Togo First

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Au Togo, le gouvernement a adopté en fin de semaine dernière le projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Le projet de budget, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 2740 milliards FCFA, affiche une hausse de 14,4 % par rapport à celui de l’année en cours. Les ressources budgétaires escomptées, devraient être financées à plus de 50 % par les recettes fiscales.

Selon le document de projet de loi de finances consulté par Togo First, les ressources du budget de l’État pour 2026 se composent de 1615 milliards FCFA de recettes budgétaires, 1097 milliards FCFA de ressources de trésorerie, ainsi que de 27 milliards FCFA provenant des comptes spéciaux du Trésor.

Dans le détail, les recettes budgétaires regroupent 1338 milliards FCFA de recettes fiscales, en progression d’environ 10 % par rapport aux 1208 milliards FCFA prévus en 2025 ; 109 milliards FCFA de recettes non fiscales, soit une hausse de 32 % par rapport aux 72 milliards FCFA projetés pour 2025 ; et 166 milliards FCFA de dons-projets, en recul de 12 % par rapport aux 190 milliards FCFA inscrits au budget 2025.

S’agissant des ressources de trésorerie, elles comprennent 473 milliards FCFA d’émissions de titres publics, contre 332 milliards FCFA en 2025 ; 220 milliards FCFA d’emprunts projets ; et 403 milliards FCFA d’autres emprunts, contre respectivement 142 milliards FCFA et 420 milliards FCFA l’année précédente.

Le projet de loi devrait être soumis pour examen aux deux chambres du Parlement, majoritairement dominées par l’Union pour la République (UNIR).

Esaïe Edoh

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La ville de Kara accueille jusqu’à ce vendredi 21 novembre 2025 la deuxième rencontre régionale entre les chambres de commerce et d’industrie du Togo et du Bénin consacrée aux échanges commerciaux des produits agricoles. L’événement s’inscrit dans le cadre du Programme Régional d’Intégration des Marchés Agricoles (PRIMA), financé par le Fonds international de développement agricole pour une durée de six ans.

Le PRIMA veut notamment augmenter de 30% les transactions agricoles entre les deux pays sur les corridors transfrontaliers ciblés. Le programme vise une intégration plus fluide des marchés, une amélioration des échanges et un renforcement de la compétitivité des entreprises agricoles. La coordination régionale est assurée par l’AARA sous l’égide de la CEDEAO.

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Décliné en quatre composantes, le PRIMA intervient notamment sur le commerce agricole et l’entrepreneuriat rural. Selon Mawadè Dogo, coordonnateur opérationnel délégué du PRIMA-Togo, les travaux portent sur l’intégration des marchés, la facilitation des échanges et la structuration des initiatives entrepreneuriales rurales. Les activités prévoient également l’aménagement d’ouvrages agricoles, le développement des zones d’aménagement agricole planifiées et la réhabilitation des pistes pour fluidifier le transport des produits.

Cette deuxième rencontre fait suite à une première édition tenue en décembre 2024 au Bénin. Elle réunit des décideurs publics, des agro-entrepreneurs, des organisations paysannes et des institutions de recherche des deux pays. Les échanges portent sur le bilan de la mise en œuvre des recommandations précédentes, les avancées opérationnelles, la coopération transfrontalière et la valorisation des produits locaux.

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Parallèlement, une foire-exposition des produits agricoles se tient jusqu'au samedi 22 novembre 2025 sur l’esplanade du Palais des congrès de Kara. Elle permet aux agro-entrepreneurs des deux pays de présenter leurs produits et de renforcer leurs opportunités commerciales.

Notons que l’ouverture officielle de l’événement a été présidée par Alex Kpanté Bouab, représentant le ministre togolais chargé de l’Agriculture. L’autorité a rappelé la contribution des échanges agricoles au PIB national et la nécessité de renforcer la croissance par une meilleure intégration commerciale.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le Président de l’Assemblée nationale, Professeur Komi Selom Klassou, a reçu jeudi 20 novembre 2025 trois représentations diplomatiques et institutionnelles. Les échanges ont porté sur la coopération économique, les partenariats et les appuis techniques liés aux priorités nationales.

La première audience a réuni le Président du Parlement et Mme Wang Min, Ambassadrice de la République populaire de Chine au Togo. Celle-ci lui a transmis les félicitations du Président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire de Chine, et salué son élection.

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La diplomate a rappelé les orientations du quinzième plan quinquennal adopté lors du quatrième plénum. Selon elle, « la Chine est prête à partager avec le Togo ses opportunités de développement et à continuer d’approfondir sa coopération pratique dans tous les domaines ». Elle ajoute que cette étape marque « un nouveau point de départ pour renforcer la coopération législative et apporter plus de bénéfices aux deux peuples ».

La deuxième audience a été accordée à S.E.M. Gwilym Jones, Ambassadeur de l’Union européenne au Togo.

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Les échanges ont porté sur les volets économique, sécuritaire et militaire, à quelques jours du sommet UA-UE. L’ambassadeur a indiqué que « nous avons un partenariat en place sur les questions économique, militaire et de sécurité », rappelant que l’UE demeure un partenaire important du Togo et de l’Union africaine sur ces sujets.

La troisième audience a porté sur les enjeux sociaux. Dr Corinne Erinna Dia, représentante résidente de l’UNICEF au Togo, a échangé avec le Président du Parlement sur le renforcement du cadre de collaboration.

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Elle affirme : « nous avons discuté du partenariat très stratégique entre l’Assemblée nationale et l’UNICEF », notamment en matière d’accompagnement du gouvernement pour « promouvoir une budgétisation sensible aux besoins de l’enfant ». Elle ajoute que le renforcement des unités parlementaires spécialisées permettra d’« assurer une allocation accrue des ressources pour mieux répondre aux besoins des enfants et des populations vulnérables ».

Ces échanges font partie des premières activités publiques du nouveau patron de l'Assemblée nationale togolaise, qui a été porté à cette fonction le par ses pairs, le mardi 28 octobre 2025.

R.E.D

En marge du Forum B2B organisé à Lomé le jeudi 20 novembre 2025, Togo First a échangé avec Aziz El Khyari, directeur du développement des affaires et de la coopération africaine à Casablanca Finance City (CFC). Il revient sur les priorités de l’Africa Tour, l’intérêt croissant des investisseurs marocains pour le Togo et les perspectives ouvertes par ce rapprochement économique, dans l’expansion des entreprises marocaines en Afrique de l’Ouest.

TF : Quel est l’objectif de l’Africa Tour et pourquoi était-il important pour CFC d’organiser une étape à Lomé ?

AEK : L’Africa Tour répond à un besoin d’ancrage territorial. Depuis plusieurs années, nous présentons aux investisseurs internationaux les atouts de l’Afrique depuis Casablanca. Mais pour identifier les opportunités réelles, il est essentiel d’aller sur le terrain, de rencontrer les autorités, les agences de promotion des investissements et les acteurs privés. Cette deuxième édition de l’Africa Tour a été conçue pour renforcer les liens entre CFC et plusieurs économies de la région. Le Togo s’est imposé comme une étape stratégique.

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Lomé réunit plusieurs éléments déterminants pour les investisseurs. Le pays a construit un cadre des affaires considéré comme l’un des plus performants de la zone, soutenu par une administration attentive aux besoins des opérateurs économiques. Son port en eau profonde, classé parmi les plus efficaces de la sous-région, joue un rôle important dans la connectivité maritime de la zone CEDEAO. L’aéroport international facilite également l’accès aux marchés régionaux.

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L’objectif du forum était d’exposer aux entreprises marocaines les opportunités économiques togolaises et d’expliquer comment elles peuvent s’y projeter. Pour les autorités togolaises, il s’agissait aussi d’ouvrir leurs projets structurants à des partenaires capables d’apporter expertise technique, financement ou accompagnement stratégique. Cette rencontre devait permettre d’engager des discussions concrètes et de dépasser le cadre des échanges institutionnels classiques. L’Africa Tour crée, au final, un dialogue direct entre investisseurs, opérateurs publics et secteur privé.

TF : Comment Casablanca Finance City est-elle devenue une plateforme d’investissement continentale et quels sont les domaines d’action clés de ses membres ?

AEK : Casablanca Finance City est née en 2010 avec la volonté du Maroc de créer un positionnement financier africain fort. Depuis, CFC est devenue la première place financière du continent selon le Global Financial Centres Index. Ce résultat est le fruit d’un écosystème structuré autour de cinq dimensions majeures.

La première dimension est la diversité des entreprises membres. Plus de 250 entités opèrent aujourd’hui à partir de Casablanca, dans des secteurs variés, allant de la finance et des assurances au conseil juridique, à la stratégie, au numérique, à la logistique et aux infrastructures. Cette diversité crée une place résiliente, capable d’accompagner plusieurs types de projets. Les membres interviennent dans 115 pays, dont 50 en Afrique, ce qui leur donne une profondeur opérationnelle unique sur le continent.

La deuxième dimension est l’attractivité du statut CFC. Les entreprises bénéficient d’un cadre réglementaire aligné sur les standards internationaux, d’une fiscalité compétitive, d’une liberté totale de transfert des devises et d’un accompagnement administratif dédié. Les facilités offertes pour les visas, l’installation et la mise en conformité renforcent cette attractivité. Cette architecture a permis d’attirer des entreprises européennes, asiatiques et américaines, renforçant la vocation multipolaire de la place.

La troisième dimension est l’intégration africaine. Le Maroc a intensifié ses relations politiques, économiques et diplomatiques avec l’ensemble du continent, notamment après sa réintégration à l’Union africaine. CFC bénéficie directement de cet environnement, qui renforce son rôle de plateforme de coopération régionale.

La quatrième dimension est la stratégie de partenariats. CFC a noué des accords avec 24 agences africaines de promotion des investissements. Ces partenariats permettent de faciliter l’accès aux opportunités nationales, d’accélérer les démarches d’investissement et d’assurer une présence coordonnée dans plusieurs pays.

Enfin, la cinquième dimension est l’innovation. CFC investit dans la finance durable, la gouvernance et la transformation digitale. Il co-préside le réseau Financial Centres for Sustainability et prendra la présidence de la World Alliance of International Financial Centers en 2025. Cela renforce sa légitimité internationale et permet d’accompagner les entreprises sur les enjeux climatiques, ESG et de finance responsable.

TF : Quels atouts spécifiques du Togo attirent les investisseurs marocains et comment percevez-vous le potentiel du Togo en Afrique de l’Ouest ?

AEK : Le Togo cumule plusieurs leviers qui en font une plateforme attractive pour les investissements régionaux. Son économie est de taille intermédiaire mais stable, soutenue par une série de réformes orientées vers la compétitivité, la transparence et la modernisation administrative. Cela donne au pays un profil favorable pour les investisseurs cherchant un marché dynamique, structuré et ouvert à la coopération internationale.

Les infrastructures logistiques constituent un argument de poids. Le port de Lomé permet une desserte rapide des pays enclavés du Sahel. Le corridor togolais vers le Burkina Faso, le Niger et le Mali renforce cette position. Le pays dispose également de zones industrielles, dont le Parc industriel d’Adétikopé, qui crée des opportunités dans l’agro-industrie, le textile, la logistique et la fabrication.

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Pour les investisseurs marocains, le Togo représente un marché où l’on peut déployer des solutions techniques, financières ou industrielles tout en gardant un accès direct à l’ensemble de la région. Les entreprises de CFC disposent de compétences solides en structuration de financements internationaux, en gestion de projets et en appui à la transformation digitale ou infrastructurelle. Une partie du financement de projets togolais peut être portée par ces acteurs.

L’Africa Tour a permis de constater que le Togo offrait un environnement réactif, avec une administration accessible et des besoins définis. Cela répond au besoin des entreprises marocaines d’interagir avec des partenaires capables de porter des projets à court ou moyen terme.

TF : Quels résultats attendez-vous après le forum B2B de Lomé et comment cette dynamique peut-elle évoluer ?

AEK : L’objectif d’un forum n’est pas de conclure des accords immédiats, mais de créer la base d’une relation de travail. La suite passe par des échanges bilatéraux plus précis. Les entreprises présentes devront revenir pour des visites ciblées, des réunions techniques ou des missions sectorielles. Ce sont ces étapes qui permettent de finaliser des partenariats.

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Nous attendons que les discussions initiées à Lomé se traduisent par l’identification de projets bancables. Cela peut concerner des secteurs comme l’agro-industrie, l’énergie, les services financiers, le numérique ou les infrastructures sociales. L’important est d’accompagner la maturation des projets et de permettre aux investisseurs de mesurer les besoins, les contraintes et les possibilités de structuration.

Ce forum est un début. Il ouvre la voie à une relation qui peut s’étendre sur plusieurs années.

TF : De quelle manière Casablanca Finance City peut-il accompagner les entreprises togolaises souhaitant se développer à l’international ?

AEK : L’accompagnement fonctionne dans les deux sens. Casablanca Finance City peut servir de base stratégique pour les entreprises togolaises qui souhaitent s’internationaliser. Elles bénéficient d’un guichet unique, d’avantages fiscaux, d’un environnement réglementaire clair et d’un accès facilité aux marchés européens et moyen-orientaux.

Les entreprises togolaises peuvent également tirer parti du réseau CFC, qui regroupe des acteurs financiers, des entreprises de conseil, des institutions multilatérales et des opérateurs sectoriels. Cela leur donne accès à des opportunités de co-investissement, à des partenaires techniques et à des plateformes de financement.

L’objectif, pour nous, est de construire une relation durable où le Togo devient un point d’appui pour les entreprises marocaines en Afrique de l’Ouest, et où Casablanca devient un point d’accès pour les entreprises togolaises vers des marchés extérieurs.

Interview de Ayi Renaud Dossavi

La capacité du Togo en matière de suivi et de rapportage de la mise en œuvre de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), ainsi que d’autres initiatives de commerce intra-africain, a été évaluée par la Fondation pour le Renforcement des Capacités en Afrique (ACBF). Les résultats de cette évaluation ont été partagés le jeudi 20 novembre 2025 à Lomé avec les différents acteurs impliqués dans le commerce au Togo.

L’étude a principalement examiné dans quelle mesure le Togo respecte ses engagements dans le cadre de l’accord ZLECAf, notamment en matière de réduction des droits de douane, de facilitation des échanges et de libéralisation des services. Cette initiative vise à rappeler aux autorités togolaises l’importance d’évaluer la mise en œuvre de leurs engagements commerciaux.

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« L’absence de suivi et de rapportage empêche le pays de mesurer son niveau de mise en œuvre des accords. Ainsi, sur la base de l’étude réalisée, des recommandations ont été formulées pour permettre au Togo de s’assurer de son niveau de mise en œuvre de la ZLECAf conformément au calendrier établi », a souligné Edem Messa-Gavo, responsable principal de la mesure d’impact à l’ACBF.

Selon l’étude, le Togo a enregistré des progrès significatifs, notamment l’élaboration d’une stratégie nationale pour la ZLECAf, la création d’un Comité Technique Multi-Acteurs et le lancement de plusieurs initiatives de sensibilisation et de renforcement des capacités. « Ces jalons démontrent un engagement national fort pour s’assurer que le Togo tire pleinement profit des opportunités offertes par la ZLECAf », souligne l’ACBF, qui précise toutefois que « la mise en place d’un système de suivi et de reporting pleinement fonctionnel reste un travail en cours nécessitant des efforts coordonnés et soutenus ».

L’évaluation a appliqué une méthodologie harmonisée, utilisée simultanément en Éthiopie, au Rwanda, en Ouganda et au Zimbabwe, permettant de comparer les expériences dans divers contextes nationaux.

Notons que créée en 1991, l’ACBF est l’agence spécialisée de l’Union africaine pour le renforcement des capacités. Elle accompagne les gouvernements, la société civile et le secteur privé dans la conception et la mise en œuvre de politiques de développement fondées sur des données probantes, en favorisant des interventions de renforcement des capacités et des partenariats stratégiques visant un développement inclusif et durable.

Esaïe Edoh

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Le Togo enregistre 11 admissions au 22ᵉ Concours d’agrégation en Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion (SJPEG) du CAMES. Les résultats définitifs publiés à l’issue de la phase finale tenue à Dakar confirment la réussite de tous les 11 candidats togolais engagés dans cette seconde étape, selon les données compilées.

En droit public, deux enseignants de l’Université de Lomé sont admis. KODJO Essé Kokou Joseph Junior se classe deuxième. WELLA Mazamesso occupe le quatrième rang.

En droit privé, trois enseignants réussissent. AWOKI Kougnontèma représente l’Université de Kara avec un classement en quatrième position. AVEGNON Koffi Edem de l’Université de Lomé se place cinquième. FOLLY Messan Agbo, également de l’Université de Lomé, occupe la sixième place.

En sciences de gestion, deux enseignants de l’Université de Kara figurent parmi les admis. GAFA Yao se classe troisième ex aequo. ADELESSOSSI Kokou occupe le septième rang.

En sciences économiques, quatre candidats togolais sont admis. DJAHINI-AFAWOUBO Dossè Mawussi de l’Université de Lomé prend la première place. BATAKA Hodabalo de l’Université de Kara arrive neuvième. Deux candidats se classent à la dix-neuvième position dont DANDONNOUGBO Yevessé de l’Université de Lomé et SANOUSSI Yacobou de l’Université de Kara.

Ce total de 11 admis sur 11 candidats engagés en phase finale marque une progression notable pour le Togo dans cette édition du concours. Les évaluations se sont déroulées en deux étapes, à distance pour la présentation des titres et travaux, puis en présentiel à Dakar pour les épreuves finales.

Près de 200 candidats issus de 12 pays ont participé à cette session. Les admis accèdent désormais au grade de maître de conférences agrégé du CAMES.

Ayi Renaud Dossavi

Lomé a accueilli ce jeudi 20 novembre 2025 un forum B2B organisé par Casablanca Finance City (CFC), en partenariat avec le ministère délégué chargé de la Promotion des investissements et de la Souveraineté économique.

La rencontre, tenue à l’hôtel 2 Février, a réuni des opérateurs togolais et marocains pour présenter la place financière casablancaise et identifier des projets togolais prêts à attirer des capitaux.

Casablanca Finance City a inscrit ce rendez-vous dans sa tournée AfricaTour, deuxième édition, en vue de rapprocher les investisseurs des économies africaines en organisant des échanges directs avec les administrations et le secteur privé.
Si CFC se veut une zone économique spéciale et un centre de services pour des entreprises actives sur plusieurs marchés du continent, pour le Togo, ce fut également l’opportunité de présenter encore ses projets structurants et son environnement des affaires.

« Ce forum s'inscrit dans le cadre de la deuxième édition de l'AfricaTour, une initiative lancée par Casablanca Finance City pour rapprocher les opérateurs économiques des opportunités sur le continent africain en allant sur le terrain, non seulement à la rencontre des autorités, des ministères mais également de partenaires potentiels qui peuvent comporter des projets communs d'investissement à travers l'ensemble des secteurs et des pans de l'économie », selon le directeur du développement des affaires et de la coopération africaine, Aziz El Khiyari.
 Ce dernier a également rappelé les similitudes entre Casablanca et Lomé, toutes deux positionnées comme hubs régionaux, avec leur environnement des affaires jugé favorable et une vocation à servir des marchés au-delà de leurs frontières nationales.

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« Lomé est un hub indiscutable sur la zone Afrique de l’Ouest avec un port en eau profonde, un aéroport international qui permet une interaction de connectivité sur les pays de la CEDEAO. Casablanca est un hub également aérien. Nous avons aussi un hub portuaire au nord de la Méditerranée qui permet une connectivité maritime internationale », a-t-il indiqué, tout en soulignant la capacité des entreprises basées à CFC à structurer des financements pour des projets d’infrastructures, de services et de transformation digitale en Afrique de l’Ouest.

Côté togolais, Woulamé Oudjim, économiste et analyste senior au ministère délégué en charge de la Promotion des investissements, a présenté les atouts du Togo en mettant en avant le port en eau profonde de Lomé, les corridors vers le Sahel, les zones industrielles intégrées et le Parc industriel d’Adétikopé, ainsi que des projets en préparation dans l’agro-industrie, l’énergie, les infrastructures et le tourisme.
 L’expert a évoqué un pipeline d’investissements de plus de 2,3 milliards de francs CFA, répartis sur environ 180 projets, dont une part importante en zones franches.

Pour les autorités togolaises, le forum doit déboucher sur des partenariats concrets, en priorité dans l’agro-transformation, les énergies, les services à forte valeur ajoutée et les infrastructures sociales, avec des montages allant de l’investissement privé classique aux partenariats public-privé.

« Je suis particulièrement heureux de vous souhaiter la bienvenue à Lomé pour ce forum Togo-Casablanca Finance City, un rendez-vous que nous attendions avec beaucoup d’intérêt et d’ambition. Votre présence en nombre représente un signal fort, celui d’une volonté claire de bâtir des partenariats solides et structurants pour l’avenir », selon Sikpa Atsouvi Yawo, DG de l’API-ZF, représentant le ministre délégué Arthur Trimua.

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Les prochaines étapes attendues portent sur des missions de suivi, des visites ciblées et la structuration de projets jugés bancables.
 CFC se dit également disposée à accompagner des groupes togolais qui souhaitent se domicilier à Casablanca pour accéder à de nouveaux marchés en Afrique du Nord et en Europe méditerranéenne, prolongeant ainsi la relation dans les deux sens.

Créée en 2010, Casablanca Finance City est un hub financier africain, qui regroupe plus de 250 entreprises. Elle attire les capitaux internationaux, soutient des projets dans 50 pays et développe la finance durable. CFC veut notamment servir de passerelle entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo et le Mozambique renforcent leur coopération technique en matière de cybersécurité. Ceci est matérialisé par un protocole d’accord pour une coopération bilatérale, conclu en début de semaine, à Maputo.

Dans le cadre de cet accord, le Togo était représenté par Gwaliba Gbota, patron de l'Agence nationale de la cybersécurité (Ancy) ; pour une entente qui couvre la cybersécurité et la résilience numérique. Elle vise à terme à renforcer les capacités opérationnelles des deux pays africains en matière d’appui technique.

Notons que de son côté, le Togo a déjà renforcé son cadre réglementaire en la matière. En mai 2024, le pays avait lancé sa Stratégie nationale de cybersécurité 2024-2028. L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) a aussi digitalisé plusieurs services début 2025 pour améliorer la gestion des incidents et la relation avec les usagers. Ces réformes participent à la modernisation de l’administration et à la sécurisation des infrastructures numériques.

Le partenariat avec le Mozambique est le plus récent développement de ces efforts. Il devrait ouvrir la voie notamment à un échange de connaissances, une coordination des équipes de réponse aux incidents et une veille conjointe sur les menaces émergentes.

En se situant au deuxième palier de l’Indice global de cybersécurité, le Togo gagne en crédibilité auprès des acteurs de la fintech, des services numériques et des opérateurs d’infrastructures.

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Pour les entreprises et les investisseurs, ces avancées en matière de cybersécurité renforceraient la capacité à limiter les pertes liées aux attaques.

Notons qu’entre 2019 et 2024, les incidents ont entraîné plus de 3 milliards de dollars de pertes en Afrique, selon Interpol.

R.E.D.

Le Togo et la Russie, qui totalisent 65 ans de relations de coopération, ambitionnent de porter leur collaboration à un niveau supérieur à travers l’ouverture prochaine de leurs ambassades respectives. Cette orientation a été dévoilée le mercredi 19 novembre 2025, lors d’un entretien entre le président russe, Vladimir Poutine, et le président du Conseil, Faure Gnassingbé, au Kremlin.

Selon les deux dirigeants, l’installation des représentations diplomatiques devrait permettre de mieux coordonner et d’intensifier les projets bilatéraux, notamment dans les secteurs liés au développement du capital humain.

« L’éducation est un secteur prioritaire pour l’avenir de notre pays. Dans le monde d’aujourd’hui, la technologie joue un rôle déterminant et seule l’éducation peut faire la différence. Il est très important de maintenir le partenariat dans ce domaine au profit de nos étudiants. Nous espérons qu’avec l’ouverture de l’ambassade, nous ferons mieux dans ce domaine », a souligné Faure Gnassingbé.

L’ouverture prochaine de ces ambassades jouera également un rôle important dans l’action des deux pays sur les questions sécuritaires du continent. La Russie apporte en effet un soutien multiforme aux armées des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), tandis que le Togo s’implique dans la médiation entre ces pays et les autres membres de la CEDEAO pour favoriser le retour de la paix.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la délivrance de la carte d’immatriculation fiscale sera provisoirement suspendue du 23 décembre 2025 au 5 janvier 2026. L’information a été communiquée par l’Office togolais des recettes (OTR) dans une note.

Selon le Commissaire des douanes et droits indirects, Kwawo Essien, cette mesure est édictée « conformément au principe d’annualité de la Carte d’Immatriculation Fiscale et pour des raisons d’organisation interne ». De ce fait, « toute demande d’édition de carte d’immatriculation adressée au commissariat des impôts durant cette période ne sera pas traitée », précise le communiqué.

Cette interruption permettra à l’administration fiscale de mettre à jour les données des contribuables et de définir de nouvelles stratégies en vue de maximiser les recettes publiques. L’objectif est d’assurer une gestion optimale et transparente des obligations fiscales.

Pour rappel, la carte d’immatriculation fiscale est un document essentiel pour toute personne physique ou morale. Elle sert d’identifiant auprès des services fiscaux et est requise pour diverses démarches administratives et fiscales, notamment la déclaration et le paiement des impôts, ainsi que pour d’autres opérations liées à la fiscalité.

Esaïe Edoh

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