A Lomé, les autorités environnementales et leurs partenaires tiennent depuis mardi 04 novembre 2025, un atelier de validation du plan d’action national sur la gestion des produits et déchets plastiques. Les travaux, pilotés par le ministère chargé de l’Environnement, doivent à terme doter le pays d’un cadre de référence pour réduire les impacts sanitaires et écologiques liés à l’usage du plastique.
Selon les estimations officielles, plus de deux millions de sachets plastiques sont rejetés chaque jour sur le territoire togolais, avec un taux de recyclage encore très faible. Cette situation accentue la pollution des sols et des cours d’eau et accroît la vulnérabilité des populations face aux risques environnementaux.
Pour Meba Toyi, juriste environnementaliste, chef de la division « lutte contre les changements climatiques » à la direction de l’Environnement, l’enjeu est d’adapter le cadre juridique aux volumes réels de pollution identifiés. L’inventaire en cours doit permettre de mesurer les quantités de plastiques produits et mis en décharge afin d’orienter les politiques publiques.
Depuis 2011, le Togo renforce la gestion des déchets plastiques à travers plusieurs initiatives nationales et régionales. Le pays participe entre autres, au projet de renforcement des capacités pour la gestion du plastique, soutenu notamment par les Nations Unies, anciennement l’USAID.
Le secrétaire général du ministère, colonel Dimizou Kofi, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes en faveur d’une économie circulaire et d’un environnement plus sûr.
Les conclusions de l’atelier sont attendues vendredi.
R.E.D
Le Conseil d’administration du Dépositaire Central/Banque de Règlement (DC/BR) a approuvé, le 21 octobre à Abidjan, la réduction du délai de règlement et de livraison des transactions de titres sur le marché financier régional de trois à deux jours.
Cette mesure, effective dès décembre 2025, aura pour but de renforcer la liquidité du marché et d’améliorer son efficacité opérationnelle.
Selon le DC/BR, l’ajustement du cycle de règlement de J+3 à J+2 permettra de diminuer les risques liés aux transactions et d’aligner les pratiques régionales sur les standards internationaux. Cette évolution s’inscrit dans le cadre de la modernisation des infrastructures financières de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Le Conseil, présidé par Faman Touré, a également validé les modalités du règlement tardif, afin d’encadrer les retards éventuels dans le traitement des opérations post-bourse. L’ensemble du dispositif a reçu l’autorisation préalable de l’Autorité des Marchés Financiers de l’UMOA (AMF-UMOA).
Basé à Abidjan, le DC/BR centralise la conservation des valeurs mobilières pour les acteurs du marché et veille au bon déroulement des règlements post-transaction, contribuant ainsi à la stabilité et à la sécurité du système financier régional.
R.E.D
La ville d’Aného abritera, le 24 novembre 2025, un forum économique entre le Togo et l’Égypte. L’événement se tiendra en marge de l’édition 2025 du Festival international d’histoire d’Aného (FIHA).
Initiée par le ministère délégué chargé de la Promotion des investissements, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo), cette rencontre vise à renforcer la coopération économique entre les deux pays. Elle fait suite au forum économique Togo-Turquie organisé en 2024 dans le même cadre.
Selon les organisateurs, le forum sera axé sur plusieurs secteurs clés : l’agro-industrie, le textile, la santé, l’énergie, les infrastructures et l’industrie pharmaceutique. Il réunira des opérateurs économiques togolais et égyptiens, ainsi que des représentants d’institutions publiques des deux pays.
À l’instar du précédent forum avec la Turquie, cette rencontre servira de plateforme d’échanges et de partenariats pour stimuler les investissements et favoriser de nouvelles opportunités d’affaires. Elle intervient dans un contexte marqué par la volonté commune de Lomé et du Caire de consolider leurs relations économiques.
En novembre 2024, l’ambassadeur d’Égypte au Togo, Ahmed Mohamed Eid Moustapha Ahmed, avait exprimé l’intérêt des entreprises égyptiennes pour le marché togolais, notamment dans les domaines de l’agroalimentaire, des infrastructures et du textile.
Notons que dans le cadre de leur coopération bilatérale, le Togo et l’Égypte ont récemment signé plusieurs accords de partenariat couvrant les secteurs de l’énergie, de l’urbanisme, de l’habitat, de l’assainissement et de la culture. L’objectif pour les deux pays : renforcer davantage leurs liens économiques et diplomatiques.
Esaïe Edoh
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A Lomé, une rencontre régionale réunit depuis lundi 03 novembre 2025 les représentants de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest autour d’un même enjeu : comment renforcer la résilience budgétaire des communes face aux crises sécuritaires, sanitaires et climatiques.
L’événement, organisé par la Faîtière des communes du Togo (FACT) en collaboration avec ses partenaires, doit permettre d’identifier et partager les bonnes pratiques en matière de décentralisation et de gestion locale.
Les discussions s’articulent autour du rôle des budgets communaux dans la continuité des services essentiels (eau, assainissement et santé) en période de tension économique. Selon Éric Talardia Kondia, secrétaire permanent du Conseil des Collectivités Territoriales de l’UEMOA, la rencontre doit aboutir à « un cahier de bonnes pratiques et une feuille de route » pour faciliter la vulgarisation des modèles de gouvernance budgétaire performants à l’échelle régionale.
Pour le Togo, l’atelier s’inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis la création du Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT). Ce mécanisme, rappelle Robert Bakaï, directeur de cabinet du ministère de l’Administration territoriale, finance les projets communaux dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des infrastructures.
Les participants, venus du Mali, du Bénin, du Niger, du Burkina Faso, du Cameroun, du Sénégal et du Togo, clôturent leurs travaux ce mardi, avec pour objectif d’améliorer la gestion des finances locales en période de crise.
Le Togolais Guema Batama, concepteur d’une machine récolteuse et décortiqueuse de courges, a remporté le premier prix dans la catégorie 1 des innovations visant à améliorer la production et la productivité agricoles dans le cadre du Prix Abdoulaye Touré de l'Innovation Agricole. La distinction lui a été décernée lors de la 5ᵉ édition du Marché des innovations et technologies agricoles (MITA), tenue la semaine dernière à Bamako, au Mali.
Son innovation a séduit le jury par son originalité et son utilité pratique. Elle permet notamment d’alléger les tâches des femmes et des producteurs de courges lors de la récolte et du traitement post-récolte, améliorant ainsi l’efficacité et la rentabilité de la filière. En remportant ce prix, le jeune inventeur togolais décroche une enveloppe de 10 000 dollars, soit près de 6 millions FCFA.
L’initiative de Guema Batama visant à résoudre les difficultés rencontrées lors des travaux post-récolte des courges a été rendue possible grâce à l’appui du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), lancé par la CEDEAO. Selon le concepteur, ces extracteurs ont une capacité d’entre 7 et 10 m³ pour traiter des courges sans altérer la qualité des graines.
Le deuxième prix du concours a été attribué à Faye Mariama du Sénégal pour son biostimulant Silico Derma, un produit innovant à base d’acide orthocyclique qui agit efficacement contre les insectes et les pathogènes. Elle repart avec une récompense de 5000 dollars.
Selon Kalifa Traoré, président du conseil d’administration du CORAF, ces innovations méritent un accompagnement soutenu des pouvoirs publics. « Pour que les technologies développées dans les laboratoires et les start-up atteignent les producteurs sur le terrain, il faut renforcer les passerelles entre la recherche, la vulgarisation, les politiques publiques et le secteur privé », a-t-il souligné.
Esaïe Edoh
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Au Togo, plusieurs préfectures de la région Maritime, dans le sud du pays, affinent leurs dispositifs de prévention face aux risques d’inondation. En fin de semaine dernière, des exercices de simulation d’actions précoces ont été organisés dans une vingtaine de localités réparties entre les préfectures du Bas-Mono, des Lacs et de Yoto.
Pilotée conjointement par l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) et la Croix-Rouge togolaise (CRT), cette opération visait à tester l’efficacité des systèmes d’alerte précoce et la réactivité des comités locaux en cas de crise. Elle a également permis d’identifier les points d’amélioration en matière de coordination entre les différents acteurs impliqués dans la gestion des urgences climatiques.
« Ces exercices nous ont permis d’évaluer l’appropriation des rôles par les comités de gestion d’urgence et d’améliorer la sensibilisation des populations aux mesures de prévention et de réponse », a indiqué Jean Kékéli Komivi Akrosu, coordinateur régional Maritime de la Croix-Rouge togolaise.
Selon l’ANPC, ces exercices s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la préparation des communautés aux phénomènes climatiques extrêmes, de plus en plus fréquents au Togo. En effet, face à la recrudescence des épisodes pluvieux intenses et aux risques d’inondation, l’exécutif togolais multiplie les initiatives pour mieux protéger les zones vulnérables.
Parmi les projets phares figure le Réseau d’assainissement par intercepteurs pour la non-inondation de nos espaces (RAINE), qui ambitionne de désengorger durablement les quartiers les plus exposés de Lomé et de ses environs. Dans le même élan, à travers le Projet WACA Togo, des équipements modernes d’une valeur de plus de 500 millions FCFA ont été remis en août dernier à l’ANPC et à l’Agence nationale de météorologie (ANAMET). Ces outils devraient les aider à renforcer le système d’alerte précoce.
Le pays dispose également d’un dispositif national de prévention: Plan de Préparation et de Réponse (PPR) aux inondations. En 2024, ce plan a mobilisé 50 millions FCFA de ressources publiques, complétés par 1,69 milliard FCFA d’appuis extérieurs, destinés notamment à la logistique, à la formation des équipes locales et à la sensibilisation communautaire.
Esaïe Edoh
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La fintech togolaise Ollo Africa, spécialisée dans la gestion des tontines, vient de conclure un partenariat avec l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM) du Togo, en vue de moderniser les pratiques d’épargne collective et d’intégrer progressivement les artisans dans le système financier formel.
Le projet, soutenu par Ecobank (déjà partenaire d’Ohana Africa), devrait toucher plus d’un million d’artisans d’ici à 2027, selon les prévisions initiales.
Il s’appuie sur la plateforme mobile Ohana Africa, développée par Ollo Africa, récemment agréée par la BCEAO. Déjà testée lors d’une phase pilote, l’application permettra de gérer l’épargne, les retraits et les prêts de manière sécurisée et transparente, tout en facilitant la conformité légale des groupements d’artisans.
Cette entente intervient dans un contexte où le secteur artisanal représente près de 18 % du PIB national et emploie plus d’un million de personnes. Cependant, la majorité reste en dehors du système bancaire, dépendant encore des tontines informelles pour financer leurs activités.
Le déploiement se fera dans les six Chambres Régionales de Métiers, précédé de formations pour faciliter l’adoption de la plateforme. De son côté, Ecobank assurera la conservation des fonds collectés et la mise à disposition de l’infrastructure bancaire.
R.E.D
À Lomé, la Direction générale des assurances a réuni la semaine dernière les experts médicaux et automobiles pour un séminaire de deux jours, consacré à l’amélioration du processus d’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation.
La rencontre, placée sous le thème : « La contribution des experts dans le processus d’indemnisation », visait à harmoniser les pratiques d’expertise, et à réduire les retards observés dans le règlement des sinistres.
Selon Assignon Koffi, directeur des Assurances, les lenteurs s’expliquent souvent par des divergences d’appréciation entre compagnies, experts et victimes.
Pour Hounou Dovene, chef du département des prestations à GTA Assurance, les retards s’expliquent aussi par des difficultés administratives et financières. Les primes d’assurance, fixées depuis les années 1980, n’ont jamais été révisées malgré les changements économiques, entraînant un manque à gagner structurel pour les compagnies.
Le séminaire aura ainsi permis d’identifier ces obstacles et de proposer des solutions concertées pour garantir une indemnisation plus rapide et équitable, en conformité avec le Code CIMA.
Le Togo va lancer le 6 novembre prochain, une campagne nationale de collecte de données auprès des ménages et des entreprises. L’objectif : actualiser la base d’informations sur l’inclusion financière dans le pays.
Prévue pour durer un mois, jusqu’au 6 décembre 2025, cette opération est initiée par le gouvernement togolais, en partenariat avec la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Selon les autorités, cette initiative vise à renforcer la planification des politiques publiques destinées à améliorer l’accès des populations, en particulier les plus vulnérables, aux services financiers. De fait, l’enquête permettra de disposer d’indicateurs actualisés sur la demande et l’offre de produits financiers, qu’ils soient formels ou informels.
« L’enquête de référence sur la demande et l’offre de services financiers permettra entre autres de mesurer les niveaux d’accès et d’utilisation de produits financiers, d’identifier les besoins, les obstacles ainsi que les opportunités liées à l’accès et à l’utilisation des services financiers pour chaque catégorie d’utilisateurs », indique un communiqué conjoint signé par la ministre de la Planification du développement et de la coopération, Sandra Johnson, le ministre des finances et du budget, Georges Barcola, le ministre de l’Administration territoriale, Hodabalo Awaté, et le ministre de l’Économie et de la veille stratégique, Badanam Patoki.
La collecte des données sera conduite par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), qui assurera la coordination technique de l’opération sur l’ensemble du territoire. Les agents enquêteurs seront déployés dans les ménages, les entreprises et les institutions financières afin de recueillir des informations représentant les réalités économiques locales.
Ces nouvelles données devraient permettre aux pouvoirs publics d’évaluer les progrès réalisés en matière d’inclusion financière et de mieux orienter les politiques destinées à renforcer la participation des citoyens au système financier. Elles contribueront également à identifier les zones ou les segments de la population encore sous-desservis par les institutions financières, afin de concevoir des stratégies adaptées pour améliorer leur accès aux produits et services bancaires, numériques et de microfinance.
Selon les chiffres du ministère de l’Économie et des finances, le taux d’utilisation des services financiers atteignait 87,1 % en 2023. Cette performance s’explique en partie par le déploiement de plusieurs programmes gouvernementaux, dont le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), lancé en 2014, qui a permis à des centaines de milliers de Togolais d’accéder à des crédits adaptés à leurs activités.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le projet d’hydraulique villageoise financé par la Chine progresse dans la région des Plateaux. Sur les 300 forages prévus, 230 ont déjà été réalisés, soit environ 76,7 % du total, dont 113 remis aux communautés locales, selon les données communiquées par le directeur du projet, Huang Xianzhou.
Des visites de terrain menées fin octobre dans les préfectures de l’Ogou et du Haho ont permis de constater l’état d’avancement des ouvrages. Les travaux, considérés comme légèrement en avance sur le calendrier, s’étendent sur deux ans et visent à améliorer durablement l’accès à l’eau potable dans 300 villages.
Le gouverneur des Plateaux, Dadja Maganawé, salue un partenariat qui soutient les politiques sociales de l’État togolais, notamment dans les zones rurales. Les responsables chinois estiment, eux, que l’accès à l’eau contribuera aussi à renforcer les activités agricoles et économiques locales.
À Donvé, Fodjouayé et Kokoudavé, les populations disposent désormais de pompes à motricité humaine. Les bénéficiaires soulignent un changement concret dans leur quotidien, marqué par la fin des longues distances pour s’approvisionner en eau.
Les travaux, qui s’inscrivent dans le cadre de la coopération économique sino-togolaise, sont menés sur le terrain par Zhongmei Engineering Group, China Railway Eryuan Engineering Group et CREEC Consulting.
R.E.D