Togo First

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La PME togolaise Chom Factory, fondée par Kossiwa Midjresso-Amouzou, a récemment inauguré son site de production à Dakar (Sénégal). Spécialisée dans la transformation de céréales, tubercules et fruits en biscuits et snacks nutritifs, l’entreprise amorce ainsi une nouvelle étape de son développement, avec des visées d’expansion régionale.

« Nous avons choisi le Sénégal pour son dynamisme économique, sa stabilité et la maturité de son écosystème entrepreneurial », explique la promotrice. Le marché sénégalais, caractérisé par une population jeune et une forte demande de produits locaux, offre selon elle, un terrain favorable à l’innovation alimentaire et à la consommation de proximité.

L’installation du site a nécessité environ 25 millions FCFA, financés par des fonds propres, des associés sénégalais et la diaspora. Le projet a aussi bénéficié de l’appui technique du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD Togo) à travers son initiative d’appui à l’entrepreneuriat féminin, dans le contexte de la ZLECAF, indique-t-on.

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Chom Factory adapte désormais sa production au goût local en valorisant des ingrédients sénégalais comme le mil, le bissap et la poudre de baobab. « Installer une production locale nous permet de répondre rapidement aux attentes des consommateurs et de contrôler la qualité de nos produits », souligne Kossiwa Midjresso-Amouzou.

Dans le cadre de cette expansion sénégalaise, la PME s’appuie sur un réseau de partenaires locaux, dont BIOSENE et le Club Thiossane, pour atteindre une capacité mensuelle de 5 tonnes. Chom Factory prévoit de distribuer ses produits dans 500 points de vente d’ici à fin 2026 et envisage à terme une extension vers le Bénin, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la production céréalière s’est établie à 1,53 million de tonnes pour la campagne 2024-2025, selon de récentes données de la BCEAO. Ce niveau marque un léger recul par rapport au 1,56 million de tonnes enregistré un an plus tôt, après cinq années consécutives de croissance.

Entre 2019 et 2024, la production céréalière nationale est passée de 1,26 à 1,56 million de tonnes, traduisant une hausse moyenne annuelle de 4,3 %. Le maïs reste la principale céréale cultivée au Togo, suivi du riz paddy, du mil et du sorgho, essentiellement destinés à la consommation locale.

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Cette évolution reflète notamment les efforts publics en matière d’accès aux intrants et de modernisation de la production agricole. Ainsi, dans la perspective de la campagne 2025-2026, le gouvernement prévoit de renforcer cet élan en mettant à disposition 85 000 tonnes d’engrais, contre près de 78 000 tonnes l’année précédente. Près de 40 % de cette dotation seront orientés vers la région des Savanes, qui concentre les plus grands besoins agricoles.

Dans le détail, ce dispositif d’appui inclut également la distribution de semences vivrières améliorées, adaptées aux conditions climatiques locales, afin d’accroître la productivité des petits exploitants. Ces derniers constituent la base de la production nationale et un maillon important de la sécurité alimentaire du pays.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo et l’Algérie se préparent à renforcer leur coopération économique, notamment dans les domaines de l’agro-industrie, de l’énergie, de la logistique et des services. Cette dynamique s’appuie sur la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) et l’Organisation du Patronat Algérien (OPA), qui entendent jeter les bases d’un partenariat plus structuré entre les milieux d’affaires des deux pays.

Les pistes de cette collaboration ont été au centre d’une rencontre tenue la semaine dernière à Lomé entre les deux organisations. La délégation algérienne, conduite par le président du patronat, Sidi Saïd, a échangé avec le président de la CCI-Togo, José Kwassi Syemenouh, sur les conditions et procédures de création d’entreprises au Togo, ainsi que sur les dispositifs d’accompagnement mis en place pour faciliter l’installation et le développement des opérateurs économiques étrangers.

Pour parvenir à cet objectif, les deux entités tablent sur l’exploitation des zones industrielles disponibles dans les deux pays, la mise en réseau des acteurs privés, la promotion des investissements croisés et la création d’un environnement des affaires attractif et compétitif. Ces initiatives visent à renforcer la coopération économique et commerciale entre Lomé et Alger, indique-t-on.

Selon les données de la plateforme Comtrade des Nations unies, les échanges commerciaux entre les deux pays sont encore modestes. En 2024, les exportations du Togo vers l’Algérie sont estimées à environ 506 000 dollars, tandis que les importations de biens algériens vers le Togo avoisinent 2 millions de dollars.

Pour rappel, dans le cadre du renforcement de leurs relations bilatérales, les deux États ont entamé, il y a près de quatre ans, des discussions autour de la suppression des visas diplomatiques et de service, ainsi que de la création d’un Conseil algéro-togolais des affaires pour encourager les investissements entre les deux pays.

Esaïe Edoh

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Une vingtaine de TPME togolaises prennent part à la Foire commerciale intra-africaine 2025 à Alger

Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, prend part depuis ce lundi 10 novembre à un forum international sur le commerce et l’investissement au Tchad, organisé à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis.

L’événement réunit plusieurs chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des représentants d’institutions financières, de banques de développement et d’organisations patronales. Les discussions portent sur la mobilisation d’investissements pour soutenir la transformation structurelle des économies africaines, notamment à travers le Plan national de développement du Tchad « Tchad Connexion 2030 ».

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Le Togo, représenté par son président, met en avant son expérience en matière de partenariats public-privé, issus du Plan national de développement (PND 2018-2022) et de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025. Ces cadres ont permis de concrétiser plusieurs projets structurants, tels que la centrale de Blitta et des infrastructures routières.

Pour le pays, cette participation permet notamment d’illustrer son positionnement en faveur de la coopération sud-sud et de l’intégration économique régionale.

R.E.D

Au Togo, le Conseil régional de la Maritime s’est doté, en fin de semaine dernière, d’une feuille de route qui fixe les orientations, priorités et actions à mettre en œuvre pour stimuler le développement de la région sur la période 2025-2027. L’ensemble des initiatives identifiées nécessitera un financement global de 4 milliards FCFA.

Le document stratégique met en exergue les atouts économiques et humains de la Maritime, tout en identifiant les principaux défis à relever pour renforcer la compétitivité du territoire. Trois axes majeurs structurent cette feuille de route : la promotion du capital humain, de la gouvernance locale et de l’inclusion sociale ; le développement économique et la promotion de l’entrepreneuriat ; ainsi que l’amélioration des infrastructures et du cadre de vie.

Dans sa mise en œuvre, le plan d’action devrait contribuer à améliorer les conditions de vie des populations, notamment à travers des interventions dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, de la production agricole, de l’artisanat et du commerce.

Pour le gouverneur de la région Maritime, Taïrou Bagbiegue, cette feuille de route se veut un instrument de pilotage du développement local. « Elle constituera un catalyseur de changement et un cadre de référence pour l’action publique régionale », a-t-il indiqué.

En complément, un Plan de développement régional (PDR) est en cours de finalisation. Ce document permettra de coordonner plus efficacement les initiatives issues de la feuille de route et de définir d’autres projets structurants en faveur du développement durable de la région Maritime.

Esaïe Edoh

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L’Agence éducation développement (AED), structure chargée de la gestion des IFAD, et la Synergie des acteurs des énergies renouvelables (SAER) ont signé ce vendredi 07 novembre à Lomé. L’entente, paraphée par les responsables des deux institutions, renforce ainsi leur collaboration dans le domaine des énergies renouvelables.

Concrètement, la convention, prévue sur trois ans, s’articule autour de plusieurs axes majeurs. Elle prévoit le développement des formations initiale et continue dans le secteur des énergies renouvelables, en phase avec les besoins du marché. Les entreprises membres de la SAER accueilleront par ailleurs les apprenants de l’IFAD Énergies renouvelables pour des stages pratiques, favorisant ainsi l’insertion professionnelle.

Le partenariat intègre également la formation en alternance et le renforcement des capacités des formateurs et tuteurs d’entreprise, ainsi que la participation de la SAER à la gouvernance de l’IFAD Énergies renouvelables. Enfin, l’accord prévoit en outre une assistance technique et un appui matériel destinés à améliorer la qualité de la formation et à soutenir le développement du secteur des énergies renouvelables au Togo.

« Cette convention traduit notre volonté de consolider les liens entre la formation et le monde professionnel. Notre ambition est de créer un cadre plus dynamique pour préparer les jeunes aux métiers d’avenir et accompagner la transition énergétique du pays », a indiqué Dammipi Noupokou, directeur général de l’Agence éducation développement (AED).

Pour sa part, le président du conseil d’administration de la SAER, Serge Adote, a souligné l’importance de cet accord, qui permettra à la SAER de s’impliquer davantage dans les activités de l’IFAD Énergies renouvelables, notamment sur des programmes innovants et ambitieux dès 2026.

Notons que l’AED et la SAER collaborent depuis plusieurs années, notamment dans l’accompagnement de l’IFAD Énergies renouvelables pour l’élaboration des référentiels de métiers et de formation.

Au Togo, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) veut mettre en place une cartographie radioélectrique nationale, baptisée RadioMap.

Celle-ci permettra de visualiser, surveiller et gérer l’ensemble des fréquences radio utilisées sur un territoire. Sa mise en place repose sur la collecte, l’analyse et la représentation géographique des données liées aux émissions radioélectriques (antennes, stations de base, faisceaux hertziens, etc.).

L’institution a lancé à cet effet, mercredi 5 novembre 2025, un appel d’offres dans le cadre d’un projet visant à doter le pays d’une plateforme moderne de gestion des sites radioélectriques autorisés et de suivi des mesures de qualité de service (QoS) et de rayonnements non ionisants (RNI).

Financé sur le budget 2025 de l’ARCEP, le marché comprend la fourniture, l’installation et la mise en service de la plateforme, à livrer dans un délai de 240 jours à compter de la notification du contrat. Les variantes ne sont pas autorisées, précise l’avis, la passation du marché étant encadrée par le Code des marchés publics.

Les candidats intéressés doivent soumettre leurs offres au plus tard le 5 décembre 2025.

R.E.D

Au Togo, l’Agence nationale d’identification (ANID) poursuit la mise en œuvre du projet d’enregistrement biométrique dans la zone 1 de la région Maritime. À Aného, la nouvelle étape récemment franchie est la mise en place des comités communaux de gestion des plaintes (CCGP) de la préfecture des Lacs. 

Ces structures sont chargées d’assurer une gestion transparente et rapide des plaintes liées à l’enrôlement biométrique. Elles devront notamment examiner les préoccupations des citoyens et veiller au respect des principes d’équité et de confidentialité.

Les membres de ces structures de contrôle ont été installés et formés à cet effet cette semaine, les mardi 4 et mercredi 5 novembre 2025.

L’activité s’inscrit dans le cadre du projet d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI-Togo), soutenu par la Banque mondiale. Ce programme vise à doter chaque résident d’une identité biométrique reconnue par l’État, afin de faciliter l’accès aux services sociaux et financiers.

Le directeur général de l’ANID, le capitaine Silété Roselin Devo, a invité les populations à s’impliquer activement dans le processus. 

R.E.D

Le Togo a concentré à lui seul 29,5 % des recettes issues des services de transport en 2024, soit près d’un tiers du total régional. La Côte d’Ivoire suit avec 26,7 %.

C’est ce que révèle le dernier rapport sur le commerce extérieur de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), publié par la BCEAO.

Les services de transport, qui regroupent les activités terrestres, maritimes et aériennes, constituent l’un des piliers du commerce de services de l’Union. Leur poids relatif dans les exportations totales de services a toutefois reculé à 19,4 % en 2024, contre 21,6 % en 2023, en raison d’une contraction de la demande et d’une baisse des recettes globales, passées de 670,3 à 627,1 milliards FCFA.

Le poids du Port

La domination du Togo sur ce segment s’explique par le rôle central du Port autonome de Lomé, pôle d’importation maritime de la sous-région, qui dessert plusieurs pays enclavés, notamment le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Les services liés aux transports terrestre et maritime demeurent les principaux contributeurs, portés par la logistique portuaire et le transit international.

Notons que les services de transport viennent en deuxième position derrière le tourisme, qui représente 36,1 % des exportations de services de l’Union.

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185 milliards FCFA pour le Togo en 2024

En 2024, les exportations de services de transport du Togo ont atteint 185,1 milliards FCFA, selon la BCEAO. Elles ont connu une progression continue entre 2020 et 2024, passant de 104,4 milliards FCFA à 185,1 milliards FCFA, soit une hausse de près de 77 % en cinq ans. La croissance s’est toutefois stabilisée entre 2023 et 2024, avec un gain marginal de 0,7 milliard FCFA, selon les données de la Banque centrale.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo, qui ambitionne de garantir l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030, bénéficie d’un soutien de la Chine. Pékin a remis au pays, le jeudi 6 novembre 2025 à Lomé, un lot de kits solaires dans le cadre du projet Africa Solar Belt (Ceinture Solaire Afrique), une initiative visant à appuyer la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique.

Le don, composé de 3900 kits photovoltaïques, est destiné à répondre aux besoins énergétiques des ménages ruraux. Ces équipements permettront de renforcer l’électrification hors réseau, tout en contribuant à la diversification du mix énergétique et à la promotion d’un développement bas carbone. Selon les autorités, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de coopération sino-africaine autour des énergies renouvelables, en particulier du solaire.

Pour le ministre délégué chargé de l’Énergie, Robert Koffi Eklo, ces kits permettront de fournir de l’électricité à plus de 20 000 Togolais vivant dans des localités encore non desservies par le réseau national. « Leur utilisation contribuera de manière responsable et efficace à la protection de l’environnement et à la promotion d’un développement durable », a-t-il indiqué.

L’ambassadeur de Chine au Togo, Min Wang, pour sa part, a salué les efforts du gouvernement togolais dans la lutte contre le changement climatique et souligné que ce don illustrait l’engagement de la Chine à accompagner le Togo dans sa transition énergétique.

Selon le ministère en charge de l’Énergie, le déploiement de ces kits sera précédé de sessions de formation destinées aux techniciens togolais afin d’assurer leur installation et leur maintenance.

Notons que de différentes initiatives déjà exécutées avec l’appui de partenaires, ont permis au Togo d’enregistrer un taux d’accès à l’électricité de 70 % à fin 2024.

Esaïe Edoh

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