional pour l’économie togolaise, le Mali, le Bénin et le Niger figurent également parmi les principaux clients, portés par les activités de fourniture et de réexportation via le port de Lomé.

Au-delà de la région, l’Europe reste présente, avec la France, 5,3 %, les Pays-Bas et le Danemark. L’Asie demeure relativement en retrait, en dehors de la très forte demande indienne. Ainsi, si les ventes togolaises apparaissent géographiquement diversifiées, dans les faits, les flux sont dominés par un nombre limité de marchés.

Déficit commercial

Plus largement, la hausse des exportations n’a pas suffi à compenser la progression plus rapide des importations, évaluées à 505 milliards de FCFA au troisième trimestre. Le solde commercial ressort ainsi déficitaire de 255,8 milliards de FCFA, en aggravation par rapport à l’année précédente.

Pour rappel, les principaux produits d’exportation du Togo sont les phosphates, le ciment et clinker, le coton, les produits agricoles (comme le soja et le café), ainsi que certains produits manufacturés ; et de réexportation via le port de Lomé.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo veut attirer davantage d’investissements de la part de sa diaspora. C’est notamment l’une des ambitions du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur. La semaine dernière, du 4 au 6 février 2026, la ville de Kpalimé a en effet accueilli un atelier consacré à l’élaboration des orientations stratégiques pour l’engagement et la mobilisation de la diaspora togolaise.

Inscrit dans le cadre du projet « Rationaliser l’engagement de la diaspora pour catalyser les investissements privés et l’entrepreneuriat pour une résilience renforcée » (SDE4R), soutenu par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et la Banque africaine de développement (BAD), l’atelier a été organisé par le ministère, et a réuni des représentants des ministères, des agences publiques et de la société civile.

Les participants ont planché sur la transformation du diagnostic sur l’engagement de la diaspora, validé le 22 janvier 2026 à Lomé, en orientations stratégiques opérationnelles. Ces orientations devraient servir de base à la future stratégie nationale de mobilisation et d’engagement de la diaspora.

Pour le gouvernement togolais, cette démarche est nécessaire afin de structurer l’apport des Togolais vivant à l’extérieur aux investissements privés et à l’entrepreneuriat.

Selon le ministère, près d’un million de Togolais sont recensés à l’étranger à fin 2022. Leur contribution se manifeste déjà à travers les transferts de fonds, estimés à plusieurs centaines de millions de dollars par an, ainsi que par des investissements ponctuels dans l’immobilier, le commerce et l’agriculture.

Ces travaux interviennent dans un contexte où, sur les cinq dernières années, le Togo a multiplié les initiatives en faveur de sa diaspora. Parmi celles-ci figurent la création d’une plateforme numérique de services aux Togolais de l’extérieur, le renforcement des consulats pour faciliter les démarches administratives et l’organisation de forums annuels de la diaspora. En 2023, une loi sur la promotion et la protection des investissements de la diaspora avait notamment été adoptée pour encourager les investissements directs. Plus récemment, en 2024, un programme de facilitation d’accès au crédit pour les entrepreneurs de la diaspora a été lancé en partenariat avec des institutions financières locales.

L’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) sera dirigée au cours des douze prochains mois par le Togo, qui succède au Tchad. Le pays a été désigné en fin de semaine dernière à l’issue des travaux de la 60ᵉ session du Conseil des ministres de l’OHADA, tenue à N’Djamena, pour assurer la présidence tournante de l’instance.

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Yawovi Adjourouvi (photo) présidera le Conseil des ministres de l’organisation durant la période. Il aura pour mission au cours de son mandat d’œuvrer à la facilitation des échanges et des investissements et à la garantie de la sécurité juridique et judiciaire des activités des entreprises dans les États membres, conformément à l’objectif de l’organisation.

Dans ce cadre, le ministre a indiqué placer son action sous le sceau de l’amélioration du climat des affaires au sein de l’espace OHADA. Une dynamique dans laquelle le Togo a enregistré des progrès notables ces dernières années, portés par des réformes institutionnelles et réglementaires visant à renforcer l’attractivité économique du pays. « Ce mandat vient renforcer le leadership régional et l’engagement du Togo en faveur de la promotion d’un climat des affaires attractif et compétitif en Afrique », a-t-il souligné.

Créée le 17 octobre 1993 à l’île Maurice, l’OHADA a pour mission principale d’harmoniser le droit des affaires dans ses États membres afin de renforcer la sécurité juridique et judiciaire, condition essentielle à l’attractivité des investissements. L’organisation regroupe aujourd’hui 17 pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a effectué la semaine écoulée, une visite de terrain dans les Zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP) situées dans les préfectures de Dankpen et de la Binah, dans le nord du pays. Cette tournée lui a permis d’échanger directement avec les producteurs agricoles sur l’état du secteur agricole et les ambitions de l’exécutif, notamment la souveraineté alimentaire.

Les échanges ont en outre porté sur l’identification des principales difficultés auxquelles fait face le secteur agricole, en particulier dans ces zones de production. « Ces rencontres ont pour finalité d’identifier ensemble des solutions aux défis auxquels les Togolais sont confrontés», a indiqué le président du Conseil, insistant sur la nécessité d’une approche concertée.

Faure Gnassingbé et les producteurs ont ainsi relevé un défi commun : produire davantage afin de nourrir la population et subvenir durablement aux besoins des ménages. Sur ce point, le président du Conseil a souligné que la responsabilité était partagée. « Le gouvernement seul ne détient pas toutes les réponses. Vous, producteurs agricoles, n’avez pas nécessairement la solution complète non plus », a-t-il déclaré, appelant à une collaboration renforcée entre l’État et les acteurs du monde rural.

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Pour atteindre cet objectif, l’exécutif mise sur la professionnalisation des ZAAP. Selon Faure Gnassingbé, cette orientation vise à améliorer durablement les conditions de vie des producteurs tout en consolidant la stratégie nationale d’autosuffisance et de souveraineté alimentaires.

« Au-delà de la sécurité alimentaire, il est impératif d’atteindre la souveraineté alimentaire. Les produits importés sont financés par l’argent des Togolais, lequel profite à d’autres pays. Or, notre pays a la capacité de produire suffisamment pour nourrir sa population », a-t-il affirmé.

Dans cette dynamique, le président du Conseil a procédé à la remise d’équipements agricoles aux exploitants du Centre de transformation agricole (CTA) de Guérin-Kouka. Le lot est composé de 12 tracteurs et de 12 motoculteurs, destinés à soutenir la mécanisation et à renforcer la productivité des exploitations.

Cette visite dans les ZAAP s’inscrit dans une démarche déjà engagée par Faure Gnassingbé depuis quelques années. En juin 2023, il s’était rendu sur plusieurs ZAAP dans le sud du pays afin d’échanger avec les producteurs et d’évaluer la mise en œuvre de cette politique agricole structurante.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le Projet de Digitalisation des Mairies (PDiMa), financé par la KfW Development Bank, poursuit ses préparatifs. Ce nouveau programme, dans les tuyaux, vise notamment à connecter 136 bâtiments municipaux correspondant à 100% des mairies du pays, dans le cadre du programme d'Accélération du Numérique au Togo.

Les ambitions du PDiMa s'étendent au-delà des seules mairies.  Par exemple, le projet prévoit la connexion de 1488 établissements scolaires publics, soit 22% des écoles publiques regroupant 760 000 élèves, et de 253 centres de santé représentant 30% des formations sanitaires publiques. 

Le volet formation, selon les premières prévisions, table sur 100 000 bénéficiaires des programmes de la Digital Academy, 700 000 utilisateurs du réseau de connaissances et l'incubation de 150 start-up dans le centre d'innovation technologique.

Dans ce contexte, les infrastructures connectées serviront de points d'ancrage pour étendre la connectivité haut débit aux ménages et entreprises situés à proximité. 

Un appel d'offres a du reste été récemment lancé, par le ministère de tutelle (Ministère de l'Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique ), pour la conception et l'installation de réseaux de communications électroniques, incluant la fourniture d'Indefeasible Rights of Use (IRU) (Droit d’Utilisation Irrévocable).

De même, plus récemment, l'autorité publique avait lancé un recrutement pour un Responsable de la Passation des Marchés (date limite : 20 janvier 2026) et un Responsable Administratif et Financier (échéance : 16 février 2026). 

Ces recrutements devraient ouvrir la voie à une opérationnalisation effective de l'Unité de Gestion du Projet, qui se sera chargée de superviser l'exécution des activités sur deux ans.

Ayi Renaud Dossavi

Au deuxième trimestre 2025, le Togo était le deuxième fournisseur du Cameroun en valeur des importations, porté par un volume de 162,7 milliards de FCFA de produits pétroliers, selon les données du Conseil national des chargeurs du Cameroun partagées par Investir au Cameroun

Cette performance, qui rappelle l’importance du corridor togolais dans l’approvisionnement énergétique régional, s’inscrit du reste dans une dynamique historique. Le pays figure régulièrement dans le top 3 des fournisseurs de ses voisins, notamment d'Afrique centrale, grâce à ses activités de transbordement et de réexportation depuis le Port de Lomé. C’était le cas en 2020, par exemple, où le Togo était déjà premier fournisseur africain du Cameroun, principalement à travers des carburants et lubrifiants transbordés.

De même, en 2022, le Togo a été le premier fournisseur africain du Gabon, avec des exportations de biens d’une valeur de 41,6 milliards de FCFA, selon les données douanières locales.

Le Togo continue d'ailleurs à miser sur ses atouts géographiques et logistiques pour attirer davantage de courants commerciaux. Les investissements en cours, notamment le dragage du chenal du port pour accueillir des navires plus grands, doivent renforcer encore la position de Lomé comme hub régional. 

Ayi Renaud Dossavi

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