Togo First

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La 8ᵉ édition de Togo Top Impact, dont l’apothéose s’est tenue le samedi 31 janvier 2026 à Lomé, a attribué le Grand Prix d’Excellence à Sandra Ablamba Johnson, Ministre et Secrétaire Générale de la Présidence du Conseil.

Ce prix récompense des parcours marqués par l’impact, la constance et la capacité à structurer l’action publique. À ce titre, le jury a salué le rôle de Sandra Ablamba Johnson dans la coordination des politiques publiques et le pilotage de réformes transversales au sein de l’exécutif. Son action s’est notamment traduite par un renforcement des mécanismes de gouvernance, une meilleure articulation entre les administrations et une attention accrue portée à l’efficacité de l’action publique.

Cette reconnaissance intervient dans un contexte où le pays poursuit ses efforts de transformation économique et institutionnelle, notamment en matière de climat des affaires, avec des objectifs affirmés de performance, de redevabilité et de coordination de l’action publique.

Sandra Ablamba Ahoéfavi Johnson est économiste de formation. Elle est titulaire d’un doctorat en sciences économiques, d’un DESS en sciences économiques obtenu à l’Université de Lomé, ainsi que de diplômes en programmation et politiques financières de l’Institut du Fonds monétaire international à Washington et en économie de l’emploi de l’Académie du Bureau international du Travail à Turin. Elle a débuté sa carrière au sein de l’administration publique togolaise au ministère de l’Économie et des Finances, puis au ministère de la Planification du Développement et de la Coopération, avant de rejoindre la Présidence de la République en 2012 en qualité d’économiste senior.

Elle a par la suite occupé les fonctions de conseillère du Président de la République chargée de l’amélioration du climat des affaires, coordonnant des réformes visant à renforcer l’attractivité de l’environnement économique, et contribuant notamment à l’amélioration du positionnement du Togo dans les classements internationaux. Nommée ministre et secrétaire générale de la Présidence de la République en septembre 2020, elle occupe depuis, une place centrale au sein de l’appareil exécutif.

Au total, l’édition 2026 de Togo Top Impact a distingué une vingtaine de personnalités et d’initiatives issues des secteurs public, privé et associatif. Le titre de Personnalité de l’Année est notamment attribué à Alexandre de Souza, directeur général du Centre Togolais des Expositions et Foires, pour son action à la tête du CETEF. D’autres distinctions ont mis en avant le management, l’entrepreneuriat, l’innovation, la culture et l’action sociale.

Au Togo, un programme d’appui à la régionalisation et au renforcement de la gouvernance locale a été officiellement lancé en fin de semaine dernière (le 29 janvier) à Sokodé, dans la Région Centrale. 

Prévu pour la période 2025-2027, le dispositif doit renforcer les capacités institutionnelles, techniques et opérationnelles des acteurs régionaux et communaux, dans un contexte de montée en charge du processus de décentralisation au Togo.

Ce tout nouveau programme est porté en partenariat avec la Faîtière des communes du Togo (FCT) et mis en œuvre dans le cadre de la coopération décentralisée entre la Région Centrale et la Région Grand Est (en France). 

L’atelier de lancement a permis de présenter les orientations stratégiques du programme, les actions retenues et les résultats attendus. Il a également servi de cadre pour clarifier les rôles des collectivités territoriales et des partenaires techniques, ainsi que pour renforcer la coordination entre le conseil régional et les communes. Les échanges ont porté sur l’alignement des activités avec les priorités locales et sur le calendrier de mise en œuvre.

Sur le plan économique, le programme entend améliorer la planification territoriale, la mobilisation des ressources locales et la gestion financière des collectivités. L’expérience de la commune Lacs 1, notamment en matière de digitalisation des recettes fiscales, a été partagée comme exemple de bonnes pratiques.

Exécutée par GESCOD-Togo, l'initiative bénéficie d’un financement du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.

R. E. D

Au Togo, le projet PROFIT, mis en œuvre par Lutheran World Relief avec l’appui du United States Department of Agriculture, veut consolider sa coordination avec les institutions publiques du pays. 

C’est ce qu’illustre une récente annonce de la Lutheran World Relief. L'organisation a lancé un appel à recrutement, pour un consultant chargé de l’engagement du secteur public. Sa mission portera notamment sur la coordination des parties prenantes, le renforcement des capacités institutionnelles et l’appui à l’élaboration de cadres stratégiques et réglementaires pour trois filières ciblées : le manioc, le piment et le gombo.

L’objectif est de structurer la gouvernance de ces chaînes de valeur et d’améliorer l’environnement institutionnel de l’horticulture.

Lancé en 2024 en partenariat avec le Ministère chargé de l’Agriculture, le projet PROFIT est inscrit dans le cadre de la feuille de route gouvernementale. 

À terme, le programme ambitionne de toucher 25 000 producteurs, de structurer 1000 coopératives et d’atteindre une production cumulée de plus de 230000 tonnes sur environ 51000 hectares.

Consulter l’appel à manifestation d'intérêt 

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Données satellitaires, intelligence artificielle, drones, agriculture de précision, sécurité, finance climatique… Longtemps cantonné à des usages techniques, le géospatial est devenu aujourd’hui un levier stratégique de souveraineté, de résilience et de compétitivité pour les États africains. Au Togo, comme ailleurs sur le continent, l’écosystème se structure progressivement, entre initiatives citoyennes, montée en puissance du secteur privé et prise de conscience des pouvoirs publics.

Dans cet entretien accordé à Togo First, Richard Folly, fondateur et directeur général d’African Geospace, décrypte les grandes mutations à l’œuvre : l’irruption de l’intelligence artificielle dans l’analyse des données spatiales, les usages concrets de la geodata dans l’agriculture, la finance ou la gestion des risques climatiques, mais aussi les choix stratégiques auxquels sont confrontés les États africains, entre satellites nationaux et solutions mutualisées.

Passé par la NASA, analyste géospatial et entrepreneur engagé dans la transformation digitale, Richard Folly livre également sa vision du développement de l’écosystème africain du spatial, des modèles économiques viables pour les start-up locales et des conditions nécessaires pour que l’Afrique ne soit plus seulement consommatrice, mais actrice de la révolution géospatiale mondiale.

Togo First : Vous avez récemment été cité dans un article de BBC Afrique à propos d’un programme international de leadership et de coopération. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?

Richard Folly : Il s’agit du Cool Czechia Programme, souvent abrégé en Czechia. C’est un programme d’échanges et de formation destiné aux jeunes leaders africains, avec pour objectif : créer un pont entre les talents émergents du continent et la République tchèque, un pays d’Europe centrale encore peu connu en Afrique, mais extrêmement avancé sur le plan technologique.

La République tchèque développe ses propres technologies, que ce soit dans les transports – trains, automobiles – mais aussi dans des secteurs de pointe comme le spatial. Le programme vise donc à exposer les jeunes Africains à cet écosystème, à ses méthodes de gouvernance et à ses capacités industrielles.

Concrètement, nous avons participé à des simulations de prise de décision au niveau européen, notamment sur des sujets sensibles et complexes comme la gouvernance des données, l’implantation de puces, l’accès à l’eau potable ou encore la protection de l’environnement. Nous avons également eu des échanges approfondis avec le ministère tchèque des Affaires étrangères, ce qui nous a permis de mieux comprendre leur politique extérieure et les initiatives déjà en cours à destination des pays africains.

C’était une immersion à la fois institutionnelle et technologique, menée avec un groupe d’environ une vingtaine de participants africains.

Togo First : Quel est le point de jonction entre ce programme et votre travail sur la data et le géospatial ?

Richard Folly : Pour moi, le lien est très direct. Notre entreprise, African Geospace, collabore déjà avec une société spatiale tchèque appelée TRL Space. Cette entreprise était d’ailleurs présente à Lomé en avril dernier, où nous avons coorganisé un forum consacré à l’espace et aux technologies géospatiales.

Participer à ce programme et me rendre à mon tour en République tchèque, c’était en quelque sorte boucler la boucle. Cela s’inscrit parfaitement dans la logique de coopération technologique et de circulation des savoirs que nous cherchons à construire autour de la data, du spatial et de leurs applications concrètes pour l’Afrique.

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Togo First : Justement, quel est aujourd’hui l’état des lieux de la data géospatiale au Togo ?

Richard Folly : Il y a eu des avancées significatives. Pour donner un peu de perspective, le travail a réellement commencé dès 2013 avec la création de OpenStreetMap Togo, un projet open source que j’ai contribué à lancer pour la production et la diffusion de données géographiques libres.

Depuis, un véritable écosystème s’est progressivement structuré. Il y a des initiatives issues de la civic tech, comme OpenStreetMap, mais aussi des entreprises privées comme African Geospace, qui travaillent activement sur l’exploitation des données géospatiales.

Du côté de l’État, on observe également une montée en compétences. Plusieurs ministères s’intéressent désormais à l’utilisation des données satellitaires et forment des jeunes à leur exploitation. Le projet PRISE – le recensement des infrastructures socio-économiques – a notamment permis la mise en place de deux géoportails nationaux, aujourd’hui utilisés comme outils d’aide à la décision publique.

Si l’on fait la synthèse, entre initiatives citoyennes, entreprises privées et projets étatiques structurants, le Togo est clairement en train de se positionner sur l’exploitation stratégique de la data géospatiale.

“Sans compétences nationales capables de porter ces ambitions, même les meilleurs partenariats internationaux resteront limités à des projets ponctuels, sans appropriation durable”.

 

Togo First : A l’échelle africaine, où en est l’industrie de la geodata et du géospatial ?

Richard Folly : À l’échelle du continent, les initiatives se multiplient. Une observation revient souvent : l’Afrique anglophone est globalement en avance sur l’Afrique francophone, comme dans beaucoup de secteurs technologiques.

Aujourd’hui, on estime à environ 20.000 le nombre de professionnels du secteur géospatial en Afrique, avec un marché qui pourrait dépasser 22 milliards de dollars à l’horizon 2026. Il existe des acteurs régionaux, mais aussi de plus en plus d’entreprises nationales, publiques comme privées.

Il faut toutefois souligner que l’industrie de la data géospatiale est étroitement liée à celle du spatial. À ce titre, le lancement de l’Agence spatiale africaine, en avril dernier au Caire, marque une étape structurante. Elle joue un rôle de catalyseur en mettant en relation des entreprises spatiales africaines avec des agences et entreprises européennes afin de constituer des consortiums capables de répondre à des projets d’envergure sur le continent.

Il existe également une coopération formalisée entre l’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA), avec un portefeuille estimé à environ 100 millions d'euros, dont une part significative est consacrée aux projets spatiaux et géospatiaux. Tout cela contribue à structurer progressivement un véritable marché africain du géospatial.

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Togo First : Lorsqu’on observe les avancées de pays comme le Rwanda, le Nigeria, l’Égypte, le Maroc ou plus récemment le Sénégal – notamment en matière d’investissements dans les satellites, les infrastructures numériques ou l’agriculture de précision –, le Togo est-il aujourd’hui sur la bonne trajectoire ? Quelles seraient, selon vous, les trois priorités stratégiques pour combler le retard ?

Richard Folly : Je pense que le Togo peut clairement rattraper son retard. Lorsqu’il y a une volonté politique affirmée, les moyens peuvent suivre. S’il faut identifier trois axes prioritaires, le premier est sans hésitation, la formation et le renforcement des capacités.

Tout ce dont nous parlons – satellites, données, intelligence artificielle – repose avant tout sur les ressources humaines. Sans compétences nationales capables de porter ces ambitions, même les meilleurs partenariats internationaux resteront limités à des projets ponctuels, sans appropriation durable. Il est donc essentiel de former massivement, aussi bien dans l’analyse de données géospatiales que dans les métiers plus techniques liés au spatial.

Togo First :  Manque-t-on aujourd’hui de profils spécialisés, comme des géomaticiens ou des data scientists orientés géospatial ?

Richard Folly : Le secteur se divise en réalité en deux grands blocs. D’un côté, il y a l’axe applicatif : les data scientists, les analystes, ceux qui exploitent les données. Sur cet aspect, le Togo dispose déjà de certains profils, y compris au sein des ministères.

De l’autre côté, il y a l’axe plus technique et industriel, lié à la conception, à la fabrication et au lancement des satellites. C’est là que se situe le véritable déficit. Les données viennent du spatial, et cette expertise-là est encore très peu présente au niveau national. Il existe des Togolais dans la diaspora qui travaillent dans ce domaine, mais localement, les compétences restent insuffisantes. C’est pourquoi la formation doit couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur, du spatial jusqu’à l’analyse des données.

Togo First : Au-delà de la formation, quels sont les autres leviers à activer ?

Richard Folly : Le deuxième axe stratégique est la coopération, à la fois régionale et internationale. Travailler avec des pays africains plus avancés, mais aussi avec des partenaires européens ou américains, permet d’aller beaucoup plus vite. Il n’est pas nécessaire de réinventer la roue : s’appuyer sur ceux qui ont déjà parcouru ce chemin permet de gagner du temps et d’améliorer l’efficacité des politiques publiques.

Le troisième axe consiste à identifier clairement les priorités nationales. Pour le Togo, certains secteurs apparaissent comme évidents. L’agriculture, par exemple, peut tirer un bénéfice immense des technologies spatiales, en augmentant la productivité tout en respectant l’environnement.

Un autre domaine crucial est celui de la sécurité et de la défense nationale. La sous-région est confrontée à des défis sécuritaires majeurs, et le Togo n’est plus totalement épargné. Les satellites peuvent jouer un rôle clé dans la surveillance des frontières terrestres et maritimes, la détection d’activités illicites et la prévention des menaces. À partir de ces deux priorités, d’autres cas d’usage émergeront naturellement, comme la gestion des risques de catastrophes, l’urbanisation résiliente ou l’aménagement du territoire.

Togo First : Le business model de la geodata reste encore flou dans beaucoup de pays africains. Quelles sont aujourd’hui les pistes de rentabilité les plus solides ?

Richard Folly : Les opportunités sont pourtant considérables. Le modèle le plus simple et le plus répandu repose sur des plateformes en mode SaaS, basées sur des données satellitaires. Les utilisateurs souscrivent pour accéder à des services sectoriels : agriculture, environnement, climat, etc.

C’est précisément ce que nous développons avec African Geospace. Nous préparons le lancement, au premier trimestre 2026, d’une plateforme dédiée à l’agriculture. Elle s’adresse à trois profils : les agriculteurs, les assureurs et les décideurs publics. Chacun accède à des informations climatiques et géospatiales adaptées à ses besoins, afin de prendre de meilleures décisions, qu’il s’agisse de gestion d’exploitation, d’évaluation des risques ou de conception de politiques agricoles.

Un deuxième modèle, plus institutionnel, repose sur le business-to-government. Il s’agit de transformer les données satellitaires en indicateurs directement actionnables pour les États ou les organisations impliquées dans la gestion des risques de catastrophes. Ici, on est sur des modèles contractuels, avec des licences ou des accords annuels, plutôt que sur de simples abonnements.

Enfin, il existe un troisième modèle plus industriel. L’Afrique dispose d’un important réservoir de jeunes talents. S’ils sont bien formés, ces profils peuvent intervenir dans la fabrication, le test ou le contrôle de composants de missions spatiales pour des acteurs internationaux. C’est une logique comparable à ce que l’on observe dans d’autres industries technologiques mondiales, et elle ouvre des perspectives importantes à moyen terme.

“Pour que l’écosystème progresse rapidement, il faut des institutions publiques capables de créer un environnement réglementaire favorable.”

Togo First : Comment voyez-vous l’évolution de l’écosystème géospatial au Togo et en Afrique dans les cinq à dix prochaines années ?

Richard Folly : Cet écosystème est déjà en train de se structurer progressivement, et il sera de plus en plus dynamique. On observe d’abord l’émergence d’acteurs issus de la société civile, notamment à travers des initiatives de type Civic Tech comme OpenStreetMap, très présentes aujourd’hui en Afrique. Ces projets jouent un rôle essentiel de formation, de sensibilisation et de démocratisation des usages du géospatial.

À un autre niveau, les acteurs privés – comme African Geospace et d’autres entreprises du continent – vont connaître une croissance rapide, portée par les partenariats internationaux. Le développement de cet écosystème ne peut pas se faire en silo : il faut casser les barrières, multiplier les collaborations et s’inscrire dans des réseaux globaux, comme nous le faisons avec nos partenaires européens.

Mais il ne faut pas négliger le rôle fondamental des États. Dans de nombreux pays africains, il n’existe pas encore de cadres juridiques clairs pour l’exploitation des technologies spatiales. L’absence de lois et de régulations complique l’innovation, car les acteurs ne savent pas toujours ce qui est autorisé ou non. Pour que l’écosystème progresse rapidement, il faut des institutions publiques capables de créer un environnement réglementaire favorable.

C’est pourquoi je plaide depuis plusieurs années pour la mise en place, au niveau national, de conseils spatiaux ou d’agences spatiales nationales. L’Agence spatiale africaine joue un rôle de coordination continentale, mais elle ne peut agir efficacement que si des initiatives existent au niveau des États. Sans structures nationales, même avec des ressources disponibles, il est difficile d’intervenir.

À terme, l’avenir du spatial en Afrique reposera sur quatre piliers : les acteurs privés, la société civile, les institutions publiques et les investisseurs. C’est l’interaction entre ces quatre composantes qui définira la trajectoire du continent dans ce secteur stratégique.

Interview réalisée par Fiacre Enagnon Fiacre

Au Togo, Togo Apparels Source (TAS), une entreprise spécialisée dans le textile, a officiellement démarré ses activités sur la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) le 28 janvier dernier. Le lancement a été marqué par une cérémonie officielle, à l’issue de laquelle les premières machines de production ont été mises en service.

Implantée sur la PIA, TAS se positionne sur le segment de la confection textile, avec une orientation principalement tournée vers l’exportation. À terme, cette activité devrait générer environ 1500 emplois, contribuant ainsi à la création d’emplois industriels et au renforcement du tissu économique local.

Au-delà de son impact direct sur l’emploi, l’entrée en production de cette nouvelle unité industrielle est appelée à soutenir la transformation structurelle de l’économie togolaise et à dynamiser le secteur textile national. Togo Apparels Source vient en effet s’ajouter à plusieurs autres entreprises déjà opérationnelles sur la PIA, confirmant la montée en puissance de ce pôle industriel dans la filière textile.

Pour les responsables de la PIA, cette nouvelle implantation « illustre l’attractivité croissante de la PIA auprès des investisseurs du secteur textile et renforce la dynamique d’industrialisation en cours au Togo ». La plateforme ambitionne de s’imposer comme un hub industriel régional, en particulier dans les activités manufacturières à forte intensité de main-d’œuvre.

Depuis son lancement en 2021, la PIA joue un rôle central dans la stratégie d’attractivité industrielle du Togo À fin juin 2024, la plateforme revendiquait avoir attiré plus de 150 millions d’euros d’investissements, soit près de 100 milliards de FCFA.

Au-delà des flux d’investissements, la PIA met en avant sa contribution aux finances publiques. Entre 2021 et 2023, les activités industrielles hébergées sur le site ont généré environ 8,8 millions d’euros de taxes, équivalant à 5,7 milliards de FCFA, au profit des caisses de l’État.

Esaïe Edoh

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L’Université de Lomé (UL) et l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM), en France, sont désormais liées par un accord de coopération axé sur la mobilité académique. La convention a été officialisée en fin de semaine dernière à Lomé, à travers la signature des documents par les responsables des deux institutions.

Cet accord vise à structurer et à intensifier les échanges d’étudiants, de stagiaires, de personnels et de doctorants entre les deux universités. Du côté de l’Université de Lomé, la mobilité concerne principalement les étudiants de l’École polytechnique de Lomé (EPL), du Centre d’excellence régional pour la maîtrise de l’électricité (CERME), ainsi que du Pôle universitaire d’innovation et de technologie, UniPod Togo (PUIT).

D’une durée de cinq ans, renouvelable, la convention permettra aux étudiants inscrits en licence, master ou cycle ingénieur dans les établissements concernés d’effectuer un semestre d’études dans l’université partenaire, avec un transfert et une reconnaissance garantie des crédits académiques. Les filières couvertes incluent notamment le génie civil, le génie électrique, l’informatique, la mécanique, les énergies renouvelables et les matériaux avancés.

L’accord prévoit également la réalisation de stages académiques ou de fin d’études au sein des laboratoires et services des deux universités. Les porteurs de projets entrepreneuriaux pourront, quant à eux, bénéficier d’un accompagnement spécifique au sein du PUIT, notamment dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, l’agroalimentaire ou encore l’audiovisuel.

Au-delà des étudiants, la convention élargit la mobilité aux personnels académiques et techniques. Enseignants, chercheurs, doctorants et techniciens auront ainsi la possibilité de séjourner dans les laboratoires de l’institution partenaire, dans le cadre de projets de recherche conjoints, de travaux de thèse ou de programmes de renforcement de capacités. Une attention particulière sera accordée au perfectionnement des compétences des techniciens du PUIT.

Pour Ghislain Montavon, directeur de l’UTBM, et Kossivi Hounaké, président de l’Université de Lomé, cet accord constitue un levier important pour l’amélioration de la qualité de la formation et le renforcement de l’ouverture internationale des deux établissements. Pour l’Université de Lomé en particulier, cette coopération s’inscrit dans une stratégie de partenariats universitaires internationaux, visant à offrir davantage d’opportunités de mobilité et de brassage académique à ses étudiants. Plusieurs accords similaires ont déjà été conclus avec des universités d’autres régions du monde.

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Semoa Group, spécialisé dans les offres de solutions digitales, vient de franchir un important palier de son évolution au sein de l’écosystème entrepreneurial togolais avec l’obtention de son accréditation de niveau 3, délivrée par la BCEAO. Une première au Togo, alors que la startup évolue dans sa 10ème année d’activités. L’information a été portée aux médias, par le Top management de la startup constitué de son CEO, Edem Adjamagbo et de son administrateur Eudes Gbessi, à la faveur d’une rencontre à son siège à Lomé, vendredi 30 janvier 2026.

 

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10 ans : des faits et des chiffres

Née en 2016 et portée par l’ingénieur togolais Edem Adjamagbo, la startup Semoa innove dans un contexte de boom entrepreneurial au Togo, en s’alignant sur le segment Fintech, avec en toile de fond, le paiement digital ou la digitalisation du cash. Deux ans plus tard, celui qui se distinguait à Lomé parmi les nombreux entrepreneurs de l’écosystème de la Fintech conquérait l’Afrique, s’adjugeant à Casablanca, deux prestigieux prix à Casablanca (Maroc) dont celui de « Startup of the year 2018 ».

Si au Togo, Semoa a élargi le spectre de ses activités, et conclu des partenariats avec des institutions étatiques ainsi que des institutions privées (plus de 330), élargissant son portefeuille clients et avec plus de 20 institutions financières, dont Ecobank, Orabank et Cofina, Edem Adjamagbo travaille à l’expansion de ses activités hors pays.

En effet, ce sont 4 nouvelles filiales de Semoa (Bénin, Guinée, Côte d’Ivoire et Sénégal qui ont progressivement vu le jour en Afrique, portant dans une certaine mesure, l’ambition africaine du jeune entrepreneur togolais .

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Essentiellement, l’entreprise propose des produits comme le Whatsapp Banking, Semoa Pro (Payment Switch) permettant de faciliter l'interopérabilité des systèmes pour les paiements uniques et en masse, le Cashpay (Une plateforme multimodale pour centraliser les moyens de paiement (cartes de crédit, mobile money et portefeuilles) et traiter les paiements en ligne ou en points de vente, le Voucher Management System (Une plateforme pour générer de façon standardisée des tickets, timbres fiscaux et code infalsifiables et entièrement sécurisés.

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Ce sont en tout depuis 2016, plus de 4 millions de transactions traitées, plus de 552 000 bénéficiaires réels et plus de 161 millions d’euros de flux traités.

A l’actif de Semoa, plusieurs solutions, en commençant par des cartes digitales, puis le paiement électronique, avant d’introduire le WhatsApp banking, énumère le CEO.

Au Togo, plus exactement, le Whatsapp banking aura permis à date à environ 300 000 personnes d’effectuer leurs opérations bancaires, sans se présenter en agence. L’impact des innovations sur les populations, c’est le cœur du bilan des 10 ans de Semoa Group, de l’avis d’Edem Adjamagbo, son CEO.

En prime, un agrément BCEAO d’établissement de paiement « full service ».

La société aux ambitions africaines se consolide sur le terrain réglementaire et des compliances en décrochant le 27 janvier 2026, son agrément BCEAO d’établissement de paiement. Fruit d’une quête inlassable et acharnée, cet agrément, ce précieux sésame de niveau 3, une première au Togo, couronnant des années d’efforts, permettra à Semoa d’offrir tous les services d’un établissement de paiement, y compris le transfert d’argent.

« Il s’agit d’un accord full PSP (Payment Service Provider), le plus complet pour un établissement de paiement. Il nous permet au Togo de faire dix fois, voire cent fois plus que ce que nous faisions jusqu’ici », détaille le jeune CEO. De fait, évoque Edem Adjamagbo, Semoa s’était volontairement limitée, pour des raisons de compliances, à certaines activités. Mais désormais, la jeune entreprise peut à volonté, exploiter légalement le segment des transferts transfrontaliers, par exemple ainsi que tous les autres segments de la finance digitale. Avec pour ambition, in fine, de devenir un leader africain du paiement et des services de paiement.

S.A

A Lomé, le dialogue entre chefs d’entreprise et acteurs bancaires reste souvent marqué par des incompréhensions. D’un côté, des entrepreneurs en quête de financements rapides et adaptés à leurs réalités ; de l’autre, des banquiers contraints par des exigences de risque, de conformité et de rentabilité. C’est autour de cette tension structurelle que se tiendra, le 5 février, une rencontre réunissant ces deux univers.

L’initiative, portée par Edem d’Almeida, entrepreneur dans la cleantech et animateur de rencontres économiques à Lomé, entend créer un espace d’échanges directs entre acteurs du secteur privé et financiers, en dehors des cadres institutionnels habituels. Le débat mettra face à face deux profils aux trajectoires différentes : Eric Atayi, directeur général d’EKEA SARL, une société (EKEA) active dans les services et équipements techniques, confronté aux réalités opérationnelles du financement des PME, et François Aleke, professionnel du secteur bancaire (Orabank), familier des exigences de gestion du risque, de conformité et de rentabilité. Deux regards différents sur un même enjeu central : l’accès au financement.

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Ces échanges s’inscrivent dans un paysage économique où la majorité des entreprises reste hors du radar bancaire. Une étude du Groupe de la Banque mondiale indique ainsi que 55 % des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) enquêtées au Togo n’ont pas accès au financement bancaire. Le Diagnostic du secteur privé du Togo souligne, lui, que plus de 85 % des entreprises évoluent dans l’informel, une configuration qui complique l’évaluation du risque et l’accès au crédit.

Le même document note que le crédit bancaire au secteur privé est passé de 40 % du PIB en 2015 à 26 % en 2020, tandis que le financement demeure concentré sur un nombre limité d’entreprises et de secteurs, principalement les services, laissant davantage en marge l’agriculture et une large part des PME. Dans ce contexte, l’accès au crédit reste l’un des principaux points de friction entre entrepreneurs et établissements financiers.

La discussion se tiendra à Hôtel ONOMO Lomé, dans un format afterwork, pour favoriser les échanges informels. Un cadre choisi pour aborder sans détour une question centrale : comment mieux aligner les logiques de création de richesse et celles de son financement, dans une économie togolaise en quête d’accélération.

Le Togo entend poursuivre en 2026 la mise en œuvre des projets et programmes visant la couverture universelle en eau potable à l’horizon 2030. À cet effet, un budget prévisionnel de 21 milliards FCFA est alloué au secteur, selon la loi de finances exercice 2026 consultée par Togo First. Cette enveloppe est inscrite dans la dotation du ministère délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement.

Ce montant est en hausse de 11 % par rapport à l’année précédente, où les crédits s’élevaient à 19 milliards FCFA. Il représente par ailleurs près de 84 % des ressources totales affectées à ce département ministériel, qui dispose globalement d’un budget de 25 milliards FCFA en 2026. 

Les ressources mobilisées serviront au financement de plusieurs actions inscrites dans le cadre du Plan national de dotation en eau potable. Lancé en février 2021, ce programme regroupe une série de projets structurants destinés à améliorer durablement l’accès à l’eau potable sur l’ensemble du territoire national, aussi bien en milieu urbain que rural.

Une partie de l’enveloppe sera consacrée à l’amélioration de la desserte en eau potable à Lomé et dans sa périphérie, ainsi que dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Cette priorité intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes sur l’approvisionnement en eau, qui ont conduit le gouvernement à activer, en décembre 2025, un plan d’urgence national afin de répondre aux difficultés observées dans plusieurs localités.

Le Projet de sécurité hydrique en milieu urbain au Togo (PaSH-MUT), lancé en octobre 2023, devrait également bénéficier de ces ressources. Ce programme vise l’installation de six systèmes autonomes d’approvisionnement en eau potable dans les zones périphériques de Lomé, afin de répondre à la demande croissante liée à l’urbanisation rapide de la capitale et de ses environs.

À travers ces différentes initiatives, les autorités togolaises ambitionnent d’atteindre une couverture nationale de 100 % en eau potable d’ici à fin 2030. Selon les statistiques publiées par le ministère de l’Eau en juillet 2024, le taux de desserte en eau potable est passé de 47,66 % en 2014 à 69 % en 2023, avec un objectif intermédiaire fixé à 85 % à l’horizon 2025.

Esaïe Edoh 

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Au Togo, l’Union nationale des transporteurs du Togo (UNATROT) a mis en service, jeudi 29 janvier 2026, deux camions-grues destinés aux opérations de manutention et de dépannage sur les principaux corridors routiers du pays.

Les engins, stationnés à Notsè et à Kara, doivent permettre d’améliorer le dégagement rapide des véhicules en panne ou accidentés, afin de limiter les interruptions de trafic et les risques d’accidents secondaires.

Cet appui logistique vise à accompagner la forte sollicitation du réseau routier togolais, utilisé à la fois pour le transport intérieur et le transit régional. À travers cette initiative, l’UNATROT entend répondre aux contraintes croissantes de fluidité et de sécurité le long des axes stratégiques.

Selon le président de l’UNATROT, Fombo Séna, l’acquisition de ces équipements a été rendue possible grâce à l’appui de partenaires financiers, dont Bank of Africa, ainsi que de partenaires techniques. Les camions-grues doivent permettre de réduire les délais d’intervention et de sécuriser les opérations de remorquage, au bénéfice de l’ensemble des usagers de la route.

Les autorités publiques ont, pour leur part, salué cette démarche. Pour le directeur des transports routiers et ferroviaires, l’initiative contribue à renforcer la sécurité routière et la performance globale du secteur des transports, dans un esprit de complémentarité avec l’action de l’État.

L’UNATROT a également profité de la cérémonie de mise en service des équipements pour appeler les transporteurs à adopter des comportements responsables sur la route, en insistant sur le respect du code de la route et la prévention des accidents.

R.E.D

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