Togo First

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En 2023, la production minière au Togo était dominée par trois substances principales : les phosphates (1,52 million de tonnes), le calcaire (2,94 millions de tonnes) et le clinker (1,31 million de tonnes). À elles seules, ces trois substances concentrent l’essentiel des volumes produits et structurent l’activité minière du pays sur l’année, selon le Rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives( ITIE Togo 2023). 

A l’analyse des contributions financières dans les caisses de l’Etat, on relève des tendances contrastées sur la période 2022-2023, avec des ajustements de volumes et surtout une forte concentration des revenus budgétaires autour d’une poignée d’acteurs clés.

Une production dominée par les phosphates, le clinker et le calcaire

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Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, les phosphates dominent encore largement la production et les exportations minières. Sur la période considérée, la production de phosphates, pilier historique du secteur, s’est établie à 1,52 million de tonnes en 2023, contre 1,54 million de tonnes un an plus tôt. En 2022, cette production avait généré une valeur de 185,9 milliards FCFA, selon les données communiquées. Aucune donnée de valeur n’a été publiée pour 2023.

Le calcaire connaît pour sa part un recul des volumes, passant de 3,17 millions de tonnes en 2022 à 2,94 millions de tonnes en 2023. En valeur, cette production avait rapporté 17,7 milliards FCFA en 2022. Le clinker, de son côté, atteint 1,31 million de tonnes, tandis que la migmatite est produite à hauteur de 339.277 m3.

D’autres substances affichent des évolutions plus hétérogènes. Dans le détail, la production d’argile progresse sur la période sous revue, atteignant 426.790 tonnes en 2023 contre 393.341 tonnes en 2022. À l’inverse, le gneiss recule fortement, avec 44.764 tonnes produites en 2023, contre 285.558 tonnes l’année précédente. La dolomie enregistre une hausse marquée, de près de 30 %, passant de 78.848 tonnes à 101.265 tonnes sur la période.

Le sable et le marbre concassé apparaissent avec des volumes respectifs de 21.472 tonnes et 1.730 tonnes. Pour plusieurs de ces substances, aucune donnée de valeur n’a été communiquée, ce qui limite l’évaluation de leur contribution économique.

Une contribution budgétaire très concentrée

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Au total, les revenus miniers déclarés en 2023 s’élèvent à 119,4 milliards FCFA. La contribution reste largement dominée par la Société Nouvelle des Phosphates du Togo, qui concentre à elle seule 106,8 milliards FCFA, soit 89,47 % du total. Ces recettes proviennent principalement des redevances minières, de l’impôt sur les sociétés et des droits et taxes douaniers.

Une diversification encore limitée

Derrière la SNPT, Scantogo Mines a contribué à hauteur de 9,0 milliards FCFA en 2023, suivie de WACEM avec 878 millions FCFA. Les autres sociétés du secteur affichent des contributions marginales.

Globalement, les redevances minières représentent 37,98 % des contributions, très largement portées par les phosphates et la SNPT, avec 43,5 milliards FCFA en 2023. Elles sont suivies des droits et taxes douaniers, à 23,34 %, et de l’impôt sur les sociétés, à 18,58 %. Les dividendes contribuent pour leur part à 8,55 % des recettes du secteur minier versées aux caisses de l’État, selon l’ITIE.

Au total, au Togo, le secteur extractif a généré quelque 124,25 milliards FCFA en 2023, quasi exclusivement dominé par le sur le secteur minier, avec 123,18 milliards FCFA de contributions. En comparaison, le secteur de l’eau (contrôlé essentiellement par la TdE), et complétant le secteur extractif togolais, représentait 1,07 milliard FCFA sur la période. 

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la politique d’action sociale a mobilisé plus de 1,8 milliard FCFA en 2025 au profit des populations vulnérables. Ces chiffres ont été présentés mercredi 21 janvier à Kpalimé, à l’ouverture de la revue annuelle des activités du Ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance.

Selon les données présentées, le ministère a enregistré un taux de réalisation physique de 71,56 % et un taux d’exécution financière de 82 %. Au total, 204718 personnes ont ainsi bénéficié des interventions de l’acteur public sur la période, dont 59,63 % de femmes (ces interventions ont porté notamment sur la protection sociale, la protection de l’enfance, la promotion du genre et l’alphabétisation).

Pour ce qui est de la répartition géographique, elle fait apparaître le Grand Lomé (la capitale et ses dépendances) comme principale zone d’intervention, avec 65642 bénéficiaires, devant les Plateaux, la Kara, la Centrale, les Savanes et la Maritime. 

Pour les autorités, ces résultats interviennent dans un contexte budgétaire contraint, marqué par la pression sur les ressources publiques. La ministre de tutelle, Moni Sankaredja-Sinandja, a souligné que la revue annuelle visait à analyser et valider les performances afin d’ajuster les stratégies et d’améliorer l’efficacité des programmes.

Au-delà du bilan, les travaux de Kpalimé serviront de base à la préparation des plans d’action et des budgets 2026.  Il s’agit ainsi de « perfectionner nos stratégies d’interventions, afin de réaliser des actions pertinentes répondant aux besoins réels des populations vulnérables. », selon la ministre Moni Sankaredja-Sinandja. 

R.E.D

Au Togo, la campagne nationale d’identification biométrique se poursuit dans la préfecture du Zio, où l’opération d’enregistrement de masse a démarré le 19 janvier. Dans cette localité voisine du Grand Lomé, l’opération s’étendra jusqu’au 18 février, selon les autorités.

Dans les centres d’enregistrement de Tsévié et des localités environnantes, l’affluence est soutenue. Les équipes déployées disposent de kits biométriques et assurent une couverture quotidienne, avec la participation de l’ensemble des catégories de la population. En amont du lancement, un atelier sur les mécanismes de gestion des plaintes avait été organisé afin de renforcer la transparence et la confiance dans le processus.

Conduite par l’Agence nationale d’identification (ANID), sous la tutelle du ministère de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique, l’opération vise à attribuer à chaque résident un Numéro d’identification unique (NIU).

Comme le rappellent les autorités, il ne s’agit pas seulement de délivrer une carte et un numéro. Le NIU doit, à terme, donner accès aux différents services liés à l’identité, notamment de nombreux services publics et sociaux, tels que la santé, la sécurité sociale ou encore les services financiers.

Par ailleurs, la campagne permettra la constitution d’une base de données nationale centralisée, destinée à améliorer la planification des politiques publiques et la gouvernance des services.

Rappelons que cette campagne nationale se déploie dans le cadre du projet d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI-Togo), financé à hauteur de 72 millions de dollars par la Banque mondiale. Le projet s’inscrit dans un contexte où moins de 15 % des Togolais dispose d’une carte d’identité officielle.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, 1143,96 milliards FCFA seront alloués à l’ensemble des 30 ministères que compte le premier gouvernement de la Ve République. Sur cette enveloppe globale, plus de 670 milliards FCFA, soit environ 59 %, seront concentrés sur cinq départements ministériels. Sur la base des données de la loi de finances, exercice 2026, Togo First dresse le classement des cinq ministères bénéficiant des dotations budgétaires les plus élevées.

1 -Ministère de l’Éducation nationale

Dirigé par Mama Omorou, le ministère de l’Éducation nationale arrive en tête avec un budget prévisionnel de 212 milliards FCFA en 2026. Cette dotation est en hausse de plus de 15 % par rapport à la prévision de 2025, arrêtée à 183 milliards FCFA.

Dans le détail, 104 milliards FCFA seront consacrés aux programmes et projets du sous-secteur de l’enseignement préscolaire et primaire. L’enseignement secondaire général bénéficiera d’environ 64 milliards FCFA, tandis que l’enseignement technique et la formation professionnelle devraient absorber près de 14 milliards FCFA.

2 - Ministère délégué chargé des Travaux publics et des Infrastructures

Confié à Sani Yaya, ce département se classe au deuxième rang avec une dotation prévisionnelle de 149 milliards FCFA, en hausse de plus de 62 % par rapport aux 92 milliards FCFA inscrits en 2025.

L’essentiel de ces ressources, soit environ 107 milliards FCFA, est destiné aux travaux de construction et de réhabilitation du réseau routier national ainsi qu’aux infrastructures publiques. Par ailleurs, 23 milliards FCFA sont prévus pour le développement et l’extension des pistes rurales, tandis que 17 milliards FCFA seront consacrés à l’entretien du réseau de routes nationales et des infrastructures.

3 - Ministère de la Défense nationale

Avec une enveloppe prévisionnelle de 119 milliards FCFA, identique à celle de l’exercice précédent, le ministère de la Défense nationale se positionne à la 3è place des ministères aux plus gros  budgets au Togo.

Dans un contexte marqué par des enjeux sécuritaires persistants dans le nord du pays, près de 60 milliards FCFA seront dédiés au soutien des forces de défense. Une dotation stratégique de l’armée est également prévue à hauteur de 18 milliards FCFA.

4 - Ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture universelle et des Assurances

Ce département dispose d’un budget prévisionnel de 118 milliards FCFA, en hausse de 3,6 % par rapport à 2025, où il s’établissait à 114 milliards FCFA.

Sur cette enveloppe, 60 milliards FCFA seront consacrés à l’offre et à l’assurance qualité des services et soins de santé. Environ 23 milliards FCFA sont destinés à la promotion de la santé, de l’hygiène publique et à la lutte contre la maladie, tandis que 2,7 milliards FCFA sont réservés à la couverture sanitaire universelle.

5 - Ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières

Avec un budget prévisionnel de 71 milliards FCFA, le ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières ferme le Top 5. Cette prévision est en hausse de 14,5 % par rapport à 2025, où elle s’élevait à 62 milliards FCFA.

Les ressources mobilisées serviront principalement à financer les projets structurants visant la couverture universelle en énergie électrique à l’horizon 2030.

Esaïe Edoh

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Le modèle togolais d’innovation universitaire suscite de l’intérêt au-delà des frontières. Le ministre congolais de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Rigobert Maboundou, a effectué cette semaine (le 20 janvier 2026) une visite de travail à Lomé dans le cadre d’une mission de benchmarking consacrée à l’UniPod-Togo, le Pôle universitaire d’innovation et de développement installé à l’Université de Lomé en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Reçu par la représentante résidente du PNUD au Togo, Binta Sanneh, le ministre congolais a échangé sur les mécanismes de gouvernance, de financement et de partenariats qui structurent l’UniPod-Togo, avec la perspective de s’inspirer de l’expérience togolaise pour la création d’un futur Centre national de l’innovation au Congo.

Inauguré en février 2025, dans le cadre de l’initiative Timbuktoo Africa, l’UniPod-Togo a mobilisé un investissement estimé à 1,6 million de dollars, soit plus d’1 milliard FCFA, financé notamment par le PNUD et l’Université de Lomé. Le site s’étend sur 1200 m² et comprend huit laboratoires, un amphithéâtre, des espaces d’incubation et un bureau de transfert de technologie. Il propose un accompagnement intégré aux étudiants et entrepreneurs, combinant mentorat, formation et accès au financement.

R.E.D

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Au Togo, le gouvernement poursuit les réformes du secteur de l’électricité. À travers un avis à manifestation d’intérêt publié en janvier 2026, les autorités veulent ainsi recruter un cabinet de conseil, qui aura pour mission d’accompagner la transformation organisationnelle et le renforcement de la gouvernance de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), fournisseur public d’électricité au Togo.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de développement inclusif à travers l’accès à l’électricité (IDEA), financé par un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale.

La mission devra aider à concevoir une organisation cible plus moderne et agile, à renforcer les mécanismes de gouvernance interne et à améliorer les capacités institutionnelles, techniques et managériales de l’entreprise publique. Ceci, après avoir réalisé un diagnostic organisationnel complet, analysé la gouvernance et les processus opérationnels, audité la situation financière et budgétaire, et examiné les systèmes d’information, incluant la facturation, la gestion commerciale et les ressources humaines.

Pour la CEET, la procédure devra également permettre d’évaluer les options de réorganisation envisageables à moyen terme, y compris, le cas échéant, une éventuelle filialisation de certaines activités.

Notons que cet appel s’inscrit dans le contexte d’une réforme lancée par le pouvoir public l’an dernier, face à une situation financière et opérationnelle dégradée, marquée par des pertes techniques et commerciales estimées à 16 % par an, soit environ 30 milliards FCFA de manque à gagner. Selon les autorités, ces pertes résultent de dysfonctionnements dans la distribution, de faiblesses de facturation et de pratiques de fraude récurrentes, incluant les branchements clandestins et la manipulation des compteurs.

Les cabinets intéressés ont jusqu’au 15 février 2026 pour soumettre leur manifestation d’intérêt

Consulter l’Avis à Manifestation d’Intérêt 

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo rejoint le cercle des pays disposant d’un Programme pour la finance de la biodiversité (BIOFIN). Le pays ouest-africain a officiellement lancé son programme national le mercredi 21 janvier 2026 à Lomé, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Initiative du PNUD lancée en 2012, BIOFIN vise à accompagner les États dans l’élaboration et la mise en œuvre de plans de financement dédiés à la biodiversité. Son déploiement au Togo ouvre la voie à une mobilisation de ressources financières durables en faveur de la conservation du capital naturel, enjeu central du développement durable.

La mise en œuvre du programme s’articulera autour de plusieurs étapes clés. Elle débutera par une analyse des politiques publiques et des institutions impliquées dans la conservation de la biodiversité, afin d’identifier les insuffisances et de formuler des recommandations visant à améliorer les stratégies existantes.

La deuxième phase portera sur l’analyse des dépenses liées à la biodiversité. Il s’agira d’identifier les flux financiers favorables à la nature, mais aussi ceux qui ont un impact négatif sur les écosystèmes. La troisième étape consistera en une évaluation des besoins financiers nécessaires à la mise en œuvre effective des priorités identifiées.

Le programme BIOFIN viendra compléter les appuis déjà apportés par le PNUD au Togo, notamment dans la mise en œuvre de projets relatifs à la gestion durable des terres et des écosystèmes des zones semi-arides du nord du pays, au développement de terroirs villageois sobres en carbone, à la préparation des communications nationales et à l’appui à la mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national (CDN).

Selon Abiziou Tchninguilou, chargé de programme environnement au PNUD, le lancement de BIOFIN au Togo s’inscrit pleinement dans la vision stratégique globale de l’organisation. « Dans son plan stratégique 2026-2029, le PNUD a consacré un axe stratégique intitulé “Une planète saine”, qui établit un lien étroit entre développement durable et prospérité », a-t-il indiqué.

Pour rappel, lors de sa phase pilote, BIOFIN a été mis en œuvre dans 41 pays, permettant l’élaboration et l’exécution de plans de financement nationaux. À l’échelle mondiale, l’initiative a contribué à la mobilisation d’environ 2,7 milliards de dollars américains en faveur de la conservation de la biodiversité.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le secteur extractif a généré quelque 124,25 milliards FCFA en 2023, contre 19 milliards FCFA un an plus tôt, selon le Rapport ITIE Togo 2023 publié fin décembre.

Si ces chiffres marquent une progression apparente de 553,8 % d’une année à l’autre, celle-ci ne traduit toutefois pas une hausse de la production minière, précise le rapport. Cette évolution résulte principalement d’opérations de compensation entre créances et dettes impliquant la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT), pour un montant de 102,99 milliards FCFA.

Dans un contexte où le PIB togolais à prix courants était estimé à 5563 milliards FCFA en 2023, en croissance de 9 % sur un an, le secteur extractif ne représente que 1,1 % de la richesse nationale. Il concentre toutefois 15,6 % des exportations et 10,9 % des recettes publiques, ce qui le rend central dans la mobilisation de devises et les équilibres budgétaires.

Au total, les recettes budgétaires issues des industries extractives se sont élevées à 119,4 milliards FCFA pour l’année sous revue. Elles proviennent majoritairement de l’impôt sur les sociétés (IS) et des droits et taxes douaniers, complétées par des recettes non fiscales, notamment les dividendes et les redevances minières.

Par ailleurs, le secteur demeure fortement concentré. La SNPT et SCANTOGO MINES représentent à elles seules, plus de 97 % des contributions totales enregistrées.

Cette situation fait émerger plusieurs défis. Parmi les fragilités relevées par le rapport ITIE 2023 figurent la forte dépendance à un nombre limité d’opérateurs, une lisibilité réduite des flux en raison des mécanismes de compensation, ainsi que l’existence de subventions implicites, notamment sur l’électricité.

À titre d’illustration, depuis juillet 2022, les sociétés extractives SNPT, WACEM et SCANTOGO MINES bénéficient de tarifs préférentiels d’électricité, selon les données du rapport d’activité 2023 de l’ARSE. Leur application constitue de fait un manque à gagner assimilable à une subvention publique implicite et à une dépense quasi-budgétaire, évaluée à environ 9,98 milliards FCFA pour l’année 2023.

Porté par l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), le rapport recommande une lecture consolidée des recettes, compensations et soutiens quasi-budgétaires afin d’évaluer plus finement l’impact net du secteur extractif sur les finances publiques et d’éclairer les choix de politique économique. À titre d’exemple, pour 2026, les redevances minières, au sens strict, sont attendues à un peu plus de 10 milliards FCFA, alors que la contribution globale du secteur au budget de l’État demeure nettement plus élevée, notamment à travers l’impôt sur les sociétés, projeté à 201,1 milliards FCFA, avec une part significative provenant des entreprises extractives.

Ayi Renaud Dossavi

La société italienne Naos Investimenti S.p.A., en partenariat avec Christian Dominici S.p.A., envisage d’étendre ses activités au Togo. Une délégation de l’établissement financier a échangé, le mardi 20 janvier 2026 à Lomé, avec la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) sur les opportunités d’intervention dans le pays.

A Lomé, avec son partenaire, l’acteur financier italien, spécialisé dans les solutions intégrées de cession et de valorisation de crédits fiscaux, ambitionne notamment de contribuer à la mobilisation de financements et prévoit également de proposer des solutions financières simples, sécurisées et adaptées aux réalités locales. La démarche vise à améliorer l’accès aux services financiers pour les femmes, les jeunes, les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME/PME), ainsi que pour les acteurs de l’économie informelle, exclus des circuits de financement classiques.

Le projet prévoit la mise en place d’une équipe pluridisciplinaire d’experts, notamment en économie et en intelligence artificielle, chargée d’accompagner le déploiement des activités et l’adaptation des outils financiers au contexte togolais.

À terme, la présence envisagée de cette structure pourrait contribuer à améliorer l’accès à la liquidité, l’un des principaux freins à la croissance des entreprises togolaises. Spécialisée dans la structuration financière et la mobilisation de créances, la société pourrait offrir des mécanismes permettant aux opérateurs économiques de transformer des droits futurs en liquidités immédiates, renforçant ainsi leur capacité d’investissement.

Esaïe Edoh

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La CCI-Togo prépare un fonds d’investissement dédié aux start-up

Au Nord Togo, la commune Oti 1 a validé récemment à Mango) son Plan de développement pour la période 2025 à 2035. Le document, adopté lors d’une assemblée plénière, fixe les priorités d’investissement et d’action publique pour la prochaine décennie.

Pour un coût prévisionnel du programme estimé à plus de 995 millions FCFA, le PDC de la localité couvre plusieurs secteurs, dont la santé, l’éducation, l’énergie, l’eau potable, l’assainissement, la sécurité, la gouvernance locale, le commerce et les infrastructures. 

Le plan s’appuie sur une vision à l’horizon 2035, pour une commune Oti 1 mieux gouvernée, paisible et économiquement plus résiliente.

La rencontre a été organisée par la mairie avec l’appui du ministère chargé du Développement local. Elle s’inscrit dans la quatrième phase du Programme développement et bonne gouvernance (ProDeG IV), mis en œuvre par la GIZ avec le soutien du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement.

Ce PDC devrait du reste toucher trois cantons de la commune : Mango, Sadori et Faré.

R.E.D

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