Togo First

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Au Togo, le projet de digitalisation du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts (MTCA) a été achevé en fin de semaine dernière, au terme d’un mois de travaux. Les solutions numériques déployées ainsi que les perspectives d’opérationnalisation et de pérennisation de la dématérialisation ont été présentées le vendredi 16 janvier 2026 par l’Agence Togo Digital (ATD) à Cina Lawson, Ministre de l’Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique, et à Isaak Tchiakpé, Ministre du tourisme.

Le projet a notamment permis la mise en place d’une Salle d’analyse stratégique, dite « salle intelligente », équipée d’écrans et de tableaux de bord destinés au suivi en temps réel des performances des projets et services digitalisés du MTCA. Désormais, les démarches administratives du ministère et de ses entités sous tutelle sont accessibles sur la plateforme nationale des services publics à l’adresse service-public.gouv.tg/mtca

Pilotée par le ministère de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique, l’initiative a également intégré les besoins internes du MTCA. À ce titre, plusieurs outils numériques ont été déployés pour la digitalisation des procédures administratives internes, notamment la gestion électronique du courrier et des documents.

Après le MTCA, d’autres départements ministériels devraient suivre. L’objectif affiché par les autorités est de généraliser la digitalisation des services administratifs à l’ensemble des ministères du pays.

Esaïe Edoh

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L'engagement d'Adjissem dans les travaux de protection côtière libère ce qui était encore un écueil pour l'objectif d'achèvement fixé au 15 novembre 2026. Avec la libération des emprises et le versement des indemnisations, le segment Nimania-Alogavi rejoint la dynamique d'un projet qui compte déjà huit épis engagés sur les 22 prévus.

Au sud du Togo, le programme WACA ResIP (Projet d'Investissement pour la Résilience des Zones Côtières en Afrique de l'Ouest) intègre désormais pleinement la localité d'Adjissem dans son calendrier de construction, dans le cadre des travaux de protection côtière sur le tronçon Bodjomé-Agbodrafo-Goumoukopé. La libération des emprises sur les deux kilomètres séparant Nimania et Alogavi, accompagnée d'un versement de quelque 350 millions FCFA d'indemnisations diverses aux populations affectées, permet d'engager la construction des trois épis (ouvrages construits perpendiculairement à la côte pour lutter contre l'érosion en retenant le sable transporté par les courants) prévus sur ce segment sensible du littoral des Lacs.

Ceci survient à un moment charnière du projet, alors que l'entreprise Boskalis International dispose de dix mois pour finaliser 14 ouvrages et respecter l'échéance contractuelle. Les trois épis d'Adjissem représentent près de 14% du programme total et s'inscrivent sur une portion particulièrement exposée aux dynamiques marines. "Particulièrement à Adjissem, ça a avancé, ce n'est même pas à 20 mètres qu'on a dit. Puisque plus de deux ans, ça a avancé plus de 40 mètres par rapport à ce qu'il y avait de l'étude", précise un responsable technique du programme.

L'adhésion finale de la communauté de pêcheurs, après la conclusion du processus d'indemnisation, lève l'un des principaux obstacles sociaux qui pesaient sur le calendrier. Les données du programme indiquent que 99% des riverains soutiennent la réalisation des travaux dans cette zone.

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Accélérer le mouvement pour atteindre l'objectif final

La trajectoire du projet nécessite une accélération notable au cours des prochains mois. Avec un avancement physique de 28% pour un délai consommé de 39%, le néerlandais Boskalis, déjà bien familier des côtes togolaises pour avoir réalisé les précédents grands travaux de protection côtière, devra intensifier le rythme de construction pour livrer les 14 épis restants avant la mi-novembre 2026.

22 épis à construire 

Au 9 janvier 2026, le bilan des réalisations affiche cinq épis entièrement terminés et réceptionnés, auxquels s'ajoutent trois ouvrages en cours de construction, dont un à mi-parcours, selon les informations partagées par le programme. Ces huit épis engagés sur les 22 programmés marquent l'avancée progressive du dispositif technique déployé depuis le démarrage effectif des travaux l'an dernier, le 29 octobre 2025.

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"Nous nous assurons de laisser la traçabilité de ces opérations de réception, tout est renseigné de la carrière jusqu'à la finalisation de la construction de ces épis", souligne Albert Limasier, chef de mission adjoint de la mission de contrôle INROS-Lackner. L'objectif du 15 novembre 2026 mobilise désormais l'ensemble des acteurs du projet. La réussite de cette échéance conditionnera la capacité du Togo à sécuriser durablement son littoral face aux menaces croissantes de l'érosion côtière et des inondations, tout en préservant les activités économiques des communautés riveraines.

L'entrée d'Adjissem dans la phase opérationnelle est donc un signal positif, ce segment ayant initialement nécessité qu’on actualise le Plan d'Action de Réinstallation, en raison de la forte mobilité du trait de côte et de la densité des activités de pêche.

Au total, les 33 milliards FCFA mobilisés sur ce projet de 18 mois doivent transformer durablement la protection du littoral togolais. Notons qu’au-delà des 22 épis, le programme intègre notamment le comblement de bras lagunaires et la plantation de cocotiers sur dix hectares à Aného.

Ayi Renaud Dossavi

En 2026, l’État togolais prévoit de consacrer 14,2 milliards FCFA à la subvention des produits pétroliers, selon les projections de la loi de finances. Cette enveloppe devrait atténuer l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur le coût de la vie des ménages. 

Ce niveau de subvention marque toutefois une baisse significative par rapport à 2025, où près de 25 milliards FCFA avaient été prévus. Si les autorités n’ont pas dévoilé les raisons de cette réduction, celle-ci survient dans un contexte de réformes qu’encouragent les partenaires techniques et financiers du pays, notamment le Fonds monétaire international (FMI). 

Ces derniers plaident pour un recentrage progressif des subventions généralisées vers des mécanismes plus ciblés, à l’image des transferts monétaires directs en faveur des populations les plus vulnérables.

Depuis décembre 2024, où a eu lieu la dernière révision des prix à la pompe, le gasoil est commercialisé à 695 FCFA le litre, tandis que le super sans plomb est vendu à 680 FCFA le litre. Le mélange deux-temps, principalement utilisé pour les moteurs de petite cylindrée, s’établit à 769 FCFA le litre, et le pétrole lampant à 650 FCFA le litre.

Par ailleurs, le gouvernement prévoit une enveloppe de 8,7 milliards FCFA pour soutenir le prix du gaz domestique, un combustible clé tant pour les usages domestiques que pour la lutte contre la déforestation. Cette dotation est elle aussi en recul par rapport aux 9,6 milliards de FCFA mobilisés en 2025.

Esaïe Edoh

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Le Togo et le Rwanda ont conclu un accord d’exemption de visa réciproque pour les détenteurs de toutes catégories de passeports. Le texte a été signé en fin de semaine à Lomé par les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Robert Dussey et Olivier Nduhungirehe.

Cet accord vise à faciliter la mobilité des personnes, à encourager les échanges économiques, à stimuler le tourisme et à consolider les liens humains et culturels entre Lomé et Kigali. Il intervient dans un contexte de rapprochement bilatéral renforcé, les deux pays ayant annoncé en janvier 2025 leur volonté d’intensifier leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le numérique, l’agriculture, le commerce, les investissements, le financement vert et l’énergie.

L’exemption de visa devrait contribuer à la mise en œuvre concrète de ces ambitions en levant les contraintes administratives liées aux déplacements des opérateurs économiques et des investisseurs. Elle s’inscrit également dans la continuité des échanges engagés en août 2024 à Kigali, lors de la cérémonie d’investiture du président rwandais Paul Kagamé. À cette occasion, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, alors président de la République togolaise, avait souligné la nécessité pour Lomé et Kigali de diversifier leur partenariat bilatéral et de tirer parti des opportunités offertes par la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf).

Notons que depuis 2018, un accord de libéralisation des services aériens lie le Togo et le Rwanda, permettant à RwandAir et à ASKY Airlines, basée à Lomé, d’opérer des vols directs entre les deux capitales sans restriction de fréquence.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les outils et méthodes d’intervention dédiés à la lutte contre le changement climatique et à la protection de l’environnement seront désormais harmonisés. Cette orientation a été au cœur d’une rencontre tenue le jeudi 15 janvier 2026 à Lomé, réunissant les principaux acteurs institutionnels du secteur.

Concrètement, il s’agit de mettre en place des outils communs afin de garantir une action plus cohérente et plus efficace sur le terrain. L’initiative vise à renforcer la politique environnementale nationale et à traduire l’engagement du gouvernement en faveur d’une meilleure protection des ressources naturelles face aux défis climatiques croissants.

L’harmonisation attendue devrait permettre d’éviter la dispersion des actions, renforcer la cohérence des politiques publiques et assurer que les interventions s’inscrivent pleinement dans les priorités nationales, notamment la Contribution déterminée au niveau national (CDN) et les différentes stratégies sectorielles.

Selon le ministère de l’Environnement, cette démarche contribuera à une meilleure gestion des écosystèmes fragiles, à la promotion d’une exploitation durable des forêts et des zones côtières, ainsi qu’au renforcement de la confiance entre les institutions publiques et les communautés locales.

Soutenue par l’Union européenne, cette initiative se veut également un levier de crédibilité vis-à-vis des partenaires techniques et financiers. En effet, les bailleurs de fonds climatiques attendent des pays bénéficiaires des cadres d’intervention clairs, des indicateurs harmonisés et des données fiables pour accompagner efficacement les actions de lutte contre le changement climatique.

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Au Togo, le gouvernement recherche des mentors pour accompagner les porteurs de projets retenus lors de la phase de maturation, dans le cadre du Challenge Tech Santé. L'initiative, doit contribuer à renforcer l’écosystème d’innovation nationale en santé numérique, selon les informations publiées par le Ministère de l’Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique et le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Sanitaire Universelle, avec l’appui du Togo Data Lab.

La mission des mentors se déroulera du 1er février au 15 mars 2026 et contribuera à structurer des solutions numériques capables de répondre à des défis clés du système de santé togolais. Parmi eux figurent l’interopérabilité et la sécurité des dossiers médicaux, l’accès aux soins pour les populations non couvertes, la surcharge des structures hospitalières, le suivi des patients chroniques et l’anticipation des crises sanitaires.

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Le Challenge Tech Santé s’adresse à des équipes togolaises composées de profils complémentaires, issus notamment de la santé, du développement, de la data et du design. Les projets sélectionnés bénéficieront notamment d’ateliers, de conférences et d’un accompagnement ciblé avant une présentation finale prévue en mars 2026.

Soutenu par la GIZ à travers le projet ProDIGIT et par le réseau RASNuT, le dispositif s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique. Il traduit la volonté des autorités d’ancrer l’innovation technologique au cœur des politiques de santé, avec un accent sur l’impact opérationnel et la durabilité des solutions.

L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 22 janvier 2026.

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R.E.D

Le Togo veut équiper en matériel des coopératives de jeunes et de femmes dans la région des Savanes. Dans le pays, la Société de patrimoine eau et assainissement en milieux urbain et semi-urbain (SP-EAU) vient de lancer, à cet effet, un appel d’offres ouvert pour l’acquisition de kits de production et de transformation. L’opération s’inscrit dans le cadre du Projet de renforcement de la cohésion sociale, financé par un don du Fonds africain de développement de la Banque africaine de développement (BAD).

Le marché, estimé à 245,44 millions FCFA hors taxes, est structuré en quatre lots : le premier porte sur des équipements agricoles pour la riziculture et le maraîchage, pour un montant de 112,57 millions FCFA ; le deuxième concerne des kits de transformation de produits agricoles, notamment le néré, le soja, le karité et l’étuvage du riz, pour 78,68 millions FCFA ; le troisième lot vise l’acquisition de tricycles cargo, évaluée à 29,7 millions FCFA ; tandis que  le quatrième porte sur des équipements et intrants pour l’élevage, pour 24,5 millions FCFA.

Cet appel d’offres est ouvert à toute entreprise éligible, sous réserve de justifier d’une expérience récente dans la fourniture d’équipements similaires, d’une capacité financière suffisante et d’une situation administrative régulière. Les offres devront être déposées au plus tard le 6 février 2026 à 10 heures, avec une validité de 120 jours, selon les détails partagés par la BAD.

Pour rappel, au Togo, la SP-EAU est une société d’État créée en 2011 dans le cadre de la réforme du secteur de l’eau. L’entité agit, aux côtés de la TdE, comme concessionnaire public chargé de la planification, du financement et de la réalisation des infrastructures d’eau potable et d’assainissement, notamment les forages, stations de traitement et réseaux.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo table sur une nouvelle progression de ses recettes fiscales en 2026. Selon la loi de finances, les recettes fiscales sont projetées à 1338,9 milliards FCFA, contre 1208,3 milliards FCFA de prévisions initiales en 2025. Ceci marque une hausse d’environ 10,8 % en glissement annuel, dans un contexte où l’État fait de la fiscalité le principal levier de financement de son budget.

Dans le détail, au niveau des recettes budgétaires, les ressources fiscales demeurent la principale composante. Elles représentent plus de 82 % des recettes budgétaires, devant les recettes non fiscales, attendues à 109,6 milliards FCFA, et les dons-projets, estimés à 166,9 milliards FCFA.

Plus largement, les ressources totales de l’État sont évaluées à 2751,5 milliards FCFA en 2026, d’après les données budgétaires. Le budget général en concentre l’essentiel, avec 2702,9 milliards FCFA, dont 1615,4 milliards FCFA de recettes budgétaires et 1087,5 milliards FCFA de ressources de trésorerie. Les comptes spéciaux du Trésor devraient, pour leur part, mobiliser 48,7 milliards FCFA.

En comparaison, en 2025, l’Office togolais des recettes s’était vu assigner un objectif de mobilisation de 1208,3 milliards FCFA au profit de l’Etat, en hausse de 8 % par rapport à 2024. Les impôts devaient alors contribuer à hauteur de 595,7 milliards FCFA, et les douanes et droits indirects à 612,6 milliards FCFA.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo prévoit de lever 463,5 milliards de FCFA sur le marché régional des titres publics de l’Umoa afin de financer son budget exercice 2026, équilibré en recettes et en dépenses à 2751,5 milliards de FCFA. Cette prévision de ressources, qui représente environ 17 % du budget annuel, va constituer un levier central de la stratégie de financement de l’État.

Elle est en nette hausse de près de 40 % par rapport à 2025, où le montant programmé s’élevait à 332 milliards de FCFA. À la clôture de l’exercice 2025, le pays avait mobilisé 325 milliards de FCFA, correspondant à 97 % de l’objectif initial, selon les compilations de Togo First.

La collecte des ressources en 2026 s’effectuera à travers l’émission de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) sur une période de douze mois. Un calendrier prévisionnel des différentes émissions sera communiqué afin d’assurer la visibilité du programme auprès des investisseurs.

Notons que ces dernières années, les interventions du Togo sur le marché régional alimentent l’appétit des milieux d’affaires de l’UEMOA, permettant au pays de dépasser en général, ses objectifs de mobilisation.

Esaïe Edoh

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Au Togo, l’exécutif prévoit de consacrer une enveloppe de 8,75 milliards FCFA à la subvention du gaz butane en 2026, selon les données inscrites dans le budget de l’Etat. Cette dotation vise à maintenir les prix du gaz domestique à un niveau accessible pour les ménages, dans un contexte marqué par la volatilité des cours internationaux de l’énergie.

Cette enveloppe est en légère baisse par rapport à celle prévue pour 2025, qui s’élevait à 9,6 milliards FCFA, selon les annonces du ministère en charge du Commerce. Cette baisse traduit un ajustement budgétaire, sans pour autant remettre en cause la politique de soutien aux consommateurs.

La subvention a pour objectif principal de préserver le pouvoir d’achat des ménages et de limiter l’impact des hausses des prix sur le coût de la vie. Elle va contribuer en outre à encourager l’utilisation du gaz comme source d’énergie domestique, alternative aux combustibles traditionnels, dans une perspective de protection de l’environnement.

Notons qu’actuellement le prix du kilogramme de gaz butane est à 790 FCFA pour le consommateur, contre un prix théorique estimé à 892 FCFA sans intervention de l’État. La différence, soit 102 FCFA par kilogramme, est prise en charge par le budget public.

Esaïe Edoh

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