Au Togo, la mise en œuvre de la politique de décentralisation et de déconcentration mobilisera un financement de 35 milliards FCFA au cours de l’année 2026, selon les prévisions inscrites dans la loi de finances, exercice 2026. Ces ressources seront mobilisées par le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des affaires coutumières. Elles représentent 94 % du budget global du département, estimé à 37 milliards FCFA.
Cette enveloppe budgétaire devrait permettre au ministère dirigé par Awaté Hodabalo (Photo) de renforcer l’appui technique et administratif en faveur des entités décentralisées et déconcentrées, notamment les communes, les conseils régionaux et les gouvernorats, dans la perspective d’un transfert progressif des compétences. L’objectif affiché est de doter les collectivités territoriales des moyens nécessaires pour répondre de manière plus autonome et efficace aux besoins des populations.
La poursuite de cette politique intervient dans un contexte marqué par le renouvellement des exécutifs des 117 communes togolaises, avec l’ambition d’accélérer le développement à la base. Par ailleurs, les conseils régionaux, entrés en fonction en janvier 2025, sont appelés à consolider leur rôle dans la gouvernance territoriale.
Les gouverneurs, dont le déploiement s’est achevé en 2024, bénéficieront également de l’accompagnement du ministère afin d’assurer une mise en œuvre cohérente des politiques publiques au niveau local.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la commune côtière des Lacs 1 a lancé en fin janvier 2026 à Aného, la deuxième édition d’Eductour Destination Aného. L’initiative réunit une vingtaine de professionnels du tourisme, des médias et de la communication, avec pour objectif de renforcer la visibilité économique et touristique de la ville.
Organisé par la Maison du Tourisme de la commune des Lacs 1, en partenariat avec l’agence Miagbo Travel Events, l’événement s’inscrit dans une stratégie de valorisation du patrimoine culturel, historique et naturel d’Aného.
Durant trois jours, ces acteurs ont notamment visité plusieurs sites emblématiques, dont la Maison du Tourisme, des édifices religieux, des palais royaux et des espaces naturels urbains. La rencontre a également été marquée par des ateliers thématiques et des sessions B2B entre agences de voyages, opérateurs touristiques et acteurs communautaires.

Au-delà de l’événement ponctuel, il s’agit pour les autorités locales de structurer l’offre touristique et de mobiliser des relais professionnels capables de promouvoir la « Destination Aného » auprès des agences de voyage, des visiteurs nationaux et internationaux, ainsi que sur les plateformes numériques.
R.E.D
Le Togo partage son modèle national de volontariat avec cinq pays africains. C’est à la faveur d’une mission internationale d’échanges professionnels qui se tient jusqu’ au vedredi 6 février 2026 à Lomé, dans le cadre du Programme de Développement des Écosystèmes Nationaux du Volontariat en Afrique (DENVA).
Dans ce contexte, l’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT) reçoit des représentants des Agences et Programmes Nationaux de Volontariat (A/PNV) du Bénin, du Cameroun, du Congo-Brazzaville, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Tchad, pour une immersion dans le modèle togolais de gestion du volontariat.

La mission DENVA doit permettre aux délégations participantes de s’inspirer des bonnes pratiques de l’ANVT en matière de structuration institutionnelle, de gestion des volontaires, de mobilisation et de suivi des missions. Des sessions pratiques abordent le cadre juridique, le cycle complet des projets de volontariat, ainsi que les mécanismes de recrutement, de formation et de mobilisation des ressources.
Pour le directeur général de l’ANVT, Dr Omar Agbangba, l’échange entre pairs est essentiel pour « s’inspirer mutuellement et améliorer les dispositifs nationaux », notamment dans une perspective de coopération Sud-Sud.
Au Togo, l’ANVT est chargée de mobiliser et de valoriser les ressources humaines volontaires pour des missions de développement sur l’ensemble du territoire. Depuis 2011, l’agence a mobilisé plus de 80 000 volontaires nationaux sur des missions de développement et de soutien aux communautés. À leurs côtés, plus de 2500 volontaires internationaux ont été engagés dans des projets variés.
La mission se conclura par l’élaboration de plans d’action nationaux adaptés au contexte des pays participants.
R.E.D.
La fintech togolaise Ollo Africa S.A. a annoncé une augmentation de capital, qui porte ses fonds propres de 68 millions FCFA à 1 milliard FCFA. L’opération, validée lors d’une assemblée générale extraordinaire en décembre 2024, entérine l’entrée de business angels togolais et américains aux côtés des actionnaires fondateurs.
Agréée par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, Ollo Africa est positionnée sur la digitalisation des tontines et des mécanismes d’épargne collective traditionnels via sa plateforme Ohana Africa.
« Cette augmentation de capital représente un tournant pour Ollo Africa. Elle valide notre approche : digitaliser les tontines tout en préservant leur essence sociale. Nos premiers utilisateurs nous confirment chaque jour que nous répondons à un besoin réel. Cette confiance de nos investisseurs, notamment l’arrivée d’un partenaire américain, nous donne les moyens de passer à l’échelle et de toucher des centaines de milliers de familles africaines dans les 24 prochains mois », selon Mawuna Koutonin, directeur général d’Ollo Africa.

Les fonds levés doivent financer une campagne d’acquisition au Togo, le développement technologique de la plateforme, le renforcement des équipes et des actions d’éducation financière. L’objectif affiché est une montée en charge rapide et une extension progressive dans l’espace UEMOA.
Notons qu’à ce jour, environ 5000 comptes familiaux sont déjà gérés au Togo, indique la société basée à Atakpamé, dans un contexte où plus de 40 % des adultes en Afrique de l’Ouest participent régulièrement à des tontines ou groupes d’épargne informels, selon des données de la Banque mondiale citées par l’entreprise. Ces mécanismes représentent des flux annuels estimés à plusieurs centaines de milliards de FCFA dans l’espace UEMOA.
La fintech dispose encore d’un important terrain à conquérir, dans un contexte où le taux de bancarisation demeure relativement faible. Elle bénéficie d’ores et déjà d’un partenariat stratégique avec Ecobank, destiné à sécuriser les flux financiers et à faciliter l’intégration bancaire. L’entreprise met en avant une technologie propriétaire adaptée aux réalités culturelles et linguistiques régionales.
Ayi Renaud Dossavi
Le Groupe de la Banque mondiale a un nouveau représentant résident au Togo, en la personne d’Antonius (Tony) Verheijen. L’annonce a été faite dimanche 1ᵉʳ février 2026, par l’institution de Bretton Woods.
Le nouveau représentant succède ainsi à Fily Sissoko, qui a occupé ce poste du 1ᵉʳ juillet 2022 jusqu’à sa récente nomination comme directeur de division pour plusieurs pays d’Afrique australe et de l’Océan Indien, selon Togofirst.com.
Gestion unie de plusieurs portefeuilles
Notons que, dans ses nouvelles fonctions, M. Verheijen sera chargé de la gestion de l'ensemble des portefeuilles en lien avec le Groupe au Togo, notamment ceux de la Banque mondiale (BM), BIRD et IDA, de la Société financière internationale (IFC), branche du groupe en charge du secteur privé, et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Jusqu’ici, ces activités relevaient de différents leaderships (en particulier une représentation pour la BM, et une pour l'IFC).
« Je suis très heureux d’entamer ma nouvelle mission et de représenter l’ensemble des entités du Groupe de la Banque mondiale. Cela me permettra de mobiliser le meilleur du Groupe au service de nos clients et de pouvoir contribuer à soutenir la création d’opportunités économiques et d’emplois pour la jeunesse togolaise et l’ensemble de la population », a indiqué M. Verheijen.
Dans le détail, Antonius Verheijen aura notamment pour mandat de consolider le Cadre de partenariat pays (CPF) 2025-2029, qui oriente l’engagement du Groupe de la Banque mondiale au Togo autour de priorités telles que l’énergie, l’agriculture, la gouvernance et le développement du secteur privé, selon la Banque mondiale.
Au Togo, le portefeuille actif du Groupe est diversifié. Il s’élève à 1,49 milliard de dollars et comprend 18 opérations nationales et régionales couvrant des secteurs tels que l’énergie, les transports, l’agriculture, la protection sociale, l’éducation et la santé. Dans le même temps, l’IFC a investi et mobilisé environ 320 millions de dollars entre 2020 et 2025.
De nationalité néerlandaise, Antonius Verheijen cumule plus de 20 ans d’expérience au sein du Groupe de la Banque mondiale en Asie, en Europe et en Afrique. Il a exercé plusieurs fonctions de responsabilité, notamment en Côte d’Ivoire.
Ayi Renaud Dossavi
Lomé accueille depuis lundi 2 février 2026 une rencontre régionale des experts d’Afrique francophone en météorologie. Prévue sur cinq jours, cette session est coorganisée par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et l’Agence nationale de la météorologie du Togo (ANAMET) et est axée sur la gestion des données climatiques et le calcul des indices climatiques, au profit des météorologues et hydrologues, à partir d’informations scientifiques fiables.
La rencontre réunit des experts des services nationaux de météorologie et d’hydrologie des Comores, de Madagascar, du Burkina Faso, du Cameroun, du Rwanda, de la Guinée et du Togo. À Lomé, ils échangent sur les méthodes d’analyse et d’interprétation des indices climatiques, en vue d’améliorer leurs applications socioéconomiques et d’évaluer leurs implications dans l’élaboration des politiques publiques et la prise de décision.
Selon le directeur général de l’ANAMET, Latifou Issaou, l’accès à une information climatique de qualité est devenu un levier stratégique. « Face à ces enjeux, la disponibilité, la qualité et l’utilisation efficace de l’information scientifique sur le climat constituent des outils indispensables d’aide à la décision, aussi bien pour les pouvoirs publics que pour les communautés locales, les producteurs agricoles et les gestionnaires des ressources naturelles. Il est donc essentiel de renforcer les capacités des services techniques, notamment en matière d’analyse et de contrôle qualité des données », a-t-il souligné.
Sur ce terrain, le Togo est présenté comme un exemple au sein de l’espace francophone. « Le Togo a réalisé des progrès notables dans le renforcement des capacités de son personnel. Son expérience sera partagée avec les autres pays participants », a indiqué Mariane Diop Kane, représentante du bureau régional de l’OMM.
À l’issue de la rencontre, les travaux techniques et le partage d’expériences devraient contribuer à un renforcement durable des capacités institutionnelles et à la consolidation de la coopération régionale dans le domaine des services climatologiques, indiquent les organisateurs.
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Au Togo, le taux d’intérêt légal applicable à l’année civile 2026 est fixé à 5,3637 %. La décision a été entérinée le mardi 2 février 2026 par décret en Conseil des ministres.
Conforme aux dispositions communautaires en vigueur dans l’espace UMOA, la décision a été arrêtée par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest et notifiée à l’exécutif togolais.
Notons que ce niveau marque une légère inflexion après le pic observé en 2025, où le taux avait atteint 5,5 % au Togo et dans l'espace communautaire.
Il s’inscrit néanmoins dans une trajectoire globalement haussière engagée depuis 2022. En effet, après un repli à 4 % cette année-là, l’intérêt légal est passé à 4,2205 % en 2023, puis à 5,0336 % en 2024, avant de culminer en 2025.

Au total, sur la période 2022-2026, la hausse cumulée demeure supérieure à 130 points de base.
Pour rappel, l’intérêt légal s’applique en cas de retard de paiement d’une dette lorsqu’aucun taux n’a été contractuellement prévu entre les parties. C’est une indemnité due au créancier et sert de référence dans de nombreux contentieux commerciaux, financiers et administratifs.
Du point de vue des acteurs économiques, ce niveau maintient une pression sur le coût des retards de paiement et renforce l’exigence de discipline contractuelle.
Pour les autorités togolaises (Conseil des ministres), « la fixation de ce taux contribue à garantir l’équité dans les relations financières et à renforcer la sécurité juridique ».
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le budget prévisionnel consacré par l’État au développement des pistes rurales pour l’exercice 2026 s’établit à 23 milliards FCFA. Cette enveloppe permettra au ministère chargé du désenclavement et des pistes rurales de poursuivre la mise en œuvre des projets destinés à améliorer les infrastructures en milieu rural.
Ce montant traduit toutefois une baisse significative de 28% par rapport aux 32 milliards FCFA inscrits en 2025. Une tendance baissière, la deuxième année consécutive. En 2025 déjà, la dotation avait reculé de 39 % comparativement à 2024, où les prévisions s’élevaient à 53 milliards FCFA. Aucune explication officielle n’a été fournie par les autorités togolaises.
Le pays a lancé plusieurs chantiers, notamment le projet de construction de 21 ouvrages modulaires répartis dans les cinq régions du pays, dont les travaux auraient connu des progrès à des niveaux variables, selon les autorités. Il y a entre autres également, le vaste programme de construction et de réhabilitation des pistes rurales qui a également enregistré des avancées ..
Avec ce budget, le gouvernement entend surtout poursuivre et achever les chantiers en cours. L’objectif demeure l’amélioration de l’accès des populations rurales aux services socioéconomiques de base, tout en facilitant l’écoulement des produits agricoles vers les marchés.
Esaïe Edoh
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Au Togo, une enquête réalisée au mois de janvier dernier révèle un bilan « très encourageant » pour le programme WEZOU dans trois régions du pays, la Centrale, la Kara et les Savanes.
Celle-ci révèle notamment « une amélioration notable du recours aux formations sanitaires pendant la grossesse et une diminution significative des accouchements à domicile », selon le ministère en charge de la Santé. De même, indique la source officielle, le programme est désormais bien implanté dans les centres de santé publics, et les réflexes de recours aux soins sont « bien ancrés ».
Ces constats ressortent d’une mission de supervision tenue du 18 au 24 janvier 2026, au cours de laquelle 18 formations sanitaires ont été visitées dans les régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale.
Rappelons que le dispositif WEZOU prend en charge un ensemble d’actes de santé, notamment les consultations prénatales, les examens biologiques, les échographies et les médicaments indispensables avant et après l’accouchement. Cette prise en charge vise à réduire les dépenses directes de santé pour les ménages et à favoriser le recours aux soins dans les zones urbaines et rurales.
Rappelons en outre qu'à fin septembre 2024, plus de 600 000 femmes avaient été enrôlées dans le programme, selon des données officielles. Sur la même période, plus de 3,2 millions de prestations ont été fournies, dont plus de 360 000 accouchements réalisés dans le cadre du dispositif.
La mission de supervision a également permis d’identifier des insuffisances dans les procédures de facturation et de transmission des données. Des réunions régionales de restitution ont été organisées pour renforcer la gestion opérationnelle du programme. Le ministre a appelé à une maîtrise accrue de ces processus afin d’améliorer l’efficience globale du dispositif.
Le bilan de la mission est interprété par les autorités comme un point d’appui pour la consolidation du programme, en lien avec les objectifs de couverture sanitaire universelle et l’extension progressive de l’Assurance maladie universelle.
R.E.D
Au Togo, l’Université de Kara vient de lancer une enquête scientifique sur l’assainissement urbain, avec un focus sur la ville de Kara. Les travaux, lancés lundi 2 février 2026, se dérouleront jusqu’au 16 février et associent enseignants-chercheurs, étudiants en master et doctorants, dans un contexte de croissance urbaine rapide des villes secondaires du Togo.
Placée sous le thème « La problématique de l’assainissement dans les villes secondaires du Togo : cas de Kara », l’évaluation vise à analyser les pratiques existantes, les infrastructures disponibles et les contraintes sanitaires et environnementales.

Les participants mèneront des travaux méthodologiques, des immersions urbaines et des enquêtes de terrain dans la ville et ses périphéries, afin de produire des données empiriques sur les dynamiques locales.
L’enquête s’inscrit dans le cadre d’un partenariat académique entre l’Université de Kara, l’Université de Lomé et l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Cette coopération vise à renforcer la recherche appliquée sur les enjeux urbains en Afrique de l’Ouest.