En 2026, le Togo prévoit de décaisser 373,5 milliards FCFA pour couvrir la masse salariale des fonctionnaires de l’administration publique. Ce montant représente 13,6 % du budget national, qui s’équilibre en ressources et en charges à 2751 milliards FCFA.
Cette enveloppe prévisionnelle est en hausse de 5 % par rapport aux 355 milliards FCFA inscrits en 2025, et de 16 % comparativement à la prévision de 2024, estimée à 321 milliards de FCFA. Concrètement, les crédits seront affectés à diverses dépenses liées au personnel émargeant sur le budget général, notamment le paiement des émoluments, indemnités, primes, prestations familiales et cotisations patronales. S’y ajoutent d’autres charges relatives aux décaissements en faveur des agents de l’État.
Cette progression de la masse salariale s’explique notamment par l’augmentation des effectifs de l’administration publique. En effet, depuis mars 2025, plus de 3000 nouveaux fonctionnaires, issus du concours général de recrutement organisé le 26 février 2022, ont intégré la fonction publique. La hausse résulte également des recrutements sectoriels, ainsi que des ajustements administratifs qui devraient intervenir sur la situation du personnel au cours de l’année.
Esaïe Edoh
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Au Togo, des travaux de construction de forages photovoltaïques ont démarré la semaine écoulée dans la région des Plateaux. Au total, cinq forages sont en chantier dans plusieurs localités, précisément au sein d’établissements scolaires. L’initiative vise à améliorer l’accès à l’eau potable en milieu éducatif et à renforcer la prévention des maladies d’origine hydrique.
Les travaux, dont les montants de financement n’ont pas été communiqués, sont portés par le Conseil régional des Plateaux. Avec ce projet, l’organe entend contribuer à la mise en œuvre de la politique nationale d’accès universel à l’eau potable à l’horizon 2030. Le lancement des chantiers intervient par ailleurs dans un contexte marqué par l’activation, par le gouvernement, d’un plan d’urgence dans plusieurs régions du pays, dont celle des Plateaux, avec notamment la localité de Datcha ciblée.
Ces chantiers marquent le démarrage effectif des activités de développement du Conseil régional, conformément à son cahier des charges. « Le Conseil régional prévoit de réhabiliter les infirmeries scolaires. Il envisage également la construction et l’équipement de 14 nouvelles infirmeries scolaires, ainsi que la mise à disposition de personnels soignants qualifiés », a indiqué le président du Conseil régional des Plateaux, Gnatcho Komla Mawuena.
Pour rappel, le Conseil régional des Plateaux a adopté son budget primitif, exercice 2026, arrêté à 841,71 millions de FCFA. Parmi les projets prioritaires figurent la construction de bâtiments scolaires, l’entretien des pistes rurales pour désenclaver les zones de production, ainsi que l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans les communautés rurales.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le Ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports organise, vendredi 30 janvier 2026, une session de formation en gestion d’entreprises destinée aux jeunes entrepreneurs et porteurs de projets, dans le cadre du Programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes.
La session, qui se tiendra à la Maison des Jeunes d’Amadahomé, portera sur des modules pratiques, axés sur la gestion financière, les techniques d’accès aux marchés et le marketing numérique.

Il s’agit notamment de renforcer les compétences opérationnelles des jeunes, améliorer la structuration de leurs activités et accroître leurs chances de viabilité économique dans un environnement concurrentiel.
Les jeunes intéressés sont ainsi invités à s'inscrire à cette formation, à s’inscrire afin de bénéficier de cet accompagnement conçu pour répondre aux contraintes concrètes rencontrées sur le terrain.
À l’issue de la formation, une cérémonie de remise de prix récompensera les lauréats du programme.
S’inscrire à la formation
R.E.D
A fin septembre 2025, le nombre d’abonnements à la téléphonie mobile atteint 8,69 millions, ce qui porte pour la première fois le taux de pénétration au-delà de 100 %, à 100,31 %, pour une population estimée à 8,67 millions d’habitants, selon les données de l’Observatoire des marchés des communications électroniques au troisième trimestre 2025, publié par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).
Le constat met ainsi en évidence un marché des communications électroniques toujours en progression, tiré en particulier par la téléphonie mobile, la data et les services financiers numériques.
Téléphonie mobile : un marché arrivé à maturité ?
Dans le pays, la pénétration mobile peut dépasser 100 % parce qu’elle ne mesure pas le nombre de personnes, mais le nombre de cartes SIM actives rapporté à la population, sur fond de maturité grandissante du secteur. Cela dit, des marges de progression subsistent. Sur un an, le parc mobile a progressé de 17 %.
En contraste, la téléphonie fixe reste marginale, avec 84.050 abonnements et un taux de pénétration inférieur à 1 %.
Data et internet : la 4G progresse, la 2G recule
Dans une dynamique similaire et convergente avec la téléphonie mobile, l’usage de l’internet mobile continue de s’élargir. Les abonnements à la data mobile haut débit 3G et 4G s’élèvent à 4,93 millions, en hausse de 5 % sur un trimestre.
À l’inverse, les abonnements 2G reculent, avec une baisse de 6 % au troisième trimestre. Quant à la fibre optique à domicile (FTTH), elle continue de gagner du terrain, mais à un rythme plus lent en 2025 comparativement à 2024. Le nombre d’abonnements a légèrement augmenté de 0,5 % par rapport au deuxième trimestre 2025 et de 12,5 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette technologie affiche un taux de pénétration de 1,53 % rapporté à la population à fin septembre 2025.
Un chiffre d’affaires global de 65,88 milliards FCFA, des investissements en retrait
Sur la même période, le trafic data mobile a augmenté de 16 % par rapport au trimestre précédent, tandis que le trafic voix mobile sortant progresse de 8 %. Le chiffre d’affaires global du secteur atteint 65,88 milliards FCFA au T3-2025, dont 56 milliards FCFA pour le mobile. En revanche, les investissements reculent fortement en glissement annuel, malgré un rebond trimestriel chez les opérateurs mobiles.
Mobile money : une croissance soutenue, malgré les disparités
Dans la continuité de la progression de la téléphonie mobile, le mobile money poursuit sa montée en puissance. En 2025, le nombre d’abonnés progresse de 21 % sur un an et de 9 % sur un trimestre, tandis que la valeur des transactions augmente de 33 % en glissement annuel.
Cette dynamique masque toutefois des limites et des disparités, liées notamment à la détention de plusieurs comptes par certains utilisateurs, à la concentration des flux sur une minorité d’usagers actifs et aux écarts territoriaux entre zones urbaines et rurales. Ces facteurs freinent encore une inclusion financière plus large, même si le pays affiche l’une des meilleures performances de l’UEMOA sur ce segment.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’activité industrielle a progressé de 8,1 % au troisième trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent, tirée par les industries extractives et manufacturières, selon la Note de conjoncture économique régionale dans l’UEMOA publiée en décembre 2025.
Cette progression, selon les économistes, s’explique principalement par la forte reprise des activités extractives, dont la production a bondi de 50,9 % d’un trimestre à l’autre. L’industrie manufacturière a également contribué à la dynamique, avec une hausse de 3,5 %, soutenue par la production agroalimentaire, en progression de 11,6 %, et par la transformation des produits pétroliers, en hausse de 5,8 %.
En revanche, la production d’électricité a limité l’élan global du secteur industriel, avec une contraction de 11,0 %.
Globalement, la tendance positive se maintient par rapport à l’année précédente. En glissement annuel, la production industrielle a enregistré une croissance de 6,2 % au troisième trimestre 2025.
Rappelons qu’au Togo, le secteur extractif est dominé largement par les mines, en particulier trois minerais : les phosphates, le calcaire et le clinker, qui concentrent l’essentiel des volumes produits et structurent l’activité du secteur.
En cumul à fin septembre 2025, l’activité industrielle progresse de 11,7 %.
R.E.D
La coopération économique et financière entre le Togo et la France se porte bien. C’est ce qu’ont indiqué vendredi 23 janvier les autorités françaises lors d’une rencontre avec la presse à Lomé, en présence de l’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau et du nouveau directeur de l’Agence française de développement (AFD), Benjamin Neumann.
Cette coopération se traduit par un volume important de financements mobilisés par l’AFD mais aussi par les échanges économiques. Selon les chiffres communiqués, l’institution française, bras armé du financement du développement de la France sur le continent, a investi plus de 450 millions d’euros au Togo, dont environ 80 millions d’euros sous forme de dons. Ces financements ont été déployés à travers 18 projets répartis sur l’ensemble du territoire.

Le portefeuille de l’AFD au Togo est principalement constitué de prêts concessionnels, selon Benjamin Neumann. Le volume annuel moyen de nouveaux engagements s’établit autour de 40 millions d’euros. Ces ressources sont orientées vers des projets jugés prioritaires par les autorités togolaises, notamment dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, de l’agriculture et de l’énergie. Selon l’AFD, ces financements visent à améliorer l’accès des populations aux services publics essentiels, tout en soutenant des investissements structurants dans des secteurs clés de l’économie. Les dons, qui représentent désormais une part plus limitée du portefeuille, sont principalement utilisés pour financer des études, de l’assistance technique et des projets à forte composante sociale. Ils permettent également de préparer des projets d’investissement plus importants et d’accompagner les réformes institutionnelles, a expliqué le responsable.
La coopération franco-togolaise avait déjà été évoquée au plus haut niveau. « Le Togo affiche une trajectoire économique qui offre de nombreuses opportunités et je suis vraiment désireux de renforcer le partenariat économique avec la France », déclarait le Président togolais Faure Essozimna Gnassingbé, aujourd’hui (Président du Conseil), à l’issue d’un déjeuner de travail à l’Élysée, le 9 avril 2021. Le chef de l’État avait alors souligné une volonté partagée de consolider cette relation bilatérale.
La coopération économique entre le Togo et la France ne se limite pas aux financements, mais repose également sur des relations commerciales et des investissements de longue date, a indiqué le conseiller économique de l’ambassade de France pour le Togo, Jérôme Frouté. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre d’un « partenariat économique rénové » tel que défendu par le président Emmanuel Macron dans son discours annuel devant les ambassadeurs le 8 janvier 2026 à l’Élysée, où il a appelé à un retour offensif des entreprises françaises en Afrique, en soulignant la nécessité d’intensifier les investissements et de renforcer les échanges, dans un contexte de forte concurrence. D’après les dernières données disponibles, les échanges commerciaux entre le Togo et la France ont atteint près de 268 millions d’euros, soit environ 176 milliards de FCFA en 2023. Avec 225 millions € (environ 148 milliards de FCFA), d’exportations vers le pays, la France détenait une part de marché de 9,3 %, se positionnant comme le deuxième fournisseur du Togo derrière la Chine (19,6 %), mais devant l’Inde (8,2 %).
La quarantaine de filiales d’entreprises françaises présentes dans le pays réalisait un chiffre d’affaires cumulé supérieur à 570 millions d’euros — soit plus d’un milliard de dollars ou environ 370 milliards de FCFA — et employait plus de 3000 salariés, hors micro, petites et moyennes entreprises prestataires. Ces entreprises sont actives dans plusieurs secteurs de l’économie togolaise, notamment la logistique, le BTP, l’énergie, l’agroalimentaire et les services.
En revanche, si les exportations françaises vers le Togo suivent une dynamique soutenue, les achats de produits togolais par la France se sont établis à environ 42,9 millions d’euros (28 milliards FCFA) en 2023. Ces importations concernaient principalement des produits agricoles, notamment des céréales, des légumineuses et des oléagineux. La France figurait ainsi au sixième rang des clients du Togo, avec une part de marché estimée à 6,5 %.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, vient de nommer deux nouveaux ministres au sein de son gouvernement, dans le cadre d’un ajustement de l’architecture gouvernementale. Par décret signé le vendredi 23 janvier 2026, Komlan Loukou-Kadjé, ingénieur des ponts et chaussées, est nommé ministre des Transports, du Désenclavement et des Pistes rurales, un département jusqu’ici rattaché directement à la Présidence du Conseil. Un retour aux affaires pour celui qui avait été nommé en février 2009 ministre des Travaux publics et des Transports.
Le même décret ramène Edem Kokou Tengue au gouvernement en qualité de ministre délégué auprès du ministre des Transports, chargé de l’Économie maritime. Il s’agit d’un portefeuille familier pour ce docteur en économie, ancien dirigeant de Maersk Togo, qui avait déjà piloté l’économie maritime entre 2020 et 2024, avant d’occuper plus récemment les fonctions de ministre-conseiller à la Présidence du Conseil.
La création d’un ministère de plein exercice dédié aux transports vise notamment à renforcer la coordination des investissements publics dans les réseaux routiers et la mobilité intérieure, dans un contexte de besoins croissants en infrastructures et en désenclavement des zones rurales.
Pour l’économie maritime, le retour d’Edem Kokou Tengue traduit a priori une continuité stratégique, dans la lignée des réformes et orientations engagées ces dernières années. Le secteur demeure un pilier de l’activité nationale, porté par le Port autonome de Lomé, qui cherche à consolider son positionnement face à une concurrence sous-régionale accrue. En 2024, la plateforme portuaire a traité environ 2,06 millions d’EVP, en hausse de 8 % sur un an, et figure toujours parmi les ports africains les plus performants selon les classements internationaux.
Au total, avec ces nouvelles entrées, l’exécutif togolais compte 29 membres, répartis entre 18 ministres de plein exercice et 11 ministres délégués.
R.E.D.
Au Togo, une école de formation dédiée aux humoristes a officiellement ouvert ses portes le jeudi 22 janvier 2026, à Aného. Dénommée « L’École du rire à Aného », cette structure proposera des formations axées sur la création artistique, les techniques humoristiques, la pratique de la scène et la professionnalisation des humoristes.
Il s’agit d’une première au Togo, portée par la Fondation Aquéréburu and Partners, en partenariat avec la commune Lacs 1. Selon les promoteurs, l’initiative vise à contribuer au développement des talents humoristiques togolais et africains à travers la mise en place d’un programme structuré de formation, de mentorat et de diffusion scénique.
Concrètement, l’école entend former de jeunes humoristes togolais et africains aux techniques fondamentales et avancées de l’humour, tout en renforçant leurs capacités d’écriture, d’interprétation et de mise en scène. Les apprenants seront également accompagnés dans la construction de leur identité artistique, avec pour objectif de favoriser leur professionnalisation et leur insertion dans les circuits culturels. Le projet prévoit par ailleurs la création d’une plateforme régulière de spectacles humoristiques à Aného.
Pour le directeur exécutif de la Fondation Aquéréburu and Partners, Lawson Latévi Jeff, l’ambition est de positionner l’humour comme « un puissant levier d’expression culturelle, de cohésion sociale, de sensibilisation citoyenne et de création d’emplois pour les jeunes ».
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique du Festival international d’histoire d’Aného (FIHA), qui œuvre à la valorisation du patrimoine culturel de cette ville, ancienne capitale du Togo avant les indépendances.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la stratégie nationale de mobilité électrique, lancée en 2025, entre dans une nouvelle phase de mise en œuvre. Le jeudi 22 janvier 2026 à Lomé, le ministère chargé de l’Environnement et la mairie de Golfe 3 ont réceptionné des véhicules électriques, dans le cadre d’un appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Ces véhicules, destinés aux administrations bénéficiaires, visent à accompagner les pouvoirs publics dans leurs efforts de préservation de l’environnement, notamment à travers la réduction de l’empreinte carbone liée aux déplacements administratifs. Au total, deux voitures électriques, d’une valeur estimée à 64 millions de francs CFA, ont été mises à disposition.
Leur intégration dans le parc automobile public marque un tournant dans la politique nationale de transition vers une mobilité plus verte. « L’introduction de ces véhicules dans le parc automobile de ces deux institutions va permettre de réduire considérablement la consommation de carburant, avec pour effet une baisse de la charge financière liée aux dépenses énergétiques », a souligné la représentante résidente du PNUD au Togo, Binta Sanneh.
? Un pas vers une ville verte et durable au #Togo!
— Pnud Togo (@PnudTogo) January 22, 2026
Ce matin, le PNUD a offert 2 #véhicules #électriques au ministère en charge de l'Environnement et à la municipalité du @CGolfe3 Lomé pour soutenir la #mobilité #durable et la lutte contre les changements climatiques. pic.twitter.com/claD2YTHVC
Le PNUD entend susciter l’intérêt d’autres partenaires techniques et financiers afin de soutenir l’élargissement du parc de véhicules électriques au Togo. « Aujourd’hui, la mobilité électrique est une réalité au Togo. Le PNUD a fait le choix de soutenir le gouvernement à travers l’acquisition de ces véhicules, en vue de faire du pays un modèle pilote en matière de mobilité électrique », a indiqué le secrétaire général du ministère chargé de l’Environnement, Dimouzou Koffi Aoufoh.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une croissance démographique soutenue et une augmentation continue du parc automobile, facteurs qui accentuent les défis environnementaux, notamment la pollution de l’air. La forte présence de véhicules d’occasion, souvent anciens et plus polluants, contribue à l’élévation des émissions de gaz nocifs.
Face à ces enjeux, les autorités togolaises multiplient les initiatives sur l’ensemble du territoire pour réduire la dépendance aux énergies fossiles. La stratégie nationale de mobilité électrique, lancée en 2025 et soutenue par plusieurs partenaires dont le PNUD, constitue l’un des principaux leviers de cette transition énergétique.
Esaïe Edoh
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L’Office togolais des recettes (OTR) a lancé jeudi 22 janvier 2026, une série de rencontres d’explication de la loi de finances, exercice 2026, à l’intention des contribuables. La campagne nationale, qui a démarré à Lomé, vise à informer et à sensibiliser les opérateurs économiques aux principales innovations contenues dans le budget de l’État adopté fin décembre 2025.
Alors que le budget 2026 s’équilibre en ressources et en charges à 2751,5 milliards FCFA, les recettes fiscales sont projetées à 1338,86 milliards FCFA. Avec cette initiative, l’OTR entend faciliter la compréhension des mesures fiscales en vigueur et renforcer l’adhésion des citoyens à leur mise en œuvre.
« Pour cette année, la loi de finances a pris en compte une grande partie des préoccupations soulevées dans le cadre du dialogue social », a indiqué le directeur de la communication et des services aux usagers de l’OTR, Konlani Kampatibe. Selon lui, la démarche se veut pédagogique.
Pour l’exercice 2026, onze mesures fiscales antérieures ont été reconduites. Il s’agit notamment de la perception de la taxe de prélèvement de l’Union africaine, de la réduction de 50 % du droit de douane sur le gasoil destiné aux machines et engins mobiles non routiers des industries, ainsi que de la suspension de la taxe sur les véhicules à moteur au profit des professionnels du transport.
Parmi les nouvelles dispositions introduites, figure l’imposition des gains issus des jeux de hasard à partir de 500 000 francs CFA, assortie d’une retenue à la source de 5 %. S’y ajoute la réduction du délai de détermination d’un établissement stable, ramené de six à trois mois.
Cet exercice, mené chaque année par l’administration fiscale, vise à renforcer la collaboration avec les contribuables et à améliorer la mobilisation des recettes publiques, condition essentielle à l’atteinte des objectifs budgétaires de l’État.
Esaïe Edoh
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