Togo First

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Au Togo, une nouvelle loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive a été adoptée définitivement en fin de semaine dernière par l’Assemblée nationale, après une deuxième lecture du texte par le Sénat. Ce nouveau cadre juridique adapte la législation nationale sur les récentes évolutions des standards internationaux et communautaires. 

Il remplace la loi de 2018 et intègre des recommandations révisées du Groupe d'action financière (GAFI) ainsi qu’une directive adoptée en 2023 par l’UEMOA. À terme, cette réforme devrait contribuer à renforcer la transparence et la crédibilité du système financier togolais, dans un contexte régional marqué par des menaces sécuritaires persistantes.

« Pendant que le blanchiment des capitaux permet aux criminels de donner une apparence légale aux produits du crime, le financement du terrorisme met en péril la sécurité collective », a souligné Badanam Patoki, ministre de l’Économie et de la Veille stratégique.

Face à ce constat, le nouveau texte consacre une approche fondée sur les risques. Il élargit les obligations de vigilance à de nouveaux acteurs, notamment les prestataires de services d’actifs virtuels, et renforce les exigences en matière d’identification des bénéficiaires effectifs des transactions.

Selon le gouvernement, l’adoption de cette loi se justifie par le fait que « ces fléaux fragilisent le système économique, détournent les ressources destinées au développement, alimentent l’instabilité tout en soutenant les réseaux terroristes et criminels internationaux ».

Les autorités togolaises estiment que la réforme permettra de renforcer l’arsenal juridique existant, de moderniser les mécanismes de surveillance et de consolider la coordination entre les différents acteurs nationaux impliqués dans la lutte contre les flux financiers illicites. Le dispositif devrait également améliorer la mise en œuvre de l’approche par les risques, intensifier les obligations de vigilance des entités assujetties et optimiser les mécanismes de gel des avoirs liés au terrorisme et à la prolifération des armes de destruction massive.

Esaïe Edoh

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Deux jours après avoir en Conseil des Ministres, pris acte de la décision du Ghana de soumettre à l'arbitrage international le différend relatif à la délimitation de la frontière maritime commune opposant le Ghana et le Togo, le gouvernement togolais a rencontré la presse tant nationale qu’internationale. Objectif : faire connaître sa position à la suite de ce développement. C’était dans l’enceinte du ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance Locale et des Affaires Coutumières.

A l’origine, des incidents maritimes entre les deux Etats

A l’origine, des incidents étaient régulièrement enregistrés entre novembre 2016 et mai 2018, notamment dans une zone, alors que les frontières n’étaient pas encore délimitées. Ces incidents n’auront toutefois pas viré à des échanges de coups de feu ni à des affrontements entre les deux forces navales, ont relativisé le Négociateur principal du Togo et le Colonel Takougnadi Néyo, membre de la commission nationale des frontières maritimes du Togo. Il y a d’ailleurs eu plus tard, une feuille de route convenue, applicable par chacune des deux marines, estimant que l’autre Etat exerce dans une zone que son voisin revendique.

« Conscient des risques d’escalade, le Togo a privilégié un règlement pacifique », en accord avec les dispositions du Paragraphe 3 de la Charte des Nations Unies et des articles 273 à 281 de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer  qui imposent aux Etats côtiers de régler leurs différends de manière pacifique, par tout moyen de leur choix », le Togo, à travers sa Commission nationale des frontières maritimes a engagé à partir de juin, un processus continu de négociations avec le Ghana.

Un cadre de discussions bilatéral mi-figue mi-raisin

De juin 2018 à décembre 2023, période marquant les activités du cadre bilatéral de discussions mis en place entre les deux Etats, et devenu théoriquement caduc avec la saisine arbitrale par la partie ghanéenne, 11 réunions officielles de travail ont été organisées alternativement à Lomé et à Accra. Couronnées de résultats d’ordre technique notamment un accord sur le point de départ des frontières maritimes, la détermination de la ligne de base pertinente et la carte maritime de référence.

Le cœur du litige

Ces avancées enregistrées n’éludent toutefois pas des sujets qui fâchent, plus particulièrement la revendication d’une prise en compte d’un certain nombre de faits et événements permettant à la partie togolaise d’avoir entre autres, un accès équitable à la Haute mer, non pris en compte par le tracé technique de la frontière à partir des calculs.

Les textes des Nations Unies encadrant la délimitation des frontières maritimes aménagent des possibilités pour chaque partie de contester, sinon de demander des réajustements ultérieurs de la première frontière, en tenant compte de certains éléments, indique Noupokou Dammipi, Négociateur principal pour le Togo. Ceci, dans le cadre des discussions bilatérales engagées par la Commission nationale des frontières maritimes du Togo avec la Ghana Boundary Commission. Notamment d’autres éléments techniques, des éléments historiques ou des préoccupations sécuritaires pour demander une modification de la frontière technique calculée.

L’objectif du Togo est d’obtenir une révision du tracé technique des frontières afin d’avoir accès à la Haute Mer, a informé Dammipi.

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Au moyen de sa prétention, le Togo, selon la commission, a présenté des faits et événements qu’il juge convaincants pour soutenir un réajustement du tracé des frontières, autrefois effectué sur la base des calculs. « Historiquement, les bateaux qui arrivaient au port de Lomé mouillaient dans une zone que nous connaissons très bien, en attendant de trouver une place où accoster et nous avons estimé que c’était un fait historique dont il devrait être tenu compte dans le redressement de la ligne obtenue par le tracé technique », a détaillé la commission, indiquant que c’est le point essentiel de crispation des pourparlers engagés.

Des changements au niveau de la Ghana Boundary Commission

Avec le changement de régime au Ghana marqué par le retour aux affaires de John Dramani Mahama et quelques mutations annoncées au niveau de la Ghana Boundary Commission, la partie togolaise, souligne son Négociateur en chef, attendait l’installation des nouvelles autorités afin de relancer les négociations.

Mais patatras ! Alors que les négociations n’étaient pas rompues sur ce point à l’origine des divergences, « nous avons tous appris l’information relative à la saisine par la partie ghanéenne de la justice internationale », a informé la commission.

Réaction du Togo

Si Noupokou Dammipi ne nie pas que le recours à l’arbitrage international, est une procédure réglementairement normale car prévue par les textes, il souligne que « le Togo entend y répondre avec tous les éléments dont il dispose ». De toute évidence, c’est l’étape suivante dans la réaction du gouvernement togolais, après avoir pris acte de la démarche ghanéenne. « Nous sommes confiants au regard des éléments dont nous disposons », a-t-il laissé entendre. En cohérence avec la position réaffirmée par le ministre Hodabalo Awaté, en charge de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières : « le gouvernement togolais réaffirme son engagement constant en faveur du règlement pacifique des différends.  La République togolaise a toujours privilégié le dialogue, la concertation et le recours aux mécanismes juridiques internationaux appropriés pour résoudre toute divergence, dans un esprit d’apaisement, de coopération et de stabilité régionale. Le gouvernement togolais demeure profondément attaché aux principes du droit international, notamment au respect de la souveraineté des États, à l’intégrité territoriale et au principe de l’exécution de bonne foi des engagements internationaux ». À cet égard, rassure-t-il, « les autorités togolaises aborderont cette procédure avec responsabilité, sérénité et esprit d’ouverture, dans le strict respect des normes et procédures internationales applicables, et avec la ferme volonté de préserver les intérêts légitimes de notre pays ».

Des enjeux économiques en toile de fond ?

Le négociateur principal du Togo n’a pas éludé cette question, faisant observer qu’un différend relatif à une délimitation de frontières maritimes emporterait entre autres, des conséquences économiques si la zone concernée, présentait un potentiel économique. Et d’après les informations recoupées, il s’agit d’un conflit qui aurait en toile de fond, des enjeux énergétiques avec des perspectives d’exploration offshore, au-delà d’une portée territoriale.

La zone maritime concernée se situe dans le bassin du Golfe de Guinée, une région à fort potentiel en hydrocarbures, plus exactement un potentiel pétrolier et gazier. Et le Ghana exploite déjà des champs majeurs qui ont transformé son économie. Une modification de la ligne de délimitation pourrait affecter des blocs d’exploration futurs, influencer l’attribution de permis pétroliers ; avoir un impact sur les recettes fiscales et les investissements énergétiques.

Pour le Togo, qui ne produit pas encore de pétrole offshore, l’enjeu est stratégique : sécuriser un accès souverain à d’éventuelles ressources futures.

Enjeux économiques et budgétaires

Les ressources offshore représentent des recettes fiscales ; des redevances pétrolières ; des emplois directs et indirects ; des investissements étrangers.

Pour le Ghana, déjà producteur, le but de la manœuvre serait de protéger ses acquis économiques.

Côté togolais, tout porte à croire qu’il s’agirait de préserver un potentiel de développement futur, dans un contexte de diversification économique.

S.A

La Banque africaine de développement (BAD) envisage d’investir dans un programme de développement des chaînes de valeur des filières bovine, petits ruminants et avicole au Togo. Dans ce cadre, une mission de l’institution a séjourné cette semaine à Lomé afin d’échanger avec la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles (CTOP) sur les opportunités d’investissement dans le sous-secteur de l’élevage.

Au cours de cette mission, des rencontres ont été organisées avec les acteurs des différentes filières, les organisations professionnelles et les éleveurs. Ces derniers ont présenté les réalités quotidiennes de la production ainsi que les besoins prioritaires en intrants, notamment les poussins, les aliments pour bétail et les vaccins. Les difficultés liées à l’accès au financement, aux marchés et aux infrastructures ont également été évoquées, de même que les attentes en matière d’appui pour améliorer la productivité, la biosécurité, la transformation et la commercialisation des produits, en particulier ceux avicoles.

Selon les parties prenantes, ces échanges ont permis à la mission de la BAD de collecter des données de terrain fiables et contextualisées, nécessaires à l’orientation de la conception du futur programme. L’objectif est de bâtir une intervention adaptée aux réalités locales et aux contraintes structurelles du secteur.

Le programme de développement des chaînes de valeur en préparation vise notamment à renforcer la résilience des systèmes d’élevage, à accroître la production animale et à améliorer les revenus des éleveurs. Il ambitionne également de contribuer à la réduction de la dépendance du pays aux importations de produits carnés et avicoles, un enjeu majeur pour la souveraineté alimentaire.

À terme, l’initiative devrait soutenir la structuration des filières, favoriser l’investissement privé et stimuler l’économie rurale. Elle s’inscrit dans la dynamique des politiques publiques togolaises visant à moderniser l’agriculture et à faire de l’élevage un levier de croissance, de création d’emplois et de sécurité alimentaire.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les directeurs des affaires financières (DAF) des ministères et institutions publiques sont réunis depuis le mercredi 25 février 2026 pour un conclave de trois jours, consacré à l’amélioration de la gestion des finances publiques. Les échanges portent principalement sur l’harmonisation des outils d’exécution budgétaire, dans un contexte marqué par la poursuite des réformes visant à renforcer la discipline financière et la transparence.

Concrètement, les DAF travaillent à l’alignement de plusieurs instruments clés : plan de trésorerie, fiches d’autorisation de dépenses, plans d’engagement, plans de passation des marchés publics, plans de travail et budgets annuels. L’objectif est d’assurer une meilleure cohérence entre ces documents et le système intégré de gestion des finances publiques (SIGFiP), outil central du pilotage budgétaire de l’administration.

À terme, la démarche doit permettre d’anticiper plus précisément les besoins de financement des ministères et institutions, d’allouer les ressources de manière plus efficace et efficiente, et d’optimiser la gestion des flux de trésorerie afin d’éviter les pénuries comme les excédents de liquidités. Elle vise également à renforcer la priorisation des dépenses publiques en fonction des objectifs gouvernementaux.

Selon les organisateurs, la mise en cohérence de ces instruments constitue une étape déterminante pour améliorer la qualité de l’exécution budgétaire et faciliter le suivi des performances infra-annuelles et annuelles. « La mise en cohérence de ces outils devrait permettre de mieux piloter l’exécution du budget, en vue de l’atteinte des objectifs budgétaires infra-annuels et annuels, tout en assurant une régulation budgétaire appropriée », a indiqué Ephrem Ghonda Makiadi, conseiller résident en gestion des finances publiques (FAD), intervenant comme formateur lors de la rencontre.

De son côté, Stéphane Akaya, secrétaire général du ministère des finances et du budget, a souligné que l’initiative s’inscrivait dans l’engagement de l’exécutif togolais à renforcer la transparence budgétaire et à produire des données conformes aux standards internationaux. Cette dynamique est dans la lignée des réformes engagées ces dernières années pour moderniser la gestion publique, améliorer la crédibilité du budget de l’État et soutenir l’efficacité de la dépense publique.

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Les deux acteurs du marché financier togolais, Ecobank et SUNU, concurrents sur plusieurs segments et en même temps partenaires de longue date à l'échelle des groupes, ont choisi la coopération pour lancer Protectys Premium, un contrat d'assurance vie ciblant une clientèle intermédiaire et fortunée. L'initiative illustre une tendance de fond dans le secteur de la bancassurance en Afrique subsaharienne.

Sur un marché togolais de l'assurance vie encore peu pénétré, Ecobank Togo et SUNU Assurances Vie Togo ont officiellement lancé Protectys Premium, un contrat d'assurance vie distribué via le réseau bancaire d'Ecobank.
Le produit garantit le versement d'un capital en cas de décès ou d'invalidité totale et définitive, avec une option d'épargne à long terme. Il est accessible aux titulaires d'un compte Ecobank âgés de 18 à 74 ans, une limite d'âge supérieure à la norme du marché, habituellement fixée à 64 ans.

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« C'est un produit d'assurance qui vous permet de payer une petite prime pour un capital important à mettre à la disposition de votre famille. », a résumé Maurice Mawutodji Mortey, chef produit chez Ecobank Togo. Aucun plafond de capital n'est fixé, ce qui distingue l'offre des contrats standards présents sur le marché.
Le nouveau produit cible une clientèle à revenus intermédiaires et élevés, désireuse de constituer des capitaux significatifs pour leurs ayants droit.

Sur le plan concurrentiel, ce partenariat réunit deux acteurs bien connus du paysage financier togolais. Ecobank Togo est la première filiale du groupe panafricain Ecobank, présent dans 35 pays et fort de plus de 32 millions de clients. La banque a été distinguée par le magazine The Banker comme banque innovante de l'année 2025. SUNU Assurances Vie Togo, filiale du groupe SUNU, présent dans 17 pays avec 26 compagnies d'assurance, revendique pour sa part le leadership du marché togolais de l'assurance vie sur les exercices 2023 et 2024, avec un capital social de 3 milliards de francs CFA.

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La logique de ce rapprochement est celle de la complémentarité des réseaux. En s'appuyant sur l'infrastructure de distribution d'Ecobank, SUNU espère accéder à une base de clientèle bancarisée déjà segmentée.
En retour, Ecobank élargit son offre de services financiers intégrés, un axe jugé stratégique dans un environnement où les banques africaines font face à la pression montante des fintechs et à la nécessité de fidéliser leurs segments à forte valeur.
L’un dans l’autre, ce type de co-construction entre banque et assureur reste encore peu répandu au Togo, où la bancassurance est en plein développement. Sur le segment, on retrouve notamment Orabank Togo, qui propose une gamme dédiée de services de bancassurance pour les particuliers. À côté, la plupart des banques de la place distribuent des produits d'assurance via des partenariats avec des acteurs du marché local. C'est notamment le cas du groupe NSIA, où NSIA Banque Togo travaille en étroite synergie avec NSIA Assurances. On note également Cofina Togo, institution de mésofinance, qui dispose d'un département spécifique pour la distribution de produits d'assurance à sa clientèle.
Plus largement, Protectys Premium peut être lu dans une tendance régionale. Plusieurs marchés de la zone UEMOA voient les acteurs bancaires et assurantiels densifier leurs partenariats pour capter des segments de clientèle qui arbitrent encore peu entre épargne et protection.
Pour le reste, au-delà du produit lui-même, l’enjeu est également celui de l'éducation financière, dans un pays où le taux de pénétration de l'assurance vie reste inférieur à 1 % du PIB.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’Université de Lomé veut allier l’agriculture locale au système de cantines scolaires. L’institution a lancé la semaine dernière à Adétikopé le projet CRISP-UL Togo, destiné à renforcer l’approvisionnement des cantines scolaires en produits locaux.

Menée en partenariat avec le Centre de recherches pour le développement international du Canada, l’initiative s’étendra sur 42 mois, jusqu’en septembre 2028.
Concrètement, le programme doit aider à structurer des circuits d’achat locaux pour les cantines, tout en intégrant des enjeux de résilience climatique et d’inclusion sociale.

Trois régions pilotes
Trois régions pilotes sont ciblées, les Plateaux, la Kara et les Savanes, avec 180 écoles déjà identifiées. Des sites expérimentaux seront mis en place pour tester des pratiques agroécologiques, des jardins scolaires et de petits élevages, indique-t-on.
Pour les autorités universitaires, le projet s’inscrit dans une logique de recherche appliquée. Il s’agit à terme de produire des modèles d’approvisionnement viables, capables d’être répliqués à plus grande échelle.

1 KARA

La coordination du projet souligne d’ailleurs que les femmes rurales figurent parmi les premières bénéficiaires, notamment à travers un meilleur accès aux marchés scolaires. « Nous ne sommes pas seulement réunis pour lancer un projet de recherche. Nous sommes ici pour bâtir un pont solide qui relie directement le champ de la productrice et l’assiette de l’écolier », a déclaré la coordonnatrice du projet, Dr Kanda Madjouma.
Lors du lancement, le Comité interministériel pour l’alimentation scolaire a rappelé le rôle des cantines dans la fréquentation et la réussite des élèves. L’alimentation scolaire est présentée comme un outil transversal, lié à la lutte contre la pauvreté, à la santé et à l’éducation.
À l’occasion, une étude dédiée au genre et à l’inclusion sociale a également été présentée. Cette dernière doit orienter les choix opérationnels du projet, en identifiant notamment les contraintes d’accès aux ressources pour les producteurs et groupes vulnérables.

Ayi Renaud Dossavi

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La Banque ouest-africaine de développement tiendra les 11 et 12 juin 2026 à Lomé, la deuxième édition des BOAD Development Days. L’événement réunira décideurs publics, investisseurs et partenaires techniques autour du financement de l’habitat durable dans l’espace UEMOA.

Placée sous le thème du logement inclusif et de la souveraineté énergétique, cette édition doit permettre d’échanger sur des solutions adaptées à une urbanisation rapide et à la transition énergétique dans la région. Les discussions porteront ainsi, indique-t-on du côté de l’institution de développement sous-régionale basée à Lomé, sur les mécanismes innovants de financement, les instruments de finance verte et les partenariats public-privé. La banque entend également explorer de nouveaux leviers, notamment les fintechs, pour élargir l’accès au financement.
Pour la BOAD, ces journées font partie de sa stratégie de mobilisation de ressources au service de projets structurants. L’habitat est considéré comme un domaine d’intervention transversal, lié à l’intégration régionale, à la création d’emplois et à la résilience climatique.
Cette deuxième édition s’inscrit dans la continuité du premier rendez-vous organisé en juin 2025 à Lomé, centré sur la transition énergétique et l’agriculture durable. L’événement avait rassemblé des participants venus de plusieurs pays et permis de mettre en avant les besoins d’investissement dans les secteurs clés.
Institution commune aux huit États de l’UEMOA, la BOAD finance depuis Lomé des projets dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture et le secteur privé.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la campagne de commercialisation de la noix de cajou a démarré le jeudi 26 février 2026, à l’issue d’une rencontre de lancement consacrée notamment au prix plancher bord champ. Pour cette nouvelle saison, environ 45 000 tonnes de noix brutes devraient être mobilisées, selon les prévisions des acteurs de la filière.

La campagne sera marquée par des opérations de collecte, d’achat, de transformation et d’exportation de l’anacarde et de ses produits dérivés. Cette année, les acteurs ont fixé le prix plancher bord champ à 350 FCFA le kilogramme, contre 425 FCFA/kg lors de la précédente campagne, soit une baisse de 75 FCFA par kilogramme.

Par ailleurs, le prix de livraison aux unités de transformation est arrêté à 400 FCFA/kg toutes taxes comprises, pour un volume plafonné à 8125 tonnes destinées à l’ensemble des entreprises de transformation.

« Nous avons mesuré plusieurs paramètres avant de fixer ce prix, notamment le compte d’exploitation d’un hectare d’anacarde. À ce niveau, le producteur ne perd pas », a expliqué Mawuko Komlan Gozan, président du Conseil Interprofessionnel de la Filière Anacarde du Togo (CIFAT). Il souligne que les prix pratiqués dans la sous-région restent proches, citant notamment la Côte d’Ivoire (400 FCFA/kg), le Burkina Faso (385 FCFA/kg) et le Bénin (385 FCFA/kg).

Présent à la rencontre, le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, a insisté sur la nécessité de renforcer la compétitivité du cajou togolais sur le marché international. Il a appelé les acteurs à améliorer la qualité des noix brutes afin de limiter les dépréciations de prix et les annulations de contrats.

Rappelons que la production de noix de cajou est passée de 22 937 tonnes en 2019 à 45 000 tonnes en 2025, soit une augmentation de plus de 96%. 

Esaïe Edoh

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C'est une reconnaissance qui ne doit rien au hasard, tant les autorités togolaises en ont fait leur cheval de bataille ces dernières. Publié le 24 février dernier, le rapport annuel de la Banque mondiale sur les droits économiques des femmes Women, Business and the Law place le Togo en deuxième position sur le continent africain, avec un score global de 79,33 sur 100, derrière l'île Maurice (82,30) et devant la Côte d'Ivoire (78,25). Mieux encore, le pays truste la première place au sein de la CEDEAO, de l'UEMOA, et de l’Afrique francophone, devançant des économies pourtant plus importantes en taille et en poids démographique.

Une méthodologie renforcée qui rend la performance plus éloquente

L'édition 2026 du rapport, qui couvre 190 économies à travers le monde, a introduit cette année une grille d'analyse plus exigeante, en évaluant non plus seulement les textes de loi mais aussi leur mise en œuvre concrète, du moins la perception, et les structures institutionnelles qui les accompagnent. Le Togo s'en sort bien, très bien, même, sur le premier volet.

Sur le plan juridique pur, Lomé affiche des scores parfaits, 100/100, dans quatre domaines stratégiques : la rémunération, le mariage, les actifs et la pension. Autrement dit, sur ces quatre sujets, les lois togolaises ne font aucune distinction entre un homme et une femme : à travail égal, salaire égal ; mêmes droits devant le mariage, mêmes droits à posséder des biens, mêmes droits à la retraite.

Le pays se distingue également par des dispositions permettant aux salariés de demander des aménagements du temps de travail, une mesure encore rare sur le continent, et surperforme la moyenne subsaharienne en matière de parentalité et d'entrepreneuriat féminin. Des réformes ciblées, engagées ces dernières années dans l'emploi et la garde d'enfants, un frein historique à l'activité professionnelle des femmes, ont visiblement porté leurs fruits.

Sur la question de la mobilité, c'est à dire la liberté pour une femme de se déplacer, d'obtenir un passeport ou de choisir son lieu de résidence sans avoir à quémander l'accord de son mari, le Togo obtient 75 sur 100 sur le plan juridique. Mieux encore, l'effectivité de ce droit est jugée satisfaisante à 68,75 sur 100, ce qui signifie que les femmes le vivent réellement ainsi au quotidien. Surtout dans une région où l'autorisation maritale reste, dans les faits, une réalité tenace.

Des marges de progression identifiées

Le tableau n'est pas sans ombres. Le score de 31,95/100 obtenu sur les cadres de soutien institutionnel révèle que les mécanismes d'accompagnement restent insuffisamment développés. Les perceptions d'application, à 64,54/100, indiquent quant à elles que l'effectivité des droits dans la pratique demeure un chantier ouvert. Autant de signaux que Lomé dit avoir entendus.

La Cellule Climat des Affaires, dans son communiqué, concède que ces résultats « mettent en évidence la nécessité de poursuivre les efforts visant à renforcer les mécanismes institutionnels d'accompagnement ». Une façon d'admettre que la loi, seule, ne suffit pas. Le gouvernement, de son côté, « réaffirme son engagement à consolider les acquis » et promet une « participation accrue des femmes au développement économique national ».

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, le ministère chargé de la culture devrait bientôt lancer le prochain Fonds national de promotion culturelle (FNPC, ex “Fonds d’Aide à la Culture”), qui permet d’appuyer des initiatives culturelles et artistiques au Togo. 

En effet, le gouvernement a autorisé formellement le lancement de ce mécanisme d’appui, comme l'indique le communiqué du conseil des ministres qui s’est tenu mercredi 25 février 2026 à Lomé. 

Ainsi, « le conseil des ministres a autorisé le lancement de l’appel à projets du Fonds national de promotion culturelle (FNPC), après la mise en place des organes de gouvernance du Fonds », indique le relevé du Conseil des ministres.

Ces organes sont notamment le conseil d’administration et la direction générale ; et ils auront pour mission de garantir la transparence et l’équité dans la sélection des dossiers

Ceci marquerait du reste une relance après plusieurs années d'interruption où le fonds était resté au point mort. 

La dernière vague de financements ouverts date de 2023, encore dans le sillage de la Covid-19. Au total, quelque 300 millions FCFA avaient été accordés à 647 projets culturels. 

Relancer et renforcer le FNPC

La relance, la réforme et surtout l’expansion du Fonds font partie intégrante des requêtes récurrentes de la part des artistes et créateurs culturels, et reviennent souvent à l'ordre du jour dans le cadre des échanges avec les autorités publiques.  Plusieurs y voient un vecteur d’opportunités de développement artistique au Togo, et en faire un levier économique, en cohérence avec la perspective du gouvernement, pour qui « la relance de mécanisme du Fonds national de promotion culturelle vise à soutenir la création, la production et la diffusion artistiques, et à renforcer la contribution du secteur culturel à l’économie nationale. »  

Ayi Renaud Dossavi

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