Togo First

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Le Togo prépare son premier Rapport national sur la gouvernance (RNG), dans le cadre du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP). Un atelier de formation, ouvert hier jeudi 13 novembre 2025 à Lomé, réunit à cet effet les acteurs impliqués. Il s’agit notamment de définir le cadre méthodologique et renforcer les capacités des équipes de rédaction.

L’initiative, appuyée par le Secrétariat continental du MAEP, doit permettre aux institutions togolaises de s’approprier le processus d’évaluation et d’analyser les performances nationales en matière de gouvernance politique, économique et sociale.

« Le processus sera entièrement conduit par les Togolais, avec pour objectif d’évaluer comment les institutions atteignent leurs objectifs et servent les citoyens », a expliqué Clémentine Ninaoumoutou, représentante du MAEP continental.

Le président de la commission MAEP-Togo, Victor Womitso, a pour sa part salué cette étape, soulignant qu’elle permettra de « renforcer les capacités nationales en matière d’analyse et de rédaction des rapports de gouvernance ».

Le MAEP, organe de l’Union africaine créé en 2003, promeut la bonne gouvernance et le développement durable à travers un système d’auto-évaluation volontaire. 

Le rapport togolais est le premier du genre et portera sur le thème : « L’accès des citoyens à la justice et aux services communaux ». Le document servira à mesurer les progrès du pays en matière de gouvernance et à aligner ses politiques sur les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les ODD des Nations unies.

R.E.D

Le Togo organisera, du 24 au 30 novembre 2025, une campagne nationale de vaccination contre la rougeole et la rubéole, sur l’ensemble du territoire. L’opération cible les enfants à partir de neuf mois, dans le cadre de la stratégie nationale d’élimination de ces maladies d’ici à 2030.

La direction régionale de la santé du Grand Lomé a annoncé l’initiative lors d’une rencontre avec les médias, hier jeudi 13 novembre, afin de mobiliser les relais communautaires et renforcer la communication autour de la campagne.

Selon Dr Tchilalou Maryse Tagba-Pelei, Directrice régionale de la santé du Grand Lomé, la rougeole reste une infection virale très contagieuse, pouvant entraîner des complications graves, voire mortelles. Quant à la rubéole, elle représente un risque important pour les femmes enceintes, pouvant causer des malformations congénitales chez le fœtus.

Outre la vaccination, les enfants recevront des soins complémentaires, notamment une supplémentation en vitamine A et un traitement antiparasitaire à l’albendazole. 

Les femmes enceintes bénéficieront également de vaccins contre le papillomavirus et le cancer du col de l’utérus.

R.E.D

En marge du 4ᵉ Forum Royaume-Uni - Afrique francophone de l’Ouest et du Centre, le président du conseil, Faure Gnassingbé, a reçu en audience, jeudi 13 novembre 2025, Ben Coleman, envoyé commercial britannique pour l’Afrique de l’Ouest francophone.

Les échanges ont porté sur le renforcement des relations économiques et commerciales entre le Togo et le Royaume-Uni, dans le prolongement des discussions engagées durant le forum.

Selon Ben Coleman, cette rencontre visait à « approfondir les relations entre le Royaume-Uni et l’Afrique de l’Ouest francophone sur le plan commercial ». Il a salué l’engagement du Président du conseil togolais et la qualité de la conférence, qui a réuni 1500 participants issus de dix pays africains et d’entreprises britanniques, selon ce dernier.

Le diplomate a insisté sur la volonté du Royaume-Uni d’élargir ses partenariats dans la région à travers des projets d’investissement et de financement adaptés aux priorités locales.
Leur tête-à-tête a également porté sur la mise en œuvre des conclusions du forum, notamment en matière d’accès au capital, d’appui aux PME et de facilitation des échanges commerciaux.

Pour le Togo, l’idée est de se positionner comme un point d’ancrage pour le partenariat britannique en matière de coopération avec l’Afrique francophone, notamment en raison de son rôle de plateforme logistique régionale.

R.E.D

Le Togo a levé ce jeudi 13 novembre 2025 un montant de 33 milliards FCFA sur le marché des titres publics de l’UEMOA, à l’issue d’une émission simultanée d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) et de Bons assimilables du Trésor (BAT). L’opération, qui visait initialement à mobiliser 30 milliards FCFA, s’est soldée par un léger dépassement des objectifs.

Selon les données publiées par l’Agence Umoa-Titres, les soumissions totales ont atteint 48,2 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 160,86 %. À l’issue des adjudications, le Trésor public togolais a retenu 30 milliards FCFA pour les OAT émises sur une maturité de trois ans, assorties d’un taux d’intérêt fixe de 6,25 % et 3 milliards FCFA sur les BAT de 346 jours.

Cette opération marque la deuxième sortie du Togo sur le marché financier régional au titre du dernier trimestre 2025, période durant laquelle les autorités financières projettent de mobiliser 100 milliards FCFA, en tout

Avec cette nouvelle levée, le cumul des émissions du pays depuis le début de l’année s’élève désormais à 325 milliards FCFA, soit 97 % de l’objectif annuel fixé à 332 milliards FCFA. Le montant total mobilisé sur le seul dernier trimestre atteint ainsi 60,5 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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La ville de Kara, dans le nord du Togo, accueillera du 18 au 22 novembre 2025 la deuxième rencontre régionale entre la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) et celle du Bénin (CCI-Bénin). L’événement s’inscrit dans le cadre du Programme régional d’intégration des marchés agricoles (PRIMA).

Cette rencontre vise à renforcer la coopération économique entre les deux pays à travers la promotion des échanges commerciaux agricoles. Elle réunira des décideurs publics, des entrepreneurs, des représentants d’institutions, ainsi que des organisations paysannes autour du thème : « Marché intercommunautaire et développement des entreprises agricoles : renforcer la compétitivité des entreprises du Togo et du Bénin ».

Les participants échangeront sur plusieurs thématiques liées au développement agricole et à la facilitation du commerce transfrontalier. Divers panels sont prévus du 19 au 22 novembre, portant notamment sur la valorisation des produits locaux, la promotion des chaînes de valeur, et le renforcement de la compétitivité des acteurs du secteur.

En marge des discussions, une foire-exposition se tiendra sur l’esplanade du Palais des Congrès de Kara du 18 au 22 novembre. Elle mettra en lumière les produits agricoles et agroalimentaires des deux pays, et servira de cadre de mise en relation entre opérateurs économiques togolais et béninois.

Cette initiative fait suite à la première rencontre tenue en décembre 2024 à Grand-Popo, au Bénin, au cours de laquelle les deux chambres consulaires avaient jeté les bases d’une coopération bilatérale dans le domaine agricole. Les échanges de Kara devraient ainsi permettre d’approfondir cette dynamique et d’identifier de nouvelles stratégies pour créer un environnement favorable à un développement durable et inclusif de l’agriculture familiale, secteur clé des économies togolaise et béninoise.

Esaïe Edoh

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Le gouvernement togolais a réceptionné, hier mercredi 12 novembre 2025, 244 tonnes de denrées alimentaires locales destinées aux cantines scolaires publiques, dans le cadre du Projet Bia Laafia (« Bien-être des enfants »). 

La livraison comprend 22 tonnes d’anchois fumés et 222 tonnes de farine de maïs enrichie, produites par la société SITRAPAT, basée à Tsévié.

Ce projet, mis en œuvre dans 202 écoles primaires publiques, vise à améliorer la nutrition scolaire et à renforcer la qualité de l’éducation dans les zones rurales. Il s’appuie sur des produits locaux afin de soutenir les chaînes d’approvisionnement nationales et de promouvoir l’économie agricole.

Selon Badawi Pauline Chekpi, directrice du développement communautaire et présidente du comité interministériel des cantines scolaires, cette réception « permettra d’alimenter durablement les enfants bénéficiaires dans les écoles appuyées par le Catholic Relief Services».

Le Projet Bia Laafia combine alimentation scolaire et renforcement des capacités pédagogiques. 

« L’objectif final est d’améliorer la lecture et l’écriture des élèves », explique Moussa Sangaré, coordonnateur du projet, qui précise que les enseignants, directeurs et inspecteurs bénéficient également de formations en coaching et supervision.

Financé par le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) à travers le programme McGovern-Dole International Food for Education, en partenariat avec le Catholic Relief Services et le gouvernement togolais, le projet couvre les préfectures de la Kéran, de l’Oti-Sud et de Dankpen.

R.E.D

Au Togo, le gouvernement a lancé mercredi 12 novembre 2025 à Badja (préfecture de l’Avé), une campagne nationale de délivrance d’actes de naissance aux élèves, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

 L’opération vise 5000 enfants, qui seront dotés d’un document officiel d’état civil sur l’ensemble du territoire national.

Dans le détail, la campagne se déroulera en deux étapes : la première consiste à établir les jugements supplétifs nécessaires pour les élèves dépourvus d’acte de naissance ; la seconde prévoit leur transcription dans les registres d’état civil, afin de délivrer les documents définitifs. Les bénéficiaires recevront directement leurs actes de naissance, sans intermédiaire administratif.

Selon Patchassi Kadanga, directeur de l’administration territoriale et des frontières, entre 22 % et 30 % des citoyens ne disposent pas d’acte de naissance établi dans les 45 jours suivant la naissance, comme l’exige la loi. « Souvent, les jugements supplétifs ne sont pas transcrits, ce qui les rend inutilisables. Cette fois, nous voulons que les enfants reçoivent les documents complets », a-t-il expliqué.

Pour l’exécutif togolais, ce projet s’inscrit dans la politique nationale d’inclusion administrative et sociale, avec pour objectif de garantir à chaque enfant un accès équitable à l’éducation et aux services publics. 

La campagne prendra fin le 27 novembre 2025.

R.E.D

L’Allemagne a annoncé de nouveaux engagements financiers d’un montant total de 50,3 millions d’euros en faveur du Togo, à l’issue des négociations intergouvernementales germano-togolaises tenues les mardi 11 et mercredi 12 novembre à Berlin, ont indiqué les deux parties.

Ces discussions, consacrées à la coopération bilatérale au développement, ont réuni la délégation togolaise conduite par Bèguèdouwè Paneto, secrétaire général du ministère chargé de la planification, et la partie allemande représentée par Dr. Bärbel Kofler, secrétaire d’État parlementaire au ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement.

Les nouveaux engagements comprennent 17,5 millions d’euros pour la coopération technique et 32,8 millions d’euros pour la coopération financière. Ils porteront notamment sur l’agriculture et la transformation des systèmes alimentaires, la bonne gouvernance et le développement des territoires, ainsi que la santé, la protection sociale et la politique démographique.

Avec ces annonces, le portefeuille global de coopération de l’Allemagne au Togo atteint 567,46 millions d’euros, qui confirme Berlin comme le premier bailleur bilatéral du pays, ont précisé les deux délégations dans un communiqué conjoint.

Les discussions ont également abordé des questions transversales liées à la gestion administrative, à la sécurité, à l’entretien des infrastructures financées par l’Allemagne et aux perspectives de la coopération à long terme, dans un contexte d’appui renforcé aux priorités nationales du Togo inscrites dans sa feuille de route 2030.

Les deux parties se sont félicitées de la qualité d’un partenariat marqué ces dernières années par une intensification du dialogue politique et par l’adhésion du Togo, en 2018, à l’initiative Compact with Africa soutenue par l’Allemagne. Un nouveau fonds fiduciaire multi-donateurs destiné à renforcer les réformes et les investissements dans ce cadre a d’ailleurs été lancé en octobre dernier à Washington.

La prochaine session des négociations intergouvernementales entre Berlin et Lomé est prévue en 2028 dans la capitale togolaise.

Fiacre E. Kakpo

Le Togo prépare un guide national de stratégie de marketing territorial, orienté vers les communes. Le processus de validation du document a été lancé hier mardi 11 novembre 2025 à Aného. L’initiative, portée par le département ministériel en charge du Développement local, bénéficie de l’appui technique et financier de la coopération allemande à travers la GIZ.

Dans un contexte de raréfaction des financements publics et de concurrence croissante entre territoires, le gouvernement entend ainsi doter les collectivités locales d’un outil structuré pour valoriser leurs atouts et attirer des investissements. Le texte servira de référence pour concevoir des stratégies locales fondées sur les ressources économiques, culturelles, environnementales et humaines de chaque commune.

Selon le ministre délégué Koamy Gomado, « le marketing territorial ne se limite pas à la communication, il vise à renforcer l’image des territoires, stimuler la confiance des investisseurs et mobiliser des partenariats durables autour d’une identité partagée ».

Les travaux d’élaboration du guide s’appuient sur une approche participative, impliquant les communes déjà engagées dans des démarches de marketing territorial et celles qui sont à la phase de planification. Il s’agit notamment de collecter les expériences et les attentes des acteurs, pour adapter le guide aux réalités locales.

Pour l’expert Dr Sonhaye Kondi Napo, ce document offrira des outils pratiques pour renforcer la compétitivité des territoires et structurer la communication locale. Sa validation est prévue pour décembre 2025, avant une phase de diffusion nationale.

R.E.D

Le Togo et le Bénin ont lancé à Lomé mardi 11 novembre 2025, le processus d’élaboration d’un plan stratégique commun pour la gestion durable du bassin du Mono. C’est à la faveur d’un atelier organisé par l’Autorité du Bassin du Mono (ABM) avec l’appui de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), et qui durera jusqu’au samedi 15 novembre 2025.

Ce processus, fondé sur une Analyse Diagnostique Transfrontalière (ADT), devrait permettre d’identifier les menaces environnementales, socioéconomiques et climatiques qui pèsent sur le bassin, d’en comprendre les causes et proposer des solutions partagées. L’objectif à terme est d’assurer une exploitation concertée et équitable des ressources hydriques, tout en garantissant la préservation de la biodiversité et la sécurité des populations.

Le bassin du fleuve Mono, qui couvre environ 24 300 km², dont près de 88 % en territoire togolais, constitue une ressource vitale pour plus de 3,5 millions d’habitants. Il alimente des secteurs clés tels que l’agriculture, la pêche, l’énergie hydroélectrique et l’eau potable. Mais cette zone est de plus en plus affectée par la déforestation, la dégradation des sols et les effets du changement climatique.

Selon Nicolas Dadja Gnakpaou, directeur exécutif de l’ABM, l’ADT aboutira à un document de référence pour l’élaboration d’un programme d’action stratégique, destiné à orienter les politiques nationales et transfrontalières. 

Pour l’experte Apolline Bambara (OSS), ce processus, fruit d’une coopération bilatérale traditionnelle entre les deux pays côtiers d'Afrique de l’ouest, « permettra de transformer les défis en solutions concrètes grâce à des projets pilotes locaux ».

R.E.D.

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