Togo First

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Le Togo s’apprête à effectuer sa première sortie de l’année 2026 sur le marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). À travers une émission simultanée de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT), le Trésor public togolais ambitionne de mobiliser 20 milliards FCFA via une opération organisée via UMOA-Titres, et qui sera clôturée le 6 mars 2026.

Selon l’appel d’offres consulté par Togo First, l’enveloppe recherchée sera levée à travers des BAT d’une maturité de 346 jours, émis au nominal de 1 million FCFA, ainsi que des OAT d’une durée de 3 ans et 5 ans, proposées au nominal de 10 000 FCFA. Les obligations de 3 ans sont assorties d’un taux d’intérêt de 6,15 %, tandis que celles de 5 ans offrent un rendement de 6,35 %. Les BAT, pour leur part, seront émis à taux multiples.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie de financement du budget de l’État pour l’exercice 2026, arrêté à 2751 milliards FCFA. Les ressources mobilisées contribueront à la couverture des besoins de financement prévus dans la loi de finances.

Pour l’ensemble de l’année 2026, le Togo prévoit de lever 463,5 milliards FCFA sur le marché régional des titres publics de l’UMOA. Ce volume représente environ 17 % du budget annuel.

Notons qu’à la clôture de l’exercice 2025, le pays avait mobilisé 325 milliards FCFA sur ce même marché, soit 97 % de son objectif initial, selon les compilations de Togo First. 

Esaïe Edoh

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Le Togo est au-dessus de la moyenne régionale en matière de capital humain, selon un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale publié le 12 février 2026. Le document introduit l’Indice de capital humain Plus (ICH+), une version étendue de l’indicateur existant, qui évalue l’accumulation du capital humain de la naissance à 65 ans en intégrant santé, éducation et emploi.

Notons que l’indice mesure la probabilité que les enfants d’aujourd’hui deviennent des adultes en bonne santé, éduqués et productifs. Selon la Banque mondiale, chaque hausse de 10 points pourrait se traduire par environ 10 % de revenus futurs supplémentaires.

Avec un score de 136 sur un maximum théorique de 325, le Togo devance la moyenne de l’Afrique subsaharienne (127) et celle des pays à faible revenu (114).

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Ceci étant, les performances du pays restent contrastées. Le pilier éducation apparaît comme le principal facteur limitant, avec un score de 63, proche de la moyenne régionale. Les scores en santé et en emploi s’établissent respectivement à 38 et 35.

Les experts de l’institution de Bretton Woods soulignent que des gains restent possibles, avec un potentiel d’amélioration de près de 189 points si des réformes ciblées sont engagées.

On doit également relever un écart de genre. L’ICH+ s’établit à 128 pour les femmes contre 144 pour les hommes, ce qui laisse entendre un déficit de gains futurs pour les femmes (estimé à 16 %).

Ainsi, la réduction de cet écart pourrait porter le score global du pays à 144 et améliorer les perspectives économiques à long terme.

R.E.D

La population togolaise atteindrait 8,685 millions d’habitants au 1er janvier 2026, selon les nouvelles projections de la Division de la population des Nations unies, fondées sur les résultats du cinquième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5), réalisé avec l’appui technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Un chiffre qui confirme la poursuite d’une progression démographique régulière.

En 2023, après intégration des données détaillées du recensement de 2022, la population avait été réévaluée à 8,133 millions d’habitants. Elle est ensuite passée à 8,314 millions en 2024, puis à 8,499 millions en 2025. L’année 2026 s’inscrit dans cette continuité, avec un gain net d’environ 186 000 habitants sur un an.

Ce gain correspond à la différence entre les naissances et les décès enregistrés sur la période, à laquelle s’ajoute le solde migratoire. Autrement dit, la population augmente lorsque les naissances dépassent les décès et que les mouvements migratoires nets demeurent limités. Au Togo, la croissance reste principalement portée par l’excédent naturel.

Sur la période 2023–2026, la hausse cumulée dépasse 550 000 personnes. Le rythme annuel moyen de progression s’établit autour de 2,1 à 2,2 %, un niveau stable au regard des standards régionaux.

Une dynamique régulière

À court terme, l’évolution apparaît quasi linéaire : chaque année, la population augmente d’environ 180 000 à 190 000 personnes. Le taux d’accroissement naturel, bien qu’en légère baisse sur le long terme, reste relativement stable. Cela s’explique par la combinaison de deux dynamiques.

La fécondité poursuit sa décrue progressive. Elle passerait de 4,19 enfants par femme en 2023 à environ 4,01 en 2026. En 1960, ce taux — qui exprime le nombre moyen d’enfants qu’une femme mettrait au monde au cours de sa vie si les comportements observés à un moment donné restaient constants — dépassait 6 enfants par femme.

Le taux brut de natalité, qui mesure le nombre de naissances pour 1000 habitants sur une année, est passé de 47,9 ‰ en 1960 à 32,6 ‰ en 2023, et devrait s’établir autour de 31,2 ‰ en 2026. Autrement dit, pour 1000 habitants, le pays enregistre aujourd’hui environ 31 naissances par an, contre près de 48 au début des années 1960.

Parallèlement, l’espérance de vie continue de progresser. Elle atteint désormais 63,3 ans en 2026, contre 62,7 ans en 2023, alors qu’elle n’était que de 43,5 ans en 1960. La mortalité infantile recule également : elle passerait de 41,4 décès pour 1000 naissances vivantes en 2023 à environ 39,1 ‰ en 2026, contre 134,3 ‰ en 1960. Autrement dit, les Togolais vivent en moyenne près de vingt ans de plus qu’au début des années 1960, et le risque de décès avant l’âge d’un an a été divisé par plus de trois en six décennies.

Ces progrès traduisent une amélioration continue des conditions sanitaires, de l’accès aux soins et de la prise en charge médicale. Ils montrent également qu’une transition démographique est engagée, même si elle demeure incomplète.

Une population majoritairement jeune

La structure de la population reste marquée par sa jeunesse. L’âge médian atteint 18,1 ans en 2023, ce qui signifie que la moitié de la population a moins de 18 ans.

Dans le même temps, la part des 15–64 ans évolue progressivement. Elle représente 54 % en 2023, environ 55,5 % en 2026, et pourrait approcher 58 % en 2030.

Cette évolution suggère un élargissement graduel de la population en âge de travailler, un élément potentiellement favorable à la croissance économique, à condition que le marché du travail absorbe ces nouvelles cohortes.

Une trajectoire inchangée à moyen terme

Les projections indiquent que la population devrait atteindre 9,459 millions d’habitants en 2030. La progression reste donc continue, sans accélération notable.

Pour les autorités publiques, ces données constituent un outil central de planification. Elles permettent d’anticiper les besoins en infrastructures scolaires, sanitaires et économiques, dans un contexte de population toujours majoritairement jeune.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, les autorités agricoles ont engagé l’actualisation des bases de données des filières ananas, mangue, maïs, soja et manioc. Un atelier a été organisé la semaine dernière à Lomé afin de procéder à la relecture des critères d’adhésion aux différentes familles professionnelles de ces filières.

Portée par le ministère chargé de l’Agriculture, avec l’appui du Programme de promotion de la compétitivité du secteur privé (ProComp), l’initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la structuration des chaînes de valeur agricoles. Elle vise notamment à promouvoir la sécurité alimentaire, à soutenir le développement des agro-industries et à favoriser la création d’emplois, en particulier dans les segments agroécologique et biologique.

L’actualisation des bases de données devrait permettre une meilleure identification des acteurs, une organisation plus efficiente des interprofessions et un pilotage plus précis des interventions publiques et privées. À terme, les autorités ambitionnent d’améliorer la productivité, la rentabilité et les volumes de production dans les chaînes de valeur concernées, tout en consolidant la position des exploitations agricoles sur les marchés.

Concrètement, les données collectées serviront de socle au déploiement d’innovations agroécologiques, climato-intelligentes et managériales. Ces outils devraient contribuer à accroître les rendements et à optimiser la gestion des exploitations. Par ailleurs, des offres de services économiques seront proposées aux producteurs par les organisations et institutions partenaires afin de faciliter leur accès aux marchés national, régional et international.

La démarche, prévue jusqu’à fin avril 2026, se déroulera en trois phases : la relecture et la validation des critères d’adhésion à chaque famille professionnelle, la formation des techniciens endogènes des interprofessions sur les techniques d’enrôlement, puis l’enrôlement des acteurs.

À travers cette opération, les pouvoirs publics entendent redynamiser les filières ciblées et renforcer leur organisation interne. Objectif : améliorer durablement les conditions d’exercice et les revenus des producteurs.

Esaïe Edoh

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ATA : plus de 10 000 producteurs accompagnés depuis le lancement, 153 recrutements annoncés pour 2026

Au Togo, l’Agence de transformation agricole (ATA) revendique avoir accompagné plus de 10 000 producteurs à travers ses programmes de mécanisation et d’appui technique en milieu rural, depuis le lancement de ses activités en 2023.

Cette montée en charge s’accompagne d’une nouvelle vague de recrutements pour 2026, dans le cadre de l’extension du programme d’Entreprises cantonales de travaux mécanisés (ETCM).

À travers une série d’appels, l’institution recherche en effet 153 profils dans le cadre de contrats à durée déterminée, de mars à juillet 2026. Les postes ouverts concernent notamment des superviseurs d’entreprises de travaux mécanisés en milieu rural (24 postes) et des tractoristes (139 postes).

Les candidats aux postes de superviseur doivent justifier d’une formation en agronomie, en génie rural ou dans un domaine connexe, ainsi que d’une expérience dans la coordination d’activités agricoles. Les tractoristes doivent, pour leur part, maîtriser la conduite et l’entretien des engins agricoles.

Créée en 2022 (et opérationnelle depuis 2023), l’Agence de transformation agricole a pour mission d’accélérer la modernisation du secteur agricole togolais. Ou trouver des solutions aux contraintes structurelles qui freinent la productivité agricole, à travers la mécanisation, l’agriculture contractuelle, les aménagements hydro-agricoles et la structuration des chaînes de valeur.

Ses interventions doivent, à terme, permettre de renforcer les revenus des producteurs, d’améliorer la sécurité alimentaire et de soutenir une agriculture orientée vers le marché, en cohérence avec les priorités nationales de transformation économique.

R.E.D.

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Au troisième trimestre 2025, la Chine était le fournisseur numéro 1 de biens au Togo, avec 114,8 milliards de FCFA d’exportations, soit un peu plus du quart, 25,8 %, des importations totales du pays ouest africain, sur cette période. Les volumes en provenance de Chine atteignent 158 700 tonnes, selon les données de l’INSEED.

Viennent ensuite la France, loin derrière, avec 29,6 milliards de FCFA, soit 6,6 % des importations togolaises, suivie de l’Inde, avec 27,3 milliards de FCFA de ventes vers le Togo, représentant 6,1 %.

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Après ce trio de tête, on trouve un acteur régional, le Nigeria, quatrième fournisseur du Togo au troisième trimestre 2025 avec 5,3 % des importations du pays, suivi du Japon, 3,9 %, de l’Arabie saoudite, 3,7 %, et de la Malaisie, 3,7 %, parmi les principaux partenaires.

Au total, les dix premiers fournisseurs concentrent 64 % des importations du trimestre.

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Sur la période, les importations du Togo s’élèvent à 504,9 milliards de FCFA en valeur et 1,59 million de tonnes en volume. En glissement annuel, elles progressent de 10,9 % en valeur et de 37,4 % en quantité. Le solde commercial demeure déficitaire à 255,8 milliards de FCFA.

Dans le détail des importations, les produits énergétiques dominent la structure des achats extérieurs. Les huiles de pétrole et préparations assimilées représentent 89,9 milliards de FCFA, soit 17,6 % des importations. Viennent ensuite les véhicules, 19,9 milliards, les médicaments, 18,0 milliards, et l’huile de palme raffinée, 16,1 milliards.

Ces achats s’alignent notamment sur les activités de réexportation vers d’autres régions du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest, depuis le Port de Lomé et son rôle de point d’entrée sous-régional de produits d’importation.

Globalement, le pays apparaît particulièrement tourné vers les approvisionnements asiatiques, Chine, Inde, Japon, et énergétiques, même si les échanges au sein de l’espace UEMOA occupent également une place importante.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’évaluation du projet « Renforcement des systèmes alimentaires pour un accès durable des petits producteurs aux intrants agricoles » (Pro-SADI) était au cœur d’une mission conjointe conduite la semaine dernière par la Délégation de l’Union européenne (UE), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM). Trois ans après son lancement, la mission s’est rendue dans les deux régions septentrionales du pays (Kara et Savanes) afin d’apprécier l’état d’avancement et les résultats du projet.

Selon les constats effectués sur le terrain, le Pro-SADI affiche des résultats jugés structurants dans les régions de la Kara et des Savanes.

Dans la région de la Kara, près de 8000 petits producteurs ont bénéficié d’intrants destinés à la production pluviale, notamment des semences améliorées et certifiées de maïs et de riz, ainsi que des engrais NPK 15-15-15 et de l’urée (46 % N). Plus de 900 maraîchers ont également reçu des semences certifiées (piment, oignon, tomate) et de l’engrais maraîcher NPK 10-20-20.

En matière d’accompagnement technique, 83 nouveaux conseillers agricoles ont été formés aux techniques de vulgarisation et à la gestion des entreprises agricoles. Le projet a par ailleurs permis la construction, au profit des coopératives, d’une unité d’étuvage du riz local d’environ 600 m², contribuant ainsi à la valorisation de la production locale.

Dans la région des Savanes, les résultats sont également significatifs. Plus de 11 000 petits producteurs ont été appuyés en intrants agricoles pour la production pluviale, tandis que 1134 maraîchers ont été soutenus pour les cultures de contre-saison. Par ailleurs, 62 nouveaux conseillers agricoles ont été formés aux techniques de vulgarisation et de gestion des entreprises agricoles.

Le projet a en outre appuyé 90 coopératives agricoles gravitant autour des écoles à cantines soutenues par le PAM, à travers la mise à disposition d’intrants agricoles, renforçant ainsi le lien entre production locale et alimentation scolaire.

« Ces interventions ont permis d’améliorer la productivité, de renforcer les revenus des ménages et de soutenir la dynamique d’approvisionnement des cantines scolaires en produits locaux », indique la mission conjointe.

De manière globale, le Pro-SADI vise à accroître la production agricole et à améliorer la résilience des populations vulnérables, en particulier celle des femmes et des jeunes, face aux crises alimentaires et sécuritaires dans les régions du nord du Togo.

Esaïe Edoh

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Au Togo, une plateforme numérique est désormais opérationnelle pour assurer la formation continue des enseignants. L’initiative, portée par le ministère de l’Éducation nationale en collaboration avec l’UNICEF, a été officiellement lancée en fin de semaine écoulée à Lomé.

Dénommée FOCEN (Formation Continue des Enseignants), la plateforme se veut, selon le ministère, un outil de modernisation en profondeur du système éducatif, conformément au Plan sectoriel de l’éducation (PSE) 2020-2030, qui place la formation des enseignants au cœur des priorités nationales. Elle ambitionne également de renforcer la communication et les échanges au sein du corps enseignant togolais.

« Le lancement de la plateforme FOCEN traduit notre volonté résolue de faire de la formation continue des enseignants un levier stratégique de la transformation éducative. Nous offrons désormais à chaque enseignant togolais, où qu’il se trouve, la possibilité de se former, de se perfectionner et de faire certifier ses compétences », a déclaré le Secrétaire technique permanent du PSE, Akakpo-Numado Yawo Séna.

Concrètement, FOCEN propose un modèle de formation hybride combinant des sessions présentielles et un apprentissage autonome en ligne. La plateforme met à disposition des ressources variées (vidéos, quiz, exercices interactifs), des parcours personnalisés ainsi qu’un système de certification avec un suivi individualisé de la progression. Le dispositif est conçu pour renforcer les compétences pédagogiques et améliorer durablement la qualité de l’enseignement.

Avec le lancement de FOCEN, le système éducatif togolais franchit une nouvelle étape de son processus de modernisation et accélère sa digitalisation. Ces dernières années, plusieurs démarches administratives liées au secteur de l’éducation ont déjà été mises en ligne. Par exemple l’inscription aux examens et la délivrance des attestations du baccalauréat.

Esaïe Edoh

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Le Togo et la Turquie explorent de nouvelles voies de coopération sur le terrain universitaire. Le 12 février 2026 à Lomé, le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Prof. Gado Tchangbedji, a ainsi échangé avec l’ambassadrice de Turquie, Mme Muteber Kılıç, sur le renforcement de la coopération universitaire entre les deux pays.

Les discussions ont porté notamment sur l’augmentation des bourses d’études accordées aux étudiants togolais, en particulier dans des filières jugées stratégiques pour le développement national, telles que l’ingénierie, l’agriculture, l’énergie et la santé.

Ceci devrait permettre d’accroître les compétences techniques disponibles localement et de soutenir les priorités sectorielles du pays.

Les deux parties ont également évoqué la mobilité des enseignants-chercheurs, afin de favoriser les échanges académiques, le partage d’expertise et la mise en place de projets conjoints de recherche. Pour le Togo, une telle approche devrait aider à renforcer la qualité de la formation et à consolider les capacités institutionnelles.

Le ministre a par ailleurs plaidé pour une extension de la coopération à l’Université de Kara, afin d’assurer une répartition plus équilibrée des opportunités.

Ces échanges interviennent alors que le Togo et la Turquie collaborent déjà dans plusieurs domaines, notamment l’agriculture, le commerce et le tourisme. En ajoutant ces échanges sur le terrain académique, l’ambition est notamment de structurer un partenariat durable au service du capital humain.

Le produit intérieur brut (PIB) par habitant du Togo franchit en 2025 la barre des 1300 dollars. Une évolution qui s’explique à la fois par la progression de l’activité économique et par la récente révision des données démographiques opérée par les Nations unies.

En janvier 2026, la Division de la population de l’ONU a publié une mise à jour intermédiaire des estimations démographiques du Togo, fondée sur les résultats détaillés du recensement général de 2022. Cette révision a corrigé un écart d’environ 12 % avec les estimations précédentes, en ajustant la population à un niveau légèrement inférieur pour les années 2022 et 2023.

Or, la population entre directement dans le calcul du PIB par habitant. Ce ratio est obtenu en divisant la richesse nationale produite sur une année par le nombre total d’habitants. Lorsque la base démographique est révisée à la baisse, à production constante, l’indicateur progresse mécaniquement.

Sur la base des nouvelles estimations, le PIB par habitant s’établissait à 1206,93 dollars en 2023, puis à 1281,04 dollars en 2024. En 2025, la poursuite de la croissance économique, estimée à plus de 6 %, combinée à un ralentissement progressif de la croissance démographique — le taux d’accroissement naturel passant de 2,36 % en 2024 à 2,34 % en 2025 — permet au ratio de dépasser le seuil des 1300 dollars.

Un indicateur de référence

Le PIB par habitant est l’un des indicateurs les plus utilisés pour mesurer le niveau moyen de richesse et comparer les performances économiques entre pays. Il est pris en compte par les institutions financières internationales, les agences de notation et les partenaires techniques dans leurs analyses.

Le franchissement de ce seuil reflète ainsi une double dynamique : d’une part, l’amélioration de la production nationale ; d’autre part, l’affinement des bases statistiques qui servent au calcul des indicateurs macroéconomiques.

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