Le Togo s’est doté d’un cadre national d’identification et de formulation des projets destinés au Fonds Vert pour le Climat (FVC). L’initiative a été entérinée en fin de semaine dernière à Lomé par le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, lors d’une rencontre avec les acteurs nationaux du secteur.
Le dispositif rassemble des acteurs issus de plusieurs entités, notamment la Présidence du Conseil, le Haut-Conseil pour la Mer, des ministères sectoriels, des organisations de la société civile ainsi que des structures de recherche des universités publiques. Ce nouveau cadre vise à structurer, harmoniser et sécuriser l’ensemble du processus d’élaboration des projets soumis au FVC.
Il permettra de mettre en place une procédure standardisée d’analyse, de sélection et de hiérarchisation des initiatives, ainsi que d’évaluation des résultats en matière d’adaptation aux effets du changement climatique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Le mécanisme accompagnera également les porteurs de projets dans la préparation des notes conceptuelles et des propositions détaillées, conformément aux exigences, normes et standards des mécanismes de financement climatique du FVC.
Selon le ministre Dodzi Kokoroko (photo), la démarche permettra de renforcer la coordination des initiatives relevant du partenariat public-privé (PPP) pour une mise en œuvre plus efficace sur le terrain. Ce volet demeure un défi majeur pour le département, qui souligne qu’une meilleure structuration du PPP contribuera également à optimiser la participation du Togo aux conférences internationales sur le climat, notamment les COP.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la ville d’Aného (40 km à l’est de Lomé) réunit quinze pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre dans le cadre d’une revue technique ouverte mardi 25 novembre 2025, sur leurs projets financés par les fonds verticaux, principalement le Fonds vert pour le climat (FVC) et le Fonds mondial pour l'environnement (FEM).
L’atelier, organisé par la FAO, vise à améliorer l’accès à ces mécanismes internationaux et à renforcer l’efficacité des financements déjà engagés.
Pendant six jours, les représentants nationaux examinent leurs performances, identifient les blocages et formulent des propositions pour optimiser la gestion des financements climatiques.
Selon le docteur Zohende Henri-Noël Bouda, chargé de la Foresterie pour l’Afrique de l’Ouest, un paradoxe persiste dans la région, « Aucun pays n’a utilisé entièrement les allocations qui lui sont réservées. Les ressources existent, mais l’enjeu est de savoir aller les chercher. Notre rôle, c’est d’appuyer techniquement les États pour qu’ils mobilisent ces fonds et structurent leurs programmes. »
L’atelier se tient sous la houlette du ministère en charge de l’environnement. A cet égard, le ministre de tutelle, Prof Dodzi Kokoroko, insiste sur la complémentarité entre financements internationaux et ressources nationales.
« Les fonds verticaux n’auront d’impact que si les fonds horizontaux, qui reflètent la volonté de nos États, sont au rendez-vous. L’action climatique doit reposer sur cette articulation. », indique-t-on.
Les travaux abordent notamment la résilience des systèmes agro-pastoraux, un enjeu central dans une région où le changement climatique fragilise l’élevage et les productions rurales. Un projet régional de résilience agro-pastorale doit être validé à l’issue des échanges, avec pour objectif d’améliorer l’adaptation des communautés, des éleveurs et des exploitants agricoles.
Au Togo, la FAO pilote depuis 2020 plusieurs initiatives financées par les fonds verticaux. Ces programmes concernent la gestion durable des mangroves de la région Maritime, la restauration des forêts communautaires, la gestion des écosystèmes fragiles, mais aussi des activités génératrices de revenus pour renforcer l’adaptation climatique des ménages ruraux.
Diwa Oyetunde, chargé de programme à la FAO Togo, précise les résultats obtenus : « Nous avons touché près de 38 000 élèves à travers des actions de sensibilisation. Nous avons accompagné plus de 300 femmes dans l’élevage d’escargots, appuyé des groupements dans l’apiculture et soutenu des activités d’adaptation sur l’île d’Aného. L’objectif, c’est d’intégrer la protection de l’environnement dans les pratiques agricoles et communautaires. »
Il faut du reste relever que l’accès aux fonds verticaux demeure un défi pour les pays africains, en raison des exigences techniques, de la complexité des procédures et du manque de capacités nationales. L’atelier d’Aného veut ainsi combler cet écart, en renforçant les compétences et en favorisant une meilleure structuration des propositions de projets.
Pour la FAO, l’enjeu est central. L’accès aux financements climatiques conditionne la capacité des États de la région à répondre aux effets croissants du changement climatique sur l’agriculture, la foresterie et les ressources pastorales. L’organisation onusienne rappelle que les financements existent, mais que leur mobilisation dépend d’une meilleure coordination institutionnelle et d’une planification soutenue.
Le rapport final attendu à l’issue des travaux servira de référence pour les prochaines demandes de financement, mais aussi pour la mise en œuvre des stratégies nationales d’adaptation climatique.
Ayi Renaud Dossavi
L’Université de Lomé a accueilli les lundi 24 et mardi 25 novembre 2025 la première édition du Dialogue Chine-Afrique sur la gouvernance, organisée en partenariat avec l’ambassade de Chine.
La rencontre a réuni une soixantaine de participants, dont une délégation de quinze experts venus de plusieurs institutions chinoises, pour examiner les enjeux contemporains de gouvernance, de développement et de coopération académique.
Les échanges ont porté sur deux axes structurants. Le premier concernait les perspectives de coopération issues de la quatrième session du 20ᵉ Comité central du Parti communiste chinois, notamment dans les domaines des infrastructures, de la science et de la technologie. Le second axe portait sur l’Initiative pour la gouvernance mondiale et son articulation avec le partenariat stratégique global sino-togolais. Les discussions ont mis en avant les convergences entre Pékin et Lomé sur la sécurité, la stabilité institutionnelle et la coopération multilatérale.

Intervenant en ouverture, l’ambassadeur de Chine au Togo, Wang Min, a rappelé le poids démographique des deux partenaires et les orientations du 15ᵉ plan quinquennal chinois axé sur l’innovation et l’ouverture.
La partie togolaise a pour sa part, insisté sur l’intérêt d’un dialogue permettant de rapprocher la recherche universitaire, la diplomatie et les politiques publiques. Selon le professeur Gado Tchangbédji, cette rencontre doit contribuer à définir de nouvelles pistes de recherche sur les relations sino-togolaises.
Pour rappel, la coopération sino-togolaise repose sur une base académique construite depuis 2009, avec plus de 5000 apprenants formés par l’Institut Confucius de l’Université de Lomé. En 2024, l’université a créé une cellule dédiée pour structurer ses partenariats avec les institutions chinoises. Ce travail s’inscrit dans un cadre diplomatique établi depuis 1972 et appuyé par plusieurs projets dans l’éducation, la recherche et les infrastructures. Le Dialogue Chine-Afrique organisé à Lomé s’inscrit dans cette continuité, avec notamment pour ambition d’ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’échanges scientifiques.
R.E.D.
Au Togo, le Sénat récemment installé se met en ordre de bataille pour entamer l’étude du budget 2026, son premier exercice du genre. L’institution parlementaire a en effet tenu, hier mardi 25 novembre 2025, sa deuxième séance plénière de la session ordinaire, consacrée à la ratification de ses sept commissions permanentes. Ceci marque la dernière phase organisationnelle avant l’examen du projet de loi de finances 2026, actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale.
Réunis au Palais des congrès, les sénateurs ont validé à l’unanimité la composition des commissions, conformément aux articles 32 et 35 du règlement intérieur.
Selon le président de l’institution, Barry Moussa Barqué, ces structures constituent « le moteur central de l’activité parlementaire » et garantissent la qualité des travaux législatifs. Les bureaux des commissions ont également été installés, rendant la chambre haute opérationnelle pour l’analyse des textes qui lui seront transmis.
Cette mise en ordre intervient alors que l’Assemblée nationale examine déjà le budget 2026, projeté à 2 740,5 milliards FCFA, soit une progression de 14,4 % par rapport à l’exercice précédent. Les députés ont amorcé une revue détaillée des allocations et des priorités, en présence des ministres chargés du Budget, des Finances et de l’Économie.
Une fois adopté par la première chambre, le projet sera transmis au Sénat pour une seconde lecture, conformément au bicamérisme égalitaire instauré par la Constitution.
La chambre haute devra pour sa part s’assurer de la cohérence des orientations budgétaires avec les besoins de la population et les objectifs de développement économique et sécuritaire.
R.E.D.
Coris Bank International Togo fait désormais partie des actionnaires de la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA (CRRH-UEMOA). L’institution régionale a officialisé l’entrée au capital de trois nouvelles filiales du Groupe Coris : Coris Bank International Togo, Bénin et Sénégal.
Cette opération porte à cinq le nombre d’entités du groupe présentes dans l’actionnariat de cette institution, aux côtés des filiales du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire déjà présentes. Avec cette prise de participation, le Groupe Coris détient désormais 3,5 % du capital de la CRRH-UEMOA, devenant ainsi le sixième groupe bancaire de l’Union à intégrer cette structure.
Au total, la CRRH-UEMOA compte désormais 64 banques commerciales actionnaires réparties dans les huit pays membres, ainsi que plusieurs partenaires institutionnels tels que la BOAD, la SFI, la BIDC et Shelter Afrique.
Selon l’institution sous-régionale, l’entrée de Coris Bank International Togo vise à renforcer la capacité de refinancement de la banque dans le segment du crédit immobilier. Le partenariat entre la CRRH-UEMOA et le Groupe Coris a déjà permis d’accompagner l’octroi de prêts au logement depuis 2016 dans plusieurs pays de la zone.
Créée en 2010, la CRRH-UEMOA a mobilisé plus de 475 milliards FCFA depuis son lancement, finançant près de 100 000 ménages. Pour Coris Bank International Togo, cette participation ouvre l’accès à des instruments de refinancement destinés à soutenir l’inclusion financière et à élargir l’offre de crédit immobilier au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Au 7ᵉ sommet Afrique-Europe tenu les lundi 24 et mardi 25 novembre 2025 à Luanda, le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, a réaffirmé la nécessité d’un partenariat renforcé entre l’Afrique et l’Europe pour répondre aux défis sécuritaires et économiques.
L’intervention du dirigeant togolais s’est articulée autour de trois priorités : la paix comme bien public mondial, la rénovation du multilatéralisme et la construction d’une architecture commune de stabilité.
Le président a souligné que les États africains assumaient « la première responsabilité de la paix et de la sécurité sur le continent », avant de rappeler que « la stabilité de l’Afrique conditionne celle du monde ».
Dans un contexte de fragmentation internationale, il estime que les nations ne peuvent plus envisager leur avenir de manière isolée. « Dans un monde marqué par la défiance et la fragmentation, la paix est redevenue un enjeu global. Elle n’est plus un acquis mais un combat quotidien », a-t-il déclaré.
Faure Gnassingbé a également insisté sur la nécessité de réformer l’ordre international. « Le multilatéralisme ne doit pas être abandonné, mais il doit être rénové », a-t-il affirmé, appelant à un système « plus juste et plus représentatif » pour éviter que les rapports de force ne remplacent les mécanismes de coopération.
Sur le plan opérationnel, il a plaidé pour une architecture de paix conjointe UE-UA, adaptée aux menaces hybrides actuelles telles que le terrorisme, la cybercriminalité ou la désinformation. « L’Afrique et l’Europe doivent construire ensemble une architecture de paix complète et commune », a-t-il indiqué, ajoutant que la jeunesse africaine « sera au cœur de cette architecture, car la paix durable ne se décrète pas, elle s’apprend et se transmet ».
Le dirigeant togolais a conclu en rappelant la convergence d’intérêts entre les deux continents : « Une Afrique souveraine et stable réduit les vulnérabilités européennes. Une Europe lucide et engagée renforce la sécurité et la souveraineté africaines ».
Pour rappel, le 7e Sommet Union africaine-Union européenne de Luanda a notamment permis de poser les bases d'un partenariat renouvelé entre les deux acteurs, axé sur la concrétisation de la stratégie d'investissement "Global Gateway" de 150 milliards d'euros pour l'Afrique.
Les grandes décisions qui en résultent visent notamment à rééquilibrer les relations économiques en favorisant la transformation locale des matières premières et des minerais stratégiques, à renforcer la coopération sécuritaire et la gestion des migrations, et à promouvoir un développement durable face aux défis climatiques, consolidant une feuille de route conjointe pour l'avenir des deux continents.
R.E.D
L’Université de Lomé va bientôt abriter un Centre de formation pour l’agrégation. L’annonce a été faite le lundi 24 novembre 2025 à Lomé par le président de l’institution, Kossivi Hounaké, lors de la cérémonie d’accueil solennelle organisée en l’honneur des onze candidats togolais admis au 22ᵉ concours d’agrégation du CAMES en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion.
Selon les responsables universitaires, ce futur centre sera dédié à la préparation au concours d’agrégation, en partenariat avec des institutions nationales et internationales. Il offrira un cadre structuré aux candidats, avec des ressources pédagogiques adaptées et un encadrement scientifique assuré par des enseignants expérimentés.
Le président de l’Université de Lomé a indiqué que cette initiative vise également à renforcer la pédagogie universitaire et à mutualiser les compétences africaines, afin de faire de Lomé un pôle de référence pour la formation des élites académiques du continent. « Lomé doit devenir une capitale africaine de la connaissance », a déclaré Kossivi Hounaké, rappelant que « Lomé n’est pas seulement un lieu d’enseignement ; elle est une matrice de compétences, un carrefour de l’excellence africaine ».
La création de ce centre devrait à terme permettre de réduire la dépendance du Togo envers les dispositifs de formation externes, souvent situés dans d’autres pays de la sous-région ou en Europe. En facilitant l’accès à une préparation locale de haut niveau, ce centre contribuera à améliorer les taux de réussite au concours du CAMES et à renforcer la visibilité internationale de l’Université de Lomé.
Esaïe Edoh
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Le Togolais Kossi Tenou va prendre la tête de l’Autorité des marchés financiers de l’UMOA (AMF-UMOA), en remplacement de Badanam Patoki, appelé au gouvernement togolais comme ministre de l’Économie et de la Veille stratégique.
L’annonce ce mardi 25 novembre 2025 fait suite à une session extraordinaire du Conseil des ministres de l’Umoa. Cette transition intervient dans un contexte où les États de l’Union recherchent une mobilisation plus efficace des ressources à travers le marché régional.
L’AMF-UMOA est chargée d’assurer l’intégrité, la transparence et la modernisation du marché financier, devenu un instrument clé pour le financement des infrastructures publiques, l’émission obligataire des États et le développement des entreprises locales.
Économiste et banquier central de carrière, Kossi Tenou cumule plus de vingt ans d’expérience au sein du système financier ouest-africain. Il a été Directeur national de la BCEAO pour le Togo pendant plusieurs années, avant d’être nommé fin 2023 Conseiller du Gouverneur, Jean-Claude Kassi Brou.
Notons que depuis octobre 2025, il occupait le poste de ministre délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la qualité au Togo. Son parcours mêle ainsi supervision bancaire, gestion monétaire et suivi des politiques économiques.
Sa prise de fonction intervient à un moment où plusieurs chantiers restent ouverts. L’approfondissement du marché régional, l’innovation financière, l’amélioration des dispositifs de protection des investisseurs et la coordination des régulateurs nationaux figurent parmi les priorités. Les États attendent également de l’AMF-UMOA une contribution plus forte à la dynamisation des émissions obligataires et à la consolidation des mécanismes de financement à long terme.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le programme Riz en Afrique de l’Ouest vient d’être lancé dans le cluster de Sotouboua. L’initiative est portée par INADES-Formation et Mennonite Economic Development Associates, dans le cadre d’un consortium régional qui réunit AfricaRice, MEDA et 35° Nord, avec un financement de la Fondation Mastercard.
Démarré en 2024, le programme vise à renforcer les capacités des producteurs de riz, en particulier les jeunes femmes, les jeunes hommes et les personnes en situation de handicap engagés dans la filière.
L’atelier de lancement, tenu le vendredi 21 novembre 2025, a permis de présenter les objectifs du projet, les modalités d’accompagnement technique et les actions prévues pour améliorer la productivité et orienter les exploitations vers le marché.
Le dispositif doit structurer le cluster de Sotouboua autour d’un cadre commun pour coordonner les efforts des acteurs locaux. Les organisateurs ont mis l’accent sur la nécessité de partager les données du terrain, d’adapter les interventions et de renforcer la gouvernance locale pour assurer la continuité des activités.
Dans le cadre du lancement, la municipalité de Sotouboua a exprimé son appui à l’initiative, estimant qu’elle soutient l’entrepreneuriat agricole dans la zone. Les acteurs impliqués attendent une amélioration des rendements, une hausse des revenus et une meilleure organisation de la filière grâce au programme.
Notons que trois Clusters sont concernés par le projet RIZAO au Togo : la rizerie de Tône (région des savanes), celle de Sotouboua (région centrale) et celle d'Apéssito (région Maritime).
Plus largement, le programme RIZAO est une initiative sous-régionale, mise en œuvre notamment au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Togo, et financée à hauteur de 50 millions de dollars par la Fondation Mastercard dans le cadre de sa stratégie Young Africa Works.
Ayi Renaud Dossavi
La Banque ouest africaine de développement (BOAD) organise cette semaine à Lomé une session de formation dédiée aux acteurs de la commande publique. L’objectif est d’améliorer la maîtrise des procédures de passation de marchés afin d’accélérer le rythme des décaissements liés aux projets financés au Togo.
La démarche intervient après plusieurs rapports d’exécution qui soulignent des retards imputés à une connaissance partielle des règles d’appel d’offres.
1098 milliards FCFA de décaissements
Depuis sa création, la Banque a mobilisé plus de 1098 milliards de francs CFA au profit du pays. Une part de ces ressources reste parfois non engagée, en raison de procédures incomplètes ou de dossiers non conformes.
La BOAD veut réduire ces délais en alignant les pratiques nationales sur ses standards internes et sur les directives communautaires en matière de commande publique.
La formation couvre les politiques de passation de marchés, les dossiers types, les modalités de supervision et les mécanismes de prévention de la fraude et de la corruption. Elle intègre aussi les nouvelles règles qui encadrent les comités d’évaluation. L’institution veut ainsi renforcer la qualité des processus d’attribution, améliorer la planification des achats et sécuriser l’exécution des projets.
L’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) soutient cette mise à niveau. Elle rappelle que la modernisation du système national relève d’un enjeu stratégique. La maîtrise des procédures améliore la fiabilité des contrats, réduit les risques administratifs et crée un cadre plus prévisible pour les financements extérieurs.
Selon l'institution de développement sous-régionale, la transparence et la conformité conditionnent la rapidité des décaissements. Une meilleure exécution favoriserait du reste l’avancement des projets liés aux infrastructures, aux services publics et aux secteurs productifs.
Ayi Renaud Dossavi